Ecoblogie

Syndication de blogs sur l'écologie, l'environnement, le développement durable...

lundi 10 mai 2010

Publicité : un code pour le respect du Développement Durable

En septembre 2009, l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) a annoncé l’entrée en vigueur d’un Code Développement Durable.

Administrée par les annonceurs, les agences de publicités et les médias, l’ARPP a rédigé ce Code afin de remplacer trois textes antérieur (les Recommandations Arguments écologiques, le doc Développement durable et la Note de doctrine Véhicules en espaces naturels).

publicites
(Source : Flickr/Elecnix)


Les objectifs principaux étaient :

Annoncé en septembre 2009, ce code devait entrer en vigueur en octobre 2009.

Bon déja on en a pas trop entendu parlé depuis (à se demander s’il est bien entré en vigueur, si quelqu’un est au courant…).
Et, surtout, une question se pose : avez-vous vu la différence ? Pensez-vous que ce type d’initiative a des répercutions dans les faits ?

mardi 16 février 2010

Un indicateur vert au coté du PIB ?

La Commission européenne a annoncé le 08 septembre 2009 la création d’une version pilote d’un nouvel indice environnemental venant compléter en 2010 les indicateurs économiques de l’UE

Bon d’accord, j’ai un peu de retard… J’avais sélectionnée cette info pour vous en faire part mais ma vie trépidante ne m’en a pas laissé l’occasion ;-) Je viens de la retrouver et je me dit que ça vous intéressera peut-être tout de même de savoir que l’environnement sera peut-être bientôt pris en compte au sein des politiques grâce à un indicateur européen.

De fait, le PIB ne mesure ni le bien-être, ni la cohésion sociale et encore moins la qualité de l’environnement.
Suite au rapport sur la mesure des performances économiques et du progrès social mettant en exergue les limites de cet indicateur, la Commission européenne, présidée par le prix Nobel d’économie 2001 Joseph Stiglitz, a fait plusieurs propositions pour l’améliorer telles que se référer aux revenus et à la consommation plutôt qu’à la production, mettre l’accent sur la perspective des ménages, prendre en compte le patrimoine (y compris écologique), accorder davantage d’importance à la répartition des richesses ou élargir les indicateurs de revenus aux activités non marchandes.

La commission a également proposé des pistes pour la création d’un nouvel indicateur qui prendrait en compte le bien-être présent et sa durabilité (sustainability). Il s’agirait d’évaluer les progrès des politiques concernant la protection de l‘environnement. Cet indicateur prendrait en compte :

  • les émissions de gaz à effet de serre,
  • le déclin des paysages,
  • la pollution de l’air,
  • la consommation d’eau,
  • la génération de déchets.

La Commission a également recommandé la mise en place d’une batterie d’indicateurs physiques, qui comprendraient notamment une mesure du niveau d’atteinte à l’environnement (résultant du changement climatique ou de l’épuisement des ressources) et l’accélération de la production des données environnementales et sociales, actuellement publiées tous les 2 ou 3 ans (contre seulement quelques semaines pour les indicateurs économiques).

Affaire à suivre…
Si les choses doivent se concrétiser j’ai tendance à penser que c’est une bonne initiative. Tout pas en avant vers une meilleure prise en compte de l’environnement me semble bonne à prendre. Et vous ?

lundi 18 janvier 2010

Faire ses achats en ligne, plus écologique que d’aller au magasin ?

Télémarket, un site de vente en ligne, a commandé à Estia, société suisse spécialisée dans l’analyse des impacts environnementaux, une étude comparative entre leur service et l’achat dans un magasin traditionnel qui fut réalisée en juin 2007.

Résultat :

  • Division par 8 des émissions de CO2,
  • Économie d’énergie : 32,3 millions de kilowattheures économisés,
  • Réduction des nuisances sonores liées au trafic routier de 91%,
  • Réduction potentielle des impacts sur la santé humaine à hauteur de 78%,
  • Réduction de la consommation de ressources non renouvelables de 76 %,
  • Division potentielle par 10 de l’impact sur les écosystèmes.

Je n’ai malheureusement pas réussi à trouver l’étude complète (si quelqu’un l’a, je suis preneuse). Il nous est donc impossible de juger de la qualité de cette étude. Je pense que les économies se font sur :

  • la diminution des transports,
  • la diminution du chauffage et climatisation (plus d’accueil du client),
  • la meilleure gestion des stocks.

A priori, la balance penche largement en faveur de l’achat en ligne. Ce qui nous laisse le temps d’aller faire un jogging… Bein oui, on va pas rester enfermé quand même !

Je noterais tout de même que cela ne vaut que si le consommateur fait des achats groupés (pourquoi ne pas le faire avec le petit vieux que vous avez pour voisin ?). En effet, si non, on perd tout l’intérêt de l’achat en ligne (multiplication des emballages, multiplication des transports,…).

Et vous l’achat en ligne vous en pensez quoi ? Vous voyez d’autres apports positifs du commerce en ligne ? Des objections ?

mardi 5 janvier 2010

Le développement durable de la poudre au yeux ?

Le développement durable consiste à équilibrer développement économique, prise en compte environnementale et action sociale. Le principe a plus de vingt ans mais il me semble de plus en plus contesté : terme flou, mal traduit (en anglais “sustainable développement” : développement soutenable) et déformé par des entreprises voulant s’offrir un relooking vert.

Passons sur les critiques des partisans de la décroissance pour qui une croissance infinie est impossible et qui pensent qu’une croissance durable est une contradiction dans les termes.

