Ecoblogie

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vendredi 12 mars 2010

Le salon Planète durable

salonplanetedurable2008

Pour sa 3e édition, Planète durable s’installe à nouveau Porte de Versailles à Paris, pour quatre jours, du 25 au 28 mars 2010. Ce salon est une mine d’idées pour tous ceux qui souhaitent adopter un style de vie plus respectueux de la planète. Au programme : produits verts innovants, animations pour petits et grands, conférences pour tout
savoir sur une nouvelle consommation… Greenpeace sera bien sûr présente sur ce salon.
Rendez-vous au stand E3 pour notamment découvrir le nouveau Guide des produits laitiers avec ou sans OGM !

En savoir plus http://www.planete-durable.com

Exportations de déchets nucléaires : Greenpeace déclenche une deuxième phase dans le port de Montoir-de-Bretagne

Greenpeace ne lâche rien ! Vendredi 12 mars, vers midi, trois zodiacs de Greenpeace se sont positionnés devant le cargo russe Kapitan Kurotev, arrivé à 3h ce matin dans le port de Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique). Quatre nageurs tiennent une bannière de 5m x 3m avec le message « La Russie n’est pas une poubelle ». Depuis une embarcation, des activistes ont peint un logo radioactif sur la coque du Kapitan Kuroptev et deux canoës empêchent le navire russe de bouger.

Cette action intervient au lendemain d’une première phase déclenchée en région parisienne. Une dizaine de militants de Greenpeace avaient bloqué en gare de Valenton (Val de Marne) le convoi ferroviaire acheminant les déchets nucléaires vers le port de Montoir-de-Bretagne.

L’Esperanza, le navire de Greenpeace, reste positionné non loin de là, dans l’estuaire de la Loire.

« Ces expéditions scandaleuses de déchets nucléaires en Russie doivent cesser, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Comme les pouvoirs publics ne prennent pas leurs responsabilités en imposant un moratoire immédiat, nous mettons tout en œuvre pour perturber ces opérations. »

Des chiffres officiels accablants

Comme ces convois ne seraient pas autorisés si les matières exportées étaient qualifiées de déchets, Areva et EDF jouent sur les mots : ces matières expédiées en Russie ne seraient pas des déchets car elles seront peut-être réutilisables un jour !

Cette affirmation est fausse, des chiffres officiels le prouvent. Le rapport sur les flux de matière entre la France et la Russie fourni par le Haut fonctionnaire de Défense et publié en décembre dernier montre que depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23 540 tonnes d’uranium appauvri), alors que seules 3 090 tonnes ont fait le chemin inverse (et ne sont probablement pas issues du recyclage des matières envoyées). Quid des 30 000 tonnes manquantes ?

« Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible. C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus, explique Yannick Rousselet. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas. »

Un scandale qui touche aussi le public

Depuis le début de l’année, Greenpeace intervient sur tous les transports de déchets destinés à la Russie et demande à Jean-Louis Borloo un moratoire sur ces exportations. Le grand public se mobilise lui aussi en masse, plus de 27 000 lettres ont déjà été envoyées au ministre de l’Écologie et de l’Énergie via la page www.greenpeace.fr/stop-nucleaire

Grande première en Inde : Monsanto avoue l’échec de son coton Bt

cotonogm

Samedi dernier, le géant des semences OGM Monsanto annonçait une nouvelle fracassante : les insectes contre lesquels était censé lutter son coton Bt ont développé des résistances à l’insecticide secrété par cette plante génétiquement modifiée. De ce fait, les centaines de milliers d’agriculteurs, petits paysans qui ont depuis plusieurs années adopté cette variété de coton sont désormais contraints d’utiliser une quantité grandissante de pesticide. Greenpeace avait depuis longtemps annoncé les risques de résistance que pouvaient développer les insectes ciblés. Et ce, pas uniquement pour ce coton mais aussi pour de nombreuses variétés d’OGM comme par exemple le maïs MON 810.

La nouvelle a été relayé dans un article du journal indien « The Hindu » .

Cette découverte est issue d’une étude de terrain menée sur les cultures de coton Bt dans l’état du Gujarat (à l’ouest de l’Inde) révélant que ces cultures ne résistaient plus aux attaques du papillon ravageur contre lequel le coton Bt avait été initialement conçu.

Monsanto soutenait jusqu’alors qu’ « il n y avait jamais eu de cas avéré de baisse des rendements de cultures de coton ou de céréales Bt attribuable à la résistance d’un insecte ». C’est chose faite.

Mais les soucis du coton Bt ne s’arrêtent pas là. Il y a quelques semaines, un scientifique plutôt pro OGM de l’Institut Central de recherche sur le coton de Nagpur, le Dr Kranthi, déclarait que le coton Bt avait contribué à l’augmentation de l’utilisation de dangereux pesticides et que d’autres insectes détruisaient maintenant lescultures. On peut imaginer sans mal la situation désespérante dans laquelle sont plongés les agriculteurs, forcés après avoir adopté le coton BT de s’endetter pour utiliser encore plus de pesticides.

