Ecoblogie

Syndication de blogs sur l'écologie, l'environnement, le développement durable...

mardi 3 février 2009

Premier lycée 100% énergies propres en Europe !

À la rentrée prochaine, à Poitiers, ville située en France dans le Poitou, le lycée professionnel Kyoto va ouvrir ses portes. Rien d’exceptionnel me répondrez-vous ! Et bien si… il est  “zéro énergie fossile”, objectif demandé par la Présidente de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal en sus des objectifs HQE® ! En d’autre terme, il produira lui-même l’énergie dont il a besoin, sans rejet de gaz à effet de serre.

Atrium recouvert par 1000 m2 de capteurs photovoltaïques

Atrium recouvert par 1000 m2 de capteurs photovoltaïques

Sur une superficie de 19 600 m2, cet établissement accueillera 500 élèves dans les filières de l’hôtellerie et de l’agriculture. La conception d’un tel projet à été confié à l’agence SCAU qui a réalisé notamment le stade de France.

Les défis à relevés sont nombreux et les difficultés rencontrées aussi. Par exemple, comme le précise François Gillard, l’architecte en charge du projet : “le lycée Kyoto accueillera des lycées professionnels d’hôtellerie avec des cuisines de formation qui consomment beaucoup d’énergie. Cela pose donc des problématiques particulières.”

Pour respecter à la fois la démarche HQE® et l’objectif “zéro energie fossile”, voici les solutions qui ont été retenues :

  • Une cuve 1000 m3 pour stocker la chaleur collectée en été.
  • Le choix de l’huile végétale pour faire fonctionner les 2 unités de cogénération de 25 kW électrique.
  • 1000 m2 de panneaux photovoltaïques pour capter la chaleur.

Comment fonctionne le stockage d'énergie solaire

Ces installations permettront de répondre aux critères suivants - source Blog-poitou-charentes.fr :

  • “La réduction des dépenses énergétiques (éclairage et équipements à faible consommation, y compris pour l’ensemble des équipements de cuisine) ;”
  • “La récupération d’énergie (double flux avec échangeur, ventilation nocturne, hotte avec récupérateur de calories, stockage de calories inter saisonnier…) ;”

Voici quelques chiffres qui vous permettront d’apprécier les prouesses faîtes dans ce projet expérimental HQE® - Haute Qualité Environnementale - :

  • Consommation de chauffage : 3 kWh / m2 et par an alors que la “norme” actuelle est de 90 kWh / m2 et par an.
  • Réduction des consommations électriques : 1 kWh / m2 par an alors que la “norme” actuelle est de 45 kWh / m2 et par an.

Mieux que des mots, je vous propose de regarder cette vidéo très explicite du projet, le tout fait en image de synthèse. On s’y croirait presque !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Un blog a été dédié à ce projet expérimental pour suivre les différentes étapes : Projet lycée Kyoto.

vendredi 30 janvier 2009

Première en Suisse: un canton interdit les sacs plastiques

Les sacs plastiques seront interdits sur le territoire du dernier né des cantons suisses, le canton du Jura. Le Parlement jurassien a accepté le 27 janvier 2009 par 39 voix contre 10 une motion exigeant du gouvernement qu’il prenne des mesures pour que les magasins ne distribuent plus des sacs en polyéthylène.

sac_plastique

Le Jura est ainsi le premier canton à interdire la distribution de ces sachets en plastique sur tout son territoire.

La motion est irréalisable“, a estimé le ministre de l’environnement Laurent Schaffter qui avait plaidé pour une solution nationale.

La durée d’utilisation d’un sachet en plastique est d’environ 25 minutes avant de finir dans une poubelle“, a rappelé l’auteur de la motion Michel Thentz. “Nous pouvons donner un signal fort“, a-t-il encore ajouté en estimant que la motion était parfaitement réalisable si chacun y mettait du sien.

Le gouvernement cantonal a tenté en vain de s’opposer à  cette interdiction. Le ministre de l’environnement Laurent Schaffter a estimé qu’il sera très difficile de contrôler l’application de cette mesure dans les magasins.

Au vote, seuls les députés radicaux et quelques PDC (démocrates-chétiens) l’ont suivi. Pour les lecteurs non suisses, ces partis sont conservateurs, pour ne pas dire plus.

Il faudra un peu de temps pour mettre cette décision en place, mais elle est réjouissante et novatrice.

Première en Suisse: un canton interdit les sacs plastiques

Les sacs plastiques seront interdits sur le territoire du dernier né des cantons suisses, le canton du Jura. Le Parlement jurassien a accepté le 27 janvier 2009 par 39 voix contre 10 une motion exigeant du gouvernement qu’il prenne des mesures pour que les magasins ne distribuent plus des sacs en polyéthylène.

sac_plastique

Le Jura est ainsi le premier canton à interdire la distribution de ces sachets en plastique sur tout son territoire.

La motion est irréalisable“, a estimé le ministre de l’environnement Laurent Schaffter qui avait plaidé pour une solution nationale.

La durée d’utilisation d’un sachet en plastique est d’environ 25 minutes avant de finir dans une poubelle“, a rappelé l’auteur de la motion Michel Thentz. “Nous pouvons donner un signal fort“, a-t-il encore ajouté en estimant que la motion était parfaitement réalisable si chacun y mettait du sien.

Le gouvernement cantonal a tenté en vain de s’opposer à  cette interdiction. Le ministre de l’environnement Laurent Schaffter a estimé qu’il sera très difficile de contrôler l’application de cette mesure dans les magasins.

Au vote, seuls les députés radicaux et quelques PDC (démocrates-chétiens) l’ont suivi. Pour les lecteurs non suisses, ces partis sont conservateurs, pour ne pas dire plus.