20100105-interrogation-developpement-durable
Source : Niedson, GNU Lesser General Public License


Autour de moi, les critiques les plus nombreuses soulignent l’utilisation du terme à tout va, souvent par des personnes en réalité peu soucieuses de la planète. Les grandes entreprises et les politiques, en particulier, sont accusés de s’être emparés du terme afin de reverdir leur image (ce que l’on appelle en anglais le greenwashing) sans jamais le mettre en œuvre. Les associations dénoncent régulièrement des campagnes abusives.
Ainsi, le concept est soupçonné de n’être que poudre aux yeux.

Je pense pourtant que le développement durable doit être défendu, ne serait-ce que pour le pas en avant qu’il représente. Doit-on faire procès au développement durable pour l’utilisation mal justifiée que certains font du terme ?
J’aimerais avoir votre avis. Pensez-vous que le concept de développement durable a été délavé par le greenwashing ? Doit-on revoir le concept ou le vocabulaire ?

jeudi 3 décembre 2009

Rechauffement climatique : De Kyoto à Copenhague

En 1992, au cours du sommet de la Terre de Rio (Brésil), la communauté internationale avait pris l’engagement de stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990. Mais c’est en 1997, lors du Protocole adopté à Kyoto (Japon), que des actions concrètes ont été mises en place.  Ouvert à ratification en mars 1998, il est entré en vigueur en février 2005 (soit près de 7 ans après !) après la ratification de la Russie.

Ce protocole proposait un calendrier de réduction des émissions des 6 principaux gaz à effet de serre (dioxyde de carbone CO2, méthane CH4, halocarbures HFC et PFC, protoxyde d’azote ou oxyde nitreux N2O et hexafluorure de soufre SF6) et créait 3 mécanismes visant à favoriser la diminution des émissions (pour en savoir plus, c’est par içi…):

  • le mécanisme des permis négociables : marché d’émission visant à encourager l’amélioration des systèmes de production,
  • la mise en œuvre conjointe (MOC) : système de financement autorisant les pays développés à réduire les émissions hors de leur territoire et de bénéficier des crédits d’émission correspondants,
  • le mécanisme de développement propre (MDP) : idem sauf que les investissements sont effectués dans un pays en développement.

Désormais ratifié par 184 pays (chiffre de juin 2009), le protocole ne comporte d’engagement que pour 38 d’entre eux, avec un objectif de réduction moyenne de 5,2% par rapport à leurs émissions de 1990 entre 2008 et 2012. Période qui touche à son terme…
C’est dans ce contexte, et après des réunions préliminaires ayant eu lieu à New-York (Etats-unis) mi-septembre 2009 et à Bangkok (Thaïlande) début octobre 2009, que doit se tenir, du 7 au 18 décembre 2009, la conférence internationale de l’ONU sur le climat à Copenhague. Son objectif est de renouveler l’engagement international sur la réduction des émissions : 192 pays devront définir des actions reconnues par l’ensemble de la communauté internationale et fixer des objectifs pour l’horizon 2020-2050.

Ouvrons donc la discussion avant l’ouverture du sommet ! Qu’attendez-vous de ce nouveau sommet ? Pensez-vous que les choses vont changer ? Evoluer ? Allons-nous assister à des avancées à deux vitesses ? N’hésitez pas à nous donner votre avis ! ;-)

Sources :
1.La documentation française/Le protocole de Kyoto,
2.Le site de l’United Nations Framework Convention on Climate Change,
3.United Nations Framework Convention on Climate Change/Le texte du protocole,
4.Le site du ministère du développement durable sur la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP15).

jeudi 29 octobre 2009

Durable.com le nouveau portail du durable

logo-durable-2001

VeoSearch (une toute jeune entreprise créée en 2007:  le premier moteur de recherche solidaire, que vous utilisez sans doute déjà), vient d’ouvrir un nouveau portail : Développement durable

Il s’agit d’un site de services écologiques, d’infos et d’actualités durable.

Je m’y suis déjà inscrite, et vous invite à y faire plus qu’un tour car vous pourrez en tant qu’Internaute motivé:

  • Télécharger leurs logiciels libres habituels (VLC Media player etc…) en toute légalité, de façon écologique (Ils “éco-compensent” en effet la consommation énergétique générée par le téléchargement)
  • Utiliser la page Recherche comme page d’accueil, et suivre la photo et l’info durable du jour.
  • Durable.com relaie chaque jour des initiatives innovantes, positives et durables.
  • Participer à la publication d’articles sur le site, en vous créant un compte.
  • Un jeu concours sera mis en ligne dans les jours à venir, qui récompensera les meilleurs articles publiés. Chaque semaine, 100€ à gagner !
  • Consulter l’annuaire des éco-acteurs (ou y inscrire ton blog).

Alors : à vos plumes et claviers, n’attendez pas le lancement officiel demain!

mardi 20 octobre 2009

Journalistes et environnement : un combat risqué

J’ai découvert un rapport de l’association Reporters sans Frontières (RSF) intitulé Journaliste environnementaliste, un combat périlleux. Celui-ci signale et dénonce les pressions exercées sur les journalistes dénonçant les atteintes à l’environnement. Un rapport qui inquiète et qui rappelle l’enjeu que représente la prise en compte de l’environnement au niveau mondial.

rsf-environnement-journalisme_marinephotobank
Marée noire au nord du Caucase, Source : Marinephotobank (License CC)

Agir pour la prise en compte de l’enjeu environnemental, c’est commencer par suivre l’état des ressources naturelles et leur utilisation. Ce travail, réalisé en partie par la presse, constitue une menace suffisante, selon certains, pour justifier des atteintes à la liberté de la presse voire des attaques personnelles auprès des journalistes, des bloggueurs et autres militants écologistes.

