Ecoblogie

Syndication de blogs sur l'écologie, l'environnement, le développement durable...

mardi 29 novembre 2011

Taxe sur les semences agricoles : pour qui travaillent nos élus ?

Après le vote approbateur des sénateurs en juillet dernier, la loi taxant les semences agricoles réutilisées par les agriculteurs, dites semences de ferme,  a été votée à la majorité par les députés de l'Assemblée Nationale. Le mécanisme, instituant le   versement d'une redevance pour l'utilisation des semences de ferme, est déjà en place lorsque l'agriculteur souhaite réutiliser un partie de sa récolte pour les semis de blé tendre, à hauteur de  5 centimes d'euro par quintal de blé livré. Le texte voté hier institue cette nouvelle taxe pour  vingt et une espèces de semences , en particulier les céréales. Les autres, comme les semences de légumes  pourraient  être  interdites, selon l'article du Monde consacré au sujet, citant le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire :   La pratique des semences de ferme "doit être autorisée, mais elle ne peut être libre de droit comme elle l'est aujourd'hui" . On marche un peu sur la tête.

Qui décide ?

La Confédération Paysanne, syndicat agricole,  dénonce par la voix de  Guy Kastler une collusion entre les intervenants du dossier et les industries semencières :   le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS)  a accueilli la bonne nouvelle avec les termes appropriés : elle "sécurise le financement de la recherche et donne aux sélectionneurs les moyens de développer durablement des programmes d'amélioration des plantes". Xavier Beulin, président de la FNSEA, syndicat professionnel majoritaire chez les paysans, est aussi  à la tête du groupe Sofiprotéol, actionnaire de semenciers français comme Limagrain ou Euralis Semences. Bien sûr, il s'est lui aussi  félicité de cette nouvelle loi :  "il est normal que les agriculteurs participent au financement de la création variétale puisqu'ils en bénéficient"

La réalité : des  coûts de production qui explosent pour les petits agriculteurs

La Confédération Paysanne Aquitaine s'est exprimé sur le sujet : Sous prétexte de financer la recherche en matière de semences, le gouvernement se prépare à faire un beau cadeau aux industriels de la semence. Et la facture sera salée pour les agriculteurs dont la santé économique est loin de rivaliser avec celles des groupes semenciers.

 

jeudi 24 novembre 2011

Salon nautique : le kayak en fibre de lin

L'entreprise morbihanaise Plasmor dévoilera son kayak en fibre de lin au prochain Salon Nautique, qui aura lieu à Paris du 3 au 11 décembre prochains. Fruit de plusieurs années de recherche, ce kayak en matériau recyclables répond au problème des coques en fibre de ver et résine polyester qui, en fin de vie,  remplissent les ports de plaisance. Conçu  pour résister plusieurs décennies à l'eau de mer, il incorpore des innovations qui doivent affranchir l'embarcation de tout dérivé du pétrole : la résine polyester pourrait être remplacée par de l'amidon de maïs ou de pomme de terre. La Région Bretagne, le département du  Morbihan, l'UBS (Université Bretagne Sud) et l'Ifremer  ont financé ce projet mis en oeuvre par l'entreprise.

Saisi au vol

Un magnifique petit film amateur fait le tour du net depuis sa mise en ligne sur Viméo le mois dernier.  Filmée sur le Lough Derg dans le comté de Clare en Irlande par Sophie Windsor Clive, cette courte vidéo a le mérite de saisir ce moment de surprise et d’émerveillement occasionné par le passage furtif d’une nuée d’étourneaux. 

Murmuration from Sophie Windsor Clive on Vimeo.

mercredi 23 novembre 2011

Soupe thaïe au curry rouge

Cette soupe exotique et sans gluten est idéale pour se réchauffer en hiver, tout en faisant le plein de lycopène et autres antioxydants.

Ingrédients pour 4 à 6 personnes

  • 500 g de tomates concassées
  • 1 cuillère à soupe de pâte de curry rouge
  • 1 oignon blond
  • 2 gousses d'ail
  • 200 g de tofu ferme
  • 1,25 l d'eau
  • 0,4 l de lait de coco
  • 1 bouillon-cube
  • 150 g de petits pois
  • 80 g de maïs doux
  • 1 cuillère à soupe de tamari
  • sel, 1 filet de jus de citron
  • facultatif : 1 cuillère à soupe d'algue dulse séchée

 

