Ecoblogie

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vendredi 2 décembre 2011

Action : l’Europe doit entendre les citoyens, pas les lobbies !

Ce matin, le côté obscur s’est donné rendez-vous à Bruxelles : les plus grosses compagnies automobiles du monde se réunissent pour une réunion très privée pendant laquelle elles doivent discuter de la stratégie à adopter : soutenir ou bloquer une loi européenne clé pour l’efficacité des véhicules.

photo (c) Hayley Baker / Greenpeace

Nous avons découvert que cette réunion avait lieu au sein du lobby européen , l’ACEA, et nous y avons donc envoyé quelques stormtroopers afin de s’assurer que la réunion ne reste pas trop discrète… Quelques larges panneaux signalisant “la réunion du lobby automobile c’est par ici” soulignent donc subtilement notre visite…

Volkswagen est la plus puissante de ces entreprises, et elle est surtout la plus déterminée à bloquer ou à détourner toute avancée législative européenne en matière de protection du climat.
Cette loi permettrait pourtant de réduire de manière significative les émissions de CO2 européenne, et permettrait également aux consommateurs d’économiser de l’argent à la pompe… Et vu la puissance du lobby automobile européen, l’efficacité future de nos moteurs se décide aujourd’hui, durant cette réunion de dirigeants entreprises !


Et vu les précédents en la matière, nous somme inquiets ! Nous avons ainsi débusqué le top 6 des mythes savamment entretenus par les constructeurs automobiles .. dont la lecture est édifiante sur l’incroyable fossé entre discours et actes des constructeurs …

Les citoyens répondent à l’UE

Nous ne savons pas encore ce qu’il sortira de cette réunion. Mais nous pouvons agir, et opposer le lobby face au lobby.
La Commission Européenne mène en ce moment une consultation auprès des citoyens européens : elle souhaite recueillir vos avis afin d’élaborer des initiatives destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre émis par les véhicules routiers.
Vos réponses seront intégrées dans les analyses d’impact de la Commission ainsi que dans ses autres travaux dans ce domaine. Vous pouvez donc participer et y répondre ! C’est un long QCM, qui peut paraitre complexe … Mais qui permet de donner de la voix ! Pour vous aider à répondre, nous avons préparé un guide.

Si vous répondez à ces questions, ou même simplement à la toute première uniquement, vous aiderez l’Europe à écouter ses citoyens plutôt que les lobbies !

Toute la campagne sur le côté obscur de Volkswagen

“Pourquoi les voitures ne peuvent pas être plus écologiques”: top 6 des mythes savamment entretenus par les constructeurs automobiles

Malgré leurs discours qui affirment qu’ils sont infiniment respectueux de l’environnement, les constructeurs automobiles sont connus pour se mettre en travers des réglementations visant à faire baisser les émissions de CO2 de leurs véhicules. Les constructeurs ont beaucoup communiqué pour créer de véritables légendes urbaines sur les effets qu’aurait une réduction des émissions sur les performances de leurs entreprises…

Alors que l’ACEA, association des constructeurs automobiles européens, se réunit aujourd’hui pour décider si oui ou non, l’industrie soutiendra les nouveaux objectifs de réduction d’ici à 2020 et au-delà, il est intéressant de comparer ce que VW et ses concurrents ont déclaré il y a quelques années lorsque les objectifs actuels pour 2015 avaient été discutés, et ce qui s’est réellement passé …

photo (c) Hayley Baker / Greenpeace

Mythe n°1: “Nous ne pouvons pas le faire”

En 2007, lorsque l’Union européenne envisageait une baisse des émissions à 120g de CO2 par km en 2012, Volkswagen et d’autres constructeurs automobiles ont déclaré que c’était “techniquement irréalisable“. En conséquence, la cible a été affaiblie à 130g/km et retardée à 2015.
Mais depuis que cet objectif est devenu force de loi, des améliorations ont été faites très rapidement – si rapidement en fait que certaines compagnies atteindront leur objectif avant 2015. Certains, comme Renault, ont même mis en place leurs propres objectifs internes qui dépassent ceux fixés par la règlementation.

Mythe n°2: “L’industrie va s’effondrer”

Prévoir l’apocalypse pour un secteur industriel est l’une des tactiques favorites de toute industrie face au changement. Les câbles publiés par Wikileaks montrent qu’en 2008, Audi a fait valoir que fixer des objectifs d’émissions de manière juridiquement contraignante reviendrait à détruire l’industrie automobile.
D’autres constructeurs automobiles ont fait leur propre prédiction, arguant qu’une telle législation constituerait “ une intervention massive dans la politique industrielle, au détriment de l’industrie européenne, et tout particulièrement allemande. ».
Vous avez peut être remarqué que cette apocalypse industrielle ne s’est pas produite. Les règles sur les émissions de CO2 ont, au contraire, créé une dynamique, incitant à l’innovation et à la compétitivité. Le professeur Ferdinand Dudenhöffer expert de l’industrie automobile allemande, a fait remarquer que “l’expérience de la réglementation des émissions de CO2 des véhicules montre que les normes de consommation de carburant peuvent améliorer la capacité d’innovation du secteur de manière significative.

Mythe n°3: “Nous avons besoin de plus de temps”

Alors que, en 2007, les constructeurs automobiles se plaignaient que la cible de 120g/km était inatteignable et que de surcroit ils ne pouvaient pas l’atteindre d’ici 2012, l’objectif de est passé à 130g et a été repoussé en 2015. Ce pour ne pas gêner les industriels qui affirmaient que cela prend beaucoup de temps pour développer de nouveaux modèles, et que les voitures qui seraient mis en vente en 2012 étaient alors déjà en production.
Cependant, les objectifs de CO2 ne concernent pas chaque véhicule de manière individuel mais s’adresse à une moyenne de la flotte du constructeur. Cela permet donc de répartir les efforts et le bilan des émissions entre les différents modèles de voitures. Ainsi les constructeurs ont parfois grossi le nombre de petits modèles moins gourmands en énergie ce qui leur a permis de continuer à produire des véhicules fortement émetteurs.
De plus, les constructeurs automobiles ne cessent d’améliorer leurs modèles bien après leur sortie sur le marché, en ajoutant notamment des options qui permettent une économie de carburant… Cette année par exemple, Volkswagen a présenté une Passat “ relookée” avec une efficacité améliorée… Les constructeurs nous leurrent quand ils font valoir le besoin de davantage de temps : ils nous prouvent chaque jour qu’ils n’ont pas besoin d’attendre la fin du cycle de production pour introduire des améliorations !