“Lai Baldé, journaliste guinéen, vit sous la menace. Tamer Mabrouk, blogueur égyptien, fait l’objet d’une procédure judiciaire. Le journaliste russe Grigory Pasko a passé quatre années en prison. Son confrère ouzbek, Solidzhon Abdurakhmanov, vient d’être condamné à dix ans de prison. Victime d’une agression, Mikhaïl Beketov, un journaliste russe, a perdu une jambe et plusieurs doigts. Maria Nikolaeva, reporter en Bulgarie, a été menacée d’être aspergée d’acide. Joey Estriber, journaliste philippin, a disparu depuis 2006…”

Voilà comment commence le rapport de RSF.
Partout,tous les jours, des journalistes prennent des risques pour nous informer sur l’état de l’environnement. Les agresseurs ne sont pas toujours ceux que l’on croit : entrepreneurs, politiciens mais aussi populations locales qui redoutent de perdre emplois et revenus. Ils agissent souvent dans l’indifférence des autorités locales voire avec leur complicité.

13 exemples pour illustrer le problème

A travers l’étude de treize cas de journalistes et de blogueurs censurés, menacés, emprisonnés, agressés voire tués pour avoir traité de problèmes environnementaux, RSF rappelle la nécessité “d’une presse libre pour résoudre les défis écologiques […] et pour nous alerter sur les méfaits des prédateurs de l’environnement“.
Voici des extraits :

“En Egypte, la Trust Chemicals Company déverse depuis des années des eaux non recyclées dans le lac Manzalah et dans le canal de Suez, non loin de Port-Saïd. Par peur ou sous l’effet de la corruption, l’administration s’abstient d’intervenir. Tamer Mabrouk, un simple blogueur, a pris le risque de publier sur Internet les résultats de ses investigations. Il est poursuivi depuis juin 2008 pour “diffamation”. [...] Le 26 mai 2009, Tamer Mabrouk a été condamné à verser plus de 6 000 euros d’amende par la cour d’Al Zohor à Port Saïd. Une somme bien supérieure aux revenus annuels du blogueur. Il a ensuite été licencié.

“Yann Arthus-Bertrand et dix membres de son équipe - assistants, techniciens et producteurs - effectuaient un reportage pour l’émission “Vu du Ciel”, lorsqu’ils ont été arrêtés, le 20 février 2008, à l’aéroport de Puerto Iguazú, en Argentine. L’équipe de tournage enquêtait sur la controverse suscitée par la construction du barrage de Yacyreta, près de Posadas (capitale de la province de Misiones). [...] L’équipe n’a été libérée sous caution que cinq jours plus tard.”

Pour soutenir ces journalistes spécialisés dans les enquêtes liées à l’environnement, devenus les sentinelles de notre planète, RSF a publié un nouvel album intitulé “100 photos de Nature pour la liberté de la presse”.

Sans parler de la liberté de la presse, je trouve que ce rapport montre bien le chemin qu’il reste à parcourir, au niveau mondial, pour la prise en compte de l’environnement. Qu’en pensez-vous ?

jeudi 1 octobre 2009

Le tri à Liège des explications peu convainquantes

Suite à l’article concernant le tri à Liège, une émission sur la chaîne RTL a été diffusée ce mardi (vidéo ci-dessous, pardon pour le son mauvaise qualité).  L’idée était sans doute de rassurer le consommateur et donner quelques explications.

Les invités :

  • Youri Sloutzki (responsable des relations publiques chez FostPlus : la société incriminée)
  • Véronique Paternoste (chargée de mission “déchets” inter-environnmeent Wallonie)
  • André Schroyen (hors studio) échevin liégeois en charge de la propreté publique)

Je ne suis pas du tout rassurée en écoutant le point de vue de l’échevin, son attitude encourage le comportement irresponsable et je m’en foutiste des citoyens qui ne trient pas. Les éboueurs ne faisant qu’exécuter un ordre stupide, je ne vois pas d’autres mots.

J’ajouterais à cet échevin que j’habite  pourtant dans la province de Liège et que les sacs bleus (PMC) sont ramassés le lundi (tous les 15 jours) et les containers déchets “tout venant ” sont vidés le mercredi (toutes les semaines) et JAMAIS le sac bleu ne part dans le ramassage du mercredi, et, si le sac bleu n’est pas conforme (mauvais tri), une main est effectivement collée dessus, mais si vous ne trier pas à nouveau, le sac reste au bord de la route, devant chez vous.

Je ne vois pas comment faire entendre raison à cet André Schroyen, si vous avez une idée…

Pourvu qu’il ne soit pas réélu, c’est tout ce qu’on peut souhaiter, en espérant que le suivant sera plus impliqué, motivé et responsable.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

vendredi 25 septembre 2009

Le tri version Liège

Le tri : il faut y croire, mais quand on voit certains agissements, la colère grimpe.
Cela se passe à Liège appelée aussi “la cité ardente“…
Voici un extrait de la DH:

“Un sac bleu et un sac jaune…”, [..]le fait énerve et les images ne feraient que confirmer une vieille rumeur urbaine. En tout cas, cette vidéo postée le 23 septembre sur le site de partage de vidéos Dailymotion avait déjà été vue quasi 12.000 fois en moins de 24 heures. Et le chiffre ne fait qu’augmenter… Certains riverains accusent la société en charge du ramassage des déchets à Liège de récolter les sacs-poubelles indifféremment. Et l’auteur de cet enregistrement amateur jette un pavé dans la mare. On devrait donc très prochainement entendre à nouveau parler de cette drôle d’histoire.”

J’espère que les Liégeois continueront tout de même à trier et que, très vite les autorités de la ville réagiront afin de remettre de l’ordre dans ce “carnage”.

