Ecoblogie

Syndication de blogs sur l'écologie, l'environnement, le développement durable...

mercredi 2 novembre 2011

Présidentielle : J -171

L’élection présidentielle est, en France, un catalyseur d’énergies : la campagne commence tôt, (très tôt pour les candidats à la primaire socialiste), chaque acteur du monde politique, comme de la société civile, cherche à inscrire son sujet à l’agenda des débats.
Alors que la catastrophe de Fukushima n’est pas terminée, l’électrochoc de mars 2011 a fait bouger les lignes : la question énergétique en général et le nucléaire en particulier seront au programme de cette élection.

Ces derniers temps, le nucléaire a fait l’objet de tribunes, de passe d’armes lors des débats télévisés, de petites piques médiatiques et de déclarations du Gouvernement. Les scénarios énergétiques sont légions, de la part d’associations, de partis politiques, d’entreprises ( voir un inventaire – non exhaustif- sur le site de l’Expansion.)

Nous ne pouvons que nous réjouir de la place accordée aujourd’hui au débat sur le nucléaire. Mais aujourd’hui, ce débat qui est au cÅ“ur des négociations entre Europe Ecologie – Les Verts et le Parti socialiste, en est malheureusement devenu l’otage. Quel message ressort des dissensions entre le PS et EELV ? Que l’atome serait une obsession des écologistes. Que les socialistes ne sont pas des “écolos”. Et que le PS n’a aucun intérêt à faire évoluer sa position sur le nucléaire.

Au delà des tractations électoralistes, il est temps de faire le point : où en sont les candidats ?

Greenpeace a sillonné la France tout l’été et jusqu’à la rentrée, pour rencontrer les militants et les citoyens. Elle a été présente tout au long de la primaire. Greenpeace a échangé, face à face, mais aussi dans les commentaires des billets de blogs.

Le stress test des candidats est mis à jour en continu : Corinne Lepage et Hervé Morin, en tant que candidats potentiels y ont fait leur entrée, portant le nombre de candidats présents à 13 (!).

Corinne Lepage a rejoint le groupe des engagés, aux côtés d’Eva Joly et Philippe Poutou, tandis qu’Hervé Morin est classé parmi les rétrogrades, au premier rang desquels se trouve Nicolas Sarkozy…. N’hésitez pas à interpeller les candidats, par mail ou même sur twitter pour les pousser à se positionner ou à évoluer sur les questions de l’avenir du nucléaire en France ou de notre dépendance au pétrole.

Nous sommes à la croisée des chemins : soit nous nous entêtons dans le choix de l’atome – c’est ce que défend l’actuel président de la République ; soit nous admettons que le nucléaire sûr n’existe pas, que d’autres sources d’énergie sûres, durables et propres sont disponibles, et nous faisons le choix de sortir du nucléaire. Il n’y a pas d’entre-deux.

Pêche profonde : l’action se poursuit à terre

Mercredi 28 octobre, dans l’après-midi, des militants de Greenpeace ont symboliquement barré la route d’un chalutier, le Pierre Jacques Matigny, propriété de la Scapêche, la flotte d’Intermarché,qui naviguait dans l’Atlantique Nord. L’action s’est poursuivie ce week-end, avec une nouvelle visite des militants de Greenpeace dans des magasins Intermaché de l’Hexagone.

Les militants bénévoles de Greenpeace se sont mobilisés pour dénoncer les dégâts de la pêche de grands fonds, emblématique de la mauvaise gestion des pêches européenne. En France, ils se sont rendus dans 22 Intermarché, enseigne qui possède la plus grande flotte de chalutage profond en France.

Le récit des bénévoles des Groupes Locaux de Greenpeace sur leurs blogs :

à Angers
à Bordeaux 
à Lille 
à Montpellier
à Nantes
à Nice
à Perpignan

L’Arctic Sunrise, un des bateaux de Greenpeace, est le témoin, en mer, des opérations de pêche, et à terre, les bénévoles de Greenpeace signalent aux consommateurs les espèces profondes menacées qui sont commercialisées. En mer ou à terre, la lutte contre la pêche profonde ne fait que démarrer, et très bientôt, nous aurons besoin de vous !

vendredi 28 octobre 2011

Un procès hors norme pour un délinquant d’exception

Billet rédigé par Axel Renaudin, qui a suivi le procès en direct – son flux twitter : @AxelRenaudin

Mardi dernier un nouvel épisode d’un procès pas comme les autres a pris fin au tribunal correctionnel de Nanterre. L’affaire de l’espionnage de Greenpeace par EDF a tout de l’intrigue d’une fiction : huit prévenus dont un ancien “agent secret” français, un ancien amiral de la Royale, un ancien policier de la brigade du banditisme, un ancien militaire et un fleuron de l’industrie hexagonale, EDF.


Edf rend visite à Greenpeace….. par gpfrance

Publicité EDF en 2007 … Nous aurions dû nous douter de quelque chose…

Un bref rappel de l’affaire : tout commence par la découverte d’une intrusion informatique dans le Laboratoire national de dépistage du dopage. Lors de la perquisition chez Kargus, officine responsable de cette opération, on découvre que l’ordinateur d’un collaborateur de Greenpeace France, a également été infiltré. En avril 2009, le juge Thomas Cassuto ouvre une instruction. Greenpeace se constitue rapidement partie civile.

Dix jours durant le tribunal a essayé , au fil des auditions, expertises, plaidoiries, réquisitions, de comprendre le scénario de l’affaire.
La première journée d’audience était ainsi destinée à mieux cerner les personnalités des mis en examen, personnages principaux. Le tribunal ouvre alors une porte vers un univers habituellement dans l’ombre: le milieu du renseignement.

Le fondateur de Kargus,Thierry Lohro, ancien de la DGSE (Direction générale de sécurité extérieure), explique clairement qu’EDF lui a demandé d’infiltrer les ordinateurs de Greenpeace pour prévenir les éventuelles intrusions de l’association dans des centrales nucléaires. Pour lui, cette mission même si elle comporte un aspect illégal n’est pas amorale ou répréhensible puisque aider EDF à protéger ses centrales, est un service rendu à son pays. Néanmoins, durant l’audience, Thierry Lorho semble touché lorsque l’un des avocats des parties civiles évoque les questions d’honneur, et admet réaliser son “erreur”.

Pour remplir sa mission, le patron de Kargus, qui n’est pas un spécialiste de l’informatique, fait appel à Alain Quiros, un “hacker autodidacte passionné d’informatique”. Ce dernier déclare avoir été fasciné par cet ancien agent secret et avoir eu l’impression d’intégrer un monde à la James Bond. Il remplit donc sa mission en infiltrant en 2006 l’ordinateur de l’ancien directeur de Greenpeace. Ce petit génie de l’informatique dit lui aussi regretter ses actions et apparaît, dans la salle d’audience comme un petit garçon qui se ferait gronder par ses parents.

Les deux responsables de la sécurité nucléaire d’EDF en 2006 viennent ensuite à la barre. Eux, ne regrettent rien. Et ne reconnaissent rien. Ils ne pensent pas avoir commis de faute puisque d’après leurs déclarations, ’ils n’ont jamais demandé à Kargus d’espionner Greenpeace. Le numéro 2 de la sécurité nucléaire de l’époque, ancien “grand flic” de la brigade de répression du banditisme, atteint à la barre le sommet du déni : en déclarant ne pas avoir pris connaissance des informations issues du travail de Kargus alors même que le CD rom contenant ces informations a été retrouvé dans le coffre fort de son bureau !
Son patron au moment des faits, ancien amiral, nie également : il dit avoir signé un contrat avec Kargus portant sur une “veille stratégique sur internet” sur Greenpeace et les autres ONG environnementales. Difficile à croire étant donné que de l’aveu même du représentant d’EDF cette tâche de veille est effectuée en interne depuis une dizaine d’année.