Mais Monsanto a une solution ! Suite à cet aveu d’échec, ils sont allés jusqu’à conseiller aux agriculteurs concernés d’utiliser leur tout nouveau produit nommé Bollguard 2, qui permettrait de retarder l’apparition de la résistance des insectes. Comme quoi la firme américaine a toujours une longueur d’avance, pour fournir des solutions toujours plus onéreuses à ses clients.

Après le récent moratoire indien sur l’aubergine Bt, il semble que les performances mirifiques de cette technologie soit quelque peu remises en cause.

jeudi 11 mars 2010

27 voix européennes pour l’interdiction du commerce international du thon rouge

La position de l’Union européenne permet d’ajouter 27 votes pour la sauvegarde du thon rouge, alors que la Cites s’ouvrira samedi à Doha. L’Union européenne demandera cependant que cette mesure ne soit effective qu’en mai 2011. Ce délai permettrait aux industriels de la pêche de clore tout un cycle qui commencera avec la saison de pêche en mai 2010 : les thons rouges sont ensuite engraissés plusieurs mois en Méditerranée, puis pour une grande majorité vendus au Japon et transportés congelés.

Pour obtenir le classement en annexe 1, les 2/3 des 175 pays participants à la Cites doivent le voter. Alors que la conférence approche, différents pays prennent peu à peu position, dessinant les contours de chaque Derrière les Etats-Unis et l’Europe, la Suisse, la Colombie et l’Uruguay soutiendront un classement en annexe 1. La Chine, la Turquie et certainement une grande partie de l’Asie voteraient contre. Enfin, Taïwan, le Canada et le Japon auront une position encore plus marquée : ils objecteront au classement : non seulement ils voteront contre, mais ils refuseront d’appliquer le classement si jamais il est voté par les autres pays. Les tractations entre pays participants ont déjà commencé.

Conférence Internationale de Paris : pour protéger les forêts, stopper et non financer les moteurs de la déforestation

foret

Ce jeudi se déroule à Paris une conférence Internationale sur les grands bassins forestiers. Cette réunion regroupe de nombreux pays forestiers des bassins de l’Amazone et du Congo, Indonésie, etc.) et les pays industrialisés – dont la France- qui s’étaient engagés en décembre à Copenhague au déblocage de 3,5 milliards d’euros par an d’ici 2012 pour aider les pays en voie de développement à lutter contre la déforestation. Mais rien n’avait été clairement entériné.

Des fonds réellement additionnels et des décisions en accord avec les droits et intérêts des populations forestières

Mettre un terme à la destruction des forêts tropicales est une absolue nécessité, dans la perspective d’une réduction drastique et indispensable des émissions de gaz à effets de serre visant à maintenir l’élévation des températures en-dessous de la barre des 2°C. Les actions urgentes à envisager doivent absolument prendre en compte l’inestimable biodiversité présentent dans les grands bassins forestiers et doit garantir l’adhésion et à la participation des populations forestières dans la mise en place des futurs programmes financés.

Le processus de discussions relancé aujourd’hui doit absolument garantir la transparence, l’efficacité des futurs programmes et surtout la participation des communautés forestières, dont les peuples autochtones. Il faut également que cette aide soit réellement additionnelle et pas un simple recyclage d’aide publique déjà affectée.

Ne pas financer les moteurs de la déforestation, comme les plantations ou l’exploitation industrielle du bois

Il va falloir mettre en place de réels garde-fous contre une utilisation perverse des financements : les moteurs de la déforestation – conversion de forêts en terres agricoles, plantations, exploitation industriels du bois- ne doivent pas bénéficier de subventions déguisées. En pleine année de la biodiversité, il est bon de rappeler que les forêts naturelles ne sont en rien équivalentes aux plantations, en terme de richesse des écosystèmes concernés et de capacité de séquestration du carbone.

Pourtant il existe un risque réel que des entreprises bénéficient de financements internationaux au titre de plantations industrielles comme l’huile de palme ou l’acacia, pour la pâte à papier, en Indonésie ; ceux-ci constitueraient des incitations perverses à la destruction de forêts naturelles, à la perte irréversible de biodiversité et à la multiplication de conflits fonciers.

De même, l’exploitation industrielle du bois doit être exclue du champ des possibles financements. Dans le bassin du Congo, où les entreprises forestières internationales ont développé un modèle de concession à très grande échelle, les retombées économiques ne bénéficient que très peu aux populations locales.

Les forêts tropicales ne sont pas une simple matière première, pour reprendre une expression malheureusement utilisée par Nicolas Sarkozy. Cette conférence, et les futurs financements destinés aux forêts tropicales, doivent rétablir la confiance entre les pays industrialisés, les pays en développement et surtout leur population : le temps du pillage des forêts tropicales pour le seul profit des économies du nord et de quelques élites politiques et économiques au sud doit être révolu.