Il faudra un peu de temps pour mettre cette décision en place, mais elle est réjouissante et novatrice.

lundi 26 janvier 2009

Vendée Globe: des innovations dans le vent

Depuis début Novembre 2008, nous entendons beaucoup parler de certains bateaux sur l’eau… Certains diront que nous en entendons trop parler, d’autres pas assez… Il est vrai que ces 30 skippers prenant la mer pour trois mois seuls sans escale, peuvent passer pour des fous. Au vu des évènements et de l’extra-médiatisation qui ont marqué cette édition 2008-2009, ces marins passent malheureusement plus pour des enfants gâtés s’amusant avec des jouets de plusieurs milliers d’euros. On souligne trop peu le courage de ces Hommes pour privilégier le sensationnel.

Mais le Vendée Globe, c’est aussi une très bonne occasion de tester grandeur nature des projets multiples pour la protection de notre planète !

Sur chacun des 30 bateaux au départ de cette course qu’est le Vendée Globe, on retrouve en effet des outils et éléments qui constituent de véritables avancées technologiques. Les courses comme celles-ci ont en effet permis le développement de matériaux composites utilisés depuis dans d’autres secteurs. Elles sont aussi l’occasion de tester différentes méthodes de gestion de l’énergie a bord, afin de limiter le poids tout en assurant la production d’énergie pour la vie et le fonctionnement des instruments du bord.

Mais prenons l’exemple d’un de ces bateaux, et voyons donc ce que ces solitaires pourraient nous apporter dans notre vie de tous les jours… Parlons donc de Fondation Ocean Vital.

Bateau Fondation Ocean Vital

Ce bateau, son sponsor et son skipper Raphael Dinelli, sont un symbole du Vendée Globe. C’est en effet un vieux bateau qui a déjà accompli deux fois ce tour du monde, skippé par un marin qui connait tres bien le Vendée Globe pour en avoir vu toutes les facettes au gré de ses trois précédentes tentatives de tour du globe.

Mais ce bateau a quelque chose de plus. Ne pouvant rivaliser avec les prototypes flambant neufs de certains de ses concurrents, Raphael Dinelli a misé sur un autre aspect du Vendée Globe : la mise en valeur des énergies renouvelables. Cette fondation, dont il est l’un des fondateurs, et soutenue par Nicolas Hulot notamment, c’est toute une facade de la vie de Raphael.

Il tente donc actuellement de boucler ce Vendée Globe sans utiliser aucune énergie fossile ! Nous avions déja  parlé  de PlanetSolar il y a quelque temps sur blogalwarming, et bien Fondation Ocean Vital teste en ce moment meme la faisabilité d’un tel projet : en divisant par dix le poids habituel des panneaux photovoltaïques, mais en gardant un rendement équivalent, le bateau est en partie assuré de fonctionner sans gazoil pendant ce tour du monde avec 13 metres carrés de panneaux répartis sur le pont.

Et s’il n’y a pas de soleil me direz-vous ? Et bien c’est une autre innovation qui a été ajoutée au dispositif : une éolienne a axe vertical, pouvant produire de l’énergie des les premiers souffles de vent jusque Force 10, va permettre a Raphaël de compléter son dispositif. A défaut de l’argent nécessaire a la fabrication d’un bateau completement dévoué aux développement durable, Fondation OeanVital révolutionne le Vendée Globe en imaginant un tour du monde encore plus extreme !

Eolienne Fondation Ocean Vital

Credits Hervé Benetreau

 

Mais quel est l’intéret pour nous autres, scotchés sur le plancher des vaches ? Il est vrai que je ne compte pas faire de tour du monde a la voile en solitaire dans les prochaines années. Mais quid de ces panneaux solaires, d’ailleurs fabriqués a partir de composants d’ordinateurs recyclés en Belgique. Imaginons les conditions extremes d’un tour du monde a la voile, les changements de temperature, les précipitations, l’humidité permanente, les pas du skipper, … Lors d’un tour du monde, ces panneaux solaires vont en fait subir l’équivalent de 20 a 40 ans d’utilisation a terre ! S’ils survivent ce Vendée, ils seront donc tout prets pour une utilisation dans nos habitations pour un usage plus “commun”.

Ce Vendée Globe est donc une vraie aubaine pour notre quotidien de demain ! Si on ajoute a cela les prélevements d’eau ou dispositions de balises dans les différents océans, nous pouvons vraiment féliciter ces marins un peu fous dont on parle dans nos journaux depuis deux mois !

Vendée Globe: des innovations dans le vent

Depuis début Novembre 2008, nous entendons beaucoup parler de certains bateaux sur l’eau… Certains diront que nous en entendons trop parler, d’autres pas assez… Il est vrai que ces 30 skippers prenant la mer pour trois mois seuls sans escale, peuvent passer pour des fous. Au vu des évènements et de l’extra-médiatisation qui ont marqué cette édition 2008-2009, ces marins passent malheureusement plus pour des enfants gâtés s’amusant avec des jouets de plusieurs milliers d’euros. On souligne trop peu le courage de ces Hommes pour privilégier le sensationnel.

Mais le Vendée Globe, c’est aussi une très bonne occasion de tester grandeur nature des projets multiples pour la protection de notre planète !

Sur chacun des 30 bateaux au départ de cette course qu’est le Vendée Globe, on retrouve en effet des outils et éléments qui constituent de véritables avancées technologiques. Les courses comme celles-ci ont en effet permis le développement de matériaux composites utilisés depuis dans d’autres secteurs. Elles sont aussi l’occasion de tester différentes méthodes de gestion de l’énergie a bord, afin de limiter le poids tout en assurant la production d’énergie pour la vie et le fonctionnement des instruments du bord.

Mais prenons l’exemple d’un de ces bateaux, et voyons donc ce que ces solitaires pourraient nous apporter dans notre vie de tous les jours… Parlons donc de Fondation Ocean Vital.