  • Hacher finement l'oignon. Ecraser les gousses d'ail. Couper en cubes le tofu. Emietter finement l'algue dulse si elle ne se présente pas déjà en paillettes.
  • Dans une marmite, mélanger les tomates concassées et le curry rouge. Porter sur le feu et cuire 4 minutes, tout en remuant à l'aide d'une cuillère en bois.
  • Ajouter l'oignon et l'ail. Poursuivre la cuisson 2 minutes.
  • Verser l'eau et le lait de coco. Ajouter le bouillon-cube émietté, le tofu, le maïs, les petits pois et éventuellement l'algue dulse. Couvrir à moitié et porter à ébullition. Cuire à petits bouillons pendant 10 minutes.
  • Hors du feu, assaisonner avec le tamari et éventuellement le sel. Verser un filet de citron et servir bien chaud.

mardi 22 novembre 2011

LA BIO AU SALON DES MAIRES ET DES COLLECTIVITÉS LOCALES 2011

Pour la première fois, l’Agence BIO participe au Salon des Maires et des Collectivités Locales (SMCL) qui se tient les 22, 23 et 24 novembre 2011 à Paris, Porte de Versailles. L’occasion de faire le point sur le développement de la Bio en restauration collective.

 

En 2 ans, ce secteur (public+privé) a multiplié ses achats de produits bio par 3, pour y consacrer plus de 130 millions d’euros en 2010. Désormais, la Bio est présente, ne serait-ce que de temps en temps, dans près de 6 restaurants collectifs publics sur 10 (vs 32% des restaurants collectifs privés). [1]

 

L’Agence BIO et ses partenaires seront mobilisés pendant 3 jours pour informer les visiteurs du Salon sur les spécificités de la Bio et répondre à leurs questions concernant l’introduction des produits bio en restauration collective. Ces experts seront présents sur un stand dédié (pavillon Institutionnel (2.1), Stand C60) et organisent une grande Table Ronde :

 

« Les produits bio en restauration collective :

retours d’expériences et perspectives »

jeudi 24 novembre

Hall 2.2 - 11h15 à 12h15

 

Cette Table Ronde, animée par Elisabeth Mercier, Directrice de l’Agence BIO, a notamment pour objectifs de présenter :

Ø  l’évolution de l’offre de produits bio ;

Ø  un éclairage sur les principaux outils disponibles ;

Ø  les différentes formules et la diversité des modèles, avec des témoignages de maires et d’acteurs de la restauration collective souhaitant partager leurs expériences et nouer des partenariats afin de contribuer au développement de l’agriculture biologique.

 


A découvrir en pièce jointe :

 

 

- Les acteurs de la Bio mobilisés pendant les 3 jours du Salon

 

www.restaurationbio.org : un site web de partage d’expériences

  • Un site actualisé directement par les acteurs de la restauration collective bio

 

  • Une initiative commune pour faciliter les échanges

 

- Une introduction significative de la Bio en restauration collective publique

 

lundi 21 novembre 2011

Voiture électrique : chargeur rapide Nissan

La démocratisation des modules de recharge rapide de batterie de voiture v-t-elle déclencher un mouvement de masse critique permettant le démarrage effectif de le voiture électrique ? Les annonces se multiplient et se ressemblent. Après EVTRONIC, voici DPT, filiale de NISSAN. Le Salon des Maires  ET DES COLLECTIVITÉS LOCALES sera l’occasion pour Hervé BORGOLTZ, Président de DBT & DBT CEV, de présenter pour la toute première fois au monde et hors du Japon, le chargeur rapide DBT/NISSAN, le Mercredi le 23 Novembre (stands DBT) en présence d’Olivier PATURET (General Manager - Zéro Émission Business Unit - Europe) de Nissan.

Ce chargeur devrait  démocratiser l’accès à la charge rapide, considérée encore trop onéreuse aujourd’hui. Il constitue  une réelle avancée technologique, mais surtout une véritable révolution dans l’univers de la recharge de véhicules électriques. Doté d’une puissance de 44kW (400VDC - 125A), il permet de recharger 80% des batteries d’une Nissan Leaf™ en moins de 20 minutes, en courant continu, (100% en 30 minutes), mais également en courant alternatif, permettant ainsi d’ouvrir le marché à tous les types de véhicules électriques. A l’origine de ce projet, Toshiyuki SHIGA, à la fois Directeur Général de Nissan et le nouveau Président du groupement CHAdeMO qui a décidé de « démocratiser » l’accès aux systèmes de recharge pour VE de nouvelle génération, en sélectionnant 5 entreprises européennes parmi lesquelles DBT, pour industrialiser et commercialiser un nouveau chargeur homologué CHAdeMO,   norme internationale qui définit le standard pour la recharge rapide de véhicules électriques,  instaurée par un consortium d’entreprises japonaises parmi lesquelles Nissan, Toyota, Mitsubishi et Fuji Heavy Industries, en étroite collaboration avec la Compagnie d’Energie Electrique de Tokyo. L’association comprend actuellement des représentants de plus de 300 sociétés ainsi que de gouvernements locaux
.

vendredi 18 novembre 2011

Prix Pinocchio 2011 : bravo les lauréats !

