Ecoblogie

Syndication de blogs sur l'écologie, l'environnement, le développement durable...

lundi 8 juin 2009

Qu’avez-vous pensé du film “Home” de Yann Arthus Bertrand ?

Nous en parlions la semaine dernière, vendredi est sorti le film “Home”, de YAB, qui a fait un gros buzz sur le net et un peu partout et qui était censé, une fois de plus, de faire réagir les consciences de chacun sur l’état et l’avenir de notre planète.

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Le film est sorti un peu partout dans le monde et en même temps. Sur France 2, vous avez été prêts de 9 millions de personnes à regarder France2 vendredi soir. Devant ce succès, nous aurions souhaité. à Blogalwarming, avoir votre retour sur ce film. J’ai lu pas mal de critiques positives mais aussi des critiques négatives, concernant notamment le coût d’un tel film mais aussi les moyens de transports très polluants utilisés.

Alors, aujourd’hui, nous souhaiterions lancer ici un petit débat pour avoir votre opinion, savoir ce que vous en avez pensé, ce que ce film va changer ou non, si c’était le meilleur moyen de communiquer sur le problème, etc. Votre avis nous intéresse donc n’hésitez pas à venir partager votre sentiment ! ;-)

mercredi 3 juin 2009

HOME, de Yann Arthus Bertrand, vendredi soir sur France2

Vous avez sûrement entendu parler de Home, le nouveau film de Yann Arthus Bertrand, qui, une fois de plus, tente de réveiller les consciences sur la santé de notre planète et tous les malheurs que l’homme lui fait subir. Pour en avoir vu quelques extraits, je peux vous dire que j’en suis à chaque fois sorti en colère et frustré. Quand on voit ce qu’on fait à notre propre planète, il y a de quoi avoir honte.

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Donc, n’hésitez pas à faire passer le mot autour de vous, pour que chacun puisse voir ce témoignage et se faire sa propre opinion. La semaine prochaine, on fera une sorte de retour pour savoir ce que chacun a pensé du film. En attendant, je vous laisse avec quelques vidéos du film, que ce soit le trailer ou le making of.

Cliquer ici pour voir la vidéo. Cliquer ici pour voir la vidéo. Cliquer ici pour voir la vidéo. Cliquer ici pour voir la vidéo.

jeudi 28 mai 2009

Voiture électrique, à hydrogène ou flexfuel: est-ce la solution ?

    La technologie sauvera-t-elle la voiture ?

    Si demain, nous nous équipons tous de voitures modernes, “écologiques”  et se déplaçant grâce à l’électricité, à l’hydrogène ou aux agrocarburants, le problème des transports sera-t-il réglé ?
    Hélas non. La technologie sous le capot n’est qu’un aspect de la problématique, et il ne doit pas être traité séparément des autres, plus sociétaux.
    Certes, nos véhicules électriques ou à hydrogène ne pollueraient plus l’atmosphère en rejetant particules et gaz à effet de serre. Notre dépendance vis-à-vis du pétrole serait aussi grandement réduite.

Fonctionnement d'une voiture à Hydrogène (Renault scenic ZEV H2)

Fonctionnement d'une voiture à Hydrogène (Renault scenic ZEV H2)

    Où est le problème ?

    Pour la voiture de demain, de la possibilité et du choix, il y en a. C’est juste une question de technologie, technologies parfois déjà anciennes:

  • · 1881: première voiture électrique.
  • · 1899: première voiture à atteindre les 100km/h (la Jamais Contente) (wiki).
  •     Mais la vraie question n’est pas là. L’avenir de la voiture ne se joue pas, à mon avis, dans la technologie. Elle se joue dans l’évolution de la société. Si l’on fait le choix d’adopter la voiture électrique ou à hydrogène et que l’on remplace tout le parc automobile à l’aide d’une utilisation judicieuse de normes, d’outils fiscaux (TVA verte, bonus écologique, prime à la casse, prêt à taux zéro…), plusieurs 3 problèmes apparaitront.

  • · Comment s’approvisionner en métaux rares nécessaires aux milliards de batteries dans le monde ?
  • · Comment gérer la pollution engendrée par les métaux hautement toxiques des ces batteries
  • · Mais, surtout, comment produirions nous cette électricité et cet hydrogène ?
  •     Si c’est avec des centrales thermiques qui brulent du pétrole, du charbon, voire pire, des sables bitumeux…  le problème ne sera que déplacé (pour plus de détails voir l’article de Jancovici: La voiture électrique est-elle la panacée ? ).

    Embouteillage, par MarocStoun (CC: by-nc-sa)

    Embouteillage, par MarocStoun (CC: by-nc-sa)

        Quant aux problèmes structurels liés à la “société de la voiture” ils seraient toujours présents:

    Efficacité de notre utilisation:

  • · Des autos capables de traverser l’Europe mais qui n’effectuent essentiellement que des micro-trajets (50% des trajets font moins de 3 km (ekopedia)).
  • · Des voitures qui restent immobiles 95% de leur temps de vie (1).
  • · Un véhicule par personne, avec un taux de remplissage moyen en Europe de 1,2 personne/voiture.
  • · D’engins atteignant à 280 km/h dans des villes limitées à 50.
  • Coût:

  • · Un poste de dépense coûteux (achat, entretien, usage, assurance…) pour 5% d’utilisation !
  • Multiplication des véhicules, montée en gamme et allongement des trajets:

  • · Congestion des routes (embouteillage).
  • · Augmentation croissante de la puissance et du poids des voitures
  • · Déplacements pendulaires boulot-auto-conso-dodo
    • Comment se déplacer demain ?

    Un exemple, un peu extrême, de covoiturage

    Un exemple, un peu extrême, de covoiturage


       Les voitures de demain n’auront leur place qu’en tenant compte d’une modification profonde de notre mode de consommation, de nos infrastructures. Ces voitures, quelles que soient leur technologie, devront s’insérer dans une remise en question de l’automobile individuelle, au profit de nouveaux modes d’utilisation, des transports en commun et de l’urbanisation.
        Pourquoi posséder une coûteuse voiture par personne quand on peut louer (location classique, à la demande), faire du covoiturage ou faire de l’auto-partage, c’est-à-dire investir dans une voiture communautaire.
    Une campagne de promotion du covoiturage: le cas IKEA

    Une campagne de promotion du covoiturage: le cas IKEA


        Pourquoi faire de longs trajets plutôt que de prendre le train et de louer sur place ou d’utiliser le service auto-train (transport d’une voiture par train).
         Pourquoi faire de courts trajets en voiture et attendre dans les embouteillages plutôt qu’en vélo, en bus ou en tram, où l’on peut somnoler ou lire (pas en vélo !), sans avoir besoin de chercher (et payer) une place de parking.

        Pourquoi construire des grandes zones commerciales, des zones de bureaux et des zones résidentielles et de se déplacer entre chaque ? Un peu de mixité des activités dans l’urbanisme pourrait réduire ces déplacements pendulaires.

    Le partage de la ville, par Tulenheimo (CC: by-nc-sa)

    Le partage de la ville, par Tulenheimo (CC: by-nc-sa)


        Bien entendu, si nous renonçons à la voiture telle que nous la connaissons, il faudra que se développent des services et des infrastructures adaptées. Seul un réseau maillé et multimodale rendrait cette évolution viable. Il associerait:

  • · Services de location, de covoiturage et d’autopartage
  • · Parkings relais et réseaux de bus, tram et train
  • · Ferroutage et Auto-train
  • · Locations de vélos (ou des vélos de fonction ?), bandes cyclables et adaptation du code de la route
  • · Prise en compte des problématiques du milieu rural
  •     Êtes-vous prêts à abandonner la société de la voiture ?

    vendredi 24 avril 2009

    Cueillette à la ferme : consommer moins cher et local

    cueillette

    Les beaux jours sont arrivés en même temps que le printemps ! L’été approche à grand pas, les pulls à cols roulés ont été rangés avec les manteaux et le besoin de sortir se balader se fait plus pressant. Pourquoi ne pas allier l’utile à l’agréable ? Il est connu que manger les fruits et légumes de saison est une quasi-obligation morale. Les raisons sont multiples. Ecologiques d’abord. Le transport nécessaire pour acheminer vos gourmandises pollue. Si c’est produit près de chez vous, cela sera fait en serres, et polluera donc également beaucoup. Gustatives aussi ! Rien de meilleur qu’un fruit frais cueilli il y a peu. Et avouez que les autres font souvent grise mine… Et enfin économiques. Ce sera moins cher !

    Quitte à consommer des fruits et légumes de saison, autant s’assurer qu’ils soient produits localement. Et pour cela, rien de mieux que de savoir exactement d’où ils viennent ! Les marchés sont une bonne solution. Les systèmes de paniers, en relation directe avec le producteur, sont également une très bonne opportunité d’obtenir des produits de qualité simplement. Le must du must reste tout de même, selon moi, la cueillette à la ferme. Le principe est simple : vous vous rendez directement chez un producteur qui la pratique. Equipez-vous d’un panier ou de tout autre réceptacle. Vous pourrez alors vous balader dans les champs et cueillir à votre guise ce qui vous fait envie. Vous paierez à la sortie, une fois les emplettes pesées.

    fraises

    L’avantage est multiple. Tout d’abord, vous paierez moins cher que dans votre supermarché habituel. Les intermédiaires ont disparu ! Les producteurs, de leur côté, s’en tireront à meilleur compte.  Ensuite, la qualité de vos cueillettes sera celle que vous choisissez. Vous êtes le seul à décider ce que vous ramassez ! Vous serez sûrs que votre consommation sera locale et de saison.  Et vous me direz des nouvelles question goût : rien de tel que des produits vraiment frais. Et je ne vous parle même pas de la balade qui à elle seule vaut le déplacement. Idéal pour prendre l’air le dimanche avec des amis ou sa famille. Un espace de vente est parfois également disponible. Vous pourrez y acheter votre viande, votre fromage ou tout autre produit à disposition. Attention, cueillette à la ferme n’est pas synonyme de bio. Mais d’une consommation saine, très certainement !