Déchets nucléaires : Greenpeace bloque un nouveau convoi à destination de la Russie

Troisième intervention de Greenpeace depuis le début de l’année pour intercepter un convoi de déchets nucléaires français et ainsi empêcher leur expédition en Russie. Jeudi 11 mars, vers 2h du matin, en gare de Valenton (Val de Marne), au sud est de Paris, une dizaine de militants ont bloqué un train de déchets nucléaires (94). Ils se sont notamment fixés sous les wagons, interdisant ainsi tout déplacement du convoi.

Ces containers de déchets sont destinés à être acheminés à Saint-Pétersbourg à bord d’un navire, le Kapitan Kuroptev. D’abord attendu au Havre ou à Cherbourg, ce navire a finalement été dérouté vers le port de Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique), vers lequel se dirige aussi l’Esperanza, le bateau de Greenpeace arrivé le 3 mars en France.

« Nous sommes plus que jamais mobilisés pour obtenir un moratoire sur ces exportations de déchets nucléaires, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Nicolas Sarkozy vient de passer deux jours à essayer de vendre le nucléaire français au monde entier. Ce convoi de déchets, que nous bloquons non loin de Paris, est un symbole fort des nombreux problèmes que pose cette industrie, notamment son manque total de transparence et son incapacité à gérer les déchets polluants pour des milliers d’années. »

Des pirouettes pour justifier ces exportations
Comme ces convois ne seraient pas autorisés si les matières exportées étaient qualifiées de déchets, Areva et EDF jouent sur les mots et prétendent que ces matières expédiées en Russie ne sont pas des déchets car… elles seront peut-être réutilisables un jour !
Or il s’agit bien de déchets. La preuve : un rapport fourni en décembre dernier par le Haut fonctionnaire de Défense, montre que depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie alors que seules 3 090 tonnes d’uranium font le chemin inverse… Areva et EDF envoient donc en Russie des déchets dont ils ne font rien et pour qu’on les y oublie !

Le public se mobilise pour obtenir un moratoire
Depuis la diffusion en octobre 2009, sur Arte, du documentaire de Laure Noualhat et Eric Guéret « Déchets, le cauchemar du nucléaire », le scandale des exportations de déchets nucléaires français en Russie, combattu par Greenpeace depuis longtemps, a été remis sur le devant de la scène. Ainsi, le Haut comité sur la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a été officiellement saisi par le ministre de l’Écologie et de l’Énergie Jean-Louis Borloo et l’Office parlementaire des choix technologiques, afin de tenter de faire la lumière sur ce trafic d’Areva et EDF. Résultats attendus sous peu…

En attendant, Greenpeace mobilise. Depuis le début de l’année, c’est la troisième fois que Greenpeace intervient sur le terrain pour dénoncer un trafic scandaleux et demander à Jean-Louis Borloo un moratoire sur ces exportations. Le public se mobilise lui aussi en masse, plus de 26 000 lettres ont déjà été envoyées au ministre via la page www.greenpeace.fr/stop-nucleaire

mercredi 10 mars 2010

Moratoire de 3 ans sur les OGM : la Suisse en avance sur le reste de l’Europe

Ce lundi 8 mars, en fin de journée, le parlement suisse a prolongé de 3 ans le moratoire sur les cultures et commercialisation en plein champ d’OGM sur le territoire suisse. Ce moratoire avait été pour la première fois mis en place en 2005 pour permettre « l’acquisition de connaissances scientifiques encore manquantes ». Pour appuyer la prolongation de ce moratoire, le conseil fédéral suisse a souligné « qu’il n’existe pas de besoin urgent en matière d’OGM dans le domaine alimentaire, ni pour l’agriculture, ni pour les consommateurs ». La Suisse va donc rester totalement libre de toute culture OGM jusqu’au moins en 2013.

Greenpeace se félicite de ce moratoire dont devraient s’inspirer l’Europe et la France
La récente autorisation de la pomme de terre OGM Amflora de BASF par la commission européenne a suscité de très vives réactions des Etats membres de l’Union Européenne. Les gouvernements européens, par la voie de leurs ministres de l’environnement avaient exigé en décembre 2008 de la Commission qu’elle réforme ses procédures d’autorisation des OGM et qu’elle renforce son expertise. Depuis, rien n’a changé. Face aux Etats et aux opinions publiques Européennes, la Commission a choisi le passage en force en autorisant cette pomme de terre OGM -première autorisation depuis 12 ans- dont les impacts sur la santé et l’environnement restent inconnus.
Ce sont particulièrement deux hommes, Manuel Barroso et le Commissaire à la santé et à la consommation Dalli qui ont profité de l’absence de majorité qualifiée au sein de la Commission et de la possibilité d’une procédure écrite « sans débat » pour mettre les Etats membres devant le fait accompli.
De nombreux OGM sont actuellement en attente d’autorisation à la culture en plein champ au niveau européen.
On peut craindre que cette autorisation imposée aux Etats membres ne serve de précédent pour cette Commission décidément très pro-OGM et que de nombreux OGM soient à nouveau imposés sans évaluation satisfaisante.
L’expertise et les connaissances scientifiques sur les impacts des OGM sur la santé et encore plus sur l’environnement ne sont pas plus aboutis en France ou en Europe qu’en Suisse. Les helvètes semblent avoir pris une longueur d’avance en ce qui concerne l’application du « principe de précaution » qui est loin de prévaloir en Europe.