Dans cette affaire, la “personne morale” EDF a bien du mal à se défendre… Pour elle, ses subordonnés ont commis une faute en signant un contrat alors qu’ils n’avaient pas la délégation légale pour le faire. Pour autant elle ne reconnait pas non plus l’espionnage arguant que Greenpeace n’est pas un “ennemi”. Cette stratégie de défense ne semble pas avoir convaincue le procureur de la république…

Au terme d’un réquisitoire fleuve d’environ 4h, le représentant du parquet réclame la condamnation d’EDF et l’amende maximum : 1 500 000 €
Cette demande est expliquée comme suit par le procureur : “Nul ne doit se sentir autorisé à violer la loi, quels que soient sa fonction, son passé et l’état de ses réseaux d’influence. C’est ce message solennel que vous devez, par votre jugement, adresser aux prévenus.”

La présidente de la quinzième chambre du tribunal correctionnel de Nanterre annoncera le verdict le 10 novembre.
Mais quoi que le tribunal décide, cette affaire apporte déjà une chose inédite : jamais depuis l’existence de Greenpeace , le procureur de la République n’a réclamé la condamnation de l’électricien français.

En action en mer contre le pillage des profondeurs

Depuis plusieurs mois, Greenpeace mène campagne contre la pêche profonde. Mercredi après-midi, s’élançant depuis l’Arctic Sunrise qui navigue au large de l’Irlande, les militants de Greenpeace ont symboliquement barré la route d’un chalutier, le Pierre Jacques Matigny, propriété de la Scapêche, la flotte d’Intermarché.

Quatre nageurs sont restés sur le chemin du chalutier pour ralentir sa progression, avec des bouées et des bannières appelant à la fin de la surpêche.


En action en mer contre le pillage des profondeurs par gpfrance

Le chalutage profond est un crime écologique : 100% des espèces profondes pêchées en Atlantique Nord-Est sont surexploitées. De plus, les filets labourent littéralement le fond des océans, et entraînent de nombreuses prises accessoires : des espèces capturées mais non visées, qui sont aussitôt rejetées à la mer, mortes ou mourantes.

La France est un des principaux pays pêcheurs en Europe, derrière l’Espagne. Sa flotte de chalutiers profonds se monte à 25 bateaux, dont 7 appartiennent à la Scapêche, la flotte d’Intermarché, responsable de 60% des prises françaises en pêche profonde. Une poignée de bateaux puissants fait donc d’énormes dégâts. Ils représentent 84 emplois directs, qui n’ont pas d’avenir : sans poissons, plus de pêcheurs !

L’Union européenne a entamé un processus de réforme de sa politique commune des pêches qui n’a lieu que tous les 10 ans. C’est donc maintenant que nous devons agir.

Cette action marque le top départ d’une campagne de terrain, en mer comme à terre.

Toute la campagne sur le site SOS Océans

mardi 25 octobre 2011

Volkswagen a pris son temps … pour ne rien dire !

Après 3 mois de campagne active, des millions de vues sur la vidéo, plus de 440 000 jedis qui ont envoyé des mails, téléphoné, écrit sur Facebook… Volkswagen nous a finalement envoyé une lettre.

Malheureusement, cette lettre (voir la lettre – en anglais) ne répond pas aux deux principales demandes de Greenpeace : que l’ensemble de la flotte émette moins de CO2 et que la compagnie arrête de faire pression à Bruxelles pour mettre à mal les législations sur le climat.

VW fait pression contre une réduction des émissions de CO2 de 30% en 2020 en Europe.  Dans leur lettre, les représentants de VW confirment leur refus de se joindre aux entreprises progressistes, qui soutiennent cet objectif, comme Google ou Unilever. VW en adoptant cette position catastrophique pour le climat, refuse de participer à la création d’une dynamique économique, d’innovation et d’embauches. Dans cette lettre, aucune réponse n’est apportée à la demande de Greenpeace concernant le lobbying mis en Å“uvre par VW. Le sujet est purement et simplement occulté, balayé sous le tapis… Mais, dans ce même courrier, le groupe automobile affirme pourtant être en “lutte contre littéralement chaque gramme de CO2“. On est alors en droit de se demander : pourquoi n’est-ce pas en soutenant des normes climatiques efficaces ?

Volkswagen choisit de se cacher derrière le développement d’une de ses technologies particulièrement efficaces… Cette technologie que VW promeut est le Blue Motion, qui n’a été installé que dans à peine 6% des véhicules vendus par la marque en 2010 ! Le Blue Motion est pourtant une technologie déjà bien maîtrisée par la marque, qui préfère la vendre en option, le facturant au prix fort au consommateur ! La lettre reçue par Greenpeace ne mentionne sur le sujet aucun progrès : aucune mise en série, aucune facturation au prix coutant pour l’acheteur… rien. Greenpeace a donc fait une réponse, insistant à nouveau sur ces sujets.

Dans leur lettre, les représentants de Volkswagen suggèrent à Greenpeace d’organiser une rencontre pour discuter des progrès du constructeur… Mais Greenpeace ne se contentera pas d’une rencontre basée sur la langue de bois et le greenwashing… Nous continuerons donc à faire campagne pour que Volkswagen choisisse enfin de tourner le dos au côté obscur et prenne le parti du climat ! Et comme VW ne semble pas tout comprendre, Greenpeace s’est rendu la semaine dernière à sa convention annuelle pour lui parler … dans toutes les langues !


Greenpeace parle à Volkswagen en toutes les… par gpfrance

Toute l’actualité de la campagne le côté obscur de VW

Fuites de documents : l’industrie OGM à la recherche d’égéries …

EuropaBio, association qui représente les intérêts de Monsanto, de BASF et des autres grands groupes du secteur tente de redorer le blason des OGM en Europe… grâce à des “stars”…

Fuite de documents : les relations publiques comme stratégie

L’affaire a été révélée par le Guardian jeudi dernier. Le quotidien britannique (ainsi que Rue89 et l’AFP) a eu accès à des documents provenant d’une agence de Relations Publiques, révélant que les géants de l’agroalimentaire, contrariés par la perception négative des cultures d’OGM en Europe, cherchent à recruter des personnalités pour changer l’image des organismes génétiquement modifiés et peser sur le processus de décision afin d’obtenir des autorisations de mise en culture.

Dans les documents qui ont fuité, EuropaBio insinue que les consommateurs européens s’opposent à l’ingénierie génétique qui fournit pourtant “des solutions pour atténuer le changement climatique, aider à l’amélioration de l’approvisionnement alimentaire et la mise en place d’une agriculture durable“. Pour Europabio, les citoyens européens qui se sont prononcés à plusieurs reprises contre les cultures OGM sont donc responsables de gêner l’expansion du marché !

Et de fait, EuropaBio a raison au sujet de l’opposition des Européens aux produits transgéniques : une majorité d’entre eux, 60%, est contre le développement des aliments GM en Europe. (Selon l’Eurobaromètre sur les biotechnologies 2010).