Bateau Fondation Ocean Vital

Ce bateau, son sponsor et son skipper Raphael Dinelli, sont un symbole du Vendée Globe. C’est en effet un vieux bateau qui a déjà accompli deux fois ce tour du monde, skippé par un marin qui connait tres bien le Vendée Globe pour en avoir vu toutes les facettes au gré de ses trois précédentes tentatives de tour du globe.

Mais ce bateau a quelque chose de plus. Ne pouvant rivaliser avec les prototypes flambant neufs de certains de ses concurrents, Raphael Dinelli a misé sur un autre aspect du Vendée Globe : la mise en valeur des énergies renouvelables. Cette fondation, dont il est l’un des fondateurs, et soutenue par Nicolas Hulot notamment, c’est toute une facade de la vie de Raphael.

Il tente donc actuellement de boucler ce Vendée Globe sans utiliser aucune énergie fossile ! Nous avions déja  parlé  de PlanetSolar il y a quelque temps sur blogalwarming, et bien Fondation Ocean Vital teste en ce moment meme la faisabilité d’un tel projet : en divisant par dix le poids habituel des panneaux photovoltaïques, mais en gardant un rendement équivalent, le bateau est en partie assuré de fonctionner sans gazoil pendant ce tour du monde avec 13 metres carrés de panneaux répartis sur le pont.

Et s’il n’y a pas de soleil me direz-vous ? Et bien c’est une autre innovation qui a été ajoutée au dispositif : une éolienne a axe vertical, pouvant produire de l’énergie des les premiers souffles de vent jusque Force 10, va permettre a Raphaël de compléter son dispositif. A défaut de l’argent nécessaire a la fabrication d’un bateau completement dévoué aux développement durable, Fondation OeanVital révolutionne le Vendée Globe en imaginant un tour du monde encore plus extreme !

Eolienne Fondation Ocean Vital

Credits Hervé Benetreau

 

Mais quel est l’intéret pour nous autres, scotchés sur le plancher des vaches ? Il est vrai que je ne compte pas faire de tour du monde a la voile en solitaire dans les prochaines années. Mais quid de ces panneaux solaires, d’ailleurs fabriqués a partir de composants d’ordinateurs recyclés en Belgique. Imaginons les conditions extremes d’un tour du monde a la voile, les changements de temperature, les précipitations, l’humidité permanente, les pas du skipper, … Lors d’un tour du monde, ces panneaux solaires vont en fait subir l’équivalent de 20 a 40 ans d’utilisation a terre ! S’ils survivent ce Vendée, ils seront donc tout prets pour une utilisation dans nos habitations pour un usage plus “commun”.

Ce Vendée Globe est donc une vraie aubaine pour notre quotidien de demain ! Si on ajoute a cela les prélevements d’eau ou dispositions de balises dans les différents océans, nous pouvons vraiment féliciter ces marins un peu fous dont on parle dans nos journaux depuis deux mois !

jeudi 22 janvier 2009

Logiciels écolo pour une informatique durable

Sensible au développement durable et utilisateur assidu de votre ordinateur, vous vous-êtes peut-être interrogé: “Comment concilier les deux ?”
Vous pouvez déjà choisir de surfer écolo. Ensuite, vous pouvez adopter ces quelques logiciels gratuits pour rendre votre poste informatique un peu plus durable.

Ces différents outils permettent d’économiser l’énergie ou encore le papier et l’encre et donc les ressources naturelles. Ils réduisent aussi les pollutions et déchets engendrés par l’exploitation de ces ressources.

D’autres évaluent la quantité d’énergie utilisée et de CO2 émis. Ils permettent en complément d’acheter des crédits carbone pour compenser ces émissions de gaz à effet de serre.

Parmi ces applications, quelques-unes proposent d’afficher en ligne des statistiques sur les économies ainsi réalisées, sous la forme de kWh, d’arbres économisés ou encore d’émissions de CO2 évitées ou compensées.

Ces statistiques peuvent être utilisées comme indicateurs pour les entreprises et les collectivités engagées dans le développement durable.

Voyons de plus près ces applications:

    * Gestion de l’énergie:

  • Localcooling
  • Panneau d'affichage de LocalCooling, avec le récapitulatif des économies réalisées.

    Panneau d'affichage de LocalCooling, avec le récapitulatif des économies réalisées.


    Ce logiciel (Localcooling), découvert via le groupe de travail du CNRS sur l’informatique durable, permet de simplifier la gestion de l’énergie d’un ordinateur et d’élaborer quelque stats sur ces économies. Il dispose en outre d’un volet “social” permettant de partager ses stats. Certaines entreprises l’utilisent pour valoriser leur action environnementale.

    Ce logiciel m’a convaincu malgré ses défauts et il tourne depuis sur mon ordi. Il a l’avantage d’être discret et de pouvoir se configurer avec précision. En revanche, les stats sont approximatives:
    - estimation basée sur un écran 21′, quelques soient les dimensions réelles.
    - énergie économisée exprimée en Watt (OK) mais aussi en barils de pétrole US, peu pertinents pour la France, dont le mix énergétique est très différent dans la production d’électricité (nucléaire) et où les barils n’ont pas la même contenance.
    - l’extension à un nombre d’arbres à partir d’équivalent carbone est donc tout aussi faussée.

    Mais cela reste un indicateur et une aide à la gestion de l’énergie du poste informatique.

  • CO2Saver
  • Co2Saver

    CO2 Saver toolbar est un logiciel gratuit de Snap Technology qui se présente sous la forme d’une barre-widget.

    Il fonctionne pour l’instant uniquement sous Windows XP et Vista.

    La barre de CO2Saver expliquée

    La barre de CO2Saver expliquée

    Il permet de configurer votre ordinateur pour que celui-ci consomme moins d’énergie lorsqu’il n’est pas utilisé (extinction d’écran, veille, etc.). Les économies générées sont converties en équivalent CO2 (par défaut en « pounds », mais le système métrique peut être activé dans les options).