    Il ne vous reste plus qu’à trouver les bonnes adresses autour de chez vous et à tenter l’aventure, si ce n’est pas déjà fait.  Renseignez-vous autour de vous pour avoir des échos des meilleurs sites. Les magazines d’informations locales peuvent également être des sources de renseignements. Si vous n’avez toujours pas de piste, faites un tour sur les pages jaunes à la rubrique Produits fermiers (vente directe). Bonne cueillette !

    Crédit photo

    Crédit photo 2

    jeudi 23 avril 2009

    Les Appalaches meurent à ciel ouvert…

    Hier soir, en regardant le journal télévisé sur France2, je suis tombé sur un reportage vraiment terrible sur la disparition progressive du massif montagneux que sont les Appalaches, dans l’Est des Etats-Unis. La faute à l’augmentation en masse des mines de charbon à ciel ouvert. Regardez plutôt ce court reportage:

    Cliquer ici pour voir la vidéo.

    Cette catastrophe se passe en Virginie de l’Ouest, dans un état peu peuplé mais également très pauvre. Mais ce qui est révoltant, c’est qu’au XXIème siècle, qui plus est dans un pays censé être moderne, on autorise encore ce genre de choses. Plus de 470 monts ont déjà été “décapités”. Dans ces montagnes, la faune et la flore meurent, les ruisseaux disparaissent, détruits par les déchets des mines. Et tout ça pour augmenter la rentabilité…

    Visiblement la bêtise du gain ne s’est pas uniquement propagée aux banques et aux grandes entreprises, elle touche également notre planète. Je suis vraiment horrifié devant un tel spectacle… Tout ça n’est pas sans me rappeler la déforestation au Canada pour établir des puits de pétrole…

    Et que peux-on faire devant ça ? Que font les autorités fédérales ? Où est Barack Obama ? ;-)

    mercredi 22 avril 2009

    Changement d’Ere, le festival du développement durable

    Changement d'Ere, le Festival du développement durable

    Changement d'Ere, le Festival du développement durable

      Du 5 au 7 juin, le festival du développement durable « Changement d’Ère » accueillera à Bordeaux citoyens et professionnel.
      Ce festival n’est pas comme les autres. Créé il y a tous justes deux ans, il est porté avec courage par une petite équipe de bénévoles et il porte lui-même l’ambition de sensibiliser le public au développement durable tout en accueillant les différents points de vue, parfois contradictoire, sur ce vaste thème.

      En liaison avec Adrien Hericher, responsable des partenariats du festival, nous vous présentons ce festival « vert » pas comme les autres.

      Le festival Changement d’Ère en quelques mots :

    Cet été et pour la seconde fois, le festival « Changement d’Ère » se tiendra sur la place des Quinconces à Bordeaux. Il accueillera 100 à 150 stands, de type animation ou présentation/colloque et regroupés autour de 4 pôles :

  • Consom’action
  • Énergie propre
  • Éco-mobilité
  • Éco-habitat
  • Ces pôles seront abordés sous 3 axes: citoyens et particuliers, professionnels et institutionnels.

    Son logo, le signe mathématique « différent » barré de vert, symbolise le changement, la différence de ce festival : un événement de proximité, écologique, qui confronte les différents points de vue sur le thème du développement durable.

    Mais au-delà de ceci, qu’est-ce que ce festival ? Adrien Hericher qui a bien voulu faire la lumière sur cet événement et l’envers du décor.

      Comment est né ce festival ?

    « Le festival a germé dans l’esprit de 3 étudiants parisiens venus à Bordeaux. L’ambiance y était propice, avec le Grenelle de l’Environnement et la nomination d’A. Juppé à la tête du « Super-ministère » du développement durable. Et surtout, il y avait la place des Quinconces »
    « Ca a été le déclencheur », nous confie A. Hericher.

    L’une des plus grandes places d’Europe, dans un cadre arboré et sur les rivages de la Garonne ne laisse pas indifférent, en effet.

    La place des Quinconces à Bordeaux

    La place des Quinconces à Bordeaux

    « L’objectif principal de ce festival est d’attirer le grand public pour le sensibiliser et surtout pour l’intéresser, l’amener à devenir acteur du développement durable. C’est pourquoi nous avons multiplié les animations et mis en place un parcours pédagogique et ludique à l’intérieur du festival. »

      Quel a été le bilan du premier festival ?

    « Malgré notre absence de formation dans l’organisation d’événementiel et l’absence de réseau local, l’association a rassemblé 70 stands en 2008. Et cela sans plan de communication. C’est donc un succès : le concept fonctionne et il y a un gros potentiel. »

      Quel est le public visé en priorité ? Pourquoi ?

    « Nous cherchons à toucher les jeunes, et plus particulièrement ceux qui, a priori, ne s’intéresse pas au développement durable.
    Et à travers la jeunesse, ce sont les familles qui seront sensibilisées. C’est pourquoi le vendredi 5 accueillera de nombreux scolaires, grâce à des bus gratuits mis à disposition. Les nombreuses animations et le jeu pédagogique tiendront aussi un grand rôle dans cette démarche. »

      Quels seront les temps forts ?

    Nous avons mis l’accent sur les animations, avec par exemple la projection du film « Home » le vendredi soir et une soirée « Énergie propre » le samedi. 31 maires de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux) y participeront !

    Cliquer ici pour voir la vidéo.
      Comment se passe l’organisation ?

      * Une équipe, petite mais volontaire

    « Les 3 étudiants initiaux ont été rejoints par 4 bénévoles qui se partagent les tâches pour faire vivre le festival. »

      * Un statut associatif

    « Nous avons choisi un statut associatif. L’association Changement d’Ère est dédiée exclusivement à l’organisation du festival.
    Elle a donc un fonctionnement ponctuel et d’envergure régionale, ce qui complique la recherche de financements. Nous finançons donc l’événement avec nos fonds propres ! Ce qui n’est gère évident, je ne vous le cache pas. »

      * De la communication et des partenaires

    « Cette année, l’équipe s’est concentrée sur le plan de communication et le réseau, en nouant notamment des partenariats avec WWF et Écolo-Info.

    L’association propose aux collectivités d’assurer un événement d’éco-sensibilisation à prix coûtant, en échange de l’appui technique (locaux, infrastructures). Elle propose aussi aux entreprises de participer en édifiant leur propre stand. C’est pour elles une très bonne occasion de se faire connaître, de communiquer sur leur politique environnementale.

    Nous sommes toujours à la recherche de partenaires pour enrichir et financer le festival, si vous en connaissez, qu’ils n’hésitent pas à nous rejoindre ! »

      * La démonstration par l’exemple

    « Autant que possible, nous essayons de montrer des exemples de développement durable.

    Ainsi, les partenariats actuels présenteront les solutions de transport durable : les personnalités, les élèves seront acheminés par trains et trams de la SNCF et Veolia, par cyclotaxis ou encore en voiture électrique.

    Un cyclotaxi

    Un cyclotaxi

    Il y aura aussi des panneaux solaires qui alimenteront une partie des besoins du festival. »

    « Voir c’est croire, selon l’adage. Au festival Changement d’Ère, c’est aussi le cas ! »

    Quels sont les autres activités ou projets de l’association « Changement d’Ère » ?


      1. * Un festival ambitieux et national
        * Informatique durable et éducation
        * Promouvoir une communication responsable
        * En interne, préparer le futur :
    • « 2010 devrait être plus dynamique encore, avec les prémices de l’ « après crise » et un projet de tour de France, si les politiques jouent le jeu et si des financements à long terme sont débloqués. »

      « Nous avons aussi un projet sur le numérique durable et l’intégration des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, wiki) dans l’éducation.

      Les programmes font, en effet, de plus en plus la place aux NTIC et les initiatives de classes numériques se multiplient : cartables numériques (ordinateur portable, exemple de la Savoie PDF, 3 p.) pour remplacer les trop lourds cartables, Tableau Blanc Interactif (TBI, wiki), Espaces Numériques de Travail (ENT, wiki) …

      Des élèves découvrent le Tableau Blanc Interactif - CeBit

      Des élèves découvrent le Tableau Blanc Interactif - CeBit

      Nous voudrions présenter les avantages de ces solutions, mais aussi leur impact environnemental, engager une réflexion sur cette « éducation numérique » qui se devrait être durable. »

      « Autre projet, la communication responsable. C’est la prise en compte des impacts environnementaux, sociaux dans la communication (événementiels, TV, affichage, publicités…). Cette communication respectueuse se développe en réponse aux perversions du « greenwashing » (publicité mensongère ou manipulatrice sur l’aspect environnemental ou social d’un produit, d’un service, wiki).
      Ce thème complèterait donc assez logiquement ceux du festival du développement durable et de l’informatique durable. Un hôte prestigieux est déjà prévu pour ce projet ! »

      « Enfin, nous nous questionnons sur le futur du festival : Devenons nous rester une association, devenir un SCOP (Société Coopérative de Production) ? Quelle serait la structure la plus adéquate, pour l’organisation, le financement, sans pour autant trahir les idéaux du festival : indépendance et pluralité des points de vue, but non lucratif, etc. ? La question est ouverte pour l’instant. »

      Changement d’Ère est donc un festival en pleine croissance. Pour pouvoir accomplir ses idéaux de sensibilisation au développement durable et pluralité des points de vue, les partenariats sont donc essentiels.

      Alors, si vous vous sentez concerné, simple visiteur, collectivité ou entreprise engagée, venez le 5 juin et soutenez ce festival !

