Ecoblogie

Syndication de blogs sur l'écologie, l'environnement, le développement durable...

mardi 9 mars 2010

Rendez-vous à Rouen à bord de l’Esperanza !

Le samedi 20 mars, ne manquez pas cette occasion unique de monter à bord de l’un des bateaux de la flotte de Greenpeace !

Horaires de visite : 10h-12h et 14h-17h.

Vous pourrez rencontrer les membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise et plonger ainsi pendant quelques instants au cÅ“ur même des actions de Greenpeace.


mercredi 3 mars 2010

Le plus grand bateau de Greenpeace arrive en France, l’Esperanza est attendu au Havre ce soir !

Esperanza

Après l’Arctic Sunrise en novembre 2009, c’est l’Esperanza qui débarque ce soir au Havre. Le navire de Greenpeace sera amarré dans le port jusqu’à dimanche avant d’entamer une tournée des plus grands ports à proximité.

Le Kapitan Kuroptev arrive lui aussi…

Le 1er mars, le Kapitan Kuroptev a quitté Saint-Pétersbourg en direction de la France. Le navire chargé d’acheminer les déchets nucléaires d’EDF et d’Areva en Russie devrait arriver au Havre le 8 ou le 9 mars. En parallèle le convoi ferroviaire transportant ces mêmes déchets jusqu’au Havre est en préparation sur le site du Tricastin (Drôme).

« EDF et Areva continuent leurs exportations sur le rythme habituel d’environ 600 tonnes de déchets nucléaires deux fois par mois, dit Yannick Rousselet. Ces chiffres sont choquants. Grâce à un rapport fourni par le Haut Fonctionnaire de Défense nous savons que depuis 2006 environ 33 000 tonnes de déchets ont été envoyées en Russie. »

Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible.

« C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas, ajoute Yannick Rousselet. Nous restons déterminés à obtenir un moratoire immédiat sur ces exportations de la part de Jean-Louis Boorlo. »

Mobilisez vous avec nous en écrivant à Jean-Louis Boorlo. Vous êtes déjà plus de 21 500 à l’avoir fait.

Plus d’informations sur l’Esperanza

Le thon rouge est en voie de disparition, selon la majorité des scientifiques

Suite à un article paru dans les Echos le 1er mars certains se demandent si le thon rouge est vraiment en danger. Cet article est paru dans le journal suite à une conférence donnée par les thoniers fin février à Marseille, à laquelle l’Ifremer, institut de recherche citée dans cet écrit, n’a pas participé.

L’Ifremer déclarait hier que cet article ne reflète pas sa position. L’institut de recherche précise son point de vue sur son site et a demandé un droit de réponse dans ce journal. Des articles de Libération, du Figaro et de la Croix , parus le 2 mars rétablissent aussi le point de vue de l’IFREMER sur la réalité de la menace sur l’espèce.

En quelques mots, dans son étude par survol du Golfe du Lion fin 2009, l’Ifremer a effectivement noté une amélioration dans le nombre de thons juvéniles, donc pesant moins de 30 kilos. Mais cette étude reste partielle, sur une zone très précise. Selon La Croix , cette zone d’étude couvre “1 % de la distribution géographique totale du thon rouge de Méditerranée et de l’Atlantique Nord”. Elle ne permet pas donc pas d’évaluer globalement le nombre de thons. De plus, toujours selon l’Ifremer, ces effets positifs sont certainement dus aux premières mesures de protection prises depuis 2007, notamment à l’interdiction de pêcher des thons de moins de 30 kg, appelés juvéniles.

Les manÅ“uvres des thoniers pour influencer l’opinion, à l’approche de la Cites qui se tiendra dans dix jours, ont bel et bien commencé, mais les scientifiques dans leur très grande majorité n’ont pas changé d’avis : le thon rouge est bien une espèce menacée.

mardi 2 mars 2010

La commission Barroso impose la pomme de terre OGM de BASF

Dans l’une de ses premières décisions depuis sa prise de fonction, la nouvelle commission Barroso a autorisé la culture et la commercialisation d’un nouvel OGM, pour la première fois depuis 1998. La pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF est enrichie en amidon notamment pour les besoins de l’industrie papetière. Elle contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques. Cet OGM pose un risque inacceptable pour la santé humaine et animale, ainsi que pour l’environnement. Le commissaire à la santé, le maltais Dalli, en charge des questions liées aux OGM, a d’ailleurs dû utiliser une procédure écrite, pour éviter une réunion et un débat des commissaires européens sur le sujet.

Depuis six ans, l’innocuité de cette pomme de terre fait l’objet de controverses scientifiques. Par cette décision, le commissaire Dalli, pourtant chargé de la protection des consommateurs nie tous les débats scientifiques sur les potentiels dangers que représente cette pomme de terre et le fait que l’opinion publique européenne ne veut pas d’OGM.