Le Giec, catalyseur d’analyses sur le climat

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) regroupe 194 pays sous l’égide des Nations Unies, et a pour mission d’évaluer l’état des connaissances sur les changements climatiques, pour en cerner les conséquences et envisager des stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’entreprend pas lui-même de recherche, mais s’appuie sur les études existantes. Après vingt ans d’analyses scientifiques, le Giec a reçu le Prix Nobel de la paix 2007. Alors que le Giec subit certaines critiques, notamment au Royaume-Uni, depuis l’ouverture de Copenhague, Greenpeace fait le point sur ce qu’est le mode de fonctionnement de cet organisme scientifique indépendant et les raisons pour lesquelles il est attaqué.

Consulter le document « Question et réponses sur le Giec »

Quelques liens complémentaires dans la presse sur ce sujet :

Chronologie des rapports et attaques du Giec

Faut-il changer le statut du Giec ?

Le point de vue de Jean-Louis Fellous, ancien responsable des programmes d’observation de la Terre du CNES et ancien directeur des recherches océaniques de l’Ifremer, sur les climato sceptiques

mardi 9 mars 2010

Rendez-vous à Rouen à bord de l’Esperanza !

Le samedi 20 mars, ne manquez pas cette occasion unique de monter à bord de l’un des bateaux de la flotte de Greenpeace !

Horaires de visite : 10h-12h et 14h-17h.

Vous pourrez rencontrer les membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise et plonger ainsi pendant quelques instants au cÅ“ur même des actions de Greenpeace.


mercredi 3 mars 2010

Le plus grand bateau de Greenpeace arrive en France, l’Esperanza est attendu au Havre ce soir !

Esperanza

Après l’Arctic Sunrise en novembre 2009, c’est l’Esperanza qui débarque ce soir au Havre. Le navire de Greenpeace sera amarré dans le port jusqu’à dimanche avant d’entamer une tournée des plus grands ports à proximité.

Le Kapitan Kuroptev arrive lui aussi…

Le 1er mars, le Kapitan Kuroptev a quitté Saint-Pétersbourg en direction de la France. Le navire chargé d’acheminer les déchets nucléaires d’EDF et d’Areva en Russie devrait arriver au Havre le 8 ou le 9 mars. En parallèle le convoi ferroviaire transportant ces mêmes déchets jusqu’au Havre est en préparation sur le site du Tricastin (Drôme).

« EDF et Areva continuent leurs exportations sur le rythme habituel d’environ 600 tonnes de déchets nucléaires deux fois par mois, dit Yannick Rousselet. Ces chiffres sont choquants. Grâce à un rapport fourni par le Haut Fonctionnaire de Défense nous savons que depuis 2006 environ 33 000 tonnes de déchets ont été envoyées en Russie. »

Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible.

« C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas, ajoute Yannick Rousselet. Nous restons déterminés à obtenir un moratoire immédiat sur ces exportations de la part de Jean-Louis Boorlo. »

Mobilisez vous avec nous en écrivant à Jean-Louis Boorlo. Vous êtes déjà plus de 21 500 à l’avoir fait.

Plus d’informations sur l’Esperanza

Le thon rouge est en voie de disparition, selon la majorité des scientifiques

Suite à un article paru dans les Echos le 1er mars certains se demandent si le thon rouge est vraiment en danger. Cet article est paru dans le journal suite à une conférence donnée par les thoniers fin février à Marseille, à laquelle l’Ifremer, institut de recherche citée dans cet écrit, n’a pas participé.

L’Ifremer déclarait hier que cet article ne reflète pas sa position. L’institut de recherche précise son point de vue sur son site et a demandé un droit de réponse dans ce journal. Des articles de Libération, du Figaro et de la Croix , parus le 2 mars rétablissent aussi le point de vue de l’IFREMER sur la réalité de la menace sur l’espèce.

En quelques mots, dans son étude par survol du Golfe du Lion fin 2009, l’Ifremer a effectivement noté une amélioration dans le nombre de thons juvéniles, donc pesant moins de 30 kilos. Mais cette étude reste partielle, sur une zone très précise. Selon La Croix , cette zone d’étude couvre “1 % de la distribution géographique totale du thon rouge de Méditerranée et de l’Atlantique Nord”. Elle ne permet pas donc pas d’évaluer globalement le nombre de thons. De plus, toujours selon l’Ifremer, ces effets positifs sont certainement dus aux premières mesures de protection prises depuis 2007, notamment à l’interdiction de pêcher des thons de moins de 30 kg, appelés juvéniles.