L’industrie compte sur le soutien de célébrités pour redorer son image

Les mails et courriers publiés sur le site du Guardian indique que pour changer la vision négative des OGM, Europabio a tenté de recruter des “ambassadeurs”, des personnalités au “haut profil” qui bénéficient d’une certaine crédibilité auprès des citoyens européens. L’ancien ministre socialiste français Claude Allègre (qui a assuré ensuite le contraire) , l’ancien commissaire européen britannique Chris Patten, le chanteur irlandais Bob Geldof auraient “manifesté leur intérêt” à devenir “ambassadeurs” de la cause des OGM, précise ce document, un mail daté du 5 octobre. Le mail vante également les possibles adhésions de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, et du journaliste écologiste britannique Mark Lynas à cette initiative.

De plus, dans les documents qui ont fuités, il est spécifié qu’il faut que les liens entre “ambassadeurs” et industrie restent invisibles… Contrairement aux associations et aux collectifs opposés aux OGM qui eux, avancent à visage découvert, le lobby OGM craint la transparence, voulant faire passer cette opération de Relations Publiques comme quelque chose de totalement spontané.

Cette démarche de publicité pure est une insulte aux démocraties européennes : la France, l’Allemagne, la Hongrie, la Grèce, le Luxembourg, l’Autriche et la Bulgarie ont suspendu la culture du maïs MON810 sur leurs territoires pour multiples raisons. C’est une insulte aux citoyens européens, qui sont plus d’un million à avoir signé la pétition demandant à la Commission européenne un moratoire sur toutes les autorisations d’OGM.

Les OGM ne représentent pas une solution d’avenir !

Contrairement aux arguments d’EuropaBio, les cultures génétiquement modifiées ne résoudront pas la faim en Afrique, ni dans le reste du monde. La faim est avant tout une question politique : plus d’un milliard de personnes sur la planète souffrent de la faim en ce moment même : mais selon la Food and Agriculture Organisation (FAO), nous produisons déjà une fois et demie la quantité de nourriture nécessaire pour donner à chacun dans le monde une alimentation nutritive et suffisante. Le monde doit être capable de produire les aliments dont il a besoin pour se nourrir sans dépendre des multinationales leur fournissant au prix fort semences et produits chimiques …

Les agriculteurs peuvent nourrir le monde sans les fuites en avant technologiques… Développer une agriculture durable en Europe et dans le reste du monde est tout à fait possible sans recours au génie génétique. L’agriculture durable assure un mode de culture sain, une alimentation saine pour tous, aujourd’hui et demain, en protégeant les sols, l’eau, le climat. Elle favorise la biodiversité et ne contamine pas l’environnement avec des intrants chimiques nocifs.

Les systèmes agricoles pilotés par la technologie du génie génétique sont discrédités, menaçant la biodiversité des cultures, et présentant des risques potentiels pour la santé humaine et l’environnement. En comparaison, l’agriculture durable a démontré être en mesure d’assurer la sécurité alimentaire et des rendements élevés sous des contraintes multiples et diverses (comme les maladies, les ravageurs et les sécheresses).

L’agriculture durable repose sur une diversité des cultures et des pratiques agricoles, la protection des écosystèmes, une moindre consommation d’énergie, d’eau et de pesticides. Elle promeut l’indépendance des petits paysans et un commerce équitable. Elle exige une recherche au service du plus grand nombre.
C’est, pour Greenpeace, la voie la plus sûre vers plus de justice alimentaire.

Lire le billet : L’agro-écologie peut doubler la production alimentaire mondiale en 10 ans !

jeudi 20 octobre 2011

Partout où VW ira, Greenpeace sera !

En campagne depuis l’été, Greenpeace ne lâche pas Volkswagen. Nous multiplions les actions auprès du groupe pour qu’enfin, il réponde de manière transparente et officielle à nos questions.


Volkswagen met les petits plats dans les grands pour accueillir ses vendeurs venus de toute l’Europe … Quelques chiffres révélateurs de l’ampleur de l’ événement pour le groupe : du 12 Octobre au 4 novembre, 11 500 vendeurs venus de plus de 50 pays viendront à Ibiza pour vivre 24 heures de ‘show’ avant de repartir… 300 voitures (150 Beetle nouvelle génération et 150 Up!) ont été importées sur l’île espagnole pour l’occasion afin d’être testées sur les routes.

Greenpeace se devait donc d’être présente … et visible ! Pour faire passer notre message aux représentants de Volkswagen, nous avons fait preuve d’imagination…

Dès le mardi 19 Octobre, dans l’après-midi, nous avons survolé les routes où se déroulent les essais auto avec un parapente sur lequel est accrochée une bannière affichant le message : “CO2 Das Problem” …

Ce mercredi, nous avons redécoré les routes empruntées par les membres de la convention, en peignant notre message sur le bitume.

Et nous avons poursuivi cette série d’actions dans la foulée, en rhabillant les gigantesques publicités VW de l’île avec le visage de Dark Vador pour que le côté obscur de Volkswagen ne passe pas inaperçu auprès des revendeurs de la marque !

Greenpeace n’est pas satisfaite des échanges avec Volkswagen : tout en affirmant publiquement vouloir “collaborer”, le groupe évite systématiquement de répondre aux questions que nous avons soulevées. C’est pourquoi nous ne lâcherons pas : c’est un positionnement public et responsable de la part du constructeur allemand que nous voulons.

Nous serons donc sur tous les fronts jusqu’à l’obtention de réponses claires : sur le terrain, dans les concessions, mais aussi sur le net où la compétition du film Greenpeace bat son plein ! Des réalisateurs venus du monde entier ont participé, produisant 80 superbes films pour montrer le vrai visage de VW, celui que l’on ne voit pas dans les publicités.
Rendez-vous sur films.darkside.com pour les visionner, les partager, voter, encourager et promouvoir vos favoris !

Envie de participer à la campagne ?

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mercredi 19 octobre 2011

Eye of the Tiger : expédition bloquée par Sinar Mas

En aménageant des routes au cÅ“ur des forêts indonésiennes, des entreprises du groupe Sinar Mas contrôlent des zones qui vont bien au-delà de leurs concessions. C’est le constat fait par les militants de Greenpeace Indonésie, dans le cadre de leur expédition “Tiger Eye”. Ils sont partis à la rencontre des Orang Rimba, un peuple indigène vivant près de Jambi, une zone convoitée par les usines de pâte et papier.

Pour ce peuple, Dieu est présent dans chaque animal vivant dans la forêt. C’est pour cela qu’il vénère le dieu tigre. Les Orang Rimba se déplacent dans la forêt à chaque fois qu’ils pensent manquer de chance ou après un décès par exemple. Ils vivent généralement en groupe d’une trentaine de personnes.

Peuple de la forêt

Parce que les Orang Rimba pensent qu’ils font partie de la nature, qu’ils sont partie intégrante de la forêt, il leur arrive de camper à la belle étoile, sans aucune protection particulière. Bien qu’ils soient totalement dépendants de la forêt dans laquelle ils vivent, ils ne ressentent absolument pas la nécessité de chasser des animaux comme le tigre de Sumatra pour leur fourrure.