    En dehors de simplement vous informer de vos efforts de lutte contre le changement global (wiki), CO2 Saver intègre lui aussi un élément de partage social, avec l’affichage des économies de l’ensemble de la communauté « CO2 Saver » et de votre propre groupe.

    Par ailleurs, cette application est doublée d’une barre de recherche qui fonctionne avec plusieurs moteurs de recherche (Google par défaut). Cette dernière fonctionnalité me parait très anecdotique. Il existe déjà beaucoup d’extensions qui offrent ce service et le lien avec les économies d’énergie ne me saute pas aux yeux. Ce serait déjà plus intéressant si les moteurs de recherche étaient « durables »

  • CO2Stats basic
  • CO2Stats propose quant à lui d’évaluer les émissions de CO2 d’un site ou d’un blog puis, éventuellement, de les compenser. Pour plus de détails, je vous renvoie à “CO2Stats, mesurez l’impact de votre site“.

      * Gestion du papier et de l’encre
  • Greenprint:
  • Des millions d'arbres ne peuvent faire de mal

    Des millions d'arbres ne peuvent faire de mal

    GreenPrint est une imprimante virtuelle qui permet de transformer vos impressions en PDF plutôt qu’en papier. Attention cependant à l’installation, qui fut assez laborieuse dans mon cas.

    Un des plus de GreenPrint est la suppression de certains éléments avant l’impression, comme les dernières pages où l’on ne trouve qu’une publicité, par exemple.
    L’indicateur de papier économisé autorise en outre le partage de vos statistiques, si votre organisme veut l’utiliser comme indicateur de son engagement dans une démarche durable, entre-autre.

    Sur le même principe, il y a aussi PDFCreator, qui n’affiche pas de prétention environnementale mais qui réduit tout autant la consommation de papier et d’encre.

  • PrintWhatYouLike
  • N'imprimez que ce que vous voulez

    N'imprimez que ce que vous voulez

    Ce service en ligne permet d’optimiser une page web avant de l’imprimer, en retirant par exemples les info sur la navigation, la pub, des illustrations ou données inutiles. Ce service s’apparente à GreenPrint, mais en ligne: aucune installation à faire mais accessible uniquement avec le net, ce qui n’est pas très gênant car il s’agit de traiter des pages web.

      Conclusion:

    Les pistes pour réduire votre impact environnemental et climatique lorsque vous utilisez votre ordinateur sont donc multiples. Il y a bien d’autres logiciels dans la même veine que ceux-ci, je ne vous ai donc présenté que ceux que j’ai testé et adopté.

    Mais les postes les plus importants à prendre en compte pour rendre l’informatique durable reste la gestion de l’énergie (achat de matériel performant, réglage du gestionnaire d’énergie) et celle des déchets toxiques (achat responsables et recyclage).

    Pour allez plus loin, voici un échantillon de liens sur ce sujet: InformatiqueDurable.

    Logiciels écolo pour une informatique durable

    Sensible au développement durable et utilisateur assidu de votre ordinateur, vous vous-êtes peut-être interrogé: “Comment concilier les deux ?”
    Vous pouvez déjà choisir de surfer écolo. Ensuite, vous pouvez adopter ces quelques logiciels gratuits pour rendre votre poste informatique un peu plus durable.

    Ces différents outils permettent d’économiser l’énergie ou encore le papier et l’encre et donc les ressources naturelles. Ils réduisent aussi les pollutions et déchets engendrés par l’exploitation de ces ressources.

    D’autres évaluent la quantité d’énergie utilisée et de CO2 émis. Ils permettent en complément d’acheter des crédits carbone pour compenser ces émissions de gaz à effet de serre.

    Parmi ces applications, quelques-unes proposent d’afficher en ligne des statistiques sur les économies ainsi réalisées, sous la forme de kWh, d’arbres économisés ou encore d’émissions de CO2 évitées ou compensées.

    Ces statistiques peuvent être utilisées comme indicateurs pour les entreprises et les collectivités engagées dans le développement durable.

    Voyons de plus près ces applications:

      * Gestion de l’énergie:

  • Localcooling
  • Panneau d'affichage de LocalCooling, avec le récapitulatif des économies réalisées.

    Panneau d'affichage de LocalCooling, avec le récapitulatif des économies réalisées.


    Ce logiciel (Localcooling), découvert via le groupe de travail du CNRS sur l’informatique durable, permet de simplifier la gestion de l’énergie d’un ordinateur et d’élaborer quelque stats sur ces économies. Il dispose en outre d’un volet “social” permettant de partager ses stats. Certaines entreprises l’utilisent pour valoriser leur action environnementale.

    Ce logiciel m’a convaincu malgré ses défauts et il tourne depuis sur mon ordi. Il a l’avantage d’être discret et de pouvoir se configurer avec précision. En revanche, les stats sont approximatives:
    - estimation basée sur un écran 21′, quelques soient les dimensions réelles.
    - énergie économisée exprimée en Watt (OK) mais aussi en barils de pétrole US, peu pertinents pour la France, dont le mix énergétique est très différent dans la production d’électricité (nucléaire) et où les barils n’ont pas la même contenance.
    - l’extension à un nombre d’arbres à partir d’équivalent carbone est donc tout aussi faussée.

    Mais cela reste un indicateur et une aide à la gestion de l’énergie du poste informatique.

  • CO2Saver
  • Co2Saver

    CO2 Saver toolbar est un logiciel gratuit de Snap Technology qui se présente sous la forme d’une barre-widget.

    Il fonctionne pour l’instant uniquement sous Windows XP et Vista.

    La barre de CO2Saver expliquée

    La barre de CO2Saver expliquée

    Il permet de configurer votre ordinateur pour que celui-ci consomme moins d’énergie lorsqu’il n’est pas utilisé (extinction d’écran, veille, etc.). Les économies générées sont converties en équivalent CO2 (par défaut en « pounds », mais le système métrique peut être activé dans les options).