Risques médicaux, environnementaux, tout allait contre cette autorisation
L’Organisation Mondiale de la Santé et l’Agence Européenne de Médecine ont alerté sur « l’importance critique » de l’antibiotique affecté par la pomme de terre Amflora, la kanamycine. Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l’environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose. Cette pomme de terre a aussi présenté des difficultés à la très pro OGM Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), dans bon nombre des enquêtes qu’elle a diligentées pour l’autoriser depuis plus d’un an. Une majorité des pays de l’Union Européenne s’est opposée à cette autorisation.

A cause de l’inquiétude d’experts médicaux sur les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques utilisés dans un grand nombre d’OGM, l’Union Européenne a adopté en 2001 une loi qui excluait des autorisations européenne les OGM qui contenaient des gènes de résistance aux antibiotiques.

La France va-t-elle être « contaminée » ou faire barrage à la pomme de terre BASF, comme aux autres cultures OGM ?
Suite à cette autorisation européenne, chaque pays doit maintenant utiliser la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens. En 2008, la France avait mis en place une clause de sauvegarde sur le fameux maïs MON810 de Monsanto, de même que 5 autres pays de l’Union Européenne, dont l’Allemagne.

La France est officiellement exempte depuis février 2008 de toute culture commerciale d’OGM en plein champ. La balle est dans le camp du Ministre de l’environnement, Jean-Louis Borloo, qui doit activer la clause de sauvegarde au plus vite. Il a tous les éléments pour le faire.
La question des cultures OGM en plein champ va se poser à plusieurs reprises cette année. Plus de 50 plantes transgéniques sont en attente d’autorisation en 2010. Parmi elles, plusieurs maïs, dont le MON810, qui pourraient faire leur retour dans les champs français, si l’Europe les autorise et que la France laisse faire.

En savoir plus sur la pomme de terre OGM de BASF (en anglais)

lundi 1 mars 2010

Les murs de Haute Normandie disent à Bruno Le Maire que le thon rouge ne peut pas attendre !

2500 affiches ont été posées cette nuit sur toute la Haute Normandie, région où Bruno Le Maire est candidat. Les murs du Havre, de Rouen, d’Evreux, de Vernon, de Louviers et de Dieppe, les principales villes de la région, disent aujourd’hui au Ministre que « le thon rouge ne peut pas attendre et que c’est maintenant qu’il faut agir pour sauver l’espèce, en prenant un moratoire sur le pêche industrielle, comme l’a fait l’Italie.


Bruno Le Maire délivre toujours autant de permis de pêche aux industriels !

Alors qu’un plan ambitieux de sortie de flotte avait été annoncé depuis plusieurs mois, 28 thoniers, soit le même nombre de navires qu’en 2009, ont reçu un permis de pêche. Du point de vue de la rentabilité économique, la situation actuelle est une aberration complète. En effet, le quota pour les thoniers senneurs de Méditerranée est de 1700 tonnes pour 2010, contre 3000 tonnes en 2009 : le quota diminue mais pas le nombre de bateaux ! Cela signifie que très majoritairement les thoniers vont partir en mer pour une saison ramenée à un seul mois, et qu’ils vont perdre de l’argent. A moins que les profits des senneurs ne se fassent dans la pêche illégale ? La seule solution, c’est le moratoire sur la pêche industrielle : demandez le sur wwww.greenpeace.fr/thon-rouge

mercredi 24 février 2010

Publication d’un rapport éloquent : le miracle OGM n’a pas eu lieu

C’est hier qu’a été publié le rapport annuel de l’ISAAA (Service International pour l’acquisition d’applications liées aux agro-biotechnologies). Le but et le crédo de cette organisation est de faire la promotion des OGM, de vanter la capacité qu’auraient ces technologies pour résoudre la question de la faim dans le monde et de réduire la pauvreté.
Mais malgré le ton excessivement positif de ce rapport, il est clair que les OGM sont un échec autant dans les champs que sur les marchés internationaux des semences.

Le recul en Europe
Tout d’abord la culture des OGM en plein champ a régressé de 15% en Europe entre 2008 et 2009. Ce recul est très fort en Roumanie, en République Tchèque ou en Slovaquie (une moyenne de 22 à 55% de baisse des terres ensemencées en OGM). Dans le même temps, l’Allemagne et le Luxembourg adoptaient en 2009 une clause de sauvegarde interdisant la culture en plein champ de maïs OGM, rejoignant ainsi la France, la Grèce, l’Autriche et la Hongrie, qui avaient déjà pris une telle mesure.

Au total, les surfaces consacrées à la culture du MON 810, le maïs génétiquement modifié du groupe américain Monsanto, seul OGM autorisé dans l’Union européenne, ont reculé de 11%, passant de 106.737 hectares en 2008 à 94.749 ha en 2009.

Globalement, ce recul est du au refus massif des européens des OGM, hostiles notamment à leur culture en plein champ avec les risques de dissémination et d’effets collatéraux qui y sont associés.
Le prix élevé des semences est également en cause dans cette « dégringolade » des OGM en Europe.