Dans le cadre de l’expédition “Tiger Eye”, les militants de Greenpeace ont souhaité les rencontrer pour leur témoigner tout notre respect. L’expédition s’est donc dirigée vers le village de Pemayungan, au milieu de la forêt. En chemin, les militants ont pu constater que le groupe Sinar Mas a bloqué certaines voies d’accès au village. Il s’agit d’un consortium industriel impliqué dans la déforestation dont fait partie APP (Asia Pulp & Paper). Ce groupe s’est visiblement procuré des droits pour la zone autour du village que nous tentons d’approcher.

On nous avait prévenus qu’il ne serait pas facile d’approcher le village et les Orang Rimba. Ces derniers se sont en effet enfoncés plus loin dans la forêt pour éviter le conflit qui avait commencé en 2009 entre des villageois et l’entreprise PT Lestari Asri Jaya (LAJ) qui appartient… au groupe Sinar Mas dont l’objectif est de déforester pour créer une plantation.

Directement repérés

C’est ainsi que l’expédition a été bloquée alors qu’elle remontait la route d’argile appelée “la rue Corridor”. Après à peine dix minutes sur cette route, une patrouille a surgi. Deux hommes en noir se sont précipités sur les véhicules, s’meparant des clés. Il s’agissait d’employés chargés de la sécurité pour une autre entreprise appartenant aussi au groupe Sinar Mas, le PT Wira Karya Sakti.

Retour sous escorte

Si la zone dans laquelle les militants circulaient n’appartient pas au groupe, la société ayant bâti la route, elle a apparemment un droit de contrôle dessus.”Sans ce groupe, il n’y aurait pas de route !”, déclare un des responsables de la sécurité précisant encore que sans autorisation écrite, pas question de l’emprunter. Une restriction qui valait aussi pour ceux qui voulaient se rendre du côté de ‘Taman Nasional Bukit Tigapuluh’, une zone de conservation pour les tigres et pour les villageois qui avaient besoin de se rendre dans leur ferme, située sur des terres convoitées par Sinar Mas. Et puis, bien sûr, pour des gens qui souhaitent entrer en contact avec les Orang Rimba.

Les discussions avec cette patrouille de sécurité de Sinar Mas sont restées stériles, et la police a fini par intervenir… Malgré les déclarations des membres de l’expédition et leurs intentions pacifiques, il a été impossible de passer … Et c’est seulement en acceptant d’être escorté hors de la zone par le policier que les militants de Greenpeace ont pu récupérer les clés de leurs véhicules ! Comprenant alors tout l’isolement dans lequel se trouvent les habitants de la région se trouvent… Un isolement dû à leur conflit avec l’industrie forestière…

Lire le billet précédent : Eye of the Tiger : voyage en Indonésie

lundi 17 octobre 2011

SOS Océans : la pêche profonde est une aberration !

Aux petites lueurs du jour ce matin dans le port de Vigo en Espagne, des activistes de Greenpeace ont peint sur la coque de chalutiers de pêche de fond un message : “Stop Subsidies” – “Stop aux subventions” .

Avec ce message, Greenpeace veut dénoncer le système absurde sur lequel repose la pêche de grand fond européenne: hautement destructrice pour les écosystèmes marins, cette pêche est maintenue à flots grâce aux subventions de l’UE… et donc grâce à l’aide bien involontaire des contribuables européens!

Le chalutage de fond en haute mer cause des dommages irréversibles : des écosystèmes ayant mis des années à se constituer sont détruits, épuisés…De nombreuses espèces, non visées sont décimées, capturées par le chalut, puis aussitôt rejetées à la mer, mortes ou mourantes.

Après avoir dénoncé les pratiques mafieuses de certains industriels espagnols, Greenpeace publie aujourd’hui en Europe son second rapport d’enquête : Immersion – Jusqu’au dernier poisson? Le modèle absurde du chalutage en eau profonde.

Dans ce deuxième volet de la série Immersion, Greenpeace met le doigt sur une autre aberration de la Politique Commune des Pêches. Ce rapport met en lumière un véritable scandale écologique : non seulement le chalutage profond est une méthode destructrice du point de vue environnemental mais en plus, des études sur le modèle économique des pêches de grands fonds montrent que les bénéfices générés par ces navires ne se montent qu’à 10% de la valeur des prises débarquées, et ceci en tenant compte les subventions qui leur sont versées.

En 25 ans, cette pêche dangereuse a donc reçu des subsides de l’UE, s’élevant à plusieurs millions d’euros (9,7 millions d’euros entre 1996 et 2008 pour la Scapêche, la flotte d’Intermarché, la plus importante du secteur).

Aberration environnementale, aberration économique … la pêche profonde européenne n’a plus de sens ! Et cette année est une chance unique de changer cette situation absurde : la PCP est réformée tous les 10 ans, ce processus a commencé mi 2011 pour aboutir fin 2013.
C’est donc l’occasion ou jamais de mener une réforme de fond, de faire prendre un tournant à la gestion des pêches en Europe. Il y a urgence, de simples mesures d’ajustements des règles ne suffiraient pas à éviter l’effondrement des ressources en poisson et la disparition de nombreuse pêcheries.

Toute la campagne SOS Océans
En savoir plus sur l’Europe et la PCP

vendredi 14 octobre 2011

Un nouveau Rainbow Warrior lève l’ancre

La planète a un nouveau porte parole, un nouveau défenseur. C’est aujourd’hui, à Bremerhaven, en Allemagne, que le tout premier bateau construit par Greenpeace est mis à flot. Un bateau exceptionnel à bien des égards : conçu selon des impératifs écologiques, taillé pour l’action. Son nom ? Le Rainbow Warrior 3. Il sera le navire amiral de tous les combattants de l’Arc en Ciel, de tous les activistes, tous les citoyens qui luttent chaque jour pour préserver notre planète.

Ce bateau est un symbole : il est le résultat des forces conjuguées de 100 000 donateurs, de milliers de supporters en ligne ou hors ligne et de 14 000 bénévoles, à travers le monde. Grâce à eux, un nouveau guerrier s’engage en mer.

Un bateau conçu pour protéger et agir

Ce bateau est un guerrier destiné à jouer un rôle unique, et en tout premier lieu de protéger l’environnement.
Le Rainbow Warrior III est un voilier : il utilise le vent comme principale source d’énergie et, lorsque les conditions l’exigeront, un moteur couplé électrique / diesel pourra prendre le relais. La chaleur de son moteur et des générateurs sera récupérée et recyclée pour chauffer les cabines et pour le préchauffage du moteur, et les eaux usées seront retraitées et purifiées grâce à un système biologique. Il sera opérationnel dans toutes les régions du monde, en-dehors des zones polaires.

Le Rainbow Warrior III est aussi un guerrier conçu pour agir : ses grues situées à l’avant et à l’arrière du bateau permettront l’embarquement d’équipements scientifiques volumineux, pouvant peser jusqu’à huit tonnes. Grâce à l’espace flexible qu’offrira le bateau, les scientifiques auront la possibilité d’effectuer leurs analyses à bord, sans devoir attendre de retourner sur la terre ferme. Avec une vitesse de pointe de 15 nœuds, le Rainbow Warrior III pourra suivre de près les navires industriels. Des bras articulés permettront de mettre à l’eau en quelques minutes les trois zodiacs du Rainbow Warrior III, même avec des vagues de 3,5 mètres de haut.