Je continue à y croire, le tri permet le recyclage et le recyclage commence par la collecte sélective, ensuite le tri dans les centres spécialisés, pour enfin réutiliser la matière des déchets récupérés pour fabriquer un produit neuf.
Cliquez sur la photo pour visionner la vidéo, et bon tri!

lundi 14 septembre 2009

N’utilisez plus de fax, utilisez popfax.com

A l’heure où on parle de plus en plus d’écologie et d’économie, il y a des petites choses qu’on peut changer chez soi.

Pour moi aujourd’hui c’est au tour du fax. J’ai besoin d’envoyer régulièrement des fax, que ce soit pour des devis ou des contrats. Ma réflexion a commencé en me disant : “je fais tout à partir de l’ordinateur, pourquoi pas les fax aussi ?”

Et en fait c’était une très bonne idée. Envoyer et recevoir des fax de et sur son ordinateur offre un certain nombre d’avantages.

Avantages écologiques :

  • Pas besoin de fax : production de l’appareil, plusieurs emballages, plusieurs transports, l’éliminer en cas de panne, … ;
  • Pas besoin de papier : concerne toute la filière bois/papier ;
  • Pas besoin d’encre : ô combien ça pollue…

Avantages économiques :

  • Pas besoin de fax ;
  • Pas besoin de papier ;
  • Pas besoin d’encre ;
  • Pas besoin de ligne téléphonique, si vous utilisez uniquement un GSM par exemple.
PopFax

PopFax

Mon choix s’est porté sur PopFax.com qui propose un tarif fort avantageux. Evidemment, ce n’est pas gratuit. Mais ce n’est pas tellement cher si on fait le rapport entre tous les frais engagés dans un fax réel (et ce qui l’entoure : redevance, consommables, etc.) et ce qui est proposé par PopFax.com.

Un autre avantage et non des moindres du point de vue professionnel : tous les fax envoyés et reçus peuvent être archivés automatiquement dans votre boîte mail.

PopFax a été mon choix personnel, il existe bien entendu d’autres solutions. Pour les très grands expéditeurs de fax il se peut que d’autres sites soient plus appropriés, comme myFax, mais les abonnements sont plus chers.

jeudi 10 septembre 2009

Collecte gratuite des DEEE sur Paris

dechet-de-robot

dechet-de-robot

QUAND : du 25 au 27 septembre de 10h à 19h

: Place de la Fontaine aux Lions à la Villette à Paris

Les Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques (DEEE), ça représente beaucoup d’appareils et une grande quantité de déchets.

Pourtant, depuis 2006, en France, tous les Equipements Electriques et Electroniques (EEE) doivent être conçus de manière à limiter l’utilisation de certaines substances dangereuses dans la fabrication et à faciliter les opérations de démantèlement et de recyclage après la fin de vie de l’équipement.

Charge aux fabricants, importateurs et distributeurs de ces équipements d’organiser et de favoriser leur enlèvement et leur traitement dans les filières adéquates.

Au lieu de donner un chiffre qui sera sûrement impressionnant mais pas très révélateur, abordons le problème par une comparaison plus parlante :

Si l’on se réfère à la masse totale des produits électriques et électroniques vendues en France en 2008, on peut alors parler d’un équivalent de 145 tours Eiffel (1.450.000 tonnes). Et ça ne représente que les déchets électroniques ménagers !

Pour les DEEE en général il faut compter plus du double en tours Eiffel.

C’est pourquoi BETC Euro RSCG vous invite à participer au recyclage gratuit de tous les DEEE

Lʼagence de publicité BETC Euro RSCG déploie un programme de développement durable depuis septembre 2008.

Profitez de cette occasion pour vous débarrasser des vieux ordinateurs, téléphones, chargeurs, lampes et autres appareils qui encombrent vos locaux ou votre appartement.

Pour les entreprises, les déchets ainsi recyclés donneront lieu à un Bordereau de Suivi de Déchet.

Un bilan de l’opération notant les volumes collectés, la liste des participants et les résultats environnementaux seront diffusés après l’opération.

Lors de cet événement, vous pourrez par l’intermédiaire de démonstrations et d’animations sur place.

  • découvrir les DEEE
  • leur devenir
  • les process de démantèlement de chacun des flux
  • les filières de traitement et de valorisation

Pas une seconde à perdre, tous à vos agenda pour noter ce rendez-vous important, en attendant, visitez le site créé pour l’occasion : recyclage électro

lundi 31 août 2009

Les ressources renouvelables sont-elles inépuisables ?

On entend beaucoup parler d’énergies dites “renouvelables” en opposition aux énergies “non-renouvelables” ou fossiles. Plus largement, on parle de ressources “renouvelables”. Mais qu’es aquò ?
Voici, à ce propos, un article écrit pour Coloc’A Terre le 30 octobre 2008.

Au premier abord, il est facile de comprendre qu’une ressource “renouvelable”, contrairement à une ressource “non-renouvelable”, est une ressource infinie, inépuisable puisque capable de se régénérer.
Prenons par exemple, le cas du bois énergie considéré comme une ressource “renouvelable” en contraste par rapport au pétrole, bien connu pour être une ressource “non-renouvelable”.

Cependant le terme “renouvelable” est à utiliser avec précaution. En effet, il a tendance à faire oublier le facteur temps. Pour se renouveler la ressource a besoin de temps.
Dans notre exemple, le bois est considéré comme “renouvelable” car d’autres arbres vont pousser. Cependant tout dépend de la vitesse à laquelle nous allons couper le bois : si l’on coupe plus de bois en une journée qu’en fabrique un arbre dans le même temps, il va y avoir un problème d’épuisement de la ressource (même idée pour toutes les ressources animales et végétales, voir cet article).
De même, le pétrole pourrait être considéré comme une ressource “renouvelable” si l’on acceptait d’attendre… quelques milliers d’années.