      Illustrations:
      Place des Quinconces par idilyK CC.
      Cyclotaxi par left–handed CC.
      TBI par Svonog, wikimedia commons.

    mardi 14 avril 2009

    Nous avons testé: les noix de lavage indiennes

    Tout le monde sait que les lessives que nous employons quotidiennement dans nos machines à laver sont mauvaises pour l’environnement et peuvent être sources d’allergies chez les enfants. Et justement, c’est avec l’arrivée de notre petite fille que nous avons décidé d’essayer les noix de lavage indiennes dont on entend parler un peu partout et qui sont censées nettoyer tout en protégeant notre environnement.

    noix de lavage indiennes

    noix de lavage indiennes

    Alors, que sont ces fameuses petites noix ? En fait, elles contiennent de la saponine, élément qui reprend les effets lavants du savon. Il existe également des plantes telles que la saponaire qui fut longtemps utilisée comme subsituant au savon.

    En me baladant sur le web, je suis tombé sur un site qui énumère les 10 raisons d’utiliser les noix de lavage:

    1- La noix de lavage, une lessive bio 100% naturelle

    La noix de lavage pousse sur un arbre originaire d’Inde, le sapindus mikorossis. C’est l’écorce de la noix que l’on utilise pour la saponine (détergent naturel) qu’elle contient.

    2- La noix de lavage, une lessive bio et économique

    Avec un kilo de noix de lavage (20 euros TTC), une famille de 4 personnes fait ses lessives durant toute une année à raison de trois machines par semaine. Elle économise ainsi plus de 50% sur son budget annuel de lessive.

    3- La noix de lavage, une lessive bio et hypoallergénique

    La noix de lavage est hypoallergénique, elle est donc particulièrement indiquée en cas de problèmes de peau (névrodermite, eczémas) causés par les lessives trop agressives. Finies les démangeaisons dues aux lessives, la saponine des noix de lavage est un produit doux pour la peau.

    4- La noix de lavage, une lessive bio douce pour votre linge

    La noix de lavage préserve l’éclat des couleurs. Au Népal, la noix de lavage est utilisée pour laver la laine des tapis et les soies les plus fines.

    5- La noix de lavage, une lessive naturelle non polluante

    La noix de lavage est un produit 100% végétal sans aucun additif polluant.
    Vous pouvez utiliser l’eau de la lessive pour arroser votre jardin.

    6- La noix de lavage, une lessive écologique 100% biodégradable

    Après 2 ou 3 lessives, les noix de lavage ne contiennent plus de saponine, vous pouvez les mettre sur votre compost pour enrichir votre potager.

    7- La noix de lavage, une lessive bio facile à utiliser

    Ajoutez simplement quatre à cinq noix de lavage dans un petit sachet de coton ou une chaussette. En chauffant, l’eau va libérer la saponine (le détergent) des noix. Vous pouvez réutiliser les noix de lavage 2 ou 3 fois. Lorsque les noix deviennent molles c’est qu’elles ne contiennent plus de saponine, vous pouvez les remplacer.

    8- La noix de lavage, une lessive naturelle qui respect votre machine à laver

    En utilisant les noix de lavage, vous évitez les poudres qui agressent votre machine et bouchent les tuyauteries. Vous prolongez la vie de votre machine.

    9- Gain de place

    la noix de lavage est un produit compact. Un kilo de noix de lavage tient dans un carton de 20 X 16 X 13 cm. C’est autant de place gagnée dans votre buanderie.

    10- Optez pour la modernité, laissez tomber les vieilles lessives polluantes.

    Alors, je ne sais pas si ces 10 points méritent tous que l’on change de lessive mais voici notre point de vue après une bonne année d’utilisation de ces noix:
    • Les noix de lavage sont hypoallergeniques:

    Notre fille qui a fait de grosses réactions à des lessives dites “Hypoallergéniques” tel que “Le Chat”, supporte parfaitement bien les noix de lavage. Qui plus est, il n’y a aucune odeur, ce qui aussi appréciable.

    • Les noix lavent convenablement:

    Oui, ça lave bien, mais pas plus que ça. Dès qu’il y a des tâches, il faut utiliser un additif tout aussi écologique et qui enlèvera comme il faut les mauvaises taches ! ;-) Mais globalement, les noix de lavage lavent moins bien qu’une lessive classique.

    • Ca fait faire de sacrées économies !!!

    On dit souvent que le “bio” est plus cher… Et bien là, on a fait de grosses économies puisqu’un sac de noix à 15 euros nous a fait environ 1 an !! Ca peut paraître hallucinant quand on sait combien coûtent les lessives de nos jours et la quantité qu’on en utilise, mais j’avoue avoir été moi-même le premier surpris… Et pourtant, on en fait des lessives ( 4/5 tournées par semaine… )

    Donc, globalement, le bilan est positif. On peut seulement regretter la qualité de lavage des noix, par moment, étant obligés de relaver certaines choses qui pourtant n’avaient que des taches de terre, mais je pense que si on veut se lancer dans le bio et dans le développement durable, choisir les noix de lavage peut être un bon début. Ca vous fera faire de grosses économies, ne changera pas grand chose à vos habitudes et surtout, vous ferez quelque chose d’important pour notre planète. Qui plus est, il est bon de savoir que depuis peu certaines lessives se veulent “bio” ou “100% ecolo”, mais selon certaines études ce ne serait que les principes actifs qui seraient “bio” et non le reste des composants. D’ailleurs, de plus en plus d’organisations écologiques mettent en garde les consommateurs contre ce qu’on appelle le “green washing”, volonté de profiter de l’engouement des populations pour le “tout écolo” pour mettre sur le marché des produits “verts” qui n’en sont pas vraiment… Donc, quitte à changer, autant passer aux noix !! ;-)

    Et vous, avez-vous déjà fait ce changement-là ? Celui de changer de lessive ?

    lundi 30 mars 2009

    Le réchauffement est irréversible

    Tout le monde -ou presque- est conscient que le réchauffement climatique est une réalite. Cependant, on croit souvent que si l’on arrêtait d’émettre du CO2 aujourd’hui, l’équilibre climatique reviendrait à la normale dans un ou deux siècles. D’après Susan Salomon, une chimiste s’intéressant au réchauffement climatique, ceci est faux !
    Elle et son équipe ont conclu dans une étude que même si l’on arrêtait d’émettre des gaz à effet de serre maintenant, le réchauffement serait encore une réalite dans un millénaire.

    dessin d'un enfant avec un oeil, inspiré de Respire de mickey 3D

    mercredi 18 mars 2009

    Comment verdir l’internet ?

      Internet et l’environnement :

    Internet, toujours plus présent, toujours plus utile et toujours plus utilisé. « Nouveau » média et vecteur d’informations par excellence, les acteurs de la société y affichent leur engagement environnemental, leurs cris d’alerte, leurs astuces et conseils. Paradoxal, car l’internet n’est pas sans impact sur l’environnement.

    Internet, vecteur de l’engagement vert

    Sous la poussée de la conscience écologique, l’environnement est devenu à la mode et à intégré les législations, à travers le protocole de Kyoto ou la Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises (RSE) par exemple. L’environnement est devenu une partie intégrante de la communication institutionnelle (corporate communication).

    Nombre de sites de grandes institutions y vont donc de leur rubrique « Environnement » ou « Développement Durable » (1). Mais la qualité, voire la réalité, de cet engagement n’est pas toujours au rendez-vous, et les accusations de « green washing » commencent à se multiplier et à inquiéter les entreprises.

    Parallèlement, les sites et les blogs orientés écologie ou Bio fleurissent un peu partout. Ce phénomène, aussi utile et fondé sur de bonnes intentions soit-il, participe à la croissance de la consommation électrique du web.

    Internet, une croissance énergivore.
    Entre 2000 et 2005, la consommation des serveurs a doublée (Environnemental Protection Agency, 2007), pour représenter 0,8% de l’électricité mondiale.

    Entre 2000 et 2005, la consommation électrique des serveurs du monde a doublé

    Entre 2000 et 2005, la consommation électrique des serveurs du monde a doublé

    Environnemental Protection Agency, 2007 (9)
    Sans même tenir compte de la consommation des parcs informatiques qui se connectent à internet, l’internet est déjà un poste énergétique en très forte croissance. Si l’on envisage la totalité du matériel informatique, c’est 10% de la production électrique de l’Europe qui est concernée selon certains (Le Journal Du Net, 11).

    A une échelle plus restreinte, le poste informatique c’est 386 kWh/an et 7% de la consommation électrique d’un foyer français (Enertech, 2008) (12).
    L’informatique, et l’internet, est donc un important poste de la consommation électrique en pleine croissance.

    Or la consommation d’énergie pose les questions des émissions polluantes engendrées, notamment en termes de gaz à effet de serre, et de la durabilité de la ressource énergétique. GreenIT.fr (2) rappel à ce propos que l’informatique représente 2% des émissions de CO2, soit autant que le trafic aérien.

    Internet, un outil formidable au service de l’environnement

    Ne diabolisons pas pour autant la toile qui, en tant que vecteur massif d’informations dans le monde, permet d’économiser par ailleurs de grandes quantités d’énergie. L’accessibilité à l’information, les télécommunications (visio-conférence), etc. évitent de nombreux déplacements et améliorent considérablement l’efficacité des process industriels.

    Comme F. Bordage le rappelle, une « grille de distribution d’informations intelligente » basée sur les NTIC a réduit la consommation électrique d’une usine indienne de 15% ! (13). Et ce n’est qu’un des multiples exemples de l’utilité de l’informatique et de l’internet, bien évidement. Je pourrais aussi vous parler du calcul partagé, de BOINC et de ClimatePrediction, mais cela mériterait un billet spécifique.

    Alors, comment cueillir les fruits du web, démontrer son engagement (dans le cas des entreprises) tout en limitant les effets néfastes engendrés ?