    En dehors de simplement vous informer de vos efforts de lutte contre le changement global (wiki), CO2 Saver intègre lui aussi un élément de partage social, avec l’affichage des économies de l’ensemble de la communauté « CO2 Saver » et de votre propre groupe.

    Par ailleurs, cette application est doublée d’une barre de recherche qui fonctionne avec plusieurs moteurs de recherche (Google par défaut). Cette dernière fonctionnalité me parait très anecdotique. Il existe déjà beaucoup d’extensions qui offrent ce service et le lien avec les économies d’énergie ne me saute pas aux yeux. Ce serait déjà plus intéressant si les moteurs de recherche étaient « durables »

  • CO2Stats basic
  • CO2Stats propose quant à lui d’évaluer les émissions de CO2 d’un site ou d’un blog puis, éventuellement, de les compenser. Pour plus de détails, je vous renvoie à “CO2Stats, mesurez l’impact de votre site“.

      * Gestion du papier et de l’encre
  • Greenprint:
  • Des millions d'arbres ne peuvent faire de mal

    Des millions d'arbres ne peuvent faire de mal

    GreenPrint est une imprimante virtuelle qui permet de transformer vos impressions en PDF plutôt qu’en papier. Attention cependant à l’installation, qui fut assez laborieuse dans mon cas.

    Un des plus de GreenPrint est la suppression de certains éléments avant l’impression, comme les dernières pages où l’on ne trouve qu’une publicité, par exemple.
    L’indicateur de papier économisé autorise en outre le partage de vos statistiques, si votre organisme veut l’utiliser comme indicateur de son engagement dans une démarche durable, entre-autre.

    Sur le même principe, il y a aussi PDFCreator, qui n’affiche pas de prétention environnementale mais qui réduit tout autant la consommation de papier et d’encre.

  • PrintWhatYouLike
  • N'imprimez que ce que vous voulez

    N'imprimez que ce que vous voulez

    Ce service en ligne permet d’optimiser une page web avant de l’imprimer, en retirant par exemples les info sur la navigation, la pub, des illustrations ou données inutiles. Ce service s’apparente à GreenPrint, mais en ligne: aucune installation à faire mais accessible uniquement avec le net, ce qui n’est pas très gênant car il s’agit de traiter des pages web.

      Conclusion:

    Les pistes pour réduire votre impact environnemental et climatique lorsque vous utilisez votre ordinateur sont donc multiples. Il y a bien d’autres logiciels dans la même veine que ceux-ci, je ne vous ai donc présenté que ceux que j’ai testé et adopté.

    Mais les postes les plus importants à prendre en compte pour rendre l’informatique durable reste la gestion de l’énergie (achat de matériel performant, réglage du gestionnaire d’énergie) et celle des déchets toxiques (achat responsables et recyclage).

    Pour allez plus loin, voici un échantillon de liens sur ce sujet: InformatiqueDurable.

    mardi 20 janvier 2009

    Jeux flash éducatifs : apprendre en s’amusant

    La sensibilisation aux problèmes actuels, qu’ils soient économiques, écologiques ou politiques, passent par de multiples biais.  Pour toucher un maximum de monde, il est important d’investir différents terrains de jeux. Rester sur des supports confidentiels destinés à un public de puristes aussi calés que peu nombreux n’a qu’une utilité limitée. S’ouvrir à des domaines plus populaires permet d’aller chercher les gens là où ils sont. Les jeux flash en sont un bon exemple. Ils ont explosé à tous niveaux ces derniers mois : graphisme, inventivité, jouabilité, originalité… Cette progression qualitative peut être mise au service de causes écologiques. La preuve avec cette sélection de 5 jeux à teneur éducative.

    • Clim’ City

    Clim’ City a beaucoup fait parler de lui en début d’année. Disponible en ligne, il est également distribué dans les collèges et lycées de la région Aquitaine. Votre but est de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans votre ville. Montagne, plage, habitations… Le paysage est varié. Vous pouvez effectuer de nombreuses actions pour arriver à vos fins : lancer des recherches sur les éoliennes, acheter des camionettes électriques, construire un réseau de tramway… Chaque action a ses avantages et ses inconvénients. Attention, cous avez un nombre de points limités, vous ne pourrez don pas tout faire. Le jeu est visiblement crédible au niveau des chiffres et vraiment très bien réalisé. A essayer !

    climcity

    • Energyville

    Dans Energyville, vous gérez l’énergie d’une ville (comme son nom l’indique). Lancé par la compagnie pétrolière Chevron (qui tente de se racheter une conscience ?), ce jeu présente de nombreux conseils en matière d’économies d’énergie. A vous de choisir quels sources développer (nucléaire, gaz, éoliennes…) et de voir les conséquences économiques et écologiques. Le jeu est en anglais, mais il vous apprendra beaucoup sur le sujet.

    energyville

    • Oiligarchy

    Si vous aimez les jeux flash, vous connaissez forcément Armor Games. Cet éditeur nous a offert il y a quelques semaines Oiigarchy, un jeu au concept plutôt original. Il y a deux manières de fire passer un message : la manière directe et la manière inversée. C’est la deuxième qui est ici appliquée. Vous êtes en effet le roi du pétrole. A vous de pomper le maximum de ressources naturelles partout dans le monde en manipulant le monde politique. Vous devrez de cette manière réaliser un maximum de profits. La fin du jeu, inévitable, est pleine d’enseignement. La preuve par l’excès qu’on ne peut pas indéfiniment tirer sur la corde.

    oiligrchy

    • Honoloko

    Honoloko est traduit en pas moins de 26 langues dont le français. Destiné aux plus jeunes, vous y incarnez un danseur de hip hop ou un maitre de kung-fu. Vous vous baladez dans la ville répondez aux questions qui vous sont posées. Vos réponses auront bien sûr un impact sur l’environnement. De nombreux conseils et informations sont présentés. Vraiment sympa pour une première approche.