Mythe 4: “Cela va coûter trop cher”

Un autre argument favori des constructeur est celui du coût, affirmant que toute évolution technologique résultera immanquablement en une augmentation du prix des véhicules. En 2007, l’ACEA a ainsi affirmé que les objectifs de réduction de CO2 pourraient faire augmenter le prix d’une nouvelle voiture de 3000 €. Selon l’ACEA, “Pour beaucoup de consommateurs, les voitures pourraient devenir inabordables”.
Et pourtant, alors qu’on a vu les émissions de CO2 décroitre , les prix ont fait de même, même après ajustement de l’inflation ! Fedinand Dudenhöffer a alors déclaré que “l’adaptation et l’utilisation des nouvelles technologies est allée beaucoup plus vite et s’est révélée moins coûteuse que ce beaucoup attendaient“. Il a notamment mis en avant la technologie “stop-start” (qui coupe le moteur lorsque la voiture n’est pas en mouvement) comme une amélioration peu coûteuse. Actuellement, cela ajoute entre 250 et 300 € au prix total, et si la demande augmente, les coûts de production et donc d’achat diminueront encore ! L’option pourrait ainsi devenir un standard et être incluse sur l’ensemble des modèles.
Par ailleurs, ce que les constructeurs ne disent pas suffisamment c’est qu’une voiture moins gourmande en énergie, c’est, à la pompe, un gain financier pour le consommateur…

Mythe n°5: “Nos clients ne veulent simplement pas de voitures moins émettrices de CO2″

Les constructeurs nous le répètent à l’envi : s’il n’y a pas de marché pour les voitures à faibles émissions, comment peut-on s’attendre à voir les constructeurs les produire? Mais ce sont aussi eux qui motivent la demande via des campagnes de marketing agressives. Or, la majeure partie des budgets de marketing est aujourd’hui consacrée aux grosses voitures avec des émissions plus importantes (qui sont aussi à l’origine de plus gros profits pour les constructeurs… coïncidence ?)
Même l’ACEA l’a admis dans son rapport financier de 2010  : il est devenu clair que les clients veulent des véhicules à faibles émissions, en particulier parce que le prix du carburant est en hausse. Cela comprend les entreprises qui fonctionnent avec de grandes flottes, lorsque le coût global de fonctionnement de leurs voitures se révèle plus important que le prix initial. Or, il semble que le prix de l’essence va rester élevé, donc la consommation de carburant va devenir un poste budgétaire encore plus important. Si l’efficacité s’améliore, la consommation baisse, le budget consacré aussi, ainsi que les émissions de CO2 !

Mythe n°6: “Mais nous sommes vraiment soucieux de l’environnement !”

Ah, ce bon vieux credo. La publicité “ verte” de Volkswagen est un exemple classique de langue de bois… Mais d’autres constructeurs font eux aussi des déclarations d’intention exagérées par rapport à leurs réels engagement du point de vue environnemental.
Comme mentionné ci-dessus, les plus gros profits viennent des voitures haut de gamme – tels que les 4×4 et les “ SUV” – qui se bâfrent d’essence et rejettent beaucoup de CO2. Les business modèles des compagnies automobiles sont orientés en ce sens, plutôt que de promouvoir l’efficacité énergétique. VW veut être ” le constructeur automobile le plus écologique au monde”, mais le premier véhicule hybride de l’entreprise, le Touareg, émet 193g de CO2 par km, soit bien plus que l’objectif de 130g fixé pour 2015.

Lire le rapport complet sur les mythes créés par l’industrie automobile (en anglais)
Toute la campagne sur le côté obscur de Volkswagen

jeudi 1 décembre 2011

À la rencontre de Wendy, “cook” à bord de l’Arctic Sunrise

Wendy est américaine, et une amoureuse de la mer, elle pêche elle même, et si elle est à bord de l’Arctic Sunrise pour la campagne SOS Océans, c’est parce qu’elle espère pouvoir pêcher encore longtemps ! Son rôle est absolument essentiel pour le quotidien, et pour tout le monde : elle gère les stocks de nourriture et compose des menus pour plusieurs semaines de pleine mer, et pour plusieurs dizaine de personnes… Elle est un peu la garante du moral des troupes à bord, et ne connait pas de répit ! Son seul moment de repos est le dimanche midi …
Wendy participe a une campagne des plus sportive, car faire à manger deux fois par jour pour une trentaine de personnes, sur un bateau sans quille dans l’Atlantique Nord n’est pas une mince affaire !


Wendy, "cook" à bord de l'Arctic Sunrise par gpfrance

Rencontrez les autres membres de l’équipage

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Faire campagne en mer pour l’avenir de nos océans – retour

Après deux mois de présence dans l’Atlantique Nord, au nord de l’Écosse et de l’Irlande, l’Arctic Sunrise fait maintenant route vers Amsterdam. Ces deux mois en mer ont été dédiés à dénoncer l’une des pratiques de pêche les plus destructrice, la pêche profonde. Greenpeace s’est attaché à mettre en lumière les agissements de deux pays européens ayant un rôle politique majeur : la France et l’Espagne, qui sont à la tête des deux plus grosses flottes de pêche profonde européennes.


SOS Océans : retour à terre par gpfrance

La France et l’Espagne sont à elles-seules responsables de près de 70 % des prises en pêche profonde dans l’Atlantique nord-est. Cette pêche est pratiquée à plus de 400 mètres de profondeur, et ravage des écosystèmes mal connus.
Selon les scientifiques indépendants du Conseil international d’exploration de la mer, toutes les espèces profondes pêchées dans cette zone sont surexploitées, sans exception. Le chalutage profond est symptomatique de ce que l’Europe peut faire de pire en matière de pêche. De plus, de l’aveu même du premier armateur de pêche profonde en France, le taux de rejets en mer d’organismes non désirés, morts ou mourants, est de 25 %. Un immense gâchis !

La pêche profonde ne survit que sous perfusion des subventions européennes. Selon une étude sur les activités des chalutiers de fond en haute mer, les bénéfices générés par ces navires ne représentent que 10 % de la valeur des prises débarquées et cela, en tenant en compte des subventions octroyées, au niveau national comme européen. Les captures de ces navires, selon les calculs de Greenpeace, sont déjà en grande partie financées par les contribuables avant leur débarquement au port. Par exemple, selon les estimations de Greenpeace, la flotte espagnole de chalutiers de fonds aurait reçu au moins 142 millions d’euros de subventions entre 1996 et 2010.

L’Europe est aujourd’hui en capacité de pêcher 2 à 3 fois le niveau qui serait durable pour maintenir nos océans en bonne santé, selon la Commission européenne elle même. Depuis 2006, les Nations unies demandent – en vain – l’arrêt de la destruction des fonds marins. L’Union européenne a entamé un processus de réforme de sa politique commune des pêches (PCP). Celui-ci n’a lieu qu’une fois tous les 10 ans. C’est donc maintenant qu’il faut agir.

L’Arctic Sunrise revient à terre, où la campagne contre le crime de la pêche profonde se poursuivra dans les semaines à venir !

Enquêtez à nos côtés sur le crime de la pêche profonde… Rejoignez-nous sur le site SOS Océans

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SOS Océans – les coulisses : conversation avec l’équipage

1er décembre : la discussion avec l’équipage de l’Arctic Sunrise s’est poursuivie cette semaine… Ils ont essayé de répondre à un maximum de questions !

photo : (c) : P. Gleizes / Greenpeace

Est-ce la première fois que vous menez une action envers la Scapêche ?