      Vers un internet durable ?

    La réponse se décline selon 3 axes : réduction de la consommation, recours à des énergies durables/propres et compensation des émissions de CO2. L’ensemble des technologies et des services qui concourent à ceci sont rassemblés sous le terme de GreenIT (« technologies de l’information vertes »).

    Réduire la consommation
    « L’énergie la moins chère et la moins polluant est celle que l’on ne consomme pas » (NégaWatt)
    Suivant cette logique, la première démarche nécessaire pour « verdir » l’internet est de limiter la quantité d’énergie utilisée : lutte contre le gaspillage, accroissement de l’efficacité énergétique et rationalisation des usages.
    Des solutions matérielles, logiciels ou organisationnelles peuvent être mises en place (et le sont déjà parfois).

    Hitachi Green Datacenter model par UDScorp, CC

    Hitachi Green Datacenter model par UDScorp, CC

    Certains hébergeurs, ou encore Google, choisissent ainsi d’utiliser des serveurs plus optimisés pour réduire la consommation énergétique globale (fonctionnement et refroidissement). Ils réduisent par la même occasion leurs coûts d’exploitation et leur empreinte environnementale.

    Côté logiciels, le choix du système d’exploitation et de logiciels utilitaires peut privilégier les économies d’énergie. Par exemple, les systèmes d’exploitation « light », comme Linux, pour les serveurs et les ordinateurs portables, beaucoup moins gourmands en ressources que leur cousin Vista. Autre exemple, les « Logiciels écolo pour une informatique durable » (8) dont je vous ai parlé sur ce blog. Ceux-ci vous assistent pour mieux gérer l’alimentation de vos ordinateurs et donc réduire la consommation d’énergie.

    Enfin, une organisation rationnelle, comme la concentration de plusieurs serveurs virtuels grâce à la virtualisation, assure un fonctionnement efficient sans gaspillage électrique.

    De l’énergie renouvelable dans le web
    Il est possible d’utiliser des énergies renouvelables (EnR) de 3 façons :

    1. En devenant producteur d’EnR, à l’instar de Google qui a installé des panneaux solaires sur le toit de son « Googleplex » (3).
    Mais cette démarche n’est pas la plus aisée pour une PME ou un particulier.

    2. En souscrivant aux services d’une compagnie d’électricité spécialisée dans les EnR. Avec l’ouverture du marché de l’électricité, il est désormais possible en France de choisir son fournisseur. Certains fournisseurs, comme Enercoop, ont misé sur les énergies renouvelables pour séduire et fidéliser les consommateurs qui veulent s’engager dans un mode de vie plus vertueux.
    Une société peut donc ainsi alimenter de manière durable son parc informatique ou ses serveurs.

    Des renouvelables dans le GreenIT, par S. Rezk CC

    Des renouvelables dans le GreenIT, par S. Rezk CC

    3. En achetant des certificats verts qui justifient de l’origine renouvelable de l’électricité. C’est ce que propose par exemple la société WattImpact, qui a adapté spécifiquement ces certificats aux sites internet (4). Ces certificats attestent que la quantité d’électricité consommée correspond à une quantité identique d’électricité renouvelable injectée dans le réseau.

    (En France, ces certificats sont émis par l’institut français d’émission Observ’ER, membre de la RECS (Renewable Energy Certificate System) International Association, qui rassemble les négociants de certificats verts d’Europe. Plus d’info sur EcoloWatt (5) )

    Compenser les émissions de carbone
    Enfin, le dernier élément de solution est la compensation des émissions de CO2 produites par la production de l’électricité utilisée.
    Cette compensation se base sur le principe que la pollution en gaz à effet de serre est un phénomène global : une émission de X tonnes de CO2 ici peut être compensée par une séquestration de X tonnes de CO2 là. La capture et le stockage du CO2 peut se faire en plantant des arbres, en améliorant des infrastructures pour les rendre moins émettrices, en créant de nouvelles production d’EnR, etc.

    Un arbre pour compenser ses émissions carbone par D. Pike, CC.

    Un arbre pour compenser ses émissions carbone par D. Pike, CC.

    Certaines ONG, comme GoodPlanet (7), proposent ainsi de compenser vos émissions, tandis que des sociétés telle que MoveNeutral, se spécialisent dans la compensation des sites web.

    Cependant, cette théorie est juste sous réserves que cette compensation se fasse en même temps que les émissions (pour éviter que l’effet de serre n’ait lieu) et qu’elle soit pérenne et sans effet de report. C’est bien là qu’est le problème de la compensation.

    Pour mieux comprendre le fonctionnement de la compensation carbone et, surtout, ses limites, lisez cet article très bien expliqué de J-M Jancovici (6).

    La compensation demeure intéressante en dernier recours, APRES avoir réduit au maximum la consommation et utilisé des énergies propres. Elle complète les émissions résiduelles dans le cadre d’une stratégie environnementale/énergétique globale.

      Conclusion

    Un internet plus respectueux de l’environnement et capable de survivre à l’épuisement des hydrocarbures ou de l’uranium est donc possible, est même déjà à notre portée. Ce web vert allie intelligence et rationalité de la conception avec une utilisation vertueuse et responsable de l’énergie. Une telle stratégie serait une preuve concrète de l’engagement environnemental affiché par quantité de sites institutionnels ou commerciaux. De même, à une moindre échelle, pour les blogs écolo des amoureux de la nature.

      Sources et plus d’informations :

    (1) A. Bastide, 26/10/07. Développement durable: les sites internet des grandes entreprises ne sont pas verts! Indexel.net
    (2) GreenIT.fr, le site francophone du greenIT.
    (3) Google, 19/06/07. Google investit dans l’énergie propre et les technologies vertes.
    (4) WattImpact, pour des sites web plus respectueux de l’environnement.
    (5) Greenpeace, Juin 2007. EcoloWatt, Comparatif écolo des fournisseurs d’électricité.
    (6) J-M Jancovici, Janvier 2008. La « neutralité » CO2 : vraie bonne idée ou mise de doigt dans l’œil jusqu’au coude ? Manicore.com
    (7) Action Carbone de GoodPlanet.org
    (8) G. Macqueron, 22/01/09. Logiciels écolo pour une informatique durable. Blogalwarming .
    (9) Jonathan G. Koomey, 15/02/07. ESTIMATING TOTAL POWER CONSUMPTION BY SERVERS IN THE U.S. AND THE WORLD. EPA [disponible en ligne et en PDF]
    (10) JF Maquiné, 19/12/06. CO2 et informatique : le point de vue des sites informatiques, Onversity
    (11) Le Journal Du Net. L’informatique verte.
    (12) Enertech, juillet 2008 in F. Bordage, 07/11/08. Informatique : 386 kWh par an et par foyer. GreenIT.fr
    (13) F. Bordage, 02/12/08. Le syndrome des 2%. GreenIT.fr
    (14) MoveNeutral, Move Responsibly Into A Carbon Neutral Future.
    Crédits illustrations:
    (1) Environnemental Protection Agency, 2007
    (2) HDScorp (CC)
    (3) S. Rezk (CC)
    (4) D. Pike (CC)

    jeudi 12 mars 2009

    Recompute : l’ordinateur recyclé

    La plupart des ordinateurs que nous utilisons dans le monde sont fabriqués à partir de divers plastiques et métaux (aluminium, acier). Le recyclage de ces machines, dites DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) n’est pas simple et comme tout recyclage électronique ou plastique, coûte de l’argent.

    Recompute PC est le joli nom de cette boite en carton, qui est en fait un ordinateur pas comme les autres.

    Recompute PC, l'ordinateur recyclable

    Recompute PC, l'ordinateur recyclable

    Fabriqué à partir de matériaux recyclables comme le carton, assemblé avec de la colle blanche au lieu de vis, cet ordinateur comporte les composants essentiels : carte mère, processeur, alimentation ATX et disque dur. Il se vente aussi de  demander seulement quatre processus de fabrication simples : découpage, collage (grâce à de la colle non toxique),  impression et assemblage électronique. Les nombreux ports externes permettent la compatibilité avec votre matériel existant.

    Un joli ordinateur écolo, qui demande seulement une pièce pas trop humide et que vous ne renversiez  pas votre café dessus !

    Source : http://www.core77.com/greenergadgets/entry.php?projectid=32

    mercredi 11 mars 2009

    Pétition : des normes strictes pour nos appareils ménagers

    Ce jeudi 12 mars (il y a donc urgence), les décideurs européens vont s’entendre sur des normes d’efficacité énergétique pour les réfrigérateurs, les téléviseurs et autres appareils domestiques.

    Des normes strictes pourraient réduire drastiquement la pollution atmosphérique de l’Europe, mais des lobbys industriels exercent des pressions pour rendre ces normes moins strictes.

    Voici un message inhabituel : une vidéo provenant du futur… par un frigo parlant nommé « Frisco ».

    Cliquez sur la photo pour regarder la vidéo et signer la pétition :

    Cliquez-ici pour regarder la vidéo

    Des technologies vertes existent déjà et pourraient grandement améliorer les normes d’efficacité pour les réfrigérateurs, les téléviseurs et autres appareils que nous utilisons tous.

    Selon des études scientifiques, des règles environnementales strictes pourraient avoir un impact énorme sur le climat, plus que si le deux tiers des voitures européennes étaient sorties du réseau routier.

    De plus, ces normes pourraient réduire nos factures d’électricité de dizaines de milliards d’Euros chaque année.

    Cependant, les compagnies les plus polluantes veulent continuer à vendre des produits polluants bon marché et éviter les investissements verts coûteux. Il nous appartient de faire en sorte que nos négociateurs européens entendent clairement la voix de milliers de citoyens partout en Europe et non pas seulement celles des lobbys de l’industrie.