Les manÅ“uvres des thoniers pour influencer l’opinion, à l’approche de la Cites qui se tiendra dans dix jours, ont bel et bien commencé, mais les scientifiques dans leur très grande majorité n’ont pas changé d’avis : le thon rouge est bien une espèce menacée.

mardi 2 mars 2010

La commission Barroso impose la pomme de terre OGM de BASF

Dans l’une de ses premières décisions depuis sa prise de fonction, la nouvelle commission Barroso a autorisé la culture et la commercialisation d’un nouvel OGM, pour la première fois depuis 1998. La pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF est enrichie en amidon notamment pour les besoins de l’industrie papetière. Elle contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques. Cet OGM pose un risque inacceptable pour la santé humaine et animale, ainsi que pour l’environnement. Le commissaire à la santé, le maltais Dalli, en charge des questions liées aux OGM, a d’ailleurs dû utiliser une procédure écrite, pour éviter une réunion et un débat des commissaires européens sur le sujet.

Depuis six ans, l’innocuité de cette pomme de terre fait l’objet de controverses scientifiques. Par cette décision, le commissaire Dalli, pourtant chargé de la protection des consommateurs nie tous les débats scientifiques sur les potentiels dangers que représente cette pomme de terre et le fait que l’opinion publique européenne ne veut pas d’OGM.

Risques médicaux, environnementaux, tout allait contre cette autorisation
L’Organisation Mondiale de la Santé et l’Agence Européenne de Médecine ont alerté sur « l’importance critique » de l’antibiotique affecté par la pomme de terre Amflora, la kanamycine. Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l’environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose. Cette pomme de terre a aussi présenté des difficultés à la très pro OGM Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), dans bon nombre des enquêtes qu’elle a diligentées pour l’autoriser depuis plus d’un an. Une majorité des pays de l’Union Européenne s’est opposée à cette autorisation.

A cause de l’inquiétude d’experts médicaux sur les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques utilisés dans un grand nombre d’OGM, l’Union Européenne a adopté en 2001 une loi qui excluait des autorisations européenne les OGM qui contenaient des gènes de résistance aux antibiotiques.

La France va-t-elle être « contaminée » ou faire barrage à la pomme de terre BASF, comme aux autres cultures OGM ?
Suite à cette autorisation européenne, chaque pays doit maintenant utiliser la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens. En 2008, la France avait mis en place une clause de sauvegarde sur le fameux maïs MON810 de Monsanto, de même que 5 autres pays de l’Union Européenne, dont l’Allemagne.

La France est officiellement exempte depuis février 2008 de toute culture commerciale d’OGM en plein champ. La balle est dans le camp du Ministre de l’environnement, Jean-Louis Borloo, qui doit activer la clause de sauvegarde au plus vite. Il a tous les éléments pour le faire.
La question des cultures OGM en plein champ va se poser à plusieurs reprises cette année. Plus de 50 plantes transgéniques sont en attente d’autorisation en 2010. Parmi elles, plusieurs maïs, dont le MON810, qui pourraient faire leur retour dans les champs français, si l’Europe les autorise et que la France laisse faire.

En savoir plus sur la pomme de terre OGM de BASF (en anglais)

lundi 1 mars 2010

Les murs de Haute Normandie disent à Bruno Le Maire que le thon rouge ne peut pas attendre !

2500 affiches ont été posées cette nuit sur toute la Haute Normandie, région où Bruno Le Maire est candidat. Les murs du Havre, de Rouen, d’Evreux, de Vernon, de Louviers et de Dieppe, les principales villes de la région, disent aujourd’hui au Ministre que « le thon rouge ne peut pas attendre et que c’est maintenant qu’il faut agir pour sauver l’espèce, en prenant un moratoire sur le pêche industrielle, comme l’a fait l’Italie.


Bruno Le Maire délivre toujours autant de permis de pêche aux industriels !

Alors qu’un plan ambitieux de sortie de flotte avait été annoncé depuis plusieurs mois, 28 thoniers, soit le même nombre de navires qu’en 2009, ont reçu un permis de pêche. Du point de vue de la rentabilité économique, la situation actuelle est une aberration complète. En effet, le quota pour les thoniers senneurs de Méditerranée est de 1700 tonnes pour 2010, contre 3000 tonnes en 2009 : le quota diminue mais pas le nombre de bateaux ! Cela signifie que très majoritairement les thoniers vont partir en mer pour une saison ramenée à un seul mois, et qu’ils vont perdre de l’argent. A moins que les profits des senneurs ne se fassent dans la pêche illégale ? La seule solution, c’est le moratoire sur la pêche industrielle : demandez le sur wwww.greenpeace.fr/thon-rouge

mercredi 24 février 2010

Publication d’un rapport éloquent : le miracle OGM n’a pas eu lieu

C’est hier qu’a été publié le rapport annuel de l’ISAAA (Service International pour l’acquisition d’applications liées aux agro-biotechnologies). Le but et le crédo de cette organisation est de faire la promotion des OGM, de vanter la capacité qu’auraient ces technologies pour résoudre la question de la faim dans le monde et de réduire la pauvreté.
Mais malgré le ton excessivement positif de ce rapport, il est clair que les OGM sont un échec autant dans les champs que sur les marchés internationaux des semences.