La campagne en mer a été lancée après une série de journées de mobilisation des militants de Greenpeace dans les Intermarchés, maison-mère de la Scapêche, pour informer et sensibiliser les consommateurs sur les espèces des grands fonds en danger. C’est la première fois que Greenpeace a mené des actions sur des chalutiers de la Scapêche pour stopper leurs opérations de chalutage profond.
Mais il est important de souligner que cette campagne en mer ne visait pas spécifiquement la Scapêche, mais toutes les activités destructrices de chalutage profond des armateurs français et espagnols. Greenpeace fait campagne depuis de nombreuses années contre cette pêche, en Atlantique mais aussi dans le Pacifique.

Faut-il privilégier les poissons du marche plutôt que les grandes surfaces ? ou certaines marques de ventes par rapport a d autres ? / Est ce à nous, consommateurs, de faire attention à ce que l’on achète, quand on l’achète?

L’important est de bien choisir son poisson. Pour cela Greenpeace met à votre disposition un guide des espèces en danger. Nos comportements de consommateurs doivent également évoluer : il est préférable de manger peu de poisson, mais d’en manger “mieux”, en acceptant de payer le prix de la qualité : poissons pêchés localement avec des techniques sélectives comme les poissons pêchés à la ligne par exemple. Si vous en avez la possibilité, privilégiez le marché car vous pouvez échanger plus facilement avec le vendeur et avoir plus d’information sur la provenance du produit.

Chacun a un rôle à jouer : les décideurs politiques qui établissent les lois, les pêcheurs qui peuvent choisir des pratiques plus ou moins sélective, les distributeurs qui ont la responsabilité de retirer de la vente les espèces en danger issues de pêches destructrices et enfin les consommateurs en privilégiant les produits issus d’une pêche qui respecte la ressource et l’environnement dans lequel elle évolue. Ces actions sont complémentaires. Chacun doit prendre ses responsabilités.

Comment un petit bateau comme l’Arctic Sunrise peut-il stopper un chalutier ?

Avec un équipage et des activistes plein de ressources ! Ce n’est pas l’Arctic Sunrise (visitez le bateau) lui-même qui bloque le chalutier, ce sont les interventions, sans dommage pour le matériel ni surtout pour les pêcheurs, qui permettent de perturber ces opérations de pêche. (lien vers question précédente). Durant cette campagne, nous avons tenté et même réussi à empêcher le chalutier de remplir son filet, en attachant divers objets flottants aux câbles du chalutier, ceux qui retiennent le filet derrière le navire. En intervenant juste après que le filet soit plongé dans l’eau, nous avions de grandes chances qu’il ne se remplisse pas ou presque pas. Ce fut le cas avec le chalutier espagnol Muxia, le dernier sur lequel nous ayons fait une action.

Je me pose toujours la question que ce type d’action engendre en termes de violence.

Les actions de Greenpeace sont toujours non violentes. Il n’y a eu durant cette campagne aucune dégradation de matériel ni violence envers qui que ce soit. Dans tous les cas d’action, en mer ou non, la sécurité des personnes que ce soit nos activistes comme des pêcheurs est toujours une priorité. Il n’y a pas de place pour l’agressivité envers les personnes dans nos actions, nous ne sommes pas contres les personnes a bord des navires que nous ciblons mais contre des pratiques de pêche qui mettent en péril nos océans. Mais il est vrai que ces actions peuvent déclencher des réactions violentes, cela a déjà été le cas notamment de la part de certains pêcheurs (lors de la campagne thon rouge en Méditerranée en 2010 par exemple.

Avez-vous du personnel médical ou paramédical sur les navires?

Le capitaine et le premier officier ont une formation de secouriste à bord, lors des missions à plus d’une journée d’un port en haute mer, nous avons à bord soit un médecin soit quelqu’un avec une formation paramédicale, qui est souvent un membre d’équipage. Dans cette expédition, c’était Wendy, chef en cuisine.

Comment est la mer ?

Forte, belle, puissante, surprenante, difficilement prévisible ! On a vu des dauphins jouant autour de la coque de l’Arctic Sunrise, tout comme du vent et de la houle force 8… Force 12, c’est l’ouragan !

Photo : (c) P. Gleizes / Greenpeace



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mercredi 30 novembre 2011

Brésil : le nouveau code forestier pourrait condamner l’Amazonie

Le Brésil s’apprête à porter un sérieux coup à ses efforts dans la lutte contre la déforestation. C’est une nouvelle d’autant plus pénible que ce pays avait pris les devants dans ce domaine. En 2009, le président Lula s’était engagé à réduire la déforestation de 80% à l’horizon 2020. Ce faisant, il propulsait son pays au rang des leaders de la lutte pour le climat. La déforestation ayant catapulté le Brésil à la quatrième place des pays émetteurs de CO2, il était en effet temps de réagir.

Malheureusement, le parlement brésilien devrait voter dans les heures à venir une loi qui revoit totalement le Code forestier brésilien. Cela fait six ans que le Brésil pouvait aligner des chiffres en baisse mais la perspective d’une adaptation de la législation risque à elle seule de déboucher sur une hausse considérable des coupes forestières. Selon l’université de Brasilia, on peut s’attendre à une augmentation de 50% de la déforestation au Brésil si la nouvelle réglementation entre en vigueur.

En effet, le code forestier brésilien qui apportait jusque-là une protection importante à la forêt amazonienne est en voie d’être modifié et très affaibli sous la pression des puissants lobbys de l’agriculture brésilienne. Suite à un probable vote du Sénat brésilien en faveur de la nouvelle version du code forestier, seule la présidente Dilma Roussef pourra encore empêcher le pire d’arriver en usant de son droit de véto.

Des militants de Greenpeace du monde entier se sont mobilisés, depuis 48h devant les ambassades du Brésil, pour envoyer un message à Dilma Rousseff, lui demander d’agir, d’utiliser son droit de véto et de dire non au nouveau code forestier. De Paris à Rome en passant par Berlin, Mexico et Washington … jusqu’à Durban, évidemment, où se tient en ce moment le sommet international sur le climat. Le Brésil sera en outre le pays hôte de la prochaine conférence des Nations unies qui se tiendra, l’année prochaine, à Rio … Le pays doit donc être un exemple !

vendredi 25 novembre 2011

Risque nucléaire : 63 millions de français concernés

Alors qu’en ce moment même, le président de la République Nicolas Sarkozy est en déplacement au Tricastin, et que l’industrie nucléaire a lancé une grande entreprise de séduction pour enterrer toute mise en cause de l’énergie nucléaire, Greenpeace rend disponible aux internautes, aux citoyens, une application de visualisation du risque qu’ils encourent en cas d’accident nucléaire

PPI ? Pour protéger ou pour prétendre ?

Les plans particuliers d’intervention ou PPI sont l’ensemble des “contre mesures” que le préfet doit appliquer en cas d’accident sur un site nucléaire. Aujourd’hui, ces plans sont fondés sur un unique scénario d’accident et ils ne prennent en compte qu’une zone maximum de dix kilomètres.

L’application lancée par Greenpeace propose à l’internaute d’identifier quelle centrale nucléaire est la plus proche de chez lui, de visualiser la zone de PPI prévu par les autorités autour de la centrale, et quelle serait l’étendue de la contamination en cas de catastrophe de type Tchernobyl et Fukushima. Il suffit à l’internaute de se géolocaliser sur la carte, de sélectionner une région.