    Avec espoir,

    Ben, Luis, Iain, Graziela, Paula, Alice, Milena, Ricken, Brett, Pascal, Paul, Veronique et toute l’équipe d’Avaaz

    Références :

    1. Pour plus d’information, de mises à jour et de résumés de politique sur le processus politique d’Eco-design européen (incluant les études et les projets de loi sur les produits couverts par cette politique, comme les téléviseurs, les réfrigérateurs et les ampoules), voir le site de la coalition d’ONG ECOS, Greenpeace Europe, WWF-EPO et d’autres organisations environnementales :
    http://env-ngo.eup-network.de

    2. La semaine dernière, plus de 100 000 membres d’Avaaz ont joint une campagne internationale demandant une commission pour dévoiler la vérité sur les abus des droits de la personne commis dans le cadre de la guerre au terrorisme. Avaaz a remis en mains propres les signatures au comité du Sénat et a parlé avec des dirigeants-clés américains. Cliquez ici pour voir des photos et un rapport complet :
    http://www.avaaz.org/blog/en/w/brett/2009/03/war_on_terror_tell_the_truth_petition_delivered.php#trackback

    3. Jeudi, des membres d’Avaaz vont remettre la pétition à Bruxelles lors d’un coup d’éclat organisé par l’organisation Friends of the Earth Europe et Natuur en Milieu. Pour plus d’information, cliquez ici : http://www.avaaz.org/blog/en

    jeudi 26 février 2009

    Nous avons adopté un Cougar !

    Euh… Un Chariot Cougar pour être plus précis ! Vivant en Suisse du côté germanique, le vélo est extrêmement répandu et nous avons longtemps cherché une solution idéale pour nous déplacer entre notre maison et la ville. Pendant longtemps, nous avons utilisé la voiture, avec tous les inconvénients que ça comporte et tout en sachant que le centre de Bâle est conçu pour ne pas accueillir de voitures. Donc, difficile de se garer. On a donc pris de plus en plus le tram, très développé ici et qui nous amène directement dans le centre. Mais, en tant qu’amoureux de la nature, on a cherché un peu plus loin pour trouver une solution encore plus sympa. Et c’est là qu’on a découvert les “remorques” et autres “chariots”, que l’on place derrière le vélo et qui nous permet de transporter un ou deux enfants, selon le modèle que l’on prend.

     

    Redécouvrir les joies du vélo en famille...

    Redécouvrir les joies du vélo en famille...

    Bien sûr, on a pas mal hésité parce que c’est pas donné ces joujous là. Mais on a calculé que le prix serait très vite amorti si l’on compare aux déplacements en voiture ou en tram. Qui plus est, ce genre de remorque fait aussi poussette pour aller courir, ce qui est bien sympa pour faire son jogging en famille…

    Il y a aussi une chose qui nous a fait pencher pour ce type de transport, c’est la région où nous habitons. Comme je l’ai dit plus haut, la Suisse, c’est une peu comme l’Allemagne ou les Pays-Bas, tout est prévu pour les vélos, donc se déplacer avec une remorque n’est que peu dangereux. Et où nous habitons, nous avons la chance d’avoir à côté de chez nous, un grand parc, Lange Erlen, où la nature est préservée. Et dans ce parc, passent de larges sentiers pour les piétons et les vélos qui nous permettent de rejoindre la ville. Du coup, pour aller de chez nous à Bâle, on traverse la forêt et on longe une rivière… Elle n’est pas belle la vie ?

     

    Lange Erlen 1

    Lange Erlen 1

    Lange Erlen 2

    Lange Erlen 2

    Comme il a bien froid jusqu’à présent, on n’avait pas encore trop l’occasion de l’utiliser. Et oui, on est courageux, mais pas téméraires ! :D Mais hier, soir, je me suis motivé et je suis allé chercher ma fille à la crèche en vélo. C’était génial de traverser la forêt en fin d’après-midi après une longue journée de travail.

    Ce genre de choses est certes bonne pour l’environnement mais c’est également du sport ! Si l’aller était simple (8kms), le retour, légèrement en montée de manière continue, et avec ma fille, s’est avérée plus coriace !! ;-) Quoi qu’il en soit, c’était un super moment, c’est pas plus long que la voiture et c’est plus rapide que le tram ! Franchement, un super moyen de transport ! D’ailleurs, sans aller jusqu’à acheter une remorque, le vélo tout court est également un excellent moyen de transport. Nous avons la chance d’avoir une infrastructure formidable, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde, mais si vous avez la possibilité de switcher du transport en commun au vélo, n’hésitez pas. Ce sera une bonne chose à la fois pour notre santé et pour celle de notre planète !

    Nous avons adopté un Cougar !

    Euh… Un Chariot Cougar pour être plus précis ! Vivant en Suisse du côté germanique, le vélo est extrêmement répandu et nous avons longtemps cherché une solution idéale pour nous déplacer entre notre maison et la ville. Pendant longtemps, nous avons utilisé la voiture, avec tous les inconvénients que ça comporte et tout en sachant que le centre de Bâle est conçu pour ne pas accueillir de voitures. Donc, difficile de se garer. On a donc pris de plus en plus le tram, très développé ici et qui nous amène directement dans le centre. Mais, en tant qu’amoureux de la nature, on a cherché un peu plus loin pour trouver une solution encore plus sympa. Et c’est là qu’on a découvert les “remorques” et autres “chariots”, que l’on place derrière le vélo et qui nous permet de transporter un ou deux enfants, selon le modèle que l’on prend.

     

    Redécouvrir les joies du vélo en famille...

    Redécouvrir les joies du vélo en famille...

    Bien sûr, on a pas mal hésité parce que c’est pas donné ces joujous là. Mais on a calculé que le prix serait très vite amorti si l’on compare aux déplacements en voiture ou en tram. Qui plus est, ce genre de remorque fait aussi poussette pour aller courir, ce qui est bien sympa pour faire son jogging en famille…

    Il y a aussi une chose qui nous a fait pencher pour ce type de transport, c’est la région où nous habitons. Comme je l’ai dit plus haut, la Suisse, c’est une peu comme l’Allemagne ou les Pays-Bas, tout est prévu pour les vélos, donc se déplacer avec une remorque n’est que peu dangereux. Et où nous habitons, nous avons la chance d’avoir à côté de chez nous, un grand parc, Lange Erlen, où la nature est préservée. Et dans ce parc, passent de larges sentiers pour les piétons et les vélos qui nous permettent de rejoindre la ville. Du coup, pour aller de chez nous à Bâle, on traverse la forêt et on longe une rivière… Elle n’est pas belle la vie ?

     

    Lange Erlen 1

    Lange Erlen 1

    Lange Erlen 2

    Lange Erlen 2

    Comme il a bien froid jusqu’à présent, on n’avait pas encore trop l’occasion de l’utiliser. Et oui, on est courageux, mais pas téméraires ! :D Mais hier, soir, je me suis motivé et je suis allé chercher ma fille à la crèche en vélo. C’était génial de traverser la forêt en fin d’après-midi après une longue journée de travail.

    Ce genre de choses est certes bonne pour l’environnement mais c’est également du sport ! Si l’aller était simple (8kms), le retour, légèrement en montée de manière continue, et avec ma fille, s’est avérée plus coriace !! ;-) Quoi qu’il en soit, c’était un super moment, c’est pas plus long que la voiture et c’est plus rapide que le tram ! Franchement, un super moyen de transport ! D’ailleurs, sans aller jusqu’à acheter une remorque, le vélo tout court est également un excellent moyen de transport. Nous avons la chance d’avoir une infrastructure formidable, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde, mais si vous avez la possibilité de switcher du transport en commun au vélo, n’hésitez pas. Ce sera une bonne chose à la fois pour notre santé et pour celle de notre planète !

    jeudi 19 février 2009

    Blogalwarming.com sera au salon de l’auto de Genève !

    L’année dernière, j’avais eu la chance d’être invité au salon de l’auto de Genève et j’en avais donc profité pour faire un peu le tour des constructeurs et voir un peu ce qu’ils proposaient pour réduire les émissions de CO2 et d’une manière générale, préserver notre environnement.

    Site web du salon de l'auto de Genève

    Site web du salon de l'auto de Genève

    Cette année, j’ai décidé d’y retourner mais pour le compte de Blogalwarming et vraiment m’attarder sur ce sujet. Visiblement, quelques constructeurs comme Peugeot, ont l’intention de mettre l’accent sur l’écologie lors de cet événement et j’ai hâte de découvrir ce qu’ils peuvent proposer. Je suis toujours assez sceptique face à cette débauche d’énergie ( sans mauvais jeu de mots ) qui ne semble bien souvent n’être que des campagnes de communication. Mais j’ai tout de même l’impression que les changements commencent à prendre forme. Tout d’abord, le citoyen que nous sommes s’intéresse de plus en plus à l’environnement et semble être prêt à investir dans un véhicule plus propres. Ensuite, avec la crise économique actuelle, les constructeurs souhaitent développer des véhicules qui consomment moins et qui donc coûtent moins chers à l’usage.

    Différents constructeurs commencent à communiquer sur ce qu’ils vont présenter au salon de l’auto de Genève et on remarque que la grande tendance est vers ces véhicules plus propres. On va bien voir sur place ce que ça donne et si le déplacement en vaut la chandelle. L’année dernière, j’avais principalement été “épaté” par la campagne de communication de BMW, qui, sans proposer de véhicules révolutionnaires, démontraient qu’un bon vieux diesel pouvait non seulement consommer peu mais aussi polluer peu. J’ai pu tester tout ça en vrai avec une série 5, 520d et effectivement, la consommation tourne autour des 5l/100kms et qui laisse présager d’une pollution moindre. On verra bien quel sera leur discours cette année ! ;-)

    En tout cas, nous ne manquerons pas de vous faire un retour sur ce salon, avec les différentes tendances mais aussi en relatant ce que nous avons retenu de positif, comme de négatif ! ;-)

    Blogalwarming.com sera au salon de l’auto de Genève !