En Chine, en Inde, les aléas du coton BT
En Chine, c’est la culture intensive d’un coton OGM, le coton Bt, qui vient contredire tous les apôtres du miracle OGM. Le coton Bt (qui produit une toxine insecticide synthétisée par le gène d’une bactérie, le Bacillus Thuringiensis, utilisée comme un pesticide) y est cultivé massivement. Et on a pu constater depuis plusieurs années la recrudescence de maladies secondaires comme un virus des feuilles sur ces cultures, obligeant les cultivateurs à utiliser d’autres pesticides.

Ceci entraine un surcoût de production (les semences étant déjà plus onéreuses) pour les cultivateurs de coton Bt par rapport aux cultivateurs « conventionnels ».

En Inde, il en va à peu près de même. Malgré les dires de l’ISAAA, le fameux coton OGM rencontre des difficultés grandissantes avec un déclin marqué de la productivité depuis maintenant 3 ans, la recrudescence d’insectes inconnus jusqu’alors, l’augmentation de l’utilisation de pesticides (augmentation de 25% entre 2006 et 2008).

Au niveau mondial, un succès totalement démenti
Le rapport de l’ISAAA met en avant le fait que 14 millions d’agriculteurs, cultivent des OGM sur une superficie totale de 134 millions d’hectares. Cela signifie en réalité 1,1 % de la totalité des agriculteurs sur la planète,, représentant 2,7% des terres cultivées.
95% de ces cultures sont situés sur uniquement 6 pays (USA, Brésil, Argentine, Canada, Paraguay, Afrique du sud).

Ces OGM, censés nourrir la planète et réduire la pauvreté, sont pour l’heure quasi exclusivement cultivés pour l’alimentation animale et les filières « viande », la fabrication d’agrocarburants, ou l’industrie textile en ce qui concerne le coton.

14 années après leur lancement, les OGM ne semblent pas avoir accompli le miracle tant attendu, tout en ne garantissant pas du tout l’absence de risque sur la santé humaine, et encore moins l’environnement.

Visite présidentielle au Gabon : Nicolas Sarkozy en VRP de l’exploitation des forêts tropicales

Paris, le 24 février 2010 – Le président Nicolas Sarkozy se rend aujourd’hui au Gabon où il doit notamment visiter une usine du groupe forestier français Rougier. Cela fait suite à la décision du pouvoir gabonais d’interdire l’exportation de grumes (bois brut non transformé) du pays. Les groupes forestiers espèrent sans doute que le Président français obtiendra l’assouplissement de cette mesure. Mais on peut aussi y voir un geste politique et symbolique.

« Cette visite trahit la vision qu’a Nicolas Sarkozy des forêts tropicales et la manière dont il entend les protéger, affichant le soutien unilatéral de la France aux industriels du bois. Le Président français semble encore considérer les forêts comme une simple matière première » explique Grégoire Lejonc, chargé de campagne Forêts.

Les forêts tropicales : une matière première ou un patrimoine inestimable ?
En juillet 2007, au Gabon déjà, le Président français, avait qualifié les forêts tropicales du bassin du Congo de « matière première exceptionnelle ».
Dans les mois précédant le Sommet de Copenhague, le Président français s’est affiché en ardent protecteur des forêts tropicales. Pourtant, la France continue de promouvoir la destruction des forêts en soutenant financièrement les industriels du bois dans le bassin du Congo ou en contribuant à l’extension des plantations d’huiles de palmes en Indonésie, en subventionnant le développement des agrocarburants.

Quelques jours avant la clôture du sommet de Copenhague, Nicolas Sarkozy recevait à Paris plusieurs chefs d’Etat africains pour évoquer cette question. Il déclarait alors : « La façon la plus efficace et la plus économe de limiter les émissions de carbone, c’est de lutter contre la déforestation… Mais ces pays ne peuvent pas seuls entretenir une forêt qui est patrimoine de l’humanité. »

Exploiter ou protéger les forêts ? Le Président français semble vouloir faire le grand écart entre ces deux objectifs souvent inconciliables en promouvant le concept peu convaincant d’« exploitation industrielle et gestion durable des forêts » lié au modèle des concessions à grande échelle, qui est la norme dans le bassin du Congo.

A qui profite l’exploitation des concessions forestières du bassin du Congo ?
« Le modèle des concessions forestières que soutient la France ne profite ni à la biodiversité exceptionnelle de cette région, ni aux populations locales, ni au climat » explique Grégoire Lejonc.