Lancé il y a 2 ans par l'ONG Amis de  la Terre, le prix pinocchio a mobilisé cette année 7094 votants sur le site internet de l'opération, qui chaque année met en avant les meilleures tentatives (et réussites) de green washing, ensemble des techniques visant à s'acheter une bonne conscience par la communication. Cette année, le grand gagnant de ce jeu en ligne est, dans le cadre du projet controversé de l'aéroport de Notre Dame des Landes, le géant du BTP Vinci, concessionnaire de ce futur aéroport, s'il se construit un jour : cela fait 40 ans que les associations de riverains se battent contre le projet. Explication de Romain Porcheron, de l'ONG Amis de la Terre.

La construction de l’aéroport et de ses infrastructures prévoit le bétonnage de près de 2 000 hectares de terres agricoles fertiles et une perte de biodiversité avec la destruction d’un bocage. "Ce projet suscite une opposition locale depuis près de quarante ans, livre Romain Porcheron, chargé de la campagne sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre. Or, pour tenter de minimiser ces impacts écologiques négatifs, Vinci a proposé la création d'une Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) dans l'aéroport et une ferme de démonstration en face des parkings. C'est typiquement une démarche de greenwashing."

jeudi 17 novembre 2011

COMMENT NOURRIR 7 MILLIARDS D’HOMMES : RAPPORT DU WORLD WATCH INSTITUTE PUBLIÉ PAR GOODPLANET

La fondation GoodPlanet présente en exclusivité dans son édition française, le rapport de référence du World Watch Institute (le plus prestigieux think tank américain en matière de développement durable). Une conférence de lancement est organisée en partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Pour la première fois en France Danielle Nierenberg, directrice du projet « Nourishing the Planet» au WorldWatch Institute et Directrice de l’ouvrage, présentera les problématiques et les solutions évoquées.

Comment nourrir 7 milliards d’Hommes ? Pour répondre à cette question, les experts du World
Watch Institute ont parcouru l’Afrique ; ils ont étudié les endroits où la faim est la plus forte et où les populations doivent faire face aux situations les plus difficiles.

Ils en reviennent avec un message d’espoir. Car, sur le terrain, les paysans, les villageois, les membres des ONG, les experts des universités et les entrepreneurs inventent chaque jour de nouvelles solutions.
L’équipe du World Watch les a analysées et ramène ainsi un trésor riche des innovations les plus variées - des techniques de semis et d’irrigation jusqu’aux politiques agricoles. Elle a également tiré de la situation en Afrique des leçons générales, qui vont du rôle du continent pour prévenir le changement climatique à la manière pour les fermiers urbains de nourrir la population croissante des villes. Elle fait le point sur l’agriculture dans le monde avec une attention particulière sur la durabilité et la santé des écosystèmes, dans l’espoir d’inspirer les gouvernements, les ONG et les citoyens dans leurs efforts pour éradiquer la faim et la pauvreté.

Véhicules électriques : PULSE 50, borne de recharge rapide destinée aux stations-services

La présence en nombre de bornes de recharge rapides est une des clés du développement du véhicule électrique. Dans cette optique, l’industriel LAFON et la startup EVTRONIC associent leurs compétences pour lancer aujourd’hui, PULSE 50, la première borne de recharge ultra rapide destinée à être mise en place sur les stations- service de carburants.

Tous les acteurs le reconnaissent : une des clés du développement des véhicules électriques est le déploiement d’un maillage conséquent de bornes de recharge.

C’est d’abord naturellement sur les lieux de leur parking habituel, domicile et travail, que les véhicules électriques seront rechargés. A leur place de garage, ils seront connectés en mode « normal » (prise du secteur), et le plein des batteries sera alors réalisé en 7 heures environ.  Afin d’accroitre leur capacité de déplacement, notamment en aglomération, un réseau de bornes de rechage « semi-rapide » est prévu, qui permettra une recharge en moins de 2 heures. 