Par ailleurs, il y a des énergies qui sont (quasi) inépuisables: le soleil, le vent…
Mais d’autres problèmes doivent être soulevés. Par exemple, pour l’énergie solaire pour laquelle il faut savoir que fabriquer les panneaux solaires est extrêmement énergivore. Ce qui ne doit pas nous empêcher d’utiliser cette énergie.

Le renouvellement des ressources correspond à une cinétique. Une fois que l’on a compris ça, il est facile de comprendre pourquoi il faut choisir ses produits en consommateur averti. Pour reprendre notre exemple, en achetant des meubles ou du papier issus de forêts gérées durablement.
Et surtout, la première action de l’éco-citoyen doit être l’économie des ressources. Nous sommes 6 801 140 780 sur Terre (selon le site Population mondiale à 15h57 ou 9h56 et 19s heure du pôle nord) : gérer durablement les ressources va devenir un véritable challenge (pour ne pas dire impossible) si nous continuons à consommer autant (entendez consommation des “pays riches”).

mardi 25 août 2009

Manger Bio ne sert à rien ?

Ce midi, je suis tombé sur un débat sur Europe1 où l’on parlait d’une étude scientifique qui montrerait que manger bio n’apporte rien d’un point de vue nutritif à notre alimentation. Un médecin nutritionniste était donc invité et a donc confirmé le fait que les aliments bio possèdent les mêmes propriétés que les aliments provenant de l’agriculture traditionnelle et que donc, effectivement, manger bio n’était pas un plus.

Vous imaginez bien que j’ai fait un bon en entendant ces mots !! :D Ensuite, il va même ajouter qu’il n’y a rien qui prouve que les pesticides sont mauvais pour la santé, et que pendant plus de 50 ans, grâce à ces mêmes pesticides, on a réussi à nourrir toute la planète ! Et donc, ça ne sert à rien donc de les critiquer puisqu’ils nous ont bien aidés !!

Et dire qu’on est tous là, chaque jour à faire de notre mieux pour mieux manger et préserver notre planète et on entend des personnes proclamer à une heure de grande écoute et à toute la France, que manger bio est une connerie et que de toute façon, on ne sait pas dire aujourd’hui que l’agriculture traditionnelle est mauvaise pour la santé.

Alors, je ne suis pas un expert, mais il est peut-être vrai qu’aucune étude scientifique n’a pu démontrer que les pesticides avaient une incidence sur notre santé, mais en tout cas, on est tous d’accord pour dire qu’ils en ont sur la santé de la planète !! Alors, pourquoi aller déverser de tels propos à une heure de grande écoute et venir ainsi ruiner tout le travail que la filière bio essaie de mettre en place par ailleurs. J’entends d’ici des personnes qui vont dire autour d’elles: “j’ai entendu à la radio que ça ne servait à rien de manger bio, alors pourquoi on s’embêterait et qu’on payerait plus cher ??” Ah oui, j’oubliais !! Ce nutritionniste ne mange pas bio et estime que ça n’a aucun intérêt… Et bien si la préservation de notre planète n’est pas un intérêt suffisant…

J’avoue que je suis en colère et que j’ai du mal à comprendre que pour des raisons d’audience, on fasse venir un nutritionniste visiblement “anti-bio” pour faire diffuser un tel message à une période où l’on a besoin de toutes les énergies pour sauver notre planète.

Manger bio n’est pas seulement le fait d’avoir des aliments plus “sains”, mais aussi et peut-être surtout d’avoir des aliments qui ont du goût, qui sont plus naturels !!

A un moment, un interlocuteur intervient pour dire que depuis qu’il mange bio, il est moins malade. Le médecin invité rétorque que c’est psychologique, qu’il n’y a rien qui prouve que les aliments bio aident à être en meilleure santé…

J’avoue que je ne comprends pas un tel comportement. Le fait que cette personne puisse avoir ces propos me dérange mais je n’ai pas à juger, chacun est libre d’avoir son opinion. Mais qu’on utilise un tel sujet pour répandre une idée selon laquelle manger bio serait une connerie me fait mal au ventre et me dérange profondément.

Voilà, je voulais juste partager avec vous ma colère et mon dépit devant tant de bêtise…

Blogalwarming est sur Twitter, n’hésitez pas à nous follower !

Un petit coup de pub par moment ne fait de mal à personne ! ;-) Vous le savez peut-être déjà mais Blogalwarming a son compte Twitter ! ;-)

Compte Blogalwarming sur Twitter !

Compte Blogalwarming sur Twitter !

Alors, sur notre compte Twitter, nous sommes déjà plusieurs à publier des news que nous trouvons un peu partout sur la toile, mais nous diffusons également des nouvelles trouvées chez les personnes que nous followons sur Twitter. Donc, en nous suivant, vous êtes sûrs de suivre les actus du moment mais vous pourrez découvrir également des acteurs du monde écologique qui sont sur Twitter. Et justement, à ce propos, Twitter est un formidable outil de communication et est parfois sujet à d’intéressantes discussions… en 140 caractères bien entendu !! ;-)

Alors, si vous avez un compte Twitter, n’hésitez pas à nous follower et nous partagerons tous ensemble l’actualité de l’écologie et du développement durable !! ;-)

A très bientôt !

lundi 24 août 2009

La pollution, ce n’est pas naturel !

Je vous retransmets ici un article que j’ai écrit pour Coloc’A Terre le 08 avril 2008. Parce que j’entends toujours parler de la “pollution naturelle” en opposition à la “pollution humaine”. Sauf que la “pollution naturelle” ça n’existe pas !!!