Le bassin du Congo est le deuxième massif de forêts tropicales après l’Amazonie. Sur 150 millions d’hectares de forêts denses, 39 millions sont sous concessions forestières. Pourtant, les rentrées fiscales des cinq pays concernés ne s’élevaient qu’à… 119 millions d’euros, soit environ 3 euros par hectares en 2007.
« Pour chaque mètre cube de bois, qui vaut plusieurs centaines d’euros, quelle somme revient au développement rural local ? » s’interroge Grégoire Lejonc. « Le Président se pose t-il cette question avant de subventionner les industriels au nom du développement ? ».

mardi 23 février 2010

En Italie, campagne anti-nucléaire dans le contexte des régionales

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Le gouvernement Berlusconi veut réinvestir dans le nucléaire après 23 ans d’arrêt de cette politique. L’Italie a prévu de construire au moins 4 nouvelles centrales sur son territoire, mais sans décider des lieux d’implantation, laissant cette décision aux gouvernements régionaux.

En 2009, suite à une sollicitation de Greenpeace Italie, 13 régions sur 21 avaient déclaré ne pas vouloir du nucléaire. A la fin du mois de mars, des élections régionales se tiendront en Italie, et Greenpeace demande aux candidats de se prononcer sur les choix énergétiques qu’ils feraient pour leur région, pour en faire un élément du débat sur les choix énergétiques.

D’après le dernier rapport des Nations Unies sur le climat (novembre 2009), Venise, symbole de l’Italie, pourrait être recouverte par les eaux dans les 60 prochaines années à cause du changement climatique. Pour lutter efficacement et assez rapidement contre le réchauffement climatique, le pays doit investir dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables plutôt que dans le nucléaire. Pour montrer que le nucléaire n’est pas une solution, des activistes italiens ont déployé des banderoles « Le nucléaire est une dangereuse perte de temps» sur la Place Saint Marc sous les eaux, le 20 février dernier.

lundi 22 février 2010

La Commission européenne soutient la cause du thon rouge, mais pas avant 2011

Après le Parlement européen la semaine dernière, la Commission européenne vient de proposer que les 27 états membres soutiennent un classement en annexe 1 du thon rouge à la prochaine réunion de la Cites.
L’interdiction du commerce international de l’espèce approcherait donc, mais à l’horizon mars 2011, la Commission demandant un délai de mise en oeuvre de 12 mois.

Même avec un classement immédiat à la Cites cette année, la saison de pêche 2010 aurait lieu : il faut en effet 90 jours pour mettre en oeuvre les décisions prises lors de cette conférence et la saison de pêche au thon rouge ouvre mi mai. Une interdiction du commerce international prenant effet en mars 2011 permettrait donc toute une saison de pêche, d’engraissement et de vente des poissons, et de clore le cycle entamé avec la saison de pêche 2010. Les 27 Etats membres doivent maintenant opter pour une position, qui sera portée unanimement à la Cites, du 13 au 25 mars.

Si l’interdiction du commerce international ne peut intervenir avant la saison de pêche 2010, les industriels de la pêche doivent dès cette année rester à quai. Leurs captures massives sont la cause du déclin de l’espèce, ce sont les principaux prédateurs du thon rouge. Ce moratoire sur la pêche industrielle est du ressort de chaque ministre de l’Agriculture et de la Pêche, qui signe les permis de pêche, bateau par bateau. Demandez le à Bruno Le Maire sur www.greenpeace.fr/thon-rouge

samedi 20 février 2010

Journée nationale de mobilisation : des déchets pour des déchets !

Aujourd’hui les militants de Greenpeace se sont mobilisés dans vingt villes en France pour apporter symboliquement leurs déchets aux prétendus rois du recyclage : Areva et EDF.

Les industriels français du nucléaire prétendent que leur industrie est propre et que les déchets sont recyclés à 96 %, alors qu’une grande partie est envoyée et simplement stockée en Russie. Greenpeace demande un moratoire immédiat sur ces exportations de déchets nucléaires.

A Cherbourg, Paris, Marseille, Rouen, Bordeaux les militants bénévoles de Greenpeace ont donc apportés leurs déchets à Areva et à EDF pour demander aux industriels d’arrêter d’envoyer leurs déchets en Russie.
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Greenpeace mobilisée
Greenpeace demande au ministre Jean-Louis Boorlo de faire appliquer un moratoire sur ces envois de déchets nucléaires en Russie et fait tout son possible pour que ce moratoire soit appliqué.
On a pu le voir notamment en décembre et en janvier dernier à Cherbourg quand des activistes ont bloqué la voie de chemin de fer afin d’empêcher l’arrivée du train convoyant les déchets nucléaires au port pour qu’ils soient embarqués sur un bateau en partance pour la Russie. Plus récemment, le 16 février, au Tricastin des activistes ont retardé de plus de dix heures le départ du convoi vers Le Havre.

Une théorie qui ne tient pas la route
« Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible. C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas », affirme Yannick Rousselet.