    L’année dernière, j’avais eu la chance d’être invité au salon de l’auto de Genève et j’en avais donc profité pour faire un peu le tour des constructeurs et voir un peu ce qu’ils proposaient pour réduire les émissions de CO2 et d’une manière générale, préserver notre environnement.

    Site web du salon de l'auto de Genève

    Site web du salon de l'auto de Genève

    Cette année, j’ai décidé d’y retourner mais pour le compte de Blogalwarming et vraiment m’attarder sur ce sujet. Visiblement, quelques constructeurs comme Peugeot, ont l’intention de mettre l’accent sur l’écologie lors de cet événement et j’ai hâte de découvrir ce qu’ils peuvent proposer. Je suis toujours assez sceptique face à cette débauche d’énergie ( sans mauvais jeu de mots ) qui ne semble bien souvent n’être que des campagnes de communication. Mais j’ai tout de même l’impression que les changements commencent à prendre forme. Tout d’abord, le citoyen que nous sommes s’intéresse de plus en plus à l’environnement et semble être prêt à investir dans un véhicule plus propres. Ensuite, avec la crise économique actuelle, les constructeurs souhaitent développer des véhicules qui consomment moins et qui donc coûtent moins chers à l’usage.

    Différents constructeurs commencent à communiquer sur ce qu’ils vont présenter au salon de l’auto de Genève et on remarque que la grande tendance est vers ces véhicules plus propres. On va bien voir sur place ce que ça donne et si le déplacement en vaut la chandelle. L’année dernière, j’avais principalement été “épaté” par la campagne de communication de BMW, qui, sans proposer de véhicules révolutionnaires, démontraient qu’un bon vieux diesel pouvait non seulement consommer peu mais aussi polluer peu. J’ai pu tester tout ça en vrai avec une série 5, 520d et effectivement, la consommation tourne autour des 5l/100kms et qui laisse présager d’une pollution moindre. On verra bien quel sera leur discours cette année ! ;-)

    En tout cas, nous ne manquerons pas de vous faire un retour sur ce salon, avec les différentes tendances mais aussi en relatant ce que nous avons retenu de positif, comme de négatif ! ;-)

    mardi 17 février 2009

    TeamDéfis, un autre tour du monde éco-responsable

    Stéphane Narvaez et l’équipe Teamdéfis se lancent dans un tour du monde à la voile. Mais par n’importe quel tour du monde.

    Stéphane Narvaez, skipper du Tocata.

    Stéphane Narvaez, skipper du Tocata.


    Celui-ci sera d’Est en Ouest, à l’encontre des vents et des courants, sur un navire de série qui n’utilisera que les énergies du vent et du soleil. Bref, qui s’affranchira des carburants qui n’ont rien à faire, selon son skipper, sur un navire à voile.

    Blogalwarming a interviewé celui qui se lancera dans ce tour du monde éco-responsable, poussé par le vent des énergies renouvelables en pleine croissance.
    ————————————–
    image_21_normal Blogalwarming : Stéphane Narvaez, vous vous préparez à vous lancer dans une aventure comme il n’en reste guère. Pourriez-vous nous présenter ce projet qui vous tient à cœur ?

    skipper-narvaez-20 Stéphane Narvaez : - Je vais essayer de faire court. Il y a plusieurs volets à ce projet. Un volet humain, un volet navigation, un volet énergétique développement durable, un volet technique, un volet scientifique.

    On va dire que ce qui me tient à cœur c’est le côté longue navigation autour du globe associé à des énergies électriques renouvelables. Il y a eu un gros investissement dans ces générateurs éoliens et solaires. J’aimerais faire un bilan technique de leur usage. Les énergies renouvelables sont des énergies fluctuantes. Leurs stockage et la gestion des consommables sont nécessaires à leur valorisation. Il en est de même pour les grosses éoliennes de 1 à 5MW ou les parcs solaires, pour lesquels on peut stocker (STEP : stockage sous forme de pompage puis turbinage ) ou distribuer via le réseau RTE.

    C’est la notion de partage des ressources qui est intéressante avec les énergies renouvelables. Je veux dire par là que les régions ventées possédant un parc éolien pourront produire pour les régions ne sans vent. C’est la force du Réseau RTE qui transporte l’énergie, garantissant une bonne distribution de la ressource.

    L’aspect scientifique associé à l’Ifremer me donne aussi la satisfaction d’aider, de contribuer modestement à un projet de recherche. Il est important je crois aujourd’hui de communiquer à chacun qu’il n’y a pas de petits gestes ou de petites actions. Plus nous sommes nombreux sur terre, plus la contribution de chacun est importante. Un vrai travail de fourmis sous forme d’actions éco-responsables.

    image_21_normal - Quels ont été les ressorts, les déclencheurs qui vous ont poussé à monter un tel projet ?

    skipper-narvaez-20 - Ça a été des rencontres et le hasard.

    Tout d’abord l’achat du navire en novembre 2005. Il est certainement le plus « marin » des navires de série jamais construits. Il méritait un projet de la sorte.

    Le Tocata navigant sous spi

    Le Tocata navigant sous spi


    Par cette occasion rendre hommage à son architecte André Mauric qui, en dessinant le Mélody, a mis le fruit de toute son expérience, dont celle des Pen Duick d’Eric Tabarly. Une génération de navire pour lesquels les architectes cherchaient à allier performances de vitesse, qualités marines et robustesse. Pour les matériaux et les techniques de l’époque ; on est arrivé avec le Mélody à un sommet de qualité.
    Les autres rencontres ont été des lectures. Ce sont les livres de Jean-Luc Van Den Heede et Alain Maignan. Le premier est le détenteur du record du tour du monde à « l’envers » le second est le premier marin à avoir réalisé le tour du monde en solitaire avec un voilier de série, un Sun Rise. Ainsi, l’envie d’une grande navigation, sera un tour du monde en faisant le mixe de toutes ces expériences, un tour du monde sur les traces de Jean-Luc Van Den Heede avec un bateau de série inspiré par Alain Maignan, les deux réunis font de ce tour du monde à l’envers avec un bateau de série une première dans l’histoire de la navigation à voile.

    Une voie ouverte, celle des projets à budgets modérés qui puisent leurs attraits dans les valeurs, ici celles du développement durable. Pour ma part je rejette la présence d’un quelconque groupe électrogène à bord. Pour moi c’est un non sens. La navigation à voile ne nécessite pas d’électricité. La sécurité et le devoir d’assistance mutuelle en mer imposent de posséder à bord des appareils de communication électriques. Ils devront être alimentés par des énergies renouvelables.

    C’est cet ensemble qui a constitué le « ressort déclencheur ».

    image_21_normal - Parlez-nous donc des deux compagnons de cette aventure: vous-même et votre navire ;)

    skipper-narvaez-20 - En solitaire, il est vrai que le premier compagnon c’est soi-même. Il faut bien le connaître pour lui apporter l’énergie, la force, le moral et le courage d’aller au bout d’une aventure de longue halène, un marathon des mers. Il faudra que je soigne mon estomac (l’alimentation est essentielle à mon moral à terre comme en mer) et que j’évite toute imprudence. Pour ça, il faut avoir ses marques et c’est là effectivement qu’intervient le deuxième compagnon de route, le navire. « Toccata », son nom de baptême. La confiance en ce navire est entière. Je devrai cependant ménager les efforts pour le préserver de la fatigue sur cette longue route. La voile est un sport mécanique pour lequel les ruptures, les casses trouvent des origines très diverses. On peut aller vite et préserver le matériel. La complicité s’installera dès les premiers jours, je serai à l’écoute des bruits, du vent, de la mer mais aussi du navire, des voiles, de la coque…ces bruits sont des indicateurs de bon ou mauvais fonctionnement. On sait s’il souffre mécaniquement ou si les efforts sont modérés. Avec le temps ça devient naturel.

    image_21_normal - Des voyages autour du monde à la voile, il y en a eu et en aura d’autres. En quoi le vôtre est-il si particulier ?

    skipper-narvaez-20 - C’est un tour du monde pour souligner les actions développement durable. Il y a trois particularités à ce tour du monde.

    La première c’est qu’il s’agit d’un tour du monde dans le sens Est-Ouest avec un bateau de série, c’est une première. C’est le volet économique du programme pour lequel les investissements sont très faibles.

    La seconde, c’est de ne compter que sur des énergies renouvelables pour l’électricité du bord. C’est le volet environnemental du programme avec zéro émission de CO2 pour la production de l’électricité. A l’heure où la crise énergétique fait poser les questions fondamentales du partage des ressources, il est essentiel de communiquer l’impérieuse nécessité de faire des économies d’énergies et de donner plus de place aux énergies renouvelables.

    La troisième particularité, c’est la participation active au programme de mesures de l’Ifremer. Ce programme donne à la navigation son volet social. Platon n’a qu’à bien se tenir quand il dit « Il y a trois sortes d’humains, les vivants, les morts et ceux qui parcourent les mers », indiquant la difficulté de cerner le caractère social de l’activité des marins. L’organisation en mer répond à d’autres règles que celles qui gèrent les sociétés. Les activités maritimes n’en sont pas moins une contribution sociale, que ce soit le commerce, la pêche, ou les programmes scientifiques, toutes contribuent au confort de la cité.

    image_21_normal - Lors d’un tour du monde à la voile classique, la consommation de carburant est-elle si importante que ça ?

    skipper-narvaez-20 - Oui elle est importante à deux titres.

    Le premier est général et concerne aussi l’automobile. Il faut savoir que les moteurs à combustion sont d’abord des chaudières avant d’être des moteurs à propulsion ou des génératrices électriques. Le rendement est très mauvais, c’est un véritable gaspillage énergétique.