Mais pour assurer aux véhicules électriques une parfaite mobilité et leur permettre des déplacements en toutes circonstances et sans longue immobilisation, un réseau de bornes de recharge « rapide » doit se déployer complémentairement dans certains lieux publics, sur les routes et les autoroutes.

Pour répondre à cette troisième exigence, LAFON et EVTRONIC proposent aujourd’hui une borne de recharge novatrice et ultra rapide : la PULSE 50. Véritable appareil distributeur de « carburant électrique » cette borne permet de recharger un véhicule électrique en 20 mn, et offre déjà 20 km d’autonomie pour 5 mn de charge.
Emmanuel Ourry, Directeur Marketing Recherche et Développement de LAFON affirme : « L’apport de l’expertise de EVTRONIC, start up essaimée de l’université de Bordeaux, était indispensable pour concevoir une borne de recharge aussi rapide : leurs équipes techniques disposent d’une grande expertise de la charge des véhicules électriques. De plus, ils ont des relations suivies avec tous les grands constructeurs auxquels ils fournissent des équipements ».

Eric Stempin, fondateur de EVTRONIC ajoute : « De la même manière, l’industriel LAFON a apporté sa longue expérience des équipements de station-service, et a fait de cette borne un appareil distributeur grand public, facile d’usage, sûr et très communiquant. Par ailleurs, cette collaboration va nous permettre d’élargir notre présence dans les stations-service » .
Testée avec succès sur plusieurs stations pilotes, notamment des stations pétrolières de grande marque, la borne Pulse 50 est déjà disponible sur le marché.

Equipée de 2 lances et supportant de nombreux modes de charge (Chademo, EN ISO 61851-1) elle est certifiée compatible avec les véhicules électriques des plus grands constructeurs : Peugeot Ion, Citroen C0, Gamme Renault ZE, Nissan Leaf, Mitsubishi iMev.

La Pulse 50 est destinée à s’intègrer dans les systèmes d’information et les systèmes de paiement des commerçants comme un automate de vente, et supporte de nombreux modes d’identification et de paiement (Cartes de fidélité à code barre, badges sans contact, cartes bancaires, etc.).

Enfin, Pulse 50 est prête pour une intégration dans les futurs réseaux de distribution électriques intelligents, les « smarts grids » : en permettant une communication efficace entre les équipements et acteurs, ils pemettront d’optimiser la production et la distribution et mieux mettre en relation l'offre et la demande entre les producteurs et les consommateurs d'électricité.

mercredi 16 novembre 2011

L’économie humaine, mode d’emploi

Jérôme HENRY, directeur de     la branche  particuliers   au Crédit Coopératif,   créateur   de  l'épargne solidaire (gamme Agir) signe au éditions Eyrolles cet ouvrage qui recense en 180 pages les idées pour travailler solidaire et responsable.

Construction saine et habitat moins énergivore, recyclage et réparation, apprentissage et travail manuel, production de proximité, économie locale et circuits courts, animation économique des quartiers et villages, paysans d'une agriculture bio, relais des réseaux sociaux, mécanismes démocratiques dans les entreprises, finance équitable…

Dans un contexte marqué par le coût croissant des transports et l’aspiration à consommer mieux, plus juste et transparent, Jérôme HENRY démontre qu’une autre économieanimée par les valeurs du partagede la coopération et de l’échangeest possible. Elle est même déjà une réalité pour de nombreux professionnels passionnés qui en ont ouvert les voies et vivent cette autre forme d'entreprendre.

 

>éclairages économiques clairs, pour mieux comprendre en quoi l'économie humaine représente une alternative viable au système actuel, et en saisir les enjeux.

>pistes professionnelles concrètes, nombreux contacts et large éventail d'idées à mettre en œuvre « pour aller plus loin » (taxe poubelle, cycle du liège, bourses de la paille, écoles solaires, hors taxe local, cantinOrestaurants, groupements d’employés, partenariats locaux…).

>multiples exemples et courts portraits d’acteurs de terrain, créateurs et/ou dirigeants de MyCoop, Echo-Mer, Léa Nature, A Cappella, Nature & Découvertes, l’AVERE-France, Finansol, le Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux), notamment.

 

Ce premier guide dédié à la nouvelle « économie humaine », à l’intention du plus large public, se veut le vade-mecum de celles et ceux -étudiantspersonnes en recherche d’emploi ou en phase de reconversion- qui souhaitent conjuguer activité professionnelle et engagementdonner du sens à leur travail, au service du plus grand nombre, ou simplement se joindre à des projets contribuant à l’évolution du système.