Mobilisez-vous avec nous !
Ecrivez à J-L Borloo pour lui demander un moratoire immédiat

vendredi 19 février 2010

Thon rouge : Leclerc en flagrant délit de manipulation publicitaire !

pub-leclercClamant à coup de pleines pages de publicité qu’il va retirer de la vente certaines espèces marines menacées, le groupe Leclerc cherche à se positionner en acteur responsable. Le géant de la distribution prend le thon rouge comme alibi, sans s’engager réellement.

Là où Leclerc fait le plus fort, c’est que l’enseigne a décidé « de ne proposer que du thon rouge provenant exclusivement de la pêche artisanale » en précisant, en note de bas de page, marquée par un astérisque et écrite en tout petit : « excepté les 28 senneurs »… La flotte française comptait en 2009 effectivement 28 thoniers senneurs, bateaux industriels de pêche qui sont précisément les principaux prédateurs du thon rouge de Méditerranée ! Après avoir clamé qu’elle veut soutenir la pêche artisanale, l’enseigne de la grande distribution nous dit donc, en note de bas de page et en petits caractères, qu’elle fera exception pour tous les bateaux industriels français ! Plus c’est gros, plus ça passe, ont dû se dire les communicants de Leclerc…

La publicité précise aussi que les centres Leclerc vont retirer de la vente le siki. Cette espèce de requin pêchée dans les grands fonds est tellement menacée que la pêche ciblée sur cette espèce est déjà interdite. Comme il peut arriver que certains spécimens soient pris dans les filets accidentellement, la Commission européenne a fixé pour 2010 un quota très faible (80 tonnes sur toute l’Europe, dont 34 tonnes en France).

mercredi 17 février 2010

Greenpeace dénonce du bois illégal stocké dans le port d’Anvers

Mercredi 17 février, des militants de Greenpeace ont dénoncé dans le port d’Anvers - Belgique la présence de bois illégal en provenance des forêts tropicales anciennes en République Démocratique du Congo.
La valeur des quelques 50m³ de bois stockés à Anvers est estimée à 45 000 euros. Il s’agit de bois Wengé utilisé principalement pour la fabrication d’aménagements intérieurs (parquets, escaliers, etc) et de meubles destinés au marché européen.



Ce bois a été abattu par la société Industrie de Transformation du Bois (ITB) dans la région du Lac Tumba, extrêmement riche en biodiversité, alors que son titre forestier dans cette zone a été invalidé par la récente revue légale des titres forestiers. Cette revue légale a débuté en 2002. Elle est financée par la Banque Mondiale et des bailleurs de fonds européens. Elle était destinée à remettre à plat le secteur de l’exploitation forestière en République Démocratique du Congo et améliorer sa transparence. Ces grumes ont été rachetés par INTERHOLCO, la filiale d’achat du Groupe germano-suisse Danzer. Danzer est le deuxième plus important exploitant de bois en RDC.

En dépit de dizaines de lois promulguées depuis des années, le flou et le chaos règnent toujours dans le secteur forestier en République Démocratique du Congo. Les entreprises forestières tirent partie des problèmes de gouvernance du pays pour agir en toute impunité. L’exploitation forestière en RDC ne bénéficie pas aux populations locales qui - outre le pillage de leurs essences les plus précieuses comme le Wengé, le Sapelli ou encore l’Afromosia - se voient confrontées à la destruction de leurs ressources et a l’émergence de nombreux conflits sociaux.

Les bailleurs de fonds européens, dont certains français ou allemands, doivent cesser de subventionner le secteur de l’exploitation forestière en RDC, comme c’est le cas aujourd’hui. Ils devraient plutôt subventionner un plan de zonage participatif, c’est-à-dire la mise en place d’une délimitation stricte des activités des groupes forestiers élaborée en collaboration avec la société civile congolaise et in fine subventionner la protection des forêts et pas leur exploitation.

Enfin, cette découverte de grumes illégales arrive au moment ou l’Europe entre dans les derniers mois du processus d’élaboration de la Réglementation Européenne sur le bois. Pour l’heure, du bois illégal tel que le wengé découvert à Anvers peut entrer sur le marché européen sans aucun problème.

La future réglementation européenne doit imposer une traçabilité complète du bois et des produits bois entrant en Europe et mettre en place un régime de sanction pour les contrevenants. Pour l’instant, certains pays européens tergiversent et tentent de protéger les intérêts des grands groupes forestiers. La France, si elle a dans les coulisses une position plutôt ambitieuse, doit maintenant user de son influence auprès de ses partenaires européens pour l’adoption d’une loi réellement à même de stopper le commerce de bois illégal en Europe.

mardi 16 février 2010

Greenpeace ferme la porte au convoi de déchets nucléaires

Pierrelatte, le 16 février 2010 – Ce matin, à 8h30, trois activistes de Greenpeace se sont enchaînés au portail de l’usine du Tricastin dans la Drôme. A quelques mètres de là quatre activistes se sont fixés à un cône en béton lui-même accroché à la voie ferrée. Leur objectif : empêcher le départ d’un train chargé de déchets nucléaires français, bloqué à quelques mètres de là, de l’autre coté de la grille. D’ici à mercredi le convoi était censé traverser toute la France pour arriver au port de Cherbourg. Là le Kapitan Kuroptev, navire appartenant à une compagnie russe, devrait être chargé avec les déchets avant de prendre la direction de Saint-Pétersbourg.