Le recul en Europe
Tout d’abord la culture des OGM en plein champ a régressé de 15% en Europe entre 2008 et 2009. Ce recul est très fort en Roumanie, en République Tchèque ou en Slovaquie (une moyenne de 22 à 55% de baisse des terres ensemencées en OGM). Dans le même temps, l’Allemagne et le Luxembourg adoptaient en 2009 une clause de sauvegarde interdisant la culture en plein champ de maïs OGM, rejoignant ainsi la France, la Grèce, l’Autriche et la Hongrie, qui avaient déjà pris une telle mesure.

Au total, les surfaces consacrées à la culture du MON 810, le maïs génétiquement modifié du groupe américain Monsanto, seul OGM autorisé dans l’Union européenne, ont reculé de 11%, passant de 106.737 hectares en 2008 à 94.749 ha en 2009.

Globalement, ce recul est du au refus massif des européens des OGM, hostiles notamment à leur culture en plein champ avec les risques de dissémination et d’effets collatéraux qui y sont associés.
Le prix élevé des semences est également en cause dans cette « dégringolade » des OGM en Europe.

En Chine, en Inde, les aléas du coton BT
En Chine, c’est la culture intensive d’un coton OGM, le coton Bt, qui vient contredire tous les apôtres du miracle OGM. Le coton Bt (qui produit une toxine insecticide synthétisée par le gène d’une bactérie, le Bacillus Thuringiensis, utilisée comme un pesticide) y est cultivé massivement. Et on a pu constater depuis plusieurs années la recrudescence de maladies secondaires comme un virus des feuilles sur ces cultures, obligeant les cultivateurs à utiliser d’autres pesticides.

Ceci entraine un surcoût de production (les semences étant déjà plus onéreuses) pour les cultivateurs de coton Bt par rapport aux cultivateurs « conventionnels ».

En Inde, il en va à peu près de même. Malgré les dires de l’ISAAA, le fameux coton OGM rencontre des difficultés grandissantes avec un déclin marqué de la productivité depuis maintenant 3 ans, la recrudescence d’insectes inconnus jusqu’alors, l’augmentation de l’utilisation de pesticides (augmentation de 25% entre 2006 et 2008).

Au niveau mondial, un succès totalement démenti
Le rapport de l’ISAAA met en avant le fait que 14 millions d’agriculteurs, cultivent des OGM sur une superficie totale de 134 millions d’hectares. Cela signifie en réalité 1,1 % de la totalité des agriculteurs sur la planète,, représentant 2,7% des terres cultivées.
95% de ces cultures sont situés sur uniquement 6 pays (USA, Brésil, Argentine, Canada, Paraguay, Afrique du sud).

Ces OGM, censés nourrir la planète et réduire la pauvreté, sont pour l’heure quasi exclusivement cultivés pour l’alimentation animale et les filières « viande », la fabrication d’agrocarburants, ou l’industrie textile en ce qui concerne le coton.

14 années après leur lancement, les OGM ne semblent pas avoir accompli le miracle tant attendu, tout en ne garantissant pas du tout l’absence de risque sur la santé humaine, et encore moins l’environnement.

Visite présidentielle au Gabon : Nicolas Sarkozy en VRP de l’exploitation des forêts tropicales

Paris, le 24 février 2010 – Le président Nicolas Sarkozy se rend aujourd’hui au Gabon où il doit notamment visiter une usine du groupe forestier français Rougier. Cela fait suite à la décision du pouvoir gabonais d’interdire l’exportation de grumes (bois brut non transformé) du pays. Les groupes forestiers espèrent sans doute que le Président français obtiendra l’assouplissement de cette mesure. Mais on peut aussi y voir un geste politique et symbolique.

« Cette visite trahit la vision qu’a Nicolas Sarkozy des forêts tropicales et la manière dont il entend les protéger, affichant le soutien unilatéral de la France aux industriels du bois. Le Président français semble encore considérer les forêts comme une simple matière première » explique Grégoire Lejonc, chargé de campagne Forêts.

Les forêts tropicales : une matière première ou un patrimoine inestimable ?
En juillet 2007, au Gabon déjà, le Président français, avait qualifié les forêts tropicales du bassin du Congo de « matière première exceptionnelle ».
Dans les mois précédant le Sommet de Copenhague, le Président français s’est affiché en ardent protecteur des forêts tropicales. Pourtant, la France continue de promouvoir la destruction des forêts en soutenant financièrement les industriels du bois dans le bassin du Congo ou en contribuant à l’extension des plantations d’huiles de palmes en Indonésie, en subventionnant le développement des agrocarburants.

Quelques jours avant la clôture du sommet de Copenhague, Nicolas Sarkozy recevait à Paris plusieurs chefs d’Etat africains pour évoquer cette question. Il déclarait alors : « La façon la plus efficace et la plus économe de limiter les émissions de carbone, c’est de lutter contre la déforestation… Mais ces pays ne peuvent pas seuls entretenir une forêt qui est patrimoine de l’humanité. »

Exploiter ou protéger les forêts ? Le Président français semble vouloir faire le grand écart entre ces deux objectifs souvent inconciliables en promouvant le concept peu convaincant d’« exploitation industrielle et gestion durable des forêts » lié au modèle des concessions à grande échelle, qui est la norme dans le bassin du Congo.