Une lignée de bateau de légende

En 1985, le Rainbow Warrior I mouille dans le port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. Il s’apprête à guider une flottille en direction de l’atoll de Mururoa, pour protester de façon pacifique contre les essais nucléaires menés par l’État français. Deux explosions secouent alors la coque du navire. Fernando Pereira, photographe et compagnon de route de Greenpeace, trouve la mort dans cet attentat perpétré par les services secrets français..

Pendant 22 belles années, le Rainbow Warrior II a été notre roc, notre cheval de bataille des mers, notre inspiration, notre symbole d’espoir et de paix, et une maison, aussi, pour des centaines de membres d’équipage. Mais après 22 ans de beaux, de bons et de loyaux services, il est temps, pour le Rainbow Warrior, d’aller de l’avant, et de poursuivre son histoire ailleurs.

Dès aujourd’hui, le Rainbow Warrior 3 sera notre nouvel étendard, notre outil d’investigation et d’intervention, le nouveau symbole de l’espoir qu’un autre monde est possible.

Suivez la cérémonie en direct à partir de midi :

La flotte Arc en Ciel de Greenpeace


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mercredi 12 octobre 2011

EPR : des retards, et des frais

L’opérateur finlandais Teollisuuden Voima (TVO) a évoqué ce mercredi des retards dans les travaux de construction de la troisième tranche de la centrale nucléaire finlandaise d’Olkiluoto. La mise en service, prévue en 2013, pourrait donc être encore repoussée… Même si cela n’est pas totalement une surprise : en juillet dernier, Greenpeace publiait une analyse des derniers rapports de sûreté de l’autorité finlandaise STUK, qui révélaient une accumulation de nouveaux problèmes sur le chantier, susceptibles d’entraîner des retards additionnels.

Cette nouvelle intervient au moment où Marc Goua, député, rend un pré rapport à la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale. Selon ce rapport présenté mardi par le député à la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Areva va devoir inscrire de nouvelles provisions dans ses comptes pour faire face aux coûts de l’EPR finlandais et aux coûts d’acquisition des mines d’uranium en Afrique.

Le rapporteur souligne ainsi dans son rapport d’étape qu’Areva a enregistré une 8ème provision pour l’EPR finlandais en 2010, pour un total de 2,6 milliards d’euros, provision directement liée aux surcoûts et aux retards successifs du chantier. Car chaque malfaçon constatée sur le chantier EPR entraîne des nouveaux délais : au final, la perte estimée du projet s’élève à 2,6 milliards d’euros au 31 décembre 2010 pour Areva.
En avril 2009, TVO a réclamé 1,4 milliard d’euros au consortium (composé d’AREVA NP et Siemens AG à respectivement 73% et 27%). Aucune provision n’est constituée à ce titre par le consortium. Le contentieux est en cours, le consortium ayant contesté les faits. (voir le document de référence Areva 2010 page 261).

Ce nouveau délai annoncé aujourd’hui par TVO viendrait ajouter un nouveau surcoût (actuellement le prix est de 5,6 mds d’euros officiellement contre 3 milliards annoncés lors de la vente) . Comme Marc Goua le pressentait, Areva devrait donc à nouveau devoir provisionner pour faire face… Dès lors une question s’impose de combien sera la nouvelle provision et comment ces pertes seront elles financées ? Un EPR finlandais au coût astronomique… Alors qu’un EPR est en ce moment en construction en France, à Flamanville, ainsi que deux en Chine !

Coûts et retards de l'EPR

Où Areva va-t-elle trouver ces milliards supplémentaires ?

L’État français détient 87% du capital d’Areva. L’année dernière, l’État actionnaire a poussé Areva à vendre sa filiale T&D, afin de “récupérer” 4 milliards d’Euros …
En novembre 2010, lorsque l’État souhaitait ouvrir le capital d’Areva, le Qatar avait valorisé l’entreprise à hauteur de 8 milliards d’euros, un chiffre très en-deçà des valorisations réalisées en interne par le groupe Areva, pour qui la seule activité d’extraction d’uranium est estimée entre 6 et 7 milliards d’euros… L’ensemble du groupe, selon l’Etat actionnaire, valait entre 12 et 14 milliards d’euros.

Aujourd’hui pour provisionner, les solutions ne semblent pas multiples : une ouverture du capital pourrait s’imposer … Mais quelle marge de négociation reste-t-il aujourd’hui à l’État face aux Qatari ?
Le nouveau président du directoire d’Areva, Luc Oursel, doit être entendu mercredi par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée, une occasion pour lui de faire toute la transparence sur le montant total des provisions nécessaires pour le chantier de l’epr finlandais.

mardi 11 octobre 2011

Convoi radioactif : le va et vient très risqué du nucléaire

Un train transportant du combustible usé néerlandais hautement radioactif traverse en ce moment même les Pays-Bas avant de s’engager en Belgique puis en France. Le convoi ferroviaire est à destination du terminal de Valognes, où les déchets seront débarqués pour être acheminés par la route jusqu’à l’usine Areva de La Hague (Manche). Ce sont 12 départements français qui sont ainsi concernés par le passage de ce convoi dégageant radioactivité et chaleur. (Le Nord, l’Aisne, l’Oise, la Seine-et-Marne, la Seine St Denis, le Val d’Oise, les Yvelines, l’Eure, la Seine Maritime, le Calvados et la Manche ) .
Pour avoir les horaires précis de ce convoi, consultez la page sur le site du Réseau Sortir du nucléaire.


Afficher trajet déchets sur une carte plus grande

Le combustible usé sera retraité en France. Il s’agit d’un processus visant entre autres à la récupération d’uranium et de plutonium. Ces opérations libèrent de la radioactivité et produisent de nouveaux déchets nucléaires. Au bout du compte, seuls 4% des éléments retraités sont effectivement réutilisés. Cette opération a été un temps présentée comme la solution au problème des déchets nucléaires. Mais il n’en est rien. Aujourd’hui, seuls les Pays-Bas continuent d’envoyer leurs déchets en France pour y être retraités.

Ce transport transfrontalier de déchets radioactifs dangereux n’est malheureusement pas unique : chaque jours des trains chargés en déchets ou en combustible radioactifs traversent la France … dans la plus grande discrétion ! Car ces “CASTORS” sont entourés du plus grand secret, les élus locaux et les collectivités n’étant même pas averties. Des trains dangereusement chargés traversent des localités particulièrement peuplées sans aucune transparence de la part des autorités.

Le va-et-vient de déchets auquel nous assistons est une nouvelle preuve de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons en matière de déchets nucléaires, et ce dispositif dit de retraitement n’est qu’une illusion car il n’existe à ce jour aucune solution valable pour les déchets hautement radioactifs.

lundi 10 octobre 2011

La Chine aurait interdit la commercialisation de riz OGM

Selon l‘ »Economist Observer », l’un des principaux hebdomadaire financier chinois qui cite des « sources bien informées proches du ministère de l’Agriculture chinois », la Chine aurait suspendu la commercialisation de riz génétiquement modifié.

Pour Greenpeace, cette information, si elle est vérifiée, marquerait un changement essentiel : le riz est la principale denrée alimentaire pour 1,3 milliard de Chinois, dont une majorité s’est exprimée contre les aliments transgéniques, et ce mouvement du Gouvernement chinois signifierait que la population a été entendue !