« Après être intervenu plusieurs fois en fin de parcours à Cherbourg lors du dernier convoi, nous montrons cette fois notre détermination dés le départ du train, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Il faut que ces exportations cessent, nous demandons aux pouvoirs publics d’imposer un moratoire immédiat sur ces convois honteux ! »

Des pirouettes pour justifier ces exportations
Areva et EDF jouent sur les mots pour justifier ces exportations. Ces convois ne seraient pas autoriser si les matières exportées étaient qualifiées de déchets.

Mais les industriels français ont trouvés une parade : ces matières ne seraient pas des déchets car elles seront peut-être réutilisables un jour. Dans les faits, ce sont des milliers de tonnes d’uranium appauvri qui s’entassent en Russie et qui ne seront jamais enrichies. Dans un rapport publié en décembre dernier par Greenpeace les chiffres sont accablants : depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie alors que seules 3090 tonnes d’uranium font le chemin inverse…

« EDF et Areva ne peuvent pas dire la vérité à propos des déchets, dit Yannick Rousselet. Pour eux, être sincère reviendrait à montrer que l’industrie nucléaire n’est pas une industrie propre et qu’ils sont bien impuissants face aux déchets. »

La grande arnaque du recyclage
Areva martèle partout que les déchets nucléaires sont recyclables à 96%.
Une fois coupé et dissout, le combustible irradié se divise en trois catégories : environ 95 % d’uranium, 1 % de plutonium et 4 % de déchets ultimes. Aujourd’hui seule une partie du plutonium est effectivement réutilisée pour produire un nouveau combustible, baptisé le Mox . Les 4 % de déchets ultimes sont vitrifiés et stockés.

Restent donc la majeure partie : l’uranium de retraitement, qui représente 95 % du résultat du retraitement. C’est cette matière qu’Areva et EDF exportent en Russie.

« On est très très loin du chiffre annoncé par les industriels sur le retraitement des déchets nucléaires, indique Yannick Rousselet. La quantité astronomique de déchets envoyés par la France en Russie en est la meilleure preuve. »

Une mobilisation sans faille
Greenpeace est mobilisée depuis longtemps pour arrêter ces exportations qui ont démarrées dans les années 1970. La première interpellation date de 1984. Cette année Greenpeace est intervenue à trois reprises à Cherbourg le 24 janvier.

« Nous sommes suffisamment déterminés pour ne laisser passer aucun convoi, ajoute Yannick Rousselet. Les responsables politiques doivent prendre leurs responsabilités et imposer un moratoire tout de suite. »

Greenpeace mobilise le grand public pour obtenir un moratoire de la part de Jean-Louis Boorlo en proposant de lui écrire une lettre : Le Ministre a ainsi déjà reçu plus de 5600 lettres.

Nouvelle action de Greenpeace contre l’exportation de déchets nucléaires en Russie

Ce matin, à 8h30, trois activistes de Greenpeace se sont enchaînés au portail de l’usine Areva située à Tricastin, dans la Drôme. À quelques mètres de là, quatre autres militants se sont fixés à un cône en béton lui-même accroché à la voie ferrée. Leur objectif : empêcher le départ d’un train chargé de déchets nucléaires français, bloqué à quelques mètres de là, de l’autre coté de la grille. D’ici à mercredi, le convoi était censé traverser toute la France pour arriver au port de Cherbourg, dans la Manche. Là, le Kapitan Kuroptev, navire appartenant à une compagnie russe, devait charger ces déchets avant de prendre la direction de Saint-Pétersbourg.

Là-bas, en Russie, Areva et EDF prétendent que ces déchets sont revalorisés, afin d’être ensuite rapatriés en France puis réintroduits dans les centrales. En réalité, il n’en est rien. Dans les faits, ce sont des milliers de tonnes d’uranium appauvri qui s’entassent en Russie et qui ne seront jamais enrichies. Dans un rapport publié en décembre dernier par Greenpeace les chiffres sont accablants : depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie alors que seules 3090 tonnes d’uranium font le chemin inverse…

« Après être intervenu plusieurs fois en fin de parcours à Cherbourg lors du dernier convoi, nous montrons cette fois notre détermination dès le départ du train, déclare Yannick Rousselet, en charge de la campagne Nucléaire de Greenpeace. Il faut que ces exportations cessent. Nous demandons aux pouvoirs publics d’imposer un moratoire immédiat sur ces convois honteux ! »

La grande arnaque du recyclage
Areva martèle que les déchets nucléaires sont recyclables à 96%. Une fois coupé et dissout, le combustible irradié se divise en trois catégories’: environ 95′% d’uranium, 1% de plutonium et 4% de déchets ultimes. Aujourd’hui seule une partie du plutonium est effectivement réutilisée pour produire un nouveau combustible, baptisé le Mox. Les 4% de déchets ultimes sont vitrifiés et stockés. Restent donc la majeure partie : l’uranium de retraitement, qui représente 95% du résultat du retraitement. C’est cette matière qu’Areva et EDF expédient en Russie.