Les lyonnais pourront constater les quarante kilomètres, à peine, qui les séparent de la centrale du Bugey. Les parisiens, qui vivent à proximité de la centrale de Nogent-sur-Seine (100 km) pourront ainsi réaliser que si une catastrophe de type Tchernobyl se produisait dans cette centrale, 43,5 millions de personnes seraient concernées par la contamination. Alors que le Plan Particulier d’Intervention prévu, et visualisé dans l’application, ne concerne que 15 000 personnes.

Un outil pour savoir, comprendre, apprendre, mais aussi pour se mobiliser !

L’application permet aux citoyens d’interpeller Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, afin que des mesures concrètes d’anticipation pour la protection de la population soient prises : le Gouvernement doit classer l’ensemble de l’Hexagone en zone de PPI afin de protéger au mieux ses concitoyens !

Rendez-vous sur http://www.greenpeace.fr/nucleaire/ppi/

Risque nucléaire : 63 millions de français concernés

Alors qu’en ce moment même, le président de la République Nicolas Sarkozy est en déplacement au Tricastin, et que l’industrie nucléaire a lancé une grande entreprise de séduction pour enterrer toute mise en cause de l’énergie nucléaire, Greenpeace rend disponible aux internautes, aux citoyens, une application de visualisation du risque qu’ils encourent en cas d’accident nucléaire

PPI ? Pour protéger ou pour prétendre ?

Les plans particuliers d’intervention ou PPI sont l’ensemble des “contre mesures” que le préfet doit appliquer en cas d’accident sur un site nucléaire. Aujourd’hui, ces plans sont fondés sur un unique scénario d’accident et ils ne prennent en compte qu’une zone maximum de dix kilomètres.

L’application lancée par Greenpeace propose à l’internaute d’identifier quelle centrale nucléaire est la plus proche de chez lui, de visualiser la zone de PPI prévu par les autorités autour de la centrale, et quelle serait l’étendue de la contamination en cas de catastrophe de type Tchernobyl et Fukushima. Il suffit à l’internaute de se géolocaliser sur la carte, de sélectionner une région.

Les lyonnais pourront constater les quarante kilomètres, à peine, qui les séparent de la centrale du Bugey. Les parisiens, qui vivent à proximité de la centrale de Nogent-sur-Seine (100 km) pourront ainsi réaliser que si une catastrophe de type Tchernobyl se produisait dans cette centrale, 43,5 millions de personnes seraient concernées par la contamination. Alors que le Plan Particulier d’Intervention prévu, et visualisé dans l’application, ne concerne que 15 000 personnes.

Un outil pour savoir, comprendre, apprendre, mais aussi pour se mobiliser !

L’application permet aux citoyens d’interpeller Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, afin que des mesures concrètes d’anticipation pour la protection de la population soient prises : le Gouvernement doit classer l’ensemble de l’Hexagone en zone de PPI afin de protéger au mieux ses concitoyens !

Rendez-vous sur http://www.greenpeace.fr/nucleaire/ppi/

mercredi 23 novembre 2011

SOS Océans : rencontre avec Peter Wilcox, capitaine.

Peter Wilcox est le “seul maître à bord” de l’Arctic Sunrise pour cette campagne en mer. C’est un capitaine de légende : en 1985 il était le capitaine du Rainbow Warrior, lorsque celui-ci a été la cible d’un attentat à la bombe. Depuis cette année 1985, Peter Wilcox a été le capitaine de plusieurs bateaux de Greenpeace. Il a participé à des dizaine d’actions, et notamment contre la pêche baleinière, les essais nucléaires, pour la préservation des forêts anciennes et contre la pêche de grands fonds ! Être capitaine, c’est avoir un œil sur tout le bateau, gérer sa route et ses missions, mais aussi être le garant de la sécurité de chacun à bord.

Le journal de bord du capitaine de l’Arctic Sunrise, Peter Wilcox


Journal de bord du capitaine Peter Willcox par gpfrance

Découvrez les autres membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise et toute la campagne !

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SOS Océans – les coulisses : l’équipage vous répond

Ce mardi 22 novembre, de nouvelles réponses … en vidéo. Vous avez été nombreux à demander à nos membres d’équipage quel était leur état d’esprit avant une action… L’équipage a beaucoup discuté de la question, et voici les réponses de Chris, Lily, Christoffer et d’Ana. Merci à tous de votre participation, nos marins ont à nouveau pris beaucoup de plaisir à échanger avec vous !


Avez-vous peur avant une action ? par gpfrance

Découvrez les autres membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise et toute la campagne !

mardi 22 novembre 2011

SOS Océans : être les témoins du crime de la pêche profonde

La campagne dans l’Atlantique Nord de l’Arctic Sunrise contre la pêche profonde se poursuit : après l’action du 26 octobre, les militants de Greenpeace ont empêché une opération de pêche vers 15h30 lundi sur le chalutier espagnol Le Muxia au Nord de l’Irlande. Ils ont fixé une bouée aux câbles du chalutier juste après la mise à l’eau du filet. Le Muxia a alors remonté son filet vide et quitté la zone de pêche.

Photo : (c) Greenpeace / Pierre Gleizes

L’Arctic Sunrise est en campagne depuis plusieurs semaines, contre le crime écologique que représente la pêche profonde. Cette pêche profonde est pratiquée entre 400m et 1500 mètres de profondeur, là où la mer est sombre, silencieuse et où les dommages causés par les filets raclant les fonds marins sont invisibles !
Par cette campagne, et ses actions, Greenpeace veut être le témoin qui mettra en lumière ce crime caché au fond des mers !

La France est l’un des principaux pays pêcheurs en Europe, avec l’Espagne. Sa flotte de chalutiers profonds se monte à 25 bateaux. Quelques bateaux donc, mais qui engendre d’énormes dégâts ! De plus, de l’aveu même des industriels, le taux de rejets en mer d’organisme non désirés, morts ou mourants, est de 25 %.
L’Union européenne a entamé un processus de réforme de sa politique commune des pêches qui n’a lieu que tous les 10 ans. C’est donc maintenant que les décisions doivent être prises !
Les gouvernements européens ont l’opportunité d’agir de manière responsable, avant qu’il ne soit trop tard !

Suivez la route du bateau, partagez le quotidien de l’équipage, enquêtez à nos côtés sur le crime de la pêche profonde… Rejoignez-nous sur le site SOS Océans



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jeudi 17 novembre 2011

Vous avez dit MOX ?

Le MOX. Il est au cœur de l’actualité politique de ces derniers jours. Mais savez vous vraiment ce que c’est ? Greenpeace a rassemblé dans un document toutes les informations disponibles sur ce combustible nucléaire TRÈS particulier, accumulées au fil des années.

Les points-clés :

Ce que ce document ne dit pas. Il n’aborde pas l’aspect économique du Mox, et ce, pour une raison très simple : l’industrie nucléaire ne fait preuve d’aucune transparence sur ce point, les montants des prétendus contrats, les coûts et la rentabilité de cette filière sont gardés secrets.