Les effets à long terme des organismes génétiquement modifiés sur la santé et sur l’environnement sont encore aujourd’hui méconnus. Greenpeace s’oppose à la dissémination d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’environnement (qu’ils soient issus de cultures ou d’animaux) au nom du principe de précaution. De plus, nous sommes contre le brevetage des plantes, des animaux, des êtres humains et des gènes. Car les brevets sur les organismes vivants permettent à des entreprises comme Monsanto d’exercer un véritable monopole et de soumettre les agriculteurs à un contrôle excessif, des semences à la production des aliments.

Afin de protéger la sécurité et la souveraineté alimentaire, Greenpeace estime que le gouvernement Chinois devrait réévaluer sa politique envers les OGM et notamment sur le volet financement et investissements. Les ressources devraient ainsi être investies dans une agriculture durable et efficace. L’objectif devrait être d’accélérer la transition de l’agriculture de la Chine vers une économie durable, assurant également la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire, et la subsistance économique des agriculteurs.

vendredi 7 octobre 2011

Océans : le crime se poursuit …

Au mois de juin dernier, Greenpeace démarrait en Europe une large campagne d’information des citoyens sur les atteintes aux océans européens, et notamment le crime commis dans les profondeurs des océans. Le travail d’enquête et d’analyse se poursuit, sans relâche, avec la publication d’un rapport : « Immersion ».

© Tom Morgan-Jones / Greenpeace

Dans ce rapport, Greenpeace relève et dénonce les dysfonctionnements qui rongent la Politique commune des pêches (PCP). L’enquête porte tout particulièrement sur l’Espagne, pays poids-lourd de la pêche en Europe, qui garde un silence assourdissant face aux activités de pêche illicites auxquelles sa flotte se livre depuis des années sur tous les océans de la planète. Greenpeace décortique notamment le réseau et les agissements de la famille Vidal, originaire de Galice.

La famille Vidal : le crime subventionné

Depuis plusieurs dizaines d’années, les nombreux navires du réseau Vidal collectionnent les condamnations pour pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Ils ont été poursuivis en justice aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans le Pacifique. Le gouvernement espagnol s’est engagé, à plusieurs reprises, à enquêter sur ces infractions et à y mettre un terme. Mais Madrid continue de verser des subventions aux entreprises Vidal. L’argent du contribuable européen sert donc à financer des activités illicites et le pillage des océans.

Greenpeace a mené l’enquête, l’Europe doit prendre ses responsabilités

Greenpeace a demandé l’ouverture d’une enquête européenne exhaustive sur les subventions accordées au secteur espagnol de la pêche industrielle, et exige qu’à l’avenir, l’aide communautaire serve exclusivement à financer des activités de pêche légales, transparentes et durables. Les subventions doivent être un moyen de lutter contre la surpêche et non de la maintenir le plus longtemps possible.

Toute la campagne SOS Océans
Lire le rapport Immersion en intégralité

mercredi 5 octobre 2011

Déforestation : Mattel retrouve la raison

En juin dernier, Greenpeace démarrait une campagne révélant que Mattel et sa célèbre poupée Barbie étaient impliqués dans la destruction des forêts tropicales en Indonésie, l’industrie du jouet utilisant les produits de Asia Pulp and Paper (APP), une entreprise papetière pour détruire les forêts tropicales indonésiennes, y compris l’habitat du tigre de Sumatra. D’autres marques du secteur du jouet avaient également été placées sous les feux de la rampe : Hasbro, Disney, mais aussi LEGO, qui avait réagi très rapidement.

Mattel s’engage enfin !

Après cette campagne internationale, c’est une victoire ! Vous avez été en France plus de 290 000 à regarder la vidéo de Ken et près de 30 000 à interpeller directement le PDG de Mattel, plus de 500.000 dans le monde …
Et aujourd’hui, Mattel renonce à la déforestation: l’entreprise a en effet reconnu qu’elle ne pouvait se permettre de laisser des produits issus de la déforestation prendre place dans sa chaîne de production, et que l’emballage des jouets ne doit pas se faire au détriment des forêts tropicales et de leurs écosystèmes.

En tant que leader dans l’industrie du jouet mondiale, la décision de Mattel est un message de responsabilité à destination d’autres entreprises compagnie de jouets dans le monde. Dans le cadre de ses nouveaux engagements, Mattel a demandé à ses fournisseurs d’exclure la fibre de bois provenant de sources controversées, en particulier les entreprises « qui sont connues pour être impliquées dans la déforestation ». Leur politique vise également à augmenter la quantité de papier recyclé utilisé dans leur entreprise, ainsi qu’à stimuler l’utilisation de produits de bois certifiés par le Forest Stewardship Council (FSC).

Qu’est-ce que l’engagement de Mattel signifie pour les forêts tropicales et de l’habitat du tigre de Sumatra? Cela signifie qu’ APP va payer un lourd tribut pour son acharnement à détruire les forêts tropicales, en perdant un nouveau gros client. Entreprises et citoyens prennent de plus en plus conscience du problème… et refusent d’être partie prenante dans ce crime environnemental. APP doit faire face à cette réalité : la déforestation n’est plus un business ! Il est donc temps de changer, et de prendre des engagements.

Mais Asia Pulp and Paper reste campé sur ses positions jusqu’à maintenant… Et c’est pourquoiGreenpeace est en ce moment même, présente en Indonésie, pour témoigner, et documenter la destruction des forêts commise par APP.
Nos militants ont dénoncé les tentatives récurrentes d’ APP pour verdir son image et se faire passer pour une entreprise qui se soucie de l’environnement et agit de manière responsable. Mais tant qu’ APP se contentera d’investir dans le marketing, la communication et le greenwashing, au lieu de changer ses pratiques, Greenpeace continuera à exposer le vrai visage d’APP au monde entier.

Merci, à tous, supporters, signataires, activistes, adhérents, commentateurs, d’être à nos côtés. Car votre présence, votre soutien, sont absolument essentiels: vous êtes les mégaphones qui donnent tant d’ampleur à nos campagnes.
Merci, et bravo.

mardi 4 octobre 2011

Hydrocarbures de schiste : ne baissons pas la garde !

Le gouvernement a décidé lundi d’abroger les trois permis de recherche de gaz de schiste accordés à Total et à l’Américain Schuepbach dans le sud de la France. C’est un moment fort, une victoire pour la mobilisation citoyenne qui s’était organisée dans la région… Mais c’est aussi un instant crucial, car le dossier des hydrocarbures de schiste est loin d’être clos.

Ces permis ont été retoqué par l’État, car les rapports remis par Schuepbach et Total n’ont pas satisfait : Schuepbach faisait explicitement mention de la méthode de fracturation hydraulique, alors que celui de Total était incomplet, donc jugé pas crédible…

La mobilisation des riverains a été sans précédent : constitués en collectif, les citoyens se sont activés sans relâche, les élus aussi (Gaz de schiste : les Texans jettent l’éponge face aux élus cévenols )

Ne pas céder à la communication et rester vigilants !

La France a actuellement 64 permis en vigueur pour trouver du pétrole ou du gaz, dont 15 concernent des hydrocarbures non conventionnels. Parmi les permis non abrogés, quatre en particulier doivent faire l’objet de notre vigilance : ceux de la compagnie américaine Toreador à l’est de Paris (principalement en Seine-et-Marne, dans l’Aisne et dans la Marne). Les exploitants, dont Toreador, ont pris l’engagement de ne pas recourir à la fracturation hydraulique, méthode interdite depuis le vote de la loi en juillet 2011.