Une mobilisation grandissante
Greenpeace est mobilisée depuis longtemps pour arrêter ces exportations qui ont démarrées dans les années 1970. La première interpellation date de 1984. Cette année Greenpeace est intervenue à trois reprises à Cherbourg le 24 janvier. Greenpeace mobilise l’ensemble des citoyens pour que Jean-Louis Borloo décrète un moratoire sur ces expéditions de déchets nucléaires en Russie. Plus de 5600 citoyens ont déjà envoyé un message au ministre de l’Écologie et de l’Énergie.

lundi 15 février 2010

Premiers retours de la journée nationale de mobilisation pour le thon rouge

« Carpaccio de thon rouge », « thon rouge façon tatali » : certaines cartes de restaurants ou étals de poissonniers proposent encore cette espèce. Les militants de Greenpeace de 24 villes ont été dialoguer avec les commerçants samedi 13 février, pour leur demander quelle sorte de thon ils vendent, l’origine de leur marchandise, et les inciter à prendre l’engagement de ne plus servir de thon rouge de Méditerranée.
Les militants ont généralement été très bien accueillis par des restaurateurs et un public déjà sensibilisés. Par exemple à Toulouse, deux grands chefs ont signé l’engagement de ne plus servir de thon rouge : le chef Bruno Gallou du restaurant la Tropézienne et Frank Rénimel, du restaurant La Tropézienne (voir photo). La mobilisation des citoyens et des commerçants ce samedi doit rappeler au gouvernement l’urgence de la menace qui pèse sur le thon rouge. C’est maintenant qu’on doit agir, pas dans 18 mois !
Signez la pétition pour demander à Bruno Le Maire un moratoire sur le pêche industrielle au thon rouge !

vendredi 12 février 2010

Journée nationale de mobilisation : Le thon rouge ne peut pas attendre !

« Carpaccio de thon rouge », « thon rouge façon tatali » : certaines cartes de restaurants ou étals de poissonniers proposent encore cette espèce. Les militants de Greenpeace seront mobilisés dans 25 villes de France le samedi 13 février, pour dialoguer avec les commerçants, leur demander quelle sorte de thon ils vendent, l’origine de leur marchandise, et les inciter à prendre l’engagement de ne plus servir de thon rouge de Méditerranée, espèce menacée, en signant une lettre d’engagement.

Rappelons que certains acteurs économiques sont déjà engagés dans cette démarche : deux associations de grands restaurants, comme Eurotoques (3.800 membres en Europe) ou les Relais & Châteaux (450 enseignes dans le monde), ont décidé de ne plus servir de thon rouge. Des enseignes de la grande distribution comme Auchan ou Carrefour ne commercialisent plus de thon rouge depuis le début de l’année. La mobilisation des citoyens et des commerçants ce samedi doit rappeler au gouvernement l’urgence de la menace qui pèse sur le thon rouge. C’est maintenant qu’on doit agir, pas dans 18 mois !

Signez la pétition pour demander un moratoire sur la pêche industrielle à Bruno Le Maire

Procès équitable pour Junichi et Toru !

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Ce matin des militants de Greenpeace ont fait une manifestation pacifique devant l’ambassade du Japon à Paris pour demander à la justice japonaise un procès juste pour deux activistes poursuivis dans le pays du soleil levant.

Lundi 15 février s’ouvre au Japon le procès de Junichi SATO et Toru SUZUKI accusés d’avoir volé une caisse de viande de baleine dans un entrepôt en avril 2008.

Ce procès est tout sauf ordinaire, Greenpeace se bat depuis près de 2 ans pour faire reconnaitre le caractère injuste de cette accusation. En effet, Junichi et Toru, en interceptant cette boite et en la présentant au Procureur de Tokyo, n’ont fait qu’exposer publiquement un détournement de viande baleine, organisé et à large échelle au sein du programme de chasse baleinière, et qui plus est toléré par les autorités nippones en charge de cette chasse.

Et qu’ont-ils récolté ? Une arrestation surmédiatisée par les autorités, dans un pays où le simple fait d’être arrêté a valeur de culpabilité aux yeux du public ! Une garde à vue de 23 jours sans avocat ! Un procès inéquitable où les éléments de preuve de ce scandale de détournement ont été systématiquement caviardés, voire refusés à la défense ! C’est ainsi qu’ils encourent une peine maximale de 10 ans de prison !