Depuis les remous autour du paragraphe disparu dans l’accord EELV – PS … (qui semblent à l’instant s’être finalement “mis d’accord”), l’industrie, l’UMP et une partie du PS prétendent que le Mox est une irremplaçable source de profits et un des facteurs de croissance économique. Greenpeace aimerait en avoir des preuves chiffrées car à notre connaissance, EDF est aujourd’hui l’unique acheteur du Mox d’Areva, le seul contrat étranger portant sur l’achat de ce combustible concerne le Japon et il est gelé depuis le début de la catastrophe de Fukushima.

Ce que ce document montre. Que la France est aujourd’hui le seul pays au monde à en produire, et le seul à vouloir continuer de l’utiliser.
Que tous les réacteurs français et étrangers actuels ont été conçus pour fonctionner sans Mox. Même le fameux EPR, conçu avec la possibilité d’utiliser du Mox, peut fonctionner de manière optimale avec du combustible classique.
Le Mox est un combustible cher, dangereux et inutile.

Télécharger le document : Le MOX, la fausse bonne idée française

Le MOX, la fausse bonne idée française

mercredi 16 novembre 2011

Action à Solférino : les militants toujours en garde à vue

Alors que le Bureau national du Parti socialiste allait valider mardi après-midi le texte d’accord avec Europe Ecologie-Les Verts, une dizaine d’activistes de Greenpeace et 4 véhicules ont bloqué dès 16h45 la rue de Solférino, où se trouve le siège du PS. Greenpeace a interpellé la direction du PS et son candidat à l’élection présidentielle, qui refusent de s’engager sur une sortie du nucléaire.

Débauche de moyens policiers et judiciaires …

Cette action a duré un peu plus de deux heures avant que les forces de l’ordre n’interviennent … en nombre ! Pour les douze activistes pacifistes présents en tenues de protection radiologique et leurs 4 véhicules, ce ne sont pas moins de 22 véhicules de CRS qui ont été dépêchés sur place, auxquels s’ajoutaient bien entendu des véhicules de la police nationale. 11 activistes de Greenpeace France présents sur place ont été arrêtés, et placés en garde à vue.

Ce type de mesure (garde à vue de plus de 17h à l’heure où nous écrivons ces lignes, avec une possible comparution immédiate) est complètement disproportionné au regard des faits reprochés : entrave à la circulation et manifestation non autorisée… Preuve en est qu’il est toujours aussi délicat de protester contre le lobby nucléaire en France...

Retraitement : un accord déjà remis en question par l’influence du lobby nucléaire

Pour Greenpeace, la bonne nouvelle de cet accord, lorsqu’il a été rendu public, c’était l’engagement en faveur d’un arrêt du retraitement des déchets nucléaires et de la production de Mox, combustible très dangereux. Mais voilà … Selon les informations publiées par Mediapart ce matin, dans son article “Le lobby nucléaire réécrit l’accord PS-écologistes” cette partie serait caduque !

Un extrait de l’article : “Intrigué par quelques autres silences gênés, bottages en touche et maladresses sur le sujet, Mediapart s’est rendu compte, en marge du BN ayant acté l’accord parlementaire avec Europe-Ecologie/Les Verts (lire notre article ici), de la disparition d’un paragraphe hautement sensible. Il concerne la reconversion de la filière MOX, ce combustible de centrale nucléaire fabriqué à l’usine de retraitement de La Hague et jugé particulièrement dangereux par de nombreux experts et écologistes. [...]Or Mediapart s’est procuré le texte original de l’accord (ici en PDF), tel qu’il a été bouclé par Cécile Duflot et Martine Aubry à 15h30 au siège du PS. Et en comparant avec la version communiquée par le PS, dont on ne sait plus du coup si elle est officielle, le paragraphe suivant, au début de la page 12, a bel et bien disparu…Deux sources socialistes ayant participé aux négociations nous ont confirmé que le texte a été volontairement «trappé» peu avant le BN socialiste. Et d’expliquer qu’il s’agissait d’une intervention forte téléguidée par Henri Proglio, président d’EDF, et acteur de pointe du lobby nucléaire. «Nous avons tous reçu des textos en plein BN, nous demandant de retirer le texte. On n’a pas réussi à se mettre d’accord, donc on l’a retiré à la hussarde…», nous confirme même un secrétaire national, pour qui «il est bien d’être ferme avec les partenaires, mais il serait bien aussi de l’être avec les lobbies». Proglio avait déjà alerté, via son prédécesseur François Roussely (ainsi que Le Monde l’a écrit), François Hollande des inquiétudes des industriels du nucléaire. Mardi, il a été joint par un député proche de François Hollande juste après la conclusion de l’accord. Le président d’EDF a alors organisé l’offensive pour faire retirer cet engagement qui concerne l’avenir de l’usine de retraitement de La Hague et l’usine Melox dans le Gard, gérées par Areva. En espérant que cela passe inaperçu?

Un accord et des désaccords qui ne changent pas l’avenir !

L’accord contient d’autres engagements, non sans risque : en effet, l’accord entre EELV et le PS prévoit la fermeture de 6 centrales nucléaires et 24 tranches d’ici à 2025. Ce serait l’objectif à atteindre pour obtenir 50 % de nucléaire dans le mix électrique dans ce laps de temps. Or ce pourcentage est déterminé par le niveau de la consommation d’électricité en 2025, qui reste une grande inconnue dans le projet d’accord PS-EELV. Et cette proposition implique la prolongation des réacteurs au-delà de leur durée de vie prévue : 54 réacteurs au-delà de 30 ans, et 13 au-delà de 40 ans. Un risque inacceptable alors que la catastrophe nucléaire de Fukushima est toujours en cours…

Enfin, et surtout, le refus obstiné de François Hollande d’arrêter le chantier de l’EPR de Flamanville est une très mauvaise nouvelle : le chantier est une catastrophe industrielle et financière: 2 000 malfaçons relevées par l’ASN, 4 ans de retard et près de 3 milliards d’euros de surcoût. La mise en service de ce réacteur le plus dangereux au monde nous enchaînerait au nucléaire pour les 60 années à venir et mobiliserait encore une fois les financements nécessaires à la transition énergétique, que le candidat socialiste appelle pourtant de ses vœux, et entraverait le développement des renouvelables.

Affaire à suivre donc…

SOS Océans : portrait de Miguel, matelot.

Miguel est mexicain, il a commencé en tant que bénévole de Greenpeace dès ses 18 ans, animé par le désir d’aider, de “faire quelque chose”. Particulièrement marqué par la chasse à la baleine, c’est l’univers marin qui le passionne.
Il a participé à de nombreuses activités tant au Mexique qu’ailleurs dans le monde, et il est aujourd’hui matelot à bord de l’Arctic Sunrise. Être matelot, c’est veiller à l’entretien du bateau, s’assurer que les peintures sont parfaites, que les espaces de stockage sont en ordre…C’est primordial pour la sécurité à bord!

Dans cette vidéo, Miguel nous raconte la campagne, sa campagne, sur la pêche profonde.