Mais cette barrière législative reste bien faible : en effet, la loi ne prévoit pas de vérifications des explorations sur le terrain … Aussi suffit -il aux compagnies détentrices de permis de faire des déclarations d’intention et de bonne volonté au moment de la demande de permis …

Ainsi, l’ensemble des permis concernant les pétroles de schistes, en Ile-de-France et en Picardie doivent-ils rester sous surveillance…

La Lorraine, nouvel eldorado des énergéticiens ?

Comme beaucoup d’experts, Raymond Michels, chercheur au CNRS, pense que si Elixir Petroleum s’intéresse à la Lorraine, c’est principalement pour ses réserves en gaz de schiste…
Et l’on apprends dans le Républicain Lorrain, que Charles Lamiraux, géologue chargé des explorations au ministère de l’Écologie, choisit de jouer sur les mots, et réfute la présence de gaz de schiste en Lorraine. « Le gaz de schiste, c’est le gaz coincé dans une roche mère. En Lorraine, c’est différent, avec la présence de charbon. Il contient naturellement du méthane, qui a diffusé dans la série géologique. Dans le passé, les forages ont montré ces indices de gaz. Il n’est pas exclu qu’une grande quantité soit piégée dans la série sédimentaire, mais elle est peu poreuse et peu perméable, et donc difficile à extraire« , affirme le géologue. Un débat sémantique qui ne change pas grand-chose : » Les techniques pour produire ces gaz sont identiques à celles du gaz de schiste. » Et donc interdites.

Hydrocarbures de schiste : ni ici , ni ailleurs !

Plus que jamais, la vigilance citoyenne doit être en éveil, dans toute la France, alors que ce matin même, au cours du déplacement de Nicolas Sarkozy, à Mialet et à Alès, une quinzaine de militants des collectifs contre les gaz de schistes ont été interpellés et placés en garde à vue, alors qu’ils brandissaient des pancartes à destination du chef de l’État.

Face à la langue de bois politique et à la tentation de condamner la militance, comme le disent les collectifs Stop au Gaz de Schiste dans leur communiqué : « Alors ? La lutte continue ! »

Lire aussi l’article de Owni : L’Élysée couvre les gaz de schiste

vendredi 30 septembre 2011

Transition énergétique: le scénario Negawatt 2011 bouscule les à prioris

C’est hier, 29 septembre, que l’association Negawatt a présenté au public la nouvelle mouture de son scénario énergétique. Un scénario qui propose une nouvelle donne énergétique, sans sacrifier usages et confort d’ici 2050… Le rendez-vous est donc pris!

Une transition énergétique urgente, pour un avenir soutenable

Il y a urgence : du côté des impacts, comme du côté des ressources. La consommation croissante des ressources énergétique n’est pas soutenable, les réserves ne sont pas infinies, et les effets des émissions mondiales de gaz à effets de serre se font de plus en plus sentir… Remettre les changements de fond à plus tard, c’est avoir la certitude d’arriver trop tard….

La France a déjà pris un très gros retard dans la transition énergétique puisque les ambitions affichées par le Grenelle de l’environnement il y a 5 ans ont abouti à très peu d’avancées. Le Gouvernement actuel porte la responsabilité de ce retard. Pour réussir cette transition il faut des actes concrets dès 2012.

Des experts pour un scénario réaliste

Le scénario proposé par Négawatt est le fruit d’un travail collectif d’experts ((ingénieurs, architectes, universitaires, sociologues…). Il est conçu pour être mis en Å“uvre dès maintenant, dès demain, sur toute la période 2012 – 2050, car les changements de demain commencent aujourd’hui… C’est une feuille de route qui engage la France dans une nouvelle dynamique, d’innovation et de participation à l’effort mondial contre les changements climatiques.

Parlons des usages … pas des ressources !

Le scénario s’appuie sur le triptyque sobriété-efficacité-énergies renouvelables, un triple principe qui est au carrefour de l’éthique et de la technologie.

La sobriété interroge et les besoins et agit sur les comportements, à travers des mesures simples comme la réduction de la vitesse sur les routes ou le recours au co-voiturage. Elle consiste à privilégier les usages les plus utiles et restreindre les plus extravagants. L’efficacité consiste à agir par les choix techniques afin d’optimiser la quantité d’énergie nécessaire à satisfaire un service énergétique donné. Le recours aux énergies renouvelables, enfin, vise à augmenter la part de services énergétiques alimentés par les énergies les moins polluantes et les plus localisées.

Le modèle se fonde sur la prise en compte des besoins de services énergétiques dans trois secteurs principaux : la chaleur (chauffage des bâtiments, eau chaude sanitaire, cuisson des aliments, chaleur utilisée dans les process industriels) ; la mobilité (l’ensemble des déplacements des personnes, des matières premières et des biens) ; l’électricité spécifique (éclairage, électroménager, informatique, bureautique et moteurs électriques). Le scénario négaWatt analyse secteur par secteur les gains attendus de l’application d’une démarche de sobriété et d’efficacité.

Le décollage des énergies renouvelables

Pour répondre à la demande d’énergie réduite grâce aux démarche de sobriété et d’efficacité, le scénario envisage une offre fondée en priorité sur le développement des énergies renouvelables. Un développement qui se veut réaliste, et s’appuie sur la principale richesse des renouvelables : leur diversité et leur complémentarité !
Biomasse en priorité, rattrapage du retard de la France en matière d’éolien et de photovoltaïque, pour réussir, avec un objectif de 90% d’énergies renouvelables, la transition énergétique d’ici 2050.

L’abandon progressif, raisonnable, et raisonné du nucléaire

Efficacité, sobriété, renouvelables appellent la disparition progressive du recours à l’énergie nucléaire. Il faut être pragmatique : dès que le développement du triptyque sobriété-efficacité-renouvelables le permet, l’objectif est de fermer les réacteurs sans les remplacer… L’âge des réacteurs, qui influence le niveau de sûreté du parc, joue un rôle important dans les coûts de maintien et dans le rythme de fermeture… La relève du nucléaire pourrait être assurée dès 2033 !

Concernant le coût du scénario Négawatt de transition énergétique, l’association ne propose pas un chiffrage global qu’il serait de toute façon extrêmement hasardeux d’avancer. Le coût de la transition énergétique est à comparer avec le coût économique mais aussi environnemental d’un scénario où l’on ne change rien voire où l’on poursuit la tendance actuelle.

Au final, les Français ne consommeront pas moins, mais mieux

Consulter le site de l’Association Negawatt

Libérons l’énergie !

Négawatt livre ce scénario clé en main à tous les candidats à la présidentielle, mais aussi à tous les citoyens :
Nous devons sortir de l’impasse du nucléaire et des hydrocarbures : aujourd’hui, la politique énergétique française est prisonnière d’un modèle fermé, et passéiste.

L’énergie est otage des quelques politiques et industriels qui la gouvernent, elle ne bénéficie pas d’un débat public, elle est prisonnière de budgets absurdes, de recherche et de développement sans futur…

Mais l’énergie, c’est le quotidien des Français ! C’est une question d’égalité, de santé, d’emplois, de pouvoir d’achat…
Nous devons libérer notre voix citoyenne et nous mobiliser pour la transition énergétique en France !

Je me mobilise

Eye of the Tiger : voyage en Indonésie

Le tigre de Sumatra est un animal gracieux et prestigieux. C’est l’animal roi, qui symbolise la richesse de la forêt. Dans la culture indonésienne, le tigre est une source d’inspiration, un exemple au quotidien. Pour survivre, le tigre a besoin d’une bonne détente et d’un regard acéré. Et c’est d’autant plus vrai maintenant que son habitat est en danger.