    Le second est pratique. A bord d’un navire de plaisance équipé en batteries 12V, la consommation quotidienne est de 200 à 250A. Il faut faire tourner un groupe une heure par jour pour apporter cette énergie électrique. Les groupes actuels consomment 1litre à l’heure. Pour ce périple ça représente 240 litres de gasoil. Outre le côté écologique qui fait préférer les énergies renouvelables, il y a la considération du poids embarqué : 240kg de gasoil et 50kg de groupe soit près de 300kg (dont 50kg permanents), alors que les EnR embarquées représentent au total 35kg total et permanent. Ça vaut le coup de faire un effort de gestion de l’énergie.

    image_21_normal - Vous avez de nombreux partenaires, comme des entreprises d’énergie renouvelable, l’IFREMER ou encore l’UE. Comment-ils accueilli votre projet ?

    skipper-narvaez-20 - C’est à eux qu’il faut poser cette question… Toutes ne sont pas partenaires. Certains restent sceptiques ou ne sont pas intéressés tout simplement. C’est une question de sensibilité je crois. Le projet a été accueilli favorablement par une grande majorité des acteurs professionnels.

    image_21_normal - En dehors de l’exploit, quelle est l’utilité de votre périple, quel message voulez-vous faire passer ?

    skipper-narvaez-20 - Sincèrement, si on considère qu’il y a un exploit, ça sera le fruit du travail de toute une équipe. Le fruit d’une expérience de la navigation à la voile. Au-delà de l’exploit, il y a l’envie de naviguer dans toutes ces régions du globe. L’envie de réaliser une première qui permettrait de saluer toute une époque et une génération d’architectes et de navires.

    L’utilité du périple ? Il y a dans cette navigation des valeurs et une sensibilité. Concrètement les actions sont jugées utiles lorsqu’elles servent une cause. J’aimerais servir celle des énergies renouvelables et du développement durable. Je suis préoccupé, comme beaucoup, par le devenir de la planète, par la santé de nos enfants. S’il doit y avoir un message c’est bien celui de la prise de conscience des effets néfastes du développement sans considération écologique.

    L'équipe de Teamdéfis

    L'équipe de Teamdéfis

    image_21_normal - Que diriez-vous à ceux qui rêvent aussi de partir dans une aventure éco-responsable ?

    skipper-narvaez-20 - J’aimerais leur dire de foncer, de prendre des risques et d’aller au bout de leurs envies.

    image_21_normal - Alors, à quand le départ ?

    skipper-narvaez-20 - Le départ est prévu le 07 septembre 2009 de Saint Laurent du Var dans les Alpes Maritimes (06). Il se peut que cette date change sensiblement pour des raisons d’organisation, d’invitations (présence souhaitée de personnalités). Dans tous les cas ça sera annoncé par la presse et sur le site internet www.teamdefis.com

    image_21_normal - Il ne me reste qu’à vous souhaiter “bon vent (et bon soleil) !”

    skipper-narvaez-20 - Merci de votre accueil.

    TeamDéfis, un autre tour du monde éco-responsable

    Stéphane Narvaez et l’équipe Teamdéfis se lancent dans un tour du monde à la voile. Mais par n’importe quel tour du monde.

    Stéphane Narvaez, skipper du Tocata.

    Stéphane Narvaez, skipper du Tocata.


    Celui-ci sera d’Est en Ouest, à l’encontre des vents et des courants, sur un navire de série qui n’utilisera que les énergies du vent et du soleil. Bref, qui s’affranchira des carburants qui n’ont rien à faire, selon son skipper, sur un navire à voile.

    Blogalwarming a interviewé celui qui se lancera dans ce tour du monde éco-responsable, poussé par le vent des énergies renouvelables en pleine croissance.
    ————————————–
    image_21_normal Blogalwarming : Stéphane Narvaez, vous vous préparez à vous lancer dans une aventure comme il n’en reste guère. Pourriez-vous nous présenter ce projet qui vous tient à cœur ?

    skipper-narvaez-20 Stéphane Narvaez : - Je vais essayer de faire court. Il y a plusieurs volets à ce projet. Un volet humain, un volet navigation, un volet énergétique développement durable, un volet technique, un volet scientifique.

    On va dire que ce qui me tient à cœur c’est le côté longue navigation autour du globe associé à des énergies électriques renouvelables. Il y a eu un gros investissement dans ces générateurs éoliens et solaires. J’aimerais faire un bilan technique de leur usage. Les énergies renouvelables sont des énergies fluctuantes. Leurs stockage et la gestion des consommables sont nécessaires à leur valorisation. Il en est de même pour les grosses éoliennes de 1 à 5MW ou les parcs solaires, pour lesquels on peut stocker (STEP : stockage sous forme de pompage puis turbinage ) ou distribuer via le réseau RTE.

    C’est la notion de partage des ressources qui est intéressante avec les énergies renouvelables. Je veux dire par là que les régions ventées possédant un parc éolien pourront produire pour les régions ne sans vent. C’est la force du Réseau RTE qui transporte l’énergie, garantissant une bonne distribution de la ressource.

    L’aspect scientifique associé à l’Ifremer me donne aussi la satisfaction d’aider, de contribuer modestement à un projet de recherche. Il est important je crois aujourd’hui de communiquer à chacun qu’il n’y a pas de petits gestes ou de petites actions. Plus nous sommes nombreux sur terre, plus la contribution de chacun est importante. Un vrai travail de fourmis sous forme d’actions éco-responsables.

    image_21_normal - Quels ont été les ressorts, les déclencheurs qui vous ont poussé à monter un tel projet ?

    skipper-narvaez-20 - Ça a été des rencontres et le hasard.

    Tout d’abord l’achat du navire en novembre 2005. Il est certainement le plus « marin » des navires de série jamais construits. Il méritait un projet de la sorte.

    Le Tocata navigant sous spi

    Le Tocata navigant sous spi


    Par cette occasion rendre hommage à son architecte André Mauric qui, en dessinant le Mélody, a mis le fruit de toute son expérience, dont celle des Pen Duick d’Eric Tabarly. Une génération de navire pour lesquels les architectes cherchaient à allier performances de vitesse, qualités marines et robustesse. Pour les matériaux et les techniques de l’époque ; on est arrivé avec le Mélody à un sommet de qualité.
    Les autres rencontres ont été des lectures. Ce sont les livres de Jean-Luc Van Den Heede et Alain Maignan. Le premier est le détenteur du record du tour du monde à « l’envers » le second est le premier marin à avoir réalisé le tour du monde en solitaire avec un voilier de série, un Sun Rise. Ainsi, l’envie d’une grande navigation, sera un tour du monde en faisant le mixe de toutes ces expériences, un tour du monde sur les traces de Jean-Luc Van Den Heede avec un bateau de série inspiré par Alain Maignan, les deux réunis font de ce tour du monde à l’envers avec un bateau de série une première dans l’histoire de la navigation à voile.

    Une voie ouverte, celle des projets à budgets modérés qui puisent leurs attraits dans les valeurs, ici celles du développement durable. Pour ma part je rejette la présence d’un quelconque groupe électrogène à bord. Pour moi c’est un non sens. La navigation à voile ne nécessite pas d’électricité. La sécurité et le devoir d’assistance mutuelle en mer imposent de posséder à bord des appareils de communication électriques. Ils devront être alimentés par des énergies renouvelables.

    C’est cet ensemble qui a constitué le « ressort déclencheur ».

    image_21_normal - Parlez-nous donc des deux compagnons de cette aventure: vous-même et votre navire ;)

    skipper-narvaez-20 - En solitaire, il est vrai que le premier compagnon c’est soi-même. Il faut bien le connaître pour lui apporter l’énergie, la force, le moral et le courage d’aller au bout d’une aventure de longue halène, un marathon des mers. Il faudra que je soigne mon estomac (l’alimentation est essentielle à mon moral à terre comme en mer) et que j’évite toute imprudence. Pour ça, il faut avoir ses marques et c’est là effectivement qu’intervient le deuxième compagnon de route, le navire. « Toccata », son nom de baptême. La confiance en ce navire est entière. Je devrai cependant ménager les efforts pour le préserver de la fatigue sur cette longue route. La voile est un sport mécanique pour lequel les ruptures, les casses trouvent des origines très diverses. On peut aller vite et préserver le matériel. La complicité s’installera dès les premiers jours, je serai à l’écoute des bruits, du vent, de la mer mais aussi du navire, des voiles, de la coque…ces bruits sont des indicateurs de bon ou mauvais fonctionnement. On sait s’il souffre mécaniquement ou si les efforts sont modérés. Avec le temps ça devient naturel.

    image_21_normal - Des voyages autour du monde à la voile, il y en a eu et en aura d’autres. En quoi le vôtre est-il si particulier ?

    skipper-narvaez-20 - C’est un tour du monde pour souligner les actions développement durable. Il y a trois particularités à ce tour du monde.

    La première c’est qu’il s’agit d’un tour du monde dans le sens Est-Ouest avec un bateau de série, c’est une première. C’est le volet économique du programme pour lequel les investissements sont très faibles.

    La seconde, c’est de ne compter que sur des énergies renouvelables pour l’électricité du bord. C’est le volet environnemental du programme avec zéro émission de CO2 pour la production de l’électricité. A l’heure où la crise énergétique fait poser les questions fondamentales du partage des ressources, il est essentiel de communiquer l’impérieuse nécessité de faire des économies d’énergies et de donner plus de place aux énergies renouvelables.