Miguel, matelot à bord de l'Arctic Sunrise par gpfrance

Découvrez les autres membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise et toute la campagne !

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SOS Océans- les coulisses : les réponses à vos questions

Les questions posées à l’équipage du bateau ont été nombreuses… Nous les avons transmises, et vous trouverez ci-dessous leurs réponses, réactions et commentaires. Merci à tous de votre participation, nos marins ont été heureux d’avoir ce contact avec la terre et ont hâte de pouvoir à nouveau échanger avec vous !

Photo (c) Greenpeace / Pierre Gleizes

Cette pêche qui dévaste les eaux profondes se fait-elle dans un cadre légal ou illégal ?

Le cadre de cette pêche profonde est légal puisque ces bateaux ont des permis de pêche et des quotas. Mais ce qui est légal n’est pas forcément légitime… En France,  le forage en eaux profondes pour le pétrole et la pêche au thon rouge sont autorisés, par exemple. Mais ils devraient être interdits. Un des principaux rôles de Greenpeace, c’est justement de pointer ces aberrations, d’enquêter et de prouver les impacts de ces crimes environnementaux et de les faire connaître au plus grand nombre pour que cela cesse, et pour que les lois évoluent.

Quelle est la position de l’Union européenne sur le chalutage profond ?

Pendant longtemps, l’Union européenne a subventionné ces bateaux… Ce qui leur a permis d’aller pêcher plus loin, plus profond, et plus longtemps. L’UE a cessé de donner des subventions à la construction en 2003, lorsqu’elle a pris conscience qu’elle avait engendré une situation dangereuse. Au cours des années qui ont suivi, elle a rendu ses lois plus contraignantes et diminué les quotas. Mais les effets sont restés très limités.
De façon générale, l’Union européenne réagit souvent trop tard. Prenons le cas de l’Empereur : l’UE a attendu que le stock soit décimé pour en interdire la pêche. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui aussi pour plusieurs espèces de requins des profondeurs, menacées depuis longtemps, mais dont l’UE n’a interdit la pêche que très récemment.
D’après les scientifiques du Conseil international d’exploration de la mer, 100% des espèces pêchées dans l’Atlantique Nord-Est sont surexploitées. Mais comme à son habitude, l’Union européenne attend qu’il y ait une crise pour réagir…

D’après votre enquête, Intermarché joue un rôle important dans le chalutage profond. Est-ce que vous pourriez nous donner plus d’informations sur son implication, voire retracer le circuit des poissons, des chalutiers jusqu’au rayon “poissonnerie” des Intermarché ?

Intermarché dispose de sa propre flotte de chalutiers profonds, la Scapêche. Celle-ci compte 7 bateaux qui pêchent au large de l’Écosse et de l’Irlande. Ils restent dans cette zone 95% du temps et reviennent une ou deux fois par an dans leur port d’attache, Lorient. Les rotations d’équipages sont effectuées par avion, puis par car. Quant aux poissons, ils sont maintenus au frais, puis débarqués dans les ports écossais et irlandais lorsque les cales sont pleines. Ils sont ensuite chargés à bord de camions frigorifiques qui font le chemin entre l’Écosse (ou l’Irlande) et Lorient, avant d’être envoyés dans des usines de filetage. Puis ils sont expédiés vers les plateformes de distribution et parviennent, au terme d’un long périple, sur les étals des Intermarché.

Plutôt que de pratiquer le chalutage profond, Intermarché devrait montrer l’exemple et uniquement proposer à ses clients du poisson pêché grâce à des techniques ayant moins d’impacts dangereux sur le milieu marin et la ressource halieutique (à la ligne par exemple).

Comment faites-vous pour garantir une information la plus objective possible ?

En général, les sources d’informations que nous utilisons ne sont pas liées à Greenpeace. Elles sont parfaitement indépendantes (experts scientifiques et politiques, parfois même quelques “indics”, etc.).
Nous menons aussi nos propres enquêtes sur le terrain. Par exemple, sur cette campagne, nous avons effectué des repérages sur les zones de pêche au début de l’année, pour observer comment opéraient ces pêcheurs et quelles étaient les espèces prises. Dans la conduite de ces enquête notre principale préoccupation est de vérifier à plusieurs reprises l’information, la faire valider par des sources extérieures…

Pensez-vous que vos actions vont solutionner le problème ou simplement attirer l’œil des médias ?

Greenpeace est un “lanceur d’alerte”. Notre rôle est de témoigner des crimes environnementaux, et de les exposer au public, le plus largement possible, pour que ceux-ci ne restent pas ignorés des citoyens. Mais c’est aux États de prendre leurs responsabilités et de légiférer pour régler ces problèmes. Pas à Greenpeace.

Certains d’entre vous ont également demandé comment embarquer à bord d’un bateau de Greenpeace… Nous sommes toujours à la recherche de volontaires enthousiastes, prêts à s’embarquer avec nous. Si vous avez une expérience de la mer, et que vous disposez d’une licence STCW95 valide, vous pouvez postuler sur ce formulaire en ligne (en anglais).

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mardi 8 novembre 2011

Nucléaire : message à François Hollande

Invité au JT de 20h de France 2 lundi 7 novembre, le candidat PS à l’élection présidentielle François Hollande s’est engagé à “préserver la construction d’un EPR” (réacteur nucléaire de troisième génération).

Je suis pour une diminution de la part du nucléaire dans la production d’électricité. 75% de nucléaire, c’est trop élevé par rapport à ce que nous devons faire en matière de diversification des sources d’énergie mais je préserverai la construction d’un EPR, à la condition bien sûr que toutes les règles de sécurité soient respectées“, a déclaré François Hollande sur France 2, en réponse à une question sur l’avenir de l’EPR à Flamanville en cours de construction.

François Hollande avait démarré sa campagne avec un clip composé d’une série de chiffres exposant la situation de la France, et d’un slogan : “Nous avons un avenir à changer” …, Greenpeace lui envoie aujourd’hui un message personnalisé :


F. Hollande et le nucléaire par gpfrance

Changeons l’avenir, libérons l’énergie !

lundi 7 novembre 2011

Pêche profonde : montez à bord de l’Arctic Sunrise avec Chris !

La campagne en mer est menée par plusieurs pays d’Europe, et notamment la France, l’Angleterre et l’Espagne. Christopher est de nationalité britannique, mais il a rejoint le bureau de Greenpeace France il y a quelques temps déjà. Chris (car c’est comme ça que tout le monde l’appelle) est aux côtés de Greenpeace depuis les années 90. En Angleterre, c’est dans le cadre de son job de livreur qu’il a rencontré des membres de Greenpeace pour la première fois … pour ne plus jamais les quitter ! Il est devenu bénévole, puis militant, activiste…
À bord de l’Arctic Sunrise, pendant cette campagne contre les pêches profondes, Chris sera notre hôte, notre guide… Embarquez avec lui pour deux mois d’enquête et d’action en mer !