    honoloko

    • Eco-ego

    Ce jeu nippon met à l’honneur les petits gestes écologiques du quotidien. A vous de trouver l’équilibre entre bonnes habitudes et baisse du stress. Un peu de détente ne fait pas de mal et certains appareils électriques et assimilés peuvent vous aider dans la vie quotidienne. Ils ont néanmoins un impact environnemental. A vous de concilier les deux ! Assez réaliste, le jeu a le mérite de poser la question sous un angle original. Il est disponible en anglais.

    ecoego

    Sources :
    Clim’City, une ville durable au bout de la souris
    Energyville, le jeu de gestion de l’énergie selon Chevron
    Honoloko : un jeu flash pour éduquer les plus jeunes à l’environnement
    Eco-ego, un jeu sur la réalité quotidienne

    Jeux flash éducatifs : apprendre en s’amusant

    La sensibilisation aux problèmes actuels, qu’ils soient économiques, écologiques ou politiques, passent par de multiples biais.  Pour toucher un maximum de monde, il est important d’investir différents terrains de jeux. Rester sur des supports confidentiels destinés à un public de puristes aussi calés que peu nombreux n’a qu’une utilité limitée. S’ouvrir à des domaines plus populaires permet d’aller chercher les gens là où ils sont. Les jeux flash en sont un bon exemple. Ils ont explosé à tous niveaux ces derniers mois : graphisme, inventivité, jouabilité, originalité… Cette progression qualitative peut être mise au service de causes écologiques. La preuve avec cette sélection de 5 jeux à teneur éducative.

    • Clim’ City

    Clim’ City a beaucoup fait parler de lui en début d’année. Disponible en ligne, il est également distribué dans les collèges et lycées de la région Aquitaine. Votre but est de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans votre ville. Montagne, plage, habitations… Le paysage est varié. Vous pouvez effectuer de nombreuses actions pour arriver à vos fins : lancer des recherches sur les éoliennes, acheter des camionettes électriques, construire un réseau de tramway… Chaque action a ses avantages et ses inconvénients. Attention, cous avez un nombre de points limités, vous ne pourrez don pas tout faire. Le jeu est visiblement crédible au niveau des chiffres et vraiment très bien réalisé. A essayer !

    climcity

    • Energyville

    Dans Energyville, vous gérez l’énergie d’une ville (comme son nom l’indique). Lancé par la compagnie pétrolière Chevron (qui tente de se racheter une conscience ?), ce jeu présente de nombreux conseils en matière d’économies d’énergie. A vous de choisir quels sources développer (nucléaire, gaz, éoliennes…) et de voir les conséquences économiques et écologiques. Le jeu est en anglais, mais il vous apprendra beaucoup sur le sujet.

    energyville

    • Oiligarchy

    Si vous aimez les jeux flash, vous connaissez forcément Armor Games. Cet éditeur nous a offert il y a quelques semaines Oiigarchy, un jeu au concept plutôt original. Il y a deux manières de fire passer un message : la manière directe et la manière inversée. C’est la deuxième qui est ici appliquée. Vous êtes en effet le roi du pétrole. A vous de pomper le maximum de ressources naturelles partout dans le monde en manipulant le monde politique. Vous devrez de cette manière réaliser un maximum de profits. La fin du jeu, inévitable, est pleine d’enseignement. La preuve par l’excès qu’on ne peut pas indéfiniment tirer sur la corde.

    oiligrchy

    • Honoloko

    Honoloko est traduit en pas moins de 26 langues dont le français. Destiné aux plus jeunes, vous y incarnez un danseur de hip hop ou un maitre de kung-fu. Vous vous baladez dans la ville répondez aux questions qui vous sont posées. Vos réponses auront bien sûr un impact sur l’environnement. De nombreux conseils et informations sont présentés. Vraiment sympa pour une première approche.

    honoloko

    • Eco-ego

    Ce jeu nippon met à l’honneur les petits gestes écologiques du quotidien. A vous de trouver l’équilibre entre bonnes habitudes et baisse du stress. Un peu de détente ne fait pas de mal et certains appareils électriques et assimilés peuvent vous aider dans la vie quotidienne. Ils ont néanmoins un impact environnemental. A vous de concilier les deux ! Assez réaliste, le jeu a le mérite de poser la question sous un angle original. Il est disponible en anglais.

    ecoego

    Sources :
    Clim’City, une ville durable au bout de la souris
    Energyville, le jeu de gestion de l’énergie selon Chevron
    Honoloko : un jeu flash pour éduquer les plus jeunes à l’environnement
    Eco-ego, un jeu sur la réalité quotidienne

    jeudi 15 janvier 2009

    Sous les pavés la Terre

    Le mois prochain le documentaire environnementaliste de Thierry Kruger et Pablo Girault “Sous le pavé, la Terre“, sortira dans les salles, de quoi inciter à la réflexion chacun d’entre-nous.
    (Bande annonce : première vidéo ci-dessous 2′24″)

    Vous serez les témoins du combat des paysans, artisans, ingénieurs, scientifiques, philosophes et politiques qui exposent leurs solutions concrètes :

    • face aux sarcasmes de leurs pairs
    • aux pesanteurs des administrations
    • à la frilosité des banques et des assurances
    • aux lobby ne voulant renoncer à leurs confortables avantages

    L’intervention de Pierre Rabhi qui en 2006 publiait La part du colibri (l’espèce humaine face à son devenir) enrichit ce reportage.

    Vous l’aurez compris, à vos agendas !

    Si vous doutez encore, Coline Serreau a sorti l’année dernière le documentaire La Terre vue de la Terre : effarant d’entendre cet ingénieur agronome nous parler de nos mauvaises habitudes (Extrait : deuxième vidéo 6 minutes).