 

Avant propos : Une autre économie est possible

Introduction : Dans quel monde vivons-nous ?

>L'économie protectrice de l'homme et de la planète

-Le bio, l'agriculture de demain

-L'importance du recyclage

-Le grand retour de la réparation et de la micro-localisation

-Le développement de l'écohabitat

>L'économie de la connaissance

-Les réseaux sociaux, pour échanger simplement

-L'apprentissage actif

-Une nouvelle façon d'entreprendre et de manager

>L'économie relocalisée et relocalisante

-Produire et échanger localement

-Les villes repensées

Les villages animés

>La finance

La finance solidaire au service d'une autre économie

lundi 14 novembre 2011

e+ : architecture bioclimatique en ville, l’énergie positive pour l’INPI

 

C'est à Courbevoie que le futur siège de l'INPI installera ses quartiers, dans le bâtiment  Baptisé E+ pas son créateur, l'agence Natekko. Particularité de cet immeuble : il reprend des techniques anciennes comme l'utilisation de colombages de bois, décliné en version contemporaine avec remplissage en verre. A l'intérieur, un jardin en configuration PATIO fait office de coeur écologique qui  déborde sur la façade rue et se mêle aux lignes contemporaines du bâtiment. Alimenté par en dispositif géothermique et une couverture de panneaux solaires , cet immeuble HQE à énergie positive renouvelle l'espace urbain en l'inscrivant dans une tradition de matériaux nobles qui fait le charme de villes anciennes comme le vieux Tours, Quimper, mais surtout les villes de Normandie et d'Alsace. En savoir plus sur la technique des colombages : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_%C3%A0_colombages

Novembre 2011 : le demi tour de l’Agence Internationale de l’Energie

 

Il y a quelques mois, l'on pouvait découvrir sur Arte les paroles "éclairées" de Fatih Birol, économiste en chef à l'Agence Internationale de l'Energie, qui publie tous les ans le World Energy Outlook, référence mondiale en matière d'analyse sur l'évolution des marchés de l'énergie. Il y  a peine 6 mois donc, le discours officiel de cet organisme dont les publications alimentent tous les services de presse  de la planète, influencent les dirigeants des grands pays, était encore quelque ambigu : 

"tous ceux qui imaginent que d'ici quelques décennies toute notre énergie sera renouvelable sont loin d'être des réalistes."

Sorties de leur contexte, ces phrases donnent évidemment un mauvais aperçu de la ligne officielle  de l'Agence, qui dès 2009, accordait déjà un crédit limité aux théories du PEAK OIL, annonçant la décroissance prochaine de la disponibilité en combustibles fossiles à l'horizon 2020. Si aujourd'hui l'on peut encore douter de l'impact de la décroissance du débit des champs pétroliers de la planète sur l'économie réelle, l'AIE nous rappelle quelques difficiles vérités : si la pression sur les prix s'atténue pendant la crise économique, conséquence de la baisse de la demande, il faudra de sérieux investissements dans les régions productrices pour satisfaire la demande incompressible en combustible de transport pour les pays en voie de développement, en pleine croissance de leur coté. Et c'est là que la position de l'AIE prend une tournure inédite. C'est une première, l'organisme officiel qui s'adresse aux dirigeants de la planète occidentale  nous met en garde, par la voix de son directeur Maria van der Hoeven, d'une hausse des  émissions de CO2 :

Sans un changement radical de politique, la planète pourrait s'enfermer dans un système énergétique peu sécurisé, peu efficace, et producteur de carbone. Croissance, prospérité, et augmentation de la population pousseront inévitablement les besoins énergétiques vers le haut. Mais nous ne pouvons pas continuer à dépendre de sources d'énergie non sécurisées et non durables. Les gouvernements doivent introduire des politiques d'incitation à l'utilisation de sources d'énergie peu émettrices de carbone. L'accident nucléaire de Fukushima, les remous en Afrique du Nord et Moyen Orient, combinés à un large rebond de la demande énergétique, ont multiplié les émissions de CO2 en 2010 et mettent en évidence l'urgence et l'échelle des problématiques.

Production : il faut trouver 1500 milliards de dollars par an d'ici 2035

Le monde va devoir dépenser chaque année 1.500 milliards de dollars -soit presque la totalité de la dette de la France- pour faire face au bond de la demande en énergie d'ici 2035, a averti mardi l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), qui s'inquiète notamment pour l'Afrique et le Moyen-Orient. Cumulé jusqu'en 2035, le chiffre mondial atteint la somme vertigineuse de 38.000 milliards de dollars d'investissements, soit plus de 27.500 milliards d'euros et près de 15% de plus que la précédente estimation de l'agence .