Pollution :
Modification défavorable du milieu naturel qui apparaît en totalité ou en partie comme un sous produit de l’action humaine, au travers d’effets directs ou indirects altérant les critères de répartition des flux d’énergie, des niveaux de radiation, de la constitution physico-chimique du milieu naturel [ainsi que] l’abondance [et la répartition] des espèces vivantes.”

Plan Environnement Entreprise 2000, Mise à jour 2003, Méthode opérationnelle (ADEME, ACFCI, 2003).

La pollution est le fait de l’activité humaine et uniquement de cela. Un polluant peu être défini comme tel quand, libéré dans le milieu naturel PAR L’HOMME, il perturbe l’équilibre physico-chimique et biologique du milieu. Une même molécule peu à la fois être naturelle et être un polluant. Comme par exemple le souffre qui peu aussi être libéré par l’activité volcanique. Ce n’est pas forcément une molécule synthétique. Autre exemple : les déjections animales ne sont pas polluantes en soi mais dans le cas d’un élevage PAR L’HOMME, la concentration devient telle qu’il s’agit alors d’un polluant.

Ce qui différencie le polluant, c’est l’échelle à laquelle il est libéré, l’activité humaine étant partout sur le globe, concentrée, permanente et hyper-développée.

Cela fait des milliards d’années que la “pollution naturelle” existe, la biocénose s’en est toujours bien portée. Mais la pollution “humaine” (la seule, l’unique, la vraie : on a de quoi être fiers !) ne peut être “digérée” par l’environnement.

Pas d’exagération non plus : nous ne polluons pas non plus depuis la préhistoire. Mais nous avons passé un cap où notre nombre et la nature de nos activités ont été tels qu’elles sont devenues insupportables pour l’environnement. Evidemment il est difficile de situer la période où la ligne a été franchie. Mais une chose est sûre depuis les révolutions industrielles nous ne pouvons remettre en cause l’impact négatif des activités humaines sur l’environnement.

Il est temps de faire quelque chose. Et commençons par cesser de parler de la “pollution naturelle” qui n’est qu’une invention de mauvaise foi pour se dédouaner ! La “pollution naturelle” ? Ca n’existe pas !

mardi 18 août 2009

Mangez vrai, mangez local !

Hier, je suis tombé sur cette vidéo sur Fubiz et je dois avouer qu’elle est très éducative pour faire comprendre à tous qu’il est important de manger local et d’éviter de se nourrir avec des aliments qui ont parfois fait le tour de la planète. Jugez plutôt:

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Ce film est réalisé par une marque canadienne qui veut montrer qu’à terme, en mangeant étranger, on va certes contribuer largement à la pollution de la planète mais aussi à porter un coup terrible à l’économie nationale et locale. Et tout ça m’a fait penser à ce qui se fait largement en Suisse. Ici, le consommateur mange en majorité local. Certes, que ce soit les fruits et les légumes ou encore la viande, c’est largement plus cher que les aliments importés mais de l’autre côté, la qualité n’a rien à voir et surtout le goût est complètement différent. Et franchement, une fois qu’on a essayé, on préfère parfois manger moins de viande mais en manger de la bonne.

Je crois qu’il y a toute une éducation à faire à ce niveau-là et je crois également qu’il faudrait revoir pas mal de chose au niveau politique pour permettre aux producteurs locaux de mieux vivre sans pour autant être obligés de brader leurs récoltes aux grandes surfaces. L’argent, ici encore, fait des ravages et tue progressivement les petites exploitations locales au profit des grandes organisations internationales…

Cette vidéo est ciblée pour le public canadien mais pourrait très bien s’appliquer pour nos pays européens… Qu’en pensez-vous ?

lundi 17 août 2009

Durable, d’accord. Mais ça veut dire quoi ?

Au sein des divers articles publiés ici, nous utilisons beaucoup le terme de “durable”. Mais qu’es aquo ?
Voici un article publié sur Coloc’A Terre le 28 novembre 2006 qui défini la gestion durable et le développement durable afin que vous vous y retrouviez.

Le concept fut défini dans le rapport de Bruntland (Our common future: the World Commission on Environment and Development, Oxford University Press, 1987), qui a été suivi de la conférence internationale de Rio de Janeiro (1992), comme:

“la gestion des patrimoines naturels de telle manière qu’ils puissent répondre aux besoins (au sens large) de notre génération, sans compromettre leur capacité à répondre à ceux des générations futures”.

Cette notion recoupe celle de développement durable (ou développement soutenable):

“Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion: le concept de “besoins”, et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.”

developpement-durable

Autrement dit, il s’agit d’affirmer une double réalité :

1. Chaque habitant de la planète a le même droit d’accès aux ressources,
2. Nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir.

jeudi 6 août 2009

Éduquer par et pour l’environnement

benLa conférence de Tbilissi, en 1977, a proposé cette définition de l’éducation à l’environnement : c’est une éducation civique qui a pour but « d’amener les individus et les collectivités à saisir la complexité de l’environnement tant naturel que créé par l’homme, complexité due par l’interactivité de ses aspects biologiques, physiques, sociaux, économiques et culturels ».
Ce modèle d’éducation à l’environnement vise aussi « à acquérir les connaissances, les valeurs, les comportements et les compétences pratiques nécessaires pour participer de façon responsable et efficace à la prévention, à la solution des problèmes de l’environnement, et à la gestion de la qualité de l’environnement ».