    La troisième particularité, c’est la participation active au programme de mesures de l’Ifremer. Ce programme donne à la navigation son volet social. Platon n’a qu’à bien se tenir quand il dit « Il y a trois sortes d’humains, les vivants, les morts et ceux qui parcourent les mers », indiquant la difficulté de cerner le caractère social de l’activité des marins. L’organisation en mer répond à d’autres règles que celles qui gèrent les sociétés. Les activités maritimes n’en sont pas moins une contribution sociale, que ce soit le commerce, la pêche, ou les programmes scientifiques, toutes contribuent au confort de la cité.

    image_21_normal - Lors d’un tour du monde à la voile classique, la consommation de carburant est-elle si importante que ça ?

    skipper-narvaez-20 - Oui elle est importante à deux titres.

    Le premier est général et concerne aussi l’automobile. Il faut savoir que les moteurs à combustion sont d’abord des chaudières avant d’être des moteurs à propulsion ou des génératrices électriques. Le rendement est très mauvais, c’est un véritable gaspillage énergétique.

    Le second est pratique. A bord d’un navire de plaisance équipé en batteries 12V, la consommation quotidienne est de 200 à 250A. Il faut faire tourner un groupe une heure par jour pour apporter cette énergie électrique. Les groupes actuels consomment 1litre à l’heure. Pour ce périple ça représente 240 litres de gasoil. Outre le côté écologique qui fait préférer les énergies renouvelables, il y a la considération du poids embarqué : 240kg de gasoil et 50kg de groupe soit près de 300kg (dont 50kg permanents), alors que les EnR embarquées représentent au total 35kg total et permanent. Ça vaut le coup de faire un effort de gestion de l’énergie.

    image_21_normal - Vous avez de nombreux partenaires, comme des entreprises d’énergie renouvelable, l’IFREMER ou encore l’UE. Comment-ils accueilli votre projet ?

    skipper-narvaez-20 - C’est à eux qu’il faut poser cette question… Toutes ne sont pas partenaires. Certains restent sceptiques ou ne sont pas intéressés tout simplement. C’est une question de sensibilité je crois. Le projet a été accueilli favorablement par une grande majorité des acteurs professionnels.

    image_21_normal - En dehors de l’exploit, quelle est l’utilité de votre périple, quel message voulez-vous faire passer ?

    skipper-narvaez-20 - Sincèrement, si on considère qu’il y a un exploit, ça sera le fruit du travail de toute une équipe. Le fruit d’une expérience de la navigation à la voile. Au-delà de l’exploit, il y a l’envie de naviguer dans toutes ces régions du globe. L’envie de réaliser une première qui permettrait de saluer toute une époque et une génération d’architectes et de navires.

    L’utilité du périple ? Il y a dans cette navigation des valeurs et une sensibilité. Concrètement les actions sont jugées utiles lorsqu’elles servent une cause. J’aimerais servir celle des énergies renouvelables et du développement durable. Je suis préoccupé, comme beaucoup, par le devenir de la planète, par la santé de nos enfants. S’il doit y avoir un message c’est bien celui de la prise de conscience des effets néfastes du développement sans considération écologique.

    L'équipe de Teamdéfis

    L'équipe de Teamdéfis

    image_21_normal - Que diriez-vous à ceux qui rêvent aussi de partir dans une aventure éco-responsable ?

    skipper-narvaez-20 - J’aimerais leur dire de foncer, de prendre des risques et d’aller au bout de leurs envies.

    image_21_normal - Alors, à quand le départ ?

    skipper-narvaez-20 - Le départ est prévu le 07 septembre 2009 de Saint Laurent du Var dans les Alpes Maritimes (06). Il se peut que cette date change sensiblement pour des raisons d’organisation, d’invitations (présence souhaitée de personnalités). Dans tous les cas ça sera annoncé par la presse et sur le site internet www.teamdefis.com

    image_21_normal - Il ne me reste qu’à vous souhaiter “bon vent (et bon soleil) !”

    skipper-narvaez-20 - Merci de votre accueil.

    mardi 10 février 2009

    Pièces à conviction : l’uranium en cause

    uraniumLe 11 février, le nouveau numéro du magazine “Pièces à conviction” sur France 3 évoquera  “le scandale de la France contaminée” : pour défendre la thèse que des millions de tonnes d’uranium sont dispersées dans toute la France.

    Ce sujet fait polémique, le groupe Areva a fait appel au CSA car il juge que l’enquête est “contraire à la déontologie”.

    Pourquoi une telle polémique ?

    Selon l’émission, depuis plusieurs dizaines d’années, des déchets radioactifs très dangereux sont ensevelis à la campagne, près des villages, ou près des villes.
    Ces déchets étant très difficilement dégradables, ils vont polluer l’environnement pendant des centaines d’années.

    Selon l’émission toujours, ils auraient également servi à construire des routes, des parkings, des logement, des écoles, et même des aires de jeux pour enfants.

    Si cette information s’avère exacte, je comprends tout à fait le titre du sujet développé sur France 3 ce mercredi : “Le scandale de la France contaminée”…

    C’est à Gueugnon, en Saône-et-Loire, Sur le parking d’un stade, que l’émission débutera :

    ….[...] le détecteur de radiation d’un spécialiste de la Criirad crépite à tout va.
    Là, sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs ont été dispersés sur un terrain ouvert à tout venant. Ironie du sort, ce terrain a même accueilli un “parcours de santé”. Gueugnon est “la toute dernière ville ayant découvert qu’elle était concernée par ce problème des déchets radioactifs”…..[...]

    Rendez-vous demain soir (20h35) sur France 3, ce magasine présenté par Elise Lucet, risque de laisser des traces… et pas que d’uranium!

    Sources : Europe 1 - France 3 -

    Pièces à conviction : l’uranium en cause

    uraniumLe 11 février, le nouveau numéro du magazine “Pièces à conviction” sur France 3 évoquera  “le scandale de la France contaminée” : pour défendre la thèse que des millions de tonnes d’uranium sont dispersées dans toute la France.

    Ce sujet fait polémique, le groupe Areva a fait appel au CSA car il juge que l’enquête est “contraire à la déontologie”.

    Pourquoi une telle polémique ?

    Selon l’émission, depuis plusieurs dizaines d’années, des déchets radioactifs très dangereux sont ensevelis à la campagne, près des villages, ou près des villes.
    Ces déchets étant très difficilement dégradables, ils vont polluer l’environnement pendant des centaines d’années.

    Selon l’émission toujours, ils auraient également servi à construire des routes, des parkings, des logement, des écoles, et même des aires de jeux pour enfants.

    Si cette information s’avère exacte, je comprends tout à fait le titre du sujet développé sur France 3 ce mercredi : “Le scandale de la France contaminée”…

    C’est à Gueugnon, en Saône-et-Loire, Sur le parking d’un stade, que l’émission débutera :

    ….[...] le détecteur de radiation d’un spécialiste de la Criirad crépite à tout va.
    Là, sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs ont été dispersés sur un terrain ouvert à tout venant. Ironie du sort, ce terrain a même accueilli un “parcours de santé”. Gueugnon est “la toute dernière ville ayant découvert qu’elle était concernée par ce problème des déchets radioactifs”…..[...]

    Rendez-vous demain soir (20h35) sur France 3, ce magazine présenté par Elise Lucet, risque de laisser des traces… et pas que d’uranium!

    Sources : Europe 1 - France 3 -

    mardi 3 février 2009

    Premier lycée 100% énergies propres en Europe !

    À la rentrée prochaine, à Poitiers, ville située en France dans le Poitou, le lycée professionnel Kyoto va ouvrir ses portes. Rien d’exceptionnel me répondrez-vous ! Et bien si… il est  “zéro énergie fossile”, objectif demandé par la Présidente de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal en sus des objectifs HQE® ! En d’autre terme, il produira lui-même l’énergie dont il a besoin, sans rejet de gaz à effet de serre.

    Atrium recouvert par 1000 m2 de capteurs photovoltaïques

    Atrium recouvert par 1000 m2 de capteurs photovoltaïques

    Sur une superficie de 19 600 m2, cet établissement accueillera 500 élèves dans les filières de l’hôtellerie et de l’agriculture. La conception d’un tel projet à été confié à l’agence SCAU qui a réalisé notamment le stade de France.

    Les défis à relevés sont nombreux et les difficultés rencontrées aussi. Par exemple, comme le précise François Gillard, l’architecte en charge du projet : “le lycée Kyoto accueillera des lycées professionnels d’hôtellerie avec des cuisines de formation qui consomment beaucoup d’énergie. Cela pose donc des problématiques particulières.”

    Pour respecter à la fois la démarche HQE® et l’objectif “zéro energie fossile”, voici les solutions qui ont été retenues :

    • Une cuve 1000 m3 pour stocker la chaleur collectée en été.
    • Le choix de l’huile végétale pour faire fonctionner les 2 unités de cogénération de 25 kW électrique.
    • 1000 m2 de panneaux photovoltaïques pour capter la chaleur.

    Comment fonctionne le stockage d'énergie solaire

    Ces installations permettront de répondre aux critères suivants - source Blog-poitou-charentes.fr :

    • “La réduction des dépenses énergétiques (éclairage et équipements à faible consommation, y compris pour l’ensemble des équipements de cuisine) ;”
    • “La récupération d’énergie (double flux avec échangeur, ventilation nocturne, hotte avec récupérateur de calories, stockage de calories inter saisonnier…) ;”

    Voici quelques chiffres qui vous permettront d’apprécier les prouesses faîtes dans ce projet expérimental HQE® - Haute Qualité Environnementale - :

    • Consommation de chauffage : 3 kWh / m2 et par an alors que la “norme” actuelle est de 90 kWh / m2 et par an.
    • Réduction des consommations électriques : 1 kWh / m2 par an alors que la “norme” actuelle est de 45 kWh / m2 et par an.

    Mieux que des mots, je vous propose de regarder cette vidéo très explicite du projet, le tout fait en image de synthèse. On s’y croirait presque !

    Cliquer ici pour voir la vidéo.

    Un blog a été dédié à ce projet expérimental pour suivre les différentes étapes : Projet lycée Kyoto.

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