"C'est énorme : Les coûts de production augmentent dans de nombreuses parties du monde et il devient de plus en plus difficile d'extraire l'énergie, c'est pour cela que nos chiffres augmentent substantiellement : Si nous ne trouvons pas cet argent, la production n'augmentera pas autant qu'elle doit le faire, avec pour résultat des prix bien supérieurs à ce qu'ils sont aujourd'hui",

a averti l'économiste turc de l'AIE, qui dépend de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Paris : Débat catastrophes naturelles et gestion du risque

Dans le cadre d’un partenariat entre la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou et les Éditions de l’EHESS, un débat sur les catastrophes naturelles et la gestion du risque aura lieu au Centre Pompidou le lundi 14 novembre 2011 à 19h en compagnie de l’historien Romain Huret et du sociologue Didier Torny. La discussion sera animée par le journaliste scientifique Michel Alberganti.

Tornade, tsunami, épidémie : une catastrophe naturelle n’est pas seulement un ensemble de phénomènes physiques mais aussi un événement social et politique qui pèse sur les destins de millions d’individus et qui altère les territoires. Au cours de situations dites « à risque » se jouent les interactions entre les populations exposées, les dispositifs de prise en charge de ces personnes et les dynamiques de reconstruction qui se mettent en place.

Quelles ressources politiques et critiques apparaissent alors dans ces situations d’exception ? Comment les populations et les acteurs de l’urgence s’en emparent-ils ? Comment les sociétés affrontent-elles et dénouent-elles de telles tragédies? Quelles transformations politiques et institutionnelles provoquent-elles, notamment en termes de veille, pour pallier les carences structurelles. Que cela dit-il de nos sociétés et de leur aptitude à gérer le risque inhérent à la vie humaine, sur une Terre de plus en plus fragile? Autant que naturelle, voire bien plus, la catastrophe est sociale, et pose la question des formes de réseaux de vigilance à adopter face aux risques et à leur propagation dans un monde de plus en plus interdépendant.

Romain Huret
Historien spécialiste des États-Unis à l’époque contemporaine, maître de conférences à l'université de Lyon II; il est l’auteur du récent ouvrage Katrina,
2005. L’ouragan, l’État et les pauvres, Paris, Éditions de l'EHESS, 2010

Didier Torny
Sociologue, chargé de recherche à l’INRA, où il dirige l’unité RiTME. Il est
l’auteur, avec Francis Chateauraynaud, de l’ouvrage Les sombres précurseurs.
Une sociologie pragmatique de l’alerte et du risque, Éditions de l'EHESS, Paris, 2010.
Débat animé par Michel Alberganti : journaliste scientifique, producteur de l'émission Science Publique (France Culture).

Pour en savoir +
http://www.bpi.fr/fr/la_saison_culturelle/conferences_et_debats/catastrophes_naturelles_et_gestion_du_risque.html

Centre Pompidou Petite salle, niveau -1/ Place Georges Pompidou (piazza) 75004 Paris/ Entrée rue Saint-Martin / 01 44 78 45 41

Le changement climatique, en photos

On était en décembre  2009 : le sommet de Copenhague, retentissant échec de mise sur la table au niveau mondial du problème du changement climatique, marquait si peu les consciences qu'aujourd'hui le problème est relégué aux arrières plans par les urgences prioritaires de gestion de la crise  financière. Nous revenons sur une initiative de la chaîne américaine  MSNBC, qui publiait alors une série de reportages photo dédiées au changement climatique. Industrie du charbon en Pologne, colonnes de réfugiés dans la corne de l'Afrique, fonte des glaciers au GroenLand, menace sur les styles de vie des nomades du Nord de la Russie (photo ci dessus), sont de magnifiques exemples de l'inéluctable évolution du climat.

Copenhague: « un formidable gâchis », selon Nicolas Hulot

La dernière édition publie un entretien avec Nicolas Hulot, dressant un constat amer du somet de Copnhague.

c'est le  "le souvenir d'un formidable gâchis" qu'on retiendra : "Nous avons bradé l'avenir de nos enfants et compromis celui de millions de citoyens des pays du Sud", s'inquiète Nicolas Hulot. Ce qui s'est passé à Copenhague "résonne comme un terrible bras d'honneur à la conscience citoyenne : on n'a pas écouté les ONG, on les a même mises à l'écart du sommet des chefs d'Etat", dit-il.