Pour atteindre cet objectif louable, certains ont ainsi choisi de trouver une application à la citation de Lamartine « l’émerveillement est le premier pas vers la connaissance » : cette connaissance faisant naître la compréhension, puis le respect, ce même respect engendrant alors l’envie de protéger et donc d’agir. Ce cheminement aboutit le plus souvent car il est naturel, personnel. On peut ainsi éduquer par et pour l’environnement.
Certes, il reste difficile d’émerveiller lorsque, justement, les sources d’émerveillement (vivre en ville) sont rares, artificielles, ou que les récepteurs de l’individu sont bloqués, atrophiés (vivre dans la misère). Mais n’est-ce pas justement ce type de public qui devrait être ciblé en priorité : ce public défavorisé, oublié, non intéressé, non concerné, dont les préoccupations quotidiennes ne génèrent ni l’envie ni l’opportunité d’aller vers la nature, sa préservation et sa valorisation ? Et donc les actes sont parfois les plus impactant sur l’environnement ? Car nous sommes tous concernés par la manière de penser et de vivre de son voisin, proche ou lointain.

Nous sommes tous sur la même planète (même si nous n’appartenons parfois pas tous au même monde !) aussi, ceux qui ne peuvent ou ne veulent œuvrer, à leur échelle, pour ces valeurs et ces changements ne méritent-ils pas plus particulièrement notre attention ?
A défaut d’éduquer, informons.
A défaut de convaincre, partageons.

Et tout simplement, comme se plaisait à dire Leonard De Vinci - et c’est là peut être une clé pour bon nombre d’autres disciplines, dont l’éducation à l’environnement :
« Va, prends tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur ».

jeudi 23 juillet 2009

La facture électronique est-elle durable ?

Vous recevez sûrement régulièrement des incitations pour adopter cette facturation électronique de la part de vos pourvoyeur d’énergie ou de télécommunication au motif que c’est écologique.
Écologique car sans papier. Mais est-ce si sûr ? Quand bien même, cette facture serait-elle une marque de développement durable ? Y a t-il des risques ou des améliorations à attendre de cette pratique ?

    ****Une facture véritablement écologique ?

Tout d’abord, revenons sur la facture électronique. C’est un document numérique (fichier PDF) qui tient lieu de facture. La directive européenne (2001/115/CE), et sa déclinaison française, autorise et encadre cette pratique.
Cette facture est transmise au destinataire par sa boîte mail ou mise à disposition sur le site de la société. Il n’y a donc plus de papier, ni de frais d’envoie (timbre, enveloppe…) et une réduction importante des frais de gestion des factures.
« Plus de papier », voilà l’argument écologique. Rappelons que le papier est une ressource renouvelable, stockeuse de CO2, recyclable et biodégradable. Donc si ce papier est issu du recyclage ou de forêts gérées durablement, le bilan environnemental n’est pas forcément mauvais. Toute mesure réduisant sa consommation reste tout de même intéressante.
Mais tout ceci repose sur l’informatique, qui consomme de l’électricité pour l’édition, la transmission, la visualisation et le stockage des factures. Cette électricité est, en règle générale, produite à partir d’énergie non-renouvelable et émettrice de CO2.
Sans compter que bien souvent, nous avons besoins de ces factures pour des démarches administratives. Il est rare que ces démarches puissent se faire avec des documents PDF. Il faut donc imprimer, et utiliser finalement du papier.
Le bilan environnemental final de la facture électronique n’est donc plus si écologique que ça. Zut !

    ****Est-elle durable, alors ?

Admettons que les systèmes informatique et internet se mettent au vert et que les sociétés et administrations acceptent les documents justificatifs électroniques. L’argument « plus de papier, c’est écologique » tient mieux la route. Mais le développement durable est basé sur 3 piliers : écologique, économique, social.
L’écologie, OK. Pour l’économie et le social, ça devient plus limite.
L’effet économique est certain, comme le rappelle D. Jacob sur RETIS :

  • · une réduction par 2 voire 3,5 des coûts du traitement des factures et des contestations
  • · une accélération des recouvrements
  • Soit une économie de 1 à 2% du montant des achats pour les entreprises. D’où l’engouement des entreprises à promouvoir ce principe, avec le fameux argument écologique, qui fait mouche comme le montre H. Decommer :

    « 59% des personnes interrogées ont adopté ce système lorsqu’il était proposé »

    Qui profite de ces économies ? Les entreprises. Qui doit accepter une mensualisation ou un prélèvement automatique pour être plus écolo ? Les clients. Je me rappelle qu’en 2002 une banque proposait une ristourne à ces clients s’ils adoptaient les relevés de comptes électroniques. Ce partage des économies réalisées est devenu bien rare… car l’argument écologique suffit.
    La facture électronique est donc économique, mais elle n’est pas éthique.

      ****Des risques ? Que oui !

    Selon la loi, les factures peuvent être transmises électroniquement « dès lors que l’authenticité de leur origine et l’intégrité de leur contenu sont garanties au moyen d’une signature électronique » (article 289-V du Code Général des Impôts). Ces factures ont donc une valeur juridique. Ce risque est donc écarté.
    Vous trouverez plus d’information sur la valeur juridique et fiscale des factures électronique sur cet article d’Entreprise-et-Droit.
    Mais plusieurs autres problèmes peuvent se poser au client :

  • · L’accessibilité de la facture
  • · La vigilance
  • · La sécurité
  • · Le stockage
    1. ******L’accessibilité

    Qui dit facture électronique, dit équipement informatique et internet. Or en cas de pannes, de sinistres ou de vol de ces équipements le client n’aura plus accès à ses factures.
    Dans le cas où les factures ne sont pas transmises par mail mais disponibles sur le site des sociétés, des ennuis techniques (identification, bug) ou la résiliation du service auquel sont attachés les factures poseront de grands problèmes. Comme certaines factures (électricité, eau, etc.) doivent être conservées légalement quelques années, quelques personnes ont dû payer une dizaine d’euros par facture pour obtenir des versions papier.
    La facture électronique n’est pas toujours accessible.