Les demandes de Greenpeace pour ce procès :

1. Le droit à un procès juste : des documents clés ont été scandaleusement rejetés par la Cour de justice…
2. L’application de la loi internationale : Junichi et Toru exerçaient leur droit fondamental à la liberté d’expression telle que garanti par l’Article 19 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques des Nations unies signé par le Japon.
3. La réouverture de l’enquête sur les allégations de détournement : le Procureur du District de Tokyo a arrêté son investigation sur les allégations apportées par Greenpeace le jour même où Junichi et Toru ont été arrêtés par la police.

La mobilisation internationale pour les faire innocenter n’a fait qu’augmenter ces derniers mois, récoltant plus de 250 000 signatures de par le monde.

Vous aussi, apportez maintenant votre soutien à Junichi SATO et Toru SUZUKI en signant la pétition internationale.

Plus d’informations sur le scandale du trafic de viande de baleines.

jeudi 11 février 2010

Le retour des pingouins

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Voici enfin sur papier la suite des aventures dessinées des manchots de Xavier Gorce. Depuis leur banquise, ces palmipèdes humains, trop humains, hésitent à « travailler plus pour gagner plus » ou encore devisent sur la crise financière, le bonheur familial, l’écologie. Clin d’œil impertinent ou humour féroce, les strips se lisent à toute vitesse. On sourit, on ricane, on jubile !

Ces billets d’humeur et d’humour sont envoyés chaque jour aux abonnés de la newsletter du Monde.fr et paraissent régulièrement sur http://blog.greenpeace.fr/indegivrables . À découvrir aussi sur http://indegivrables.blogspot.com

Les Indégivrables, tome 4 : Parfums de suspicion, Xavier Gorce, édition Inzemoon, décembre 2009, 10,50 €. Les trois premiers tomes sont disponibles en librairie.

mercredi 10 février 2010

Thon rouge : le Parlement européen plus responsable que le gouvernement français !

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Le Parlement européen a voté le soutien au classement du thon rouge en annexe 1 de la Cites, rejetant les amendements qui demandaient un délai de 18 mois. Les élus européens demandent donc à la Commission d’agir dès aujourd’hui pour sauver l’espèce !

La prochaine étape ? C’est le Conseil et la Commission européenne qui doivent se prononcer, avant la tenue de la Cites (13-25 mars). Les 27 pays de l’Union européenne se mettent généralement d’accord sur une position, que chaque pays porte ensuite lors de la conférence. La Commission doit prendre bonne note du cote, consultatif, du Parlement et respecter l’avis des députés.

La France doit elle aussi entendre l’avis des euro-députés : il est nécessaire d’arrêter les dommages causés au thon rouge de Méditerranée, notamment par la pêche industrielle. Greenpeace demande au ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, d’appliquer le principe de précaution, en attendant l’interdiction du commerce international, et de décider d’un moratoire sur cette pêche industrielle. 17 500 personnes ont déjà fait parvenir cette demande au ministre sur www.greenpeace.fr/thon-rouge

mardi 9 février 2010

L’Inde décide d’un moratoire sur l’aubergine Bt

Ce mardi, le ministère indien de l’environnement, Jairam Ramesh, qui devait décider de l’autorisation de mise en culture d’une aubergine génétiquement modifiée, a décidé d’un moratoire sur cette aubergine Bt mise au point par le semencier Mahyco, partenaire commercial historique de l’américain Monsanto en Inde. L’aubergine Bt aurait été le premier aliment OGM à être mis sur le marché en Inde et ouvrait la porte à des autorisations de riz OGM.

Le Bacillus Thuringiensis, Bt pour les intimes, est une bactérie présente dans le sol et utilisée à grande échelle comme pesticide. En introduisant une partie du code génétique de cette bactérie dans celui d’une aubergine, le fruit produit par Mahyco fabrique lui-même une toxine insecticide qui élimine certains parasites.

L’aubergine Bt avait fait l’objet d’un avis positif du GEAC, comité d’autorisation du génie génétique indien. Mais face à la levée de bouclier de la société civile indienne, le ministère de l’environnement avait différé sa décision concernant cette aubergine OGM. Test et examens scientifiques trop brefs, souvent effectués par la société semencière elle-même, Mahyco, absence d’évaluation à court et moyen terme des impacts sanitaires, etc. tels sont les griefs faits aux conclusions du GEAC pour autoriser l’aubergine Bt.

Le ministère de l’environnement a donc décidé d’un moratoire afin de permettre des études scientifiques supplémentaires pour évaluer « l’impact de l’aubergine sur la santé des consommateurs et sur l’environnement sur le long terme ».

Le ministre a expliqué qu’il lui fallait bien mettre dans la balance « les scientifiques et la société ». Par cette décision, le gouvernement indien remet en cause la pertinence et le sérieux du système d’évaluation scientifique des OGM tel qu’il existe actuellement. Cette décision est d’autant plus importante que l’Inde est un des centres de biodiversité de l’aubergine avec plus de 4 000 espèces.

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