A qui profite l’exploitation des concessions forestières du bassin du Congo ?
« Le modèle des concessions forestières que soutient la France ne profite ni à la biodiversité exceptionnelle de cette région, ni aux populations locales, ni au climat » explique Grégoire Lejonc.

Le bassin du Congo est le deuxième massif de forêts tropicales après l’Amazonie. Sur 150 millions d’hectares de forêts denses, 39 millions sont sous concessions forestières. Pourtant, les rentrées fiscales des cinq pays concernés ne s’élevaient qu’à… 119 millions d’euros, soit environ 3 euros par hectares en 2007.
« Pour chaque mètre cube de bois, qui vaut plusieurs centaines d’euros, quelle somme revient au développement rural local ? » s’interroge Grégoire Lejonc. « Le Président se pose t-il cette question avant de subventionner les industriels au nom du développement ? ».

mardi 23 février 2010

En Italie, campagne anti-nucléaire dans le contexte des régionales

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Le gouvernement Berlusconi veut réinvestir dans le nucléaire après 23 ans d’arrêt de cette politique. L’Italie a prévu de construire au moins 4 nouvelles centrales sur son territoire, mais sans décider des lieux d’implantation, laissant cette décision aux gouvernements régionaux.

En 2009, suite à une sollicitation de Greenpeace Italie, 13 régions sur 21 avaient déclaré ne pas vouloir du nucléaire. A la fin du mois de mars, des élections régionales se tiendront en Italie, et Greenpeace demande aux candidats de se prononcer sur les choix énergétiques qu’ils feraient pour leur région, pour en faire un élément du débat sur les choix énergétiques.

D’après le dernier rapport des Nations Unies sur le climat (novembre 2009), Venise, symbole de l’Italie, pourrait être recouverte par les eaux dans les 60 prochaines années à cause du changement climatique. Pour lutter efficacement et assez rapidement contre le réchauffement climatique, le pays doit investir dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables plutôt que dans le nucléaire. Pour montrer que le nucléaire n’est pas une solution, des activistes italiens ont déployé des banderoles « Le nucléaire est une dangereuse perte de temps» sur la Place Saint Marc sous les eaux, le 20 février dernier.

lundi 22 février 2010

La Commission européenne soutient la cause du thon rouge, mais pas avant 2011

Après le Parlement européen la semaine dernière, la Commission européenne vient de proposer que les 27 états membres soutiennent un classement en annexe 1 du thon rouge à la prochaine réunion de la Cites.
L’interdiction du commerce international de l’espèce approcherait donc, mais à l’horizon mars 2011, la Commission demandant un délai de mise en oeuvre de 12 mois.

Même avec un classement immédiat à la Cites cette année, la saison de pêche 2010 aurait lieu : il faut en effet 90 jours pour mettre en oeuvre les décisions prises lors de cette conférence et la saison de pêche au thon rouge ouvre mi mai. Une interdiction du commerce international prenant effet en mars 2011 permettrait donc toute une saison de pêche, d’engraissement et de vente des poissons, et de clore le cycle entamé avec la saison de pêche 2010. Les 27 Etats membres doivent maintenant opter pour une position, qui sera portée unanimement à la Cites, du 13 au 25 mars.

Si l’interdiction du commerce international ne peut intervenir avant la saison de pêche 2010, les industriels de la pêche doivent dès cette année rester à quai. Leurs captures massives sont la cause du déclin de l’espèce, ce sont les principaux prédateurs du thon rouge. Ce moratoire sur la pêche industrielle est du ressort de chaque ministre de l’Agriculture et de la Pêche, qui signe les permis de pêche, bateau par bateau. Demandez le à Bruno Le Maire sur www.greenpeace.fr/thon-rouge

samedi 20 février 2010

Journée nationale de mobilisation : des déchets pour des déchets !

Aujourd’hui les militants de Greenpeace se sont mobilisés dans vingt villes en France pour apporter symboliquement leurs déchets aux prétendus rois du recyclage : Areva et EDF.

Les industriels français du nucléaire prétendent que leur industrie est propre et que les déchets sont recyclés à 96 %, alors qu’une grande partie est envoyée et simplement stockée en Russie. Greenpeace demande un moratoire immédiat sur ces exportations de déchets nucléaires.

A Cherbourg, Paris, Marseille, Rouen, Bordeaux les militants bénévoles de Greenpeace ont donc apportés leurs déchets à Areva et à EDF pour demander aux industriels d’arrêter d’envoyer leurs déchets en Russie.
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Greenpeace mobilisée
Greenpeace demande au ministre Jean-Louis Boorlo de faire appliquer un moratoire sur ces envois de déchets nucléaires en Russie et fait tout son possible pour que ce moratoire soit appliqué.
On a pu le voir notamment en décembre et en janvier dernier à Cherbourg quand des activistes ont bloqué la voie de chemin de fer afin d’empêcher l’arrivée du train convoyant les déchets nucléaires au port pour qu’ils soient embarqués sur un bateau en partance pour la Russie. Plus récemment, le 16 février, au Tricastin des activistes ont retardé de plus de dix heures le départ du convoi vers Le Havre.