Chris à bord de l'Arctic Sunrise par gpfrance

L’Arctic Sunrise est un brise-glace : sa coque est arrondie et sans quille, ce qui permet au bateau de sortir de la glace plutôt que d’être écrasé par celle-ci. Cette forme particulière, qui est un indéniable avantage dans les pôles, rend le bateau particulièrement sensible à la houle lorsqu’il est en haute mer !

photo : Greenpeace / Nick Cobbing

Greenpeace a une histoire particulière avec ce bateau … Car avant que Greenpeace ne l’acquière, l’Arctic Sunrise servait à chasser le phoque. Greenpeace l’avait également affronté en mer alors qu’il livrait du matériel au gouvernement français pour la construction d’une piste d’atterrissage en plein milieu d’un habitat de pingouins en Arctique !

L’Arctic Sunrise a commencé sa vie à Greenpeace lors de la campagne de la Brent Spar, où il a servi à empêcher l’immersion en mer de la plate-forme. L’Arctic Sunrise est retourné à de nombreuses reprises dans l’Arctique pour s’opposer à Northstar, un projet de BP (British Petroleum) visant à ouvrir une exploitation pétrolière offshore, menaçant de répandre du pétrole dans une région vulnérable.
Dans les mers australes, il s’est opposé au programme japonais de chasse baleinière prétendue scientifique. L’Arctic Sunrise a également été présent dans le golfe du Mexique, pour une expédition scientifique de plusieurs mois sur les conséquences de l’explosion de la plateforme DeepWater Horizon.

Aujourd’hui ce grand bateau sera le principal instrument de Greenpeace pour témoigner et enquêter du crime que représente la pêche profonde.

Spécifications techniques :
En mer : depuis 1996
Construction : 1975
Type : bateau à moteur pour la navigation maritime
Port d’immatriculation : Amsterdam
Longueur : 49,6 mètres
Vitesse maximum : 13 noeuds
Capacité : 12 (max. 30) personnes

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Futur volé par l’exploitation forestière en République démocratique du Congo

Nous en parlions l’été dernier : le 2 mai 2011, une véritable expédition punitive été menée par des représentants de la police et de l’armée contre les habitants du village de Yalisika, dans le territoire de Bumba en République démocratique du Congo, en répression de la révolte menée par des villageois contre la compagnie d’exploitation du bois SIFORCO, filiale congolaise du groupe Suisse Danzer.

Aujourd’hui, Greenpeace publie un rapport intitulé : “Futur volé : Conflits et exploitation forestière au cœur des forêts congolaises – le cas Danzer ” qui décrit en détail le rôle joué par Danzer dans les violences subies par la communauté de Yalisika : un villageois – Frédéric Moloma Tuka – est mort, et plusieurs femmes ont été violées, y compris des mineures. D’autres personnes ont été battues, tandis que 16 personnes ont été arrêtées et emmenées.

Ce rapport montre et explique, comment le secteur industriel forestier en RDC continue d’alimenter les atteintes aux droits de l’homme perpétrées à l’encontre de communautés forestières laissées-pour-compte. Ces communautés ne font pourtant que demander que leurs droits soient respectés. Les faits survenus le 2 mai dernier, dans lesquels Danzer est impliqué, illustrent tout à fait le comportement des compagnies forestières en RDC.

Les preuves de l’implication de Danzer

Danzer a hébergé la réunion du Comité de sécurité du territoire au cours de laquelle la décision a été prise d’envoyer les forces policières et militaires. L’entreprise a également fourni le camion qui a permis de transporter les forces de sécurité jusqu’au village isolé de Bosanga. Au vu d’autres incidents par le passé où la police et des militaires sont intervenus dans des conflits entre les compagnies forestières et les communautés locales, Danzer ne pouvait pas ignorer que la situation allait très probablement se solder par des actes de violence. Des villageois ont été battus, une maison a été réduite en cendres et des biens ont été saccagés, puis 15 habitants ont été arrêtés et conduits à la prison de Bumba dans le camion de Danzer. En chemin, le camion a fait une halte sur le site de Danzer. D’après des témoins oculaires, le chef de chantier est monté à bord du camion pour regarder les personnes qui avaient été interpellées, puis a payé les agents de sécurité avant que le camion ne reprenne la route.

Les témoignages receuillis par Greenpeace dans ce dossier sont extrêmement poignants, choquants, et accablants.

Le groupe Danzer affirme être engagé dans une démarche de “gestion responsable”. Dans sa politique environnementale, on peut lire : “Notre système de gestion de l’environnement et de la sûreté vise à protéger tous nos employés, la population et nos écosystèmes“.

Mais le drame vécu par la communauté Yalisika, montre clairement que ce système ne fonctionne pas. Depuis longtemps, le groupe Danzer gère ses activités forestières de façon irresponsable. Pourtant, il est parvenu à obtenir des certificats du Forest Stewardship Council (FSC). La concession de Danzer située juste à côté du territoire de la communauté de Yalisika a ainsi obtenu un label “bois contrôlé” du FSC, premier pas vers une certification FSC complète.

Pour Greenpeace, il n’est pas acceptable pour une entreprise comme Danzer de recourir aux forces militaires ou policières pour gérer leurs différents avec des communautés affectées par leur exploitation forestière, compte tenu des très forts risques de violence démontrés par des cas passés. Danzer doit assumer la pleine responsabilité de son rôle dans les événements violents survenus le 2 mai dernier, et ne doit pas faire obstruction à la procédure judiciaire engagée par les victimes de la communauté de Yalisika à l’encontre des responsables présumés. Malheureusement, de nombreux éléments indiquent que la compagnie fait pression depuis quelques semaines sur la communauté Yalisika pour parvenir à un arrangement à l’amiable.

Les bailleurs de fonds complices ?

Les pays bailleurs de fonds européens, comme l’Allemagne ou la France, soutiennent les intérêts de compagnies forestières industrielles telles que Danzer, bien que leurs activités ne procurent en réalité que de maigres avantages économiques aux communautés locales de RDC. Ainsi, la banque allemande de développement conduit actuellement un projet visant à aider les entreprises d’exploitation forestière, y compris Danzer, à obtenir la certification FSC. La terrible réalité, c’est que ces bailleurs de fonds – dont l’objectif est de réduire la pauvreté et de favoriser un développement durable – financent au contraire un modèle qui détruit l’environnement et confisque aux communautés locales leurs forêts et leurs moyens de subsistance.

C’est pourquoi Greenpeace a agi ce matin : 12 activistes ont pénétré dans la zone de stockage du port de Blainville (Caen) pour intervenir sur une quinzaine de grumes (troncs) de bois tropical en provenance de République Démocratique du Congo (RDC) et appartenant au groupe allemand Danzer. Ils ont délimité une scène de crime, peint en couleur de sang sur le bois et déployé des banderoles “Danzer crime au Congo” ou “la France complice”.
L’Agence Française de Développement doit en urgence rompre ses liens avec les entreprises comme Danzer et utiliser l’argent du contribuable au profit de la protection des forêts et des communautés forestières plutôt que de soutenir ce type d’exploitation industrielle.

Futur volé par l’exploitation forestière en République démocratique du Congo

Nous en parlions l’été dernier : le 2 mai 2011, une véritable expédition punitive été menée par des représentants de la police et de l’armée contre les habitants du village de Yalisika, dans le territoire de Bumba en République démocratique du Congo, en répression de la révolte menée par des villageois contre la compagnie d’exploitation du bois SIFORCO, filiale congolaise du groupe Suisse Danzer.