    Sous les pavés la Terre

    Le mois prochain le documentaire environnementaliste de Thierry Kruger et Pablo Girault “Sous le pavé, la Terre“, sortira dans les salles, de quoi inciter à la réflexion chacun d’entre-nous.
    (Bande annonce : première vidéo ci-dessous 2′24″)

    Vous serez les témoins du combat des paysans, artisans, ingénieurs, scientifiques, philosophes et politiques qui exposent leurs solutions concrètes :

    • face aux sarcasmes de leurs pairs
    • aux pesanteurs des administrations
    • à la frilosité des banques et des assurances
    • aux lobby ne voulant renoncer à leurs confortables avantages

    L’intervention de Pierre Rabhi qui en 2006 publiait La part du colibri (l’espèce humaine face à son devenir) enrichit ce reportage.

    Vous l’aurez compris, à vos agendas !

    Si vous doutez encore, Coline Serreau a sorti l’année dernière le documentaire La Terre vue de la Terre : effarant d’entendre cet ingénieur agronome nous parler de nos mauvaises habitudes (Extrait : deuxième vidéo 6 minutes).

    mardi 13 janvier 2009

    Entre les Corées : un des écosystèmes tempérés le mieux conservé au monde

    La Grue du Japon

    La Grue du Japon - Source Wikipedia

    En 1953, lorsque l’armistice est signée entre les 2 Corées, une zone démilitarisée (DMZ) est créée. Large de 4 kilomètre et longue de 238km, la frontière, cernée de militaires et jonchée de mines, devient un no man’s land quasi-absolu. Contre toute attente, les écosystèmes se sont régénérés peu à peu des séquelles de la guerre et la frontière est devenue un sanctuaire naturel remarqué. Certains scientifiques parlent de laboratoire de la reconquête de la nature…

    Aujourd’hui cet écosystème est d’autant plus précieux que, par la force des choses, il accueille des oiseaux migrateurs dont la survie est gravement menacée. Mieux que ça, il est vraisemblable que cet endroit a permis à certaines espèces de subsister le temps que les pays voisins s’en soucient. On peut nommer ici les grues du Japon et les grues à cou blanc devenues les icônes de cette frontière mais également des variétés de spatules, ibis et autres échassiers.

    Les autres animaux ne sont pas en reste. Géographiquement très limitée, la DMZ coréenne propose pourtant des environnements très variés ; plaines, montagnes, rivières et marais. Si aucun recensement précis et exhaustif des espèces n’a pu être mené depuis la séparation des deux Corées, le magazine L’Etat de la Planète publiait en 2004 des chiffres pourtant conséquents. « 52 espèces de mammifères, 201 espèces d’oiseaux, 28 reptiles amphibiens, 67 espèces de poisson d’eau douce et 1194 espèces végétales » doivent se côtoyer sur cette zone. Si certains supposent l’existence de Tigres de Sibérie, des léopards, cerfs musqués ou phoques tachetés vivent là. Et quand on sait que c’est au Vietnam voisin qu’on découvre aujourd’hui certains des derniers mammifères inconnus…

    Aujourd’hui les efforts sont menés pour réconcilier les 2 Corées. Nombreuses sont les associations et les organisations qui plaident pour une sauvegarde complète de cette zone en l’inscrivant au Patrimoine mondial de l’UNESCO… A fortiori si les Corées se retrouvent et que l’activité humaine menace de nouveau cette zone comme elle détruit celles épargnées par les conflits.

    Sources :

    The Meaning of the 38th Parallel: Bird Migration and the Demilitarized Zone (DMZ) par Hiroyoshi Higuchi
    SANCTUAIRE : POUR LA NATURE ET LES MORTS. Préserver la zone démilitarisée coréenne Magazine L’Etat de la Planète Novembre-Décembre 2004

    vendredi 9 janvier 2009

    Ouest Ecowatt : Le bon geste ?

    ouest-ecowatt

    ouest-ecowatt

    Lancé le 12 novembre 2008 par le RTE (Gestionnaire du Réseau de Transport d’Electricité). Ouest-Ecowatt est un site visant à signaler et parer les pics de demande en électricité de la région Bretagne. Il divulgue également d’habiles conseils sur les manières de gérer, contrôler et économiser la demande en énergie des entreprises, des collectivités et des particuliers. A priori, la démarche semble louable et citoyenne mais le dispositif implique finalement de sérieuses questions sur les entreprises qui produisent et acheminent l’électricité et plus généralement sur leurs rapports aux citoyens.

    Pour commencer, quelle est l’utilité de ce site ? Il s’agit d’un support de communication. Son but réel est logique : il s’agit d’éviter une sur-demande en énergie qui ne serait pas sans rappeler celle qu’a connu l’Europe durant l’hiver 2006. Ce dernier a vu le fameux blackout qui a privé 10 millions d’européens de courant durant plusieurs heures. L’arrêt de deux lignes de 400 000 volts (pour laisser passer un bateau sur le fleuve Allemand l’Ems) avait entrainé un effet domino sans précédent. A la clé, l’arrêt automatique d’autres lignes hautes tensions d’Allemagne et des pays proches (plus d’info sur le blackout ici). Il faut savoir que ce Blackout arrive presque chaque hiver aux Etats-Unis qui sont également confrontées à une problématique identique : gérer le rapport entre la demande en électricité et la production.

    Mais pourquoi lancer ce dispositif sur la région Bretagne et pas une autre ? La réponse n’existe pas… ou pas clairement. Sur la page L’approvisionnement Electrique du Grand Ouest, on y découvre que la Bretagne est une région dont la production électrique ne suffit pas à son activité. Les centrales des régions voisines sont donc sollicitées. La Bretagne est belle et bien le maillon faible. En cas de scénario catastrophe, sa situation géographique est susceptible de lancer l’effet domino sur l’ensemble du réseau français. Effet à relativiser tout de même puisque les ingénieurs d’EDF sont capables de gérer les flux d’électricité en jouant sur le maillage relativement fin des lignes hautes tensions.