Une théorie qui ne tient pas la route
« Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible. C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas », affirme Yannick Rousselet.

Mobilisez-vous avec nous !
Ecrivez à J-L Borloo pour lui demander un moratoire immédiat

vendredi 19 février 2010

Thon rouge : Leclerc en flagrant délit de manipulation publicitaire !

pub-leclercClamant à coup de pleines pages de publicité qu’il va retirer de la vente certaines espèces marines menacées, le groupe Leclerc cherche à se positionner en acteur responsable. Le géant de la distribution prend le thon rouge comme alibi, sans s’engager réellement.

Là où Leclerc fait le plus fort, c’est que l’enseigne a décidé « de ne proposer que du thon rouge provenant exclusivement de la pêche artisanale » en précisant, en note de bas de page, marquée par un astérisque et écrite en tout petit : « excepté les 28 senneurs »… La flotte française comptait en 2009 effectivement 28 thoniers senneurs, bateaux industriels de pêche qui sont précisément les principaux prédateurs du thon rouge de Méditerranée ! Après avoir clamé qu’elle veut soutenir la pêche artisanale, l’enseigne de la grande distribution nous dit donc, en note de bas de page et en petits caractères, qu’elle fera exception pour tous les bateaux industriels français ! Plus c’est gros, plus ça passe, ont dû se dire les communicants de Leclerc…

La publicité précise aussi que les centres Leclerc vont retirer de la vente le siki. Cette espèce de requin pêchée dans les grands fonds est tellement menacée que la pêche ciblée sur cette espèce est déjà interdite. Comme il peut arriver que certains spécimens soient pris dans les filets accidentellement, la Commission européenne a fixé pour 2010 un quota très faible (80 tonnes sur toute l’Europe, dont 34 tonnes en France).

mercredi 17 février 2010

Greenpeace dénonce du bois illégal stocké dans le port d’Anvers

Mercredi 17 février, des militants de Greenpeace ont dénoncé dans le port d’Anvers - Belgique la présence de bois illégal en provenance des forêts tropicales anciennes en République Démocratique du Congo.
La valeur des quelques 50m³ de bois stockés à Anvers est estimée à 45 000 euros. Il s’agit de bois Wengé utilisé principalement pour la fabrication d’aménagements intérieurs (parquets, escaliers, etc) et de meubles destinés au marché européen.



Ce bois a été abattu par la société Industrie de Transformation du Bois (ITB) dans la région du Lac Tumba, extrêmement riche en biodiversité, alors que son titre forestier dans cette zone a été invalidé par la récente revue légale des titres forestiers. Cette revue légale a débuté en 2002. Elle est financée par la Banque Mondiale et des bailleurs de fonds européens. Elle était destinée à remettre à plat le secteur de l’exploitation forestière en République Démocratique du Congo et améliorer sa transparence. Ces grumes ont été rachetés par INTERHOLCO, la filiale d’achat du Groupe germano-suisse Danzer. Danzer est le deuxième plus important exploitant de bois en RDC.

En dépit de dizaines de lois promulguées depuis des années, le flou et le chaos règnent toujours dans le secteur forestier en République Démocratique du Congo. Les entreprises forestières tirent partie des problèmes de gouvernance du pays pour agir en toute impunité. L’exploitation forestière en RDC ne bénéficie pas aux populations locales qui - outre le pillage de leurs essences les plus précieuses comme le Wengé, le Sapelli ou encore l’Afromosia - se voient confrontées à la destruction de leurs ressources et a l’émergence de nombreux conflits sociaux.

Les bailleurs de fonds européens, dont certains français ou allemands, doivent cesser de subventionner le secteur de l’exploitation forestière en RDC, comme c’est le cas aujourd’hui. Ils devraient plutôt subventionner un plan de zonage participatif, c’est-à-dire la mise en place d’une délimitation stricte des activités des groupes forestiers élaborée en collaboration avec la société civile congolaise et in fine subventionner la protection des forêts et pas leur exploitation.

Enfin, cette découverte de grumes illégales arrive au moment ou l’Europe entre dans les derniers mois du processus d’élaboration de la Réglementation Européenne sur le bois. Pour l’heure, du bois illégal tel que le wengé découvert à Anvers peut entrer sur le marché européen sans aucun problème.

La future réglementation européenne doit imposer une traçabilité complète du bois et des produits bois entrant en Europe et mettre en place un régime de sanction pour les contrevenants. Pour l’instant, certains pays européens tergiversent et tentent de protéger les intérêts des grands groupes forestiers. La France, si elle a dans les coulisses une position plutôt ambitieuse, doit maintenant user de son influence auprès de ses partenaires européens pour l’adoption d’une loi réellement à même de stopper le commerce de bois illégal en Europe.

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