Aujourd’hui, Greenpeace publie un rapport intitulé : “Futur volé : Conflits et exploitation forestière au cœur des forêts congolaises – le cas Danzer ” qui décrit en détail le rôle joué par Danzer dans les violences subies par la communauté de Yalisika : un villageois – Frédéric Moloma Tuka – est mort, et plusieurs femmes ont été violées, y compris des mineures. D’autres personnes ont été battues, tandis que 16 personnes ont été arrêtées et emmenées.

Ce rapport montre et explique, comment le secteur industriel forestier en RDC continue d’alimenter les atteintes aux droits de l’homme perpétrées à l’encontre de communautés forestières laissées-pour-compte. Ces communautés ne font pourtant que demander que leurs droits soient respectés. Les faits survenus le 2 mai dernier, dans lesquels Danzer est impliqué, illustrent tout à fait le comportement des compagnies forestières en RDC.

Les preuves de l’implication de Danzer

Danzer a hébergé la réunion du Comité de sécurité du territoire au cours de laquelle la décision a été prise d’envoyer les forces policières et militaires. L’entreprise a également fourni le camion qui a permis de transporter les forces de sécurité jusqu’au village isolé de Bosanga. Au vu d’autres incidents par le passé où la police et des militaires sont intervenus dans des conflits entre les compagnies forestières et les communautés locales, Danzer ne pouvait pas ignorer que la situation allait très probablement se solder par des actes de violence. Des villageois ont été battus, une maison a été réduite en cendres et des biens ont été saccagés, puis 15 habitants ont été arrêtés et conduits à la prison de Bumba dans le camion de Danzer. En chemin, le camion a fait une halte sur le site de Danzer. D’après des témoins oculaires, le chef de chantier est monté à bord du camion pour regarder les personnes qui avaient été interpellées, puis a payé les agents de sécurité avant que le camion ne reprenne la route.

Les témoignages receuillis par Greenpeace dans ce dossier sont extrêmement poignants, choquants, et accablants.

Le groupe Danzer affirme être engagé dans une démarche de “gestion responsable”. Dans sa politique environnementale, on peut lire : “Notre système de gestion de l’environnement et de la sûreté vise à protéger tous nos employés, la population et nos écosystèmes“.

Mais le drame vécu par la communauté Yalisika, montre clairement que ce système ne fonctionne pas. Depuis longtemps, le groupe Danzer gère ses activités forestières de façon irresponsable. Pourtant, il est parvenu à obtenir des certificats du Forest Stewardship Council (FSC). La concession de Danzer située juste à côté du territoire de la communauté de Yalisika a ainsi obtenu un label “bois contrôlé” du FSC, premier pas vers une certification FSC complète.

Pour Greenpeace, il n’est pas acceptable pour une entreprise comme Danzer de recourir aux forces militaires ou policières pour gérer leurs différents avec des communautés affectées par leur exploitation forestière, compte tenu des très forts risques de violence démontrés par des cas passés. Danzer doit assumer la pleine responsabilité de son rôle dans les événements violents survenus le 2 mai dernier, et ne doit pas faire obstruction à la procédure judiciaire engagée par les victimes de la communauté de Yalisika à l’encontre des responsables présumés. Malheureusement, de nombreux éléments indiquent que la compagnie fait pression depuis quelques semaines sur la communauté Yalisika pour parvenir à un arrangement à l’amiable.

Les bailleurs de fonds complices ?

Les pays bailleurs de fonds européens, comme l’Allemagne ou la France, soutiennent les intérêts de compagnies forestières industrielles telles que Danzer, bien que leurs activités ne procurent en réalité que de maigres avantages économiques aux communautés locales de RDC. Ainsi, la banque allemande de développement conduit actuellement un projet visant à aider les entreprises d’exploitation forestière, y compris Danzer, à obtenir la certification FSC. La terrible réalité, c’est que ces bailleurs de fonds – dont l’objectif est de réduire la pauvreté et de favoriser un développement durable – financent au contraire un modèle qui détruit l’environnement et confisque aux communautés locales leurs forêts et leurs moyens de subsistance.

C’est pourquoi Greenpeace a agi ce matin : 12 activistes ont pénétré dans la zone de stockage du port de Blainville (Caen) pour intervenir sur une quinzaine de grumes (troncs) de bois tropical en provenance de République Démocratique du Congo (RDC) et appartenant au groupe allemand Danzer. Ils ont délimité une scène de crime, peint en couleur de sang sur le bois et déployé des banderoles “Danzer crime au Congo” ou “la France complice”.
L’Agence Française de Développement doit en urgence rompre ses liens avec les entreprises comme Danzer et utiliser l’argent du contribuable au profit de la protection des forêts et des communautés forestières plutôt que de soutenir ce type d’exploitation industrielle.

jeudi 3 novembre 2011

Frites ou pas, les OGM on n’en veut toujours pas !

BASF vient de déposer une demande pour commercialiser une nouvelle pomme de terre génétiquement modifiée : la Fortuna… Après le dossier Amflora, BASF revient à la charge, mais cette fois, la donne est différente : si Amflora est principalement destinée à l’industrie de la pâte à papier et à l’alimentation animale, la nouvelle venue, la Fortuna, concerne elle l’alimentation humaine !

La pomme de terre provient d’une variété utilisée par l’industrie alimentaire pour la fabrication … de frites. Elle a été génétiquement modifiée pour résister au mildiou, un parasite dévastateur pour les cultures de pomme de terre qui fut notamment l’une des causes de la grande famine irlandaise au XIXe siècle

Le mildiou est un enjeu important pour les agriculteurs … Mais ce type de solution est une vision court termiste du problème, qui crée de nouveaux risques et augmente la dépendance des agriculteurs aux multinationales! Sans oublier que les risques de dissémination et de contamination des pommes de terre traditionnelles et bio sont bien réels. Les OGM ne sont pas une réponse adaptée, c’est en mettant en place des moyens durables, comme la rotation des cultures, que des solutions de long terme seront trouvées.

Les enquêtes d’opinion montrent qu’une majorité des européens est opposées aux aliments génétiquement modifiés. De plus, un sondage mené en 2010 par Greenpeace, en Allemagne, montre que les producteurs de frites n’ont pas l’intention d’utiliser des pommes de terre OGM.

BASF a déjà fait sensation en 2010, lorsque sa pomme de terre génétiquement modifiée résistant aux antibiotiques, Amflora, avait été autorisée, devenant la première plante génétiquement modifiée autorisée pour la cuture dans l’UE en 12 ans.

L’année dernière, BASF a causé la contamination illégale d’un champ suédois avec une pomme de terre génétiquement modifiée non autorisée. L’entreprise a alors blâmé une  “erreur humaine”.

La transgenèse est une technique nouvelle et imprécise, qui produit régulièrement des résultats inattendus. Des études à long terme étudiant les potentiels impacts sur la santé humaine et l’environnement font aujourd’hui encore cruellement défaut.

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