    Il n’empêche que son ergonomie et son contenu font de Ouest Ecowatt un support de communication particulièrement lisible et réussi. Les conseils donnés sont aussi élémentaires que pertinents et le site possède une vocation pédagogique. Une hiérarchie de l’information réussie, des visuels lisibles et même un quizz nous offrent un site à la fois synthétique et complet. En soit un outil réussi.

    Dommage tout de même qu’il perpétue la relation caduque des entreprises aux citoyens : celle qui consiste à faire faire et non à faire ensemble. A titre d’exemple rendez vous sur la page Pourquoi Ecowatt ? qui ne nous dit jamais « pourquoi » le RTE a mis en place ce dispositif mais plutôt en quoi il consiste. On en est à se demander si les entreprises considèrent ou non les citoyens comme assez responsables pour comprendre l’intégralité de ce genre de problème. Dit autrement, si EDF ne peut pas expliquer en quoi et pourquoi la gestion actuelle de l’énergie est risquée pour son organisation et sa gestion, doit-on compter sur elle pour réussir les enjeux énergétiques de demain ?

    jeudi 8 janvier 2009

    L’océan mondial, énergies marines renouvelables

    Notre planète est recouverte à plus de 70% par les océans, chacun le sait, et pourtant… que savons-nous de cette vaste étendue d’eau salée qui relie tous les continents - et qui s’appelle aussi Océan mondial - de son fonctionnement, des ressources qu’il referme, de ses équilibres, de sa biodiversité ?

    Côté énergies renouvelables, l’Océan est un formidable réservoir d’une énergie naturelle que l’on sait transformer. A condition de l’utiliser à bon escient, c’est une opportunité pour développer ces énergies renouvelables dont nous avons maintenant besoin.

    Pour comprendre d’où elles viennent, il faut avoir en tête que les océans sont sans cesse parcourus de phénomènes naturels qui peuvent interagir entre eux : les vagues, la houle, les marées, les courants, des eaux chaudes et des eaux froides, des eaux de surface et des eaux des grandes profondeurs… Ces phénomènes sont liés au Soleil, à la Lune et aux vents, et ils produisent de l’énergie. C’est en apprenant à la récupérer et à la transformer que l’on utilise ces énergies marines renouvelables : hydroliennes, éolien offshore, houlomoteur, énergie thermique des mers… Petit rappel des objectifs fixés par l’Europe : atteindre 20% de la consommation d’énergie par des énergies renouvelable à l’horizon 2020 (23% pour la France), et l’océan y tient une place non négligeable de part ses potentiels.

    Rappelons aussi au passage que si l’Océan nous « appartient à tous », on ne peut en disposer sans tenir compte des lois qui ont été mises en place pour faire en sorte de réglementer son usage au mieux des intérêts de chacun !

    Il est sillonné par des navires de toutes tailles et de toutes natures (voiliers, paquebots, pétroliers, bateaux de pêche…), habité par une faune et une flore diversifiées, parcouru de part en part par des câbles sous-marins (qui transportent partout les informations dont nous avons besoin : téléphone, images, accès internet…), et ses sous-sols renferment des ressources qui sont aussi exploitées traditionnellement par l’homme (pétrole, gaz, eau chaude). Certains savoir faire techniques issus de l’offshore peuvent d’ailleurs être intégrés au développement des « machines » dédiées aux énergies marines renouvelables.

    Enfin, il faut peut-être aussi ajouter qu’en France, notre pays étant bordé majoritairement par la mer (sans oublier les DOM et les COM), les côtes et le littoral sont aussi l’objet d’une activité soutenue et croissante (pêche, tourisme, agriculture, industrie, immobilier…), qui peut être évidemment source de pollution et de conflits d’usages.

    Donc, pour développer ces énergies il faut adapter et inventer des techniques, mais aussi agir en concertation et développer des outils qui permettent de prendre en compte tous ces paramètres.

    Vaste programme, mais qui en vaut la peine, sachant que d’autres pays ont déjà bien avancé, comme la Norvège, l’Espagne ou les États-Unis…

    Source illustration Wikipédia

    mardi 6 janvier 2009

    PlanetSolar: la construction débute le 6 janvier 2009

    Le plus grand bateau solaire du monde, dont la construction débute ces jours, attire toujours plus de partenaires et foisonne de nouveaux projets.

    Le 6 janvier 2009 débute la construction de PlanetSolar, dans le chantier naval Knierim Yachtbau à Kiel, dans le Nord de l’Allemagne, après des tests en bassin de carène et en soufflerie effectués en novembre dernier à l’Australian Maritime College en Tasmanie. Ces tests ont permis de valider les calculs et simulations informatiques.

    planetsolar-20081008-1

    Aventure technologique et humaine, PlanetSolar attire le soutien de nouveaux partenaires et parrainages comme le Ministère français de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire qui parraine le projet. Selon le Ministre Jean-Louis Borloo PlanetSolar est «une formidable démonstration du potentiel des énergies renouvelables».

    Le constructeur du bateau, Knierim Yachtbau à Kiel officialise quant à lui sa position en devenant également fournisseur officiel.

    La Maison d’Ailleurs (Musée des voyages extraordinaires) à Yverdon-les-Bains devient partenaire institutionnel de cette aventure, qui selon son directeur Parick Gyger «met les nouvelles technologies au service d’un projet visionnaire et profondément humaniste ». Grâce à cette collaboration, une œuvre originale de Jules Verne fera le tour du monde sur PlanetSolar et sera ensuite conservée dans le Musée yverdonnois.

    La Maison d’Ailleurs participera également à l’action des cartes postales. Afin de garder une véritable trace de cet exploit, des cartes postales numérotées et en édition limitée seront emmenées à bord de PlanetSolar et envoyées à la personne choisie une fois le tour du monde à l’énergie solaire réalisé. Elles seront mises en vente sur le site internet www.planetsolar.org ou encore à la Maison d’Ailleurs.

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