© Fotosearch

Il ne reste pas plus de 400 tigres de Sumatra à l’état sauvage et l’un eux est mort il y a peu, coincé dans un piège . Une situation révoltante.
Nous ignorons combien de ces animaux majestueux souffrent ou meurent des suites de la déforestation qui sévit en Indonésie. Nous ne pouvons pas tolérer d’autres atteintes à leur cadre naturel de vie. Annuellement, 1,1 million d’hectares de forêts sont détruits en Indonésie. L’habitat du tigre de Sumatra fait partie du lot. C’est pourquoi Greenpeace a décidé d’agir.

Cinq militants de Greenpeace sont ainsi partis en expédition à travers tout le territoire indonésien, pour documenter la situation, témoigner, rencontrer les habitants des villages de ces zones et bien sûr interpeller le gouvernement.

Porter témoignage, enquêter, rencontrer

Les militants de Greenpeace ont, au début de leur périple, participé à une cérémonie traditionnelle nommée ‘tepung tawar’ , qui sert à éloigner les esprits. La cérémonie s’est déroulée dans la province de Riau, dans le village de Jumrah, Rokan Hilir. Les représentants de Greenpeace ont invité les communautés locales à les rejoindre dans notre lutte pour sauver l’habitat du tigre, en apportant un soutien, en envoyant des photos ou tout autre document qui pourraient leur permettre de mieux comprendre comment les communautés sont affectées par la déforestation.

Dans ces régions, il ne se passe pas un jour sans qu’un arbre soit abattu. A chaque fois qu’une zone est détruite, l’animal est chassé hors de son habitat naturel. Il finit ainsi par se rapprocher des communautés locales créant des conflits entre l’homme et l’animal.
La démarche de Greenpeace est de réconcilier les villageois avec le tigre, car les villageois et les tigres ont en fait un adversaire commun : les compagnies, comme APP, qui détruisent leur environnement commun. Il faut s’imaginer une forêt traversée de camions, chargés de grumes. On finit par ne plus pouvoir imaginer à quoi elle ressemblait. Cela pour satisfaire les besoins de l’industrie de la pâte à papier !

Eye of the Tiger

Cette campagne, baptisée « eye of the Tiger » (« l’oeil du tigre »), vise à attirer l’attention du plus grand nombre sur la destruction de l’habitat naturel du tigre. Un de ses axes est de viser le gouvernement indonésien : Greenpeace lui demande de revoir la situation et d’agir pour protéger les forêts tropicales qui couvrent l’Indonésie et les tourbières qui font la spécificité et la richesse de ce pays. Nous nous adressons bien sûr aussi au secteur forestier. Il doit s’engager à mettre en Å“uvre une politique de « zéro déforestation » pour toute ses activités.

Si l’on n’arrive pas à mettre un terme à la déforestation, le tigre de Sumatra finira par s’éteindre comme l’ont fait les tigres de Java et de Bali. Nous comptons sur vous pour suivre ce voyage au cÅ“ur de la forêt.

Zero Déforestation

mercredi 28 septembre 2011

Stress Test : les candidats bougent sur l’énergie

Le 29 août dernier, Greenpeace lancait son stress test des candidats à la présidentielle de 2012. Avec cet outil, Greenpeace met en lumière les programmes des candidats à l’élection présidentielle, potentiels ou officiels, en matière de politique énergétique. Un mois après ce lancement, les lignes ont bougées, des candidats aux primaires socialistes à JL Mélenchon, candidat du Front de Gauche, en passant par le Modem.

En route vers les primaires

Le premier tour des primaires socialistes aura lieu le 9 octobre prochain… A une dizaine de jours du scrutin, focus sur les mouvements récents des candidat-e-s à l’investiture.

Ségolène Royal a finalement répondu, le 26 septembre, au questionnaire de Greenpeace. La candidate se place désormais dans le groupe des engagés, devançant ainsi Martine Aubry, qui avait fait une timide entrée dans ce groupe en août dernier, au moment du lancement du Stress test.
Ce placement s’explique notamment parce que Ségolène Royal est la seule des candidates socialistes à avoir clairement pris position contre la mise en service de l’EPR de Flamanville actuellement en cours de construction. C’est aussi la seule candidate socialiste à avoir pris position pour l’arrêt du retraitement des déchets nucléaires et l’utilisation de plutonium sous forme de Mox, et pour l’arrêt des exportations de réacteurs et d’usines nucléaires à l’étranger. C’est donc à l’heure actuelle la candidate qui propose la position la plus construite et la plus complète sur la transition énergétique.

François Hollande quant à lui, continue de défendre une réduction de la part du nucléaire à 50% dans le mix électrique d’ici à 2025, et la mise en service de l’EPR de Flamanville. Un positionnement clairement moins engagé en faveur de la transition énergétique, et en opposition à la majorité des sympathisants PS, qui sont en faveur à 86% d’une sortie du nucléaire en France. Notons que cette hypothèse est en revanche à l’étude au Ministère d’Eric Besson…
Ce positionnement pose plusieurs questions :
Que fait-on après 2025 ? L’absence de vision à long terme et l’incertitude sur l’avenir de la filière des énergies renouvelables ne sécurise pas les investisseurs qui voudraient se lancer dans ce domaine. Il est nécessaire et fondamental de faire sauter le verrou nucléaire pour laisser enfin la place aux autres sources d’énergie, et notamment à l’énergie que l’on ne consomme pas, grâce à l’efficacité énergétique.
Que signifie cet engagement concrètement ? Un pourcentage, sans rapport à une valeur absolue, ne veut pas dire grand-chose… La question qui se pose est celle du nombre de réacteurs à fermer d’ici à 2025, question à laquelle FH ne répond pas : si la consommation d’électricité augmente d’1%, 17 réacteurs doivent être fermés. SI elle reste stable, ils sont au nombre de 23. Enfin il faut en fermer 30 si la consommation d’électricité diminue de 1,5%. Du simple au double donc…

Martine Aubry continue de défendre une sortie du nucléaire, sans pour autant se positionner clairement sur la mise en service de l’EPR de Flamanville. Elle dit attendre le rapport de l’ASN qui sera produit dans le cadre de l’audit des centrales nucléaires commandé par le gouvernement suite à l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima. C’est son positionnement sur ce projet précis qui déterminera la sincérité de son engagement à sortir du nucléaire : cet EPR, conçu pour durer 60 ans, est le plus puissant, et donc le plus dangereux réacteur au monde. Et sa conception ne tient en aucun cas compte des leçons du Japon.

Manuel Valls reste le seul candidat socialiste à n’avoir pas répondu à Greenpeace, aux côtés du centriste Jean-Louis Borloo, et de Nicolas Sarkozy…

Au centre …. des questions sans réponses

C’est par la voix de Yann Wehrling et de Jean-Luc Bennamhias que Greenpeace a obtenu la position du Modem … Le candidat Bayrou quant à lui, a déclaré avoir « besoin de temps pour réfléchir ». Les positions proposées par le Modem sont attentistes : le Modem se contente de poser les bonnes questions, sans y apporter de réponse claire et complète…

Le Front de Gauche : un programme, mais pas de consensus

Jean-Luc Mélenchon, classé en tant que candidat du Front de gauche depuis la publication