Après ce sommet qui "est aussi la faillite de la démocratie", il invite à "adapter nos institutions pour qu'enfin l'intérêt collectif domine et que l'on s'occupe des enjeux à long terme".

"Nous attendions tous finalement beaucoup trop d'Obama, qui arrivait à Copenhague conforté par son prix Nobel de la Paix. Nous avions surestimé sa marge de manoeuvre", ajoute l'écologiste.

Pour l'avenir, "personne ne peut affirmer que les mot des chefs d'Etat vont rester lettre morte", estime-t-il, jugeant que la "seule note positive", à la fin de ce sommet, "c'est que plus personne ne met plus en doute" les enjeux liés au climat.

La Timberland de Ringo Starr

C'est à partir du 1er décembre que seront mises aux enchères ces modèles de bottines  Timberland dessinées par Ringo Starr, à l'initiative de la marque  qui reversera tous les bénéfices à L'ONG WaterAid, dont l'action consiste à apporter des solutions de purification de l'eau potable dans près d'une trentaine de pays pauvres de tous les continents. Lien : Canvas that care

samedi 12 novembre 2011

Aux USA, le boom de l’énergie solaire

La récente  mise en faillite de l'entreprise Solyndra, financée debut 2009 à hauteur de 500 millions de dollars sous forme de garantie de l'état Fédéral, ne doit pas occulter le boom de cette industrie aux Etats  Unis. L'association SEIA, représentant les industriels de l'industrie solaire aux USA, profite de cette faillite retentissante pour publier   quelques chiffres intéressants : ce sont aujourd'hui 100 000 emplois que finance l'industrie photovoltaïque, exportatrice nette aux USA en 2010. Coté progression, on constate un taux de 69% de croissance en 2010 tandis que depuis 2 ans se sont créées 27 usines de fabrication de panneaux solaires. De quoi permettre d'affirmer que d'ici 2014 l'énergie solaire photovoltaïque représentera le plus gros apport de nouvelles capacités de production aux USA. Et comme le précise très bien le quotidien Libération dans son article consacré au sujet : "Les 500 millions perdus par le gouvernement américain dans l’aventure Solyndra ne sont pas grand-chose par rapport aux milliards qu’il continue de dépenser en soutien à l’énergie nucléaire et en avantages fiscaux aux compagnies pétrolières, relativise Dana Blankenhorn, blogueur passionné d’énergies renouvelables."

jeudi 10 novembre 2011

Nantes : Salon de l’Habitat Durable & des Énergies Renouvelables

5000 m2 d’exposition, 150 exposants, plus de 40 secteurs d’activités représentés, 24 000 visiteurs attendus… Les panneaux solaires photovoltaïques, la géothermie, les agromatériaux, les peintures bio, les récupérateurs de chaleur, les stations d’épuration des eaux, les maisons passives, les habitations HQE, les crédits d’impôts ou subventions… le salon de l’Habitat Durable & des Energies Renouvelables couvre tous les domaines de l’éco-­‐habitat et de l’éco-­‐construction ! 150 exposants représentants quelques 40 secteurs d’activités différents se retrouveront sur 5 000 m2 afin d’échanger avec les particuliers, répondre à leurs nombreuses questions et leur présenter les toutes dernières nouveautés produits ou innovations technologiques. De nombreuses tables rondes, ateliers thématiques, expositions seront également organisés afin d’optimiser les échanges entre les professionnels et les visiteurs.

« Passion Bâtiment » : les rencontres des professionnels du bâtiment et de l’environnement » Loin d’être une simple vitrine de l’éco-­‐construction, Expo Nantes Atlantique, organisateur du salon, veut que cet événement soit également un véritable lieu de rencontres, d’échanges, un lieu qui présente des solutions innovantes, accessibles, réalisables et qui permet de faire avancer la cause de l’habitat durable en France. Les professionnels du bâtiment auront l’opportunité le 10 novembre sur le salon, qui reste ouvert au grand public, de profiter d’une journée d’échanges, de rencontres, de mises en relation. Cette rencontre professionnelle, organisée avec les soutiens de l’Ademe, Atlanbois, la FFB et le PGCE (Pôle Génie Civil Ecoconstruction) sera clôturée par la remise des Trophées de l’Habitat Durable récompensant des entreprises du grand ouest oeuvrant au quotidien en faveur de l’environnement et du développement durable. Pour ces dernières, cet événement leur permet d’asseoir leur notoriété

mercredi 9 novembre 2011

Une civilisation en kit

On a coutume de décrire le monde occidental en termes de technologie, d’innovation et de progrès.  Mais saurions nous reconstruire de toutes pièces les machines que nous utilisons quotidiennement (un téléphone portable, une voiture, un four électrique etc.) du jour au lendemain s’il le fallait ?  En raison de modèles de production basés sur les économies d’échelles, la propriété industrielle et les marques commerciales brevetées, la plupart des machines utilitaires qui nous entourent sont devenues trop complexes pour être répliquées facilement à moindre coût. 