      ******La vigilance du client

    Cependant, de telles factures s’accompagneraient d’une réduction de la vigilance des consommateurs. D’après H. Decommer et selon l’AFUTT (Association Française des Utilisateurs de Télécommunication), on observe une corrélation entre la hausse des facturations électroniques et la diminution des plaintes. Deux explications sont avancées :

  • · La plus grande passivité des utilisateurs vis-à-vis des mails
  • · La complexité de l’accessibilité
  • « deux codes secrets, huit clics et cinq bonnes minutes pour arriver enfin au précieux document » J-M Vittori, Les Echos.fr

    La facture électronique est perfide

      ******Sécurité et confidentialité

    A l’heure d’Hadopi, on parle beaucoup de « pirates » et d’ « interception de données ». Supposons que ces « petits malins » ne s’intéressent pas qu’à la musique, mais aussi à nos coordonnées bancaires, à nos consommations et à nos préférences d’utilisateurs. Ne tomberaient-il pas sur une mine d’or en explorant les disques durs et boîtes mails des péquins de base (vous et moi) ?
    Faudra-t-il mettre en place des systèmes de cryptage et de confidentialité des factures, ainsi qu’un stockage sur un second disque dur non connecté au réseau ? Tout cela pour économiser le papier de ces factures ?
    La facture électronique met en danger des éléments de la vie privée

      ******Le stockage

    Comme cela a été développé ci-dessus, l’archivage des factures électroniques nécessite un équipement et des procédures assurant à la fois :

  • · la préservation face aux risques de pannes, vols, etc.
  • · l’intégrité des données sur le moyen terme (2-3 ans et plus)
  • · la confidentialité des données
  • Rappelons que la durée de vie moyenne d’un ordinateur est de 4 ans, celle d’un DVD de 10 ans… et que j’ai cassé 2 disques durs neufs en 2 mois ><
    La facture électronique suppose un investissement important de la par du consommateur.

      ****Rendre la facture électronique réellement durable

    A partir de ces critiques à l’encontre de la facturation électronique, plusieurs solutions se dégagent pour faire des factures électroniques un exemple de développement durable. Ces solutions concernent le système dans sa globalité ainsi que la protection des « récepteurs » de facture numériques.

      ******Solutions « système »

    Mettre en place un système informatique global vert, qui consomme peu d’énergie, des énergies propres et qui compense ses émissions de CO2.
    Mettre en place une dématérialisation fiscale des factures et rendre ses factures numériques utilisables telles quelles. C’est en cours, suite aux directives de l’UE.

      ******Solutions « protection du consommateur »

    Toutes les factures électroniques devraient être adressées avec l’autorisation du client, comme la législation l’oblige. Elles ne devraient pas être associées à une obligation de mensualisation ou de prélèvement automatique.
    Ces factures devraient être authentifiées, cryptées et leur intégrité devrait être assurée. Elles seraient transmises directement et intégralement sur les boîtes mails (permanentes) des consommateurs.
    Enfin, les bénéfices économiques de cette facturation devraient être partagés avec les consommateurs, sous quelques formes que ce soient.

      Alors, toujours prêt à passer au tout numérique ?

    Pour plus d’informations sur ce sujet :
    H. Decommer, 30/04/09. Facture électronique : que cache l’argument écolo. Rue89, Eco89.
    J-M Vittori, 15/04/09. Le piège de la facture électronique, Les Echos.fr
    D. Jacob, juin 2009. La facturation électronique : état de la situation. RETIS.
    Entreprise-et-Droit. La facture électronique.

    mardi 9 juin 2009

    Pas facile d’être un cycliste à Paris…

    Ce matin je suis tombé sur une vidéo qu’a partagé mon avis Gilles sur Twitter, jugez plutôt !

    Cliquer ici pour voir la vidéo.

    Alors qu’on essaie tous d’être un peu plus verts, il se trouve que pour certains c’est plus dur que pour d’autres ! Faire du vélo à Paris semble vraiment être un cauchemar… Pourtant pas mal de pistes semblent aménagées mais les habitudes des chauffeurs ( et chauffards ) ont la dent dure… Déjà qu’en voiture, Paris est dangereux, alors en vélo.

    Cependant, il y a certains aspects de ce film qui sont difficiles pour tout le monde et pas uniquement pour les parisiens. C’est le cas notamment des rues à sens uniques, sauf pour les vélos. Ici, en Suisse, où les conducteurs sont plutôt ceux “du dimanche”, il est quand même dangereux d’emprunter ces rues, surtout qu’elles sont souvent étroites. Donc, je crois que dans une ville comme Paris, ça doit provoquer un certain nombre d’accidents. Il aurait peut-être fallu commencer avec des “pistes” qui ne perturbent pas trop la circulation…

    Par contre, je suis outré de voir le comportement des gens. Pour avoir habité sur Paris et l’avoir quitté pour une trop grande fréquence de crises d’angoisses :D , j’ai toujours été atterré par le manque de respect et de civisme des gens. C’est peut-être quelque chose de latin mais la plupart des gens qui circulent en voiture, camion ou moto, sont constamment désagréables. Faîtes leur remarquer que vous ne pouvez pas passer avec votre vélo et ils vous envoient bouler…

    Un autre point sur lequel il y aurait à dire, c’est sur la dégradation des vélibs. Alors que d’un côté la Mairie et les différentes associations écologiques incitent les gens à prendre le vélo pour faire une petite ou grande distance, il y a un certain nombre de jeunes abrutis qui s’amusent à dégrader les vélibs, qui sont alors inutilisables. Mais dans quel monde vit-on !! J’avoue avoir du mal à comprendre ces comportements… non ?

    - page 1 de 3