Le LifeTrac: un tracteur open source modulable

C’est pour apporter une solution simple à ce paradoxe du monde moderne que Marcin Jakubowski, un ingénieur d’origine polonaise installé dans le Missouri, a crée Open Source Ecology.  Ce projet s’attèle à générer des plans de montages de 50 machines utilitaires et essentielles (dans les domaines de l’habitat, de l’agriculture, de l’industrie, de l’énergie, des matériaux et du transport), puis à les fabriquer et à mettre le savoir-faire acquis à disposition de tous.  Cette plateforme technologique qui regroupe un réseau d’agriculteurs, d’ingénieurs et de donateurs s’est donc donné pour mission de concevoir la conception et la construction artisanale de machines utilitaires avec une performance industrielle équivalente aux machines du commerce et ce à un coût huit fois inférieur en moyenne.  La liste des 50 machines (baptisé le « set de construction Global Village ») inclut des utilitaires (voiture, tracteur, micro-moissonneuse, presse à briques en terre cuite, bétonnière, scierie etc.) mais aussi les machines qui serviront à les construire (forge, laminoir, poste à soudure, fonderie, découpeur laser etc.) et les générateurs d’énergie nécessaires (éolienne, turbine solaire, générateur électrique, transformateur etc.).

La presse à briques en terre cuite open source

Citant lui-même Victor Hugo (« Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue de naître »), le set de construction Global Village de Marcin Jakubowski n’a rien de révolutionnaire.  Le projet se réfère par exemple aux jeux de construction classiques comme les legos et le mécano où la plupart des éléments sont modulables et adaptables entre eux.  Ce qui est vraiment nouveau, c’est l’adaptation des modèles de l’open source, du crowdsourcing et du financement participatif (traditionnellement associés aux logiciels informatiques) aux machines et au matériel agricole.  L’objectif pour chaque machine est le suivant :

  • Documenter la phase recherche et développement tout en prenant en compte les contributions des volontaires à divers stades de la progression.
  • Publier un Bill of Material et un budget détaillé.
  • Publier les plans et les notices de montage détaillées (comprenant les spécifications techniques, des schémas autoCAD et des tutoriels vidéos).
  • Publier le manuel d’utilisation.

A ce jour, le projet Open Source Ecology a documenté les plans de montages de 8 machines sur son wiki accessible à tous.  Par exemple, on peut y trouver la documentation pour le LifeTrac (un tracteur à quatre roues motrices modulable et multi-usage), ou la presse à briques en terre cuite, capable de produire 5,000 briques par jour.  Le financement du projet avance à grands pas grâce aux dons, et la construction de nouveaux prototypes est en cours.

A terme, Marcin Jakubowski espère faire tenir la documentation complète des 50 machines sur un seul CD : ce sera selon lui un kit suffisant pour (re)démarrer une civilisation !

http://opensourceecology.org/

http://vimeo.com/opensourceecology

Gaz naturel Liquéfié : premiers essais en France

Avec près de 15 ans de retour d’expérience, le carburant gaz naturel, majoritairement composé de méthane, est un carburant alternatif qui a fait ses preuves. Il n’émet aucune particule fine (souvent responsables des maladies respiratoires en zone urbaine), réduit de 80% les émissions d’azote et de 14% les émissions de CO2. Il divise par deux les émissions sonores des moteurs et atténue les vibrations, source d’inconfort pour le conducteur.

Stocké sous forme liquide à -160°, le gaz naturel carburant offre désormais une autonomie de 1.000 kilomètres sur poids-lourds. Il ouvre la voie au transport longue distance et constitue une véritable alternative au gazole.

La filiale GNVERT du Groupe GDF Suez) premier fournisseur en France de carburant gaz naturel,effecturea prochainement ses  premiers essais de GNL carburants réalisés sur des camions IVECO Stralis par les transports Mendy, entreprise basée dans les Landes qui ouvre ainsi la voie à cette nouvelle forme d'énergie pour les transports. Cette solution est déjà largement utilisée dans d'autres pays, comme en Angleterre où ces camions sont utilisés par Coca Cola dans la région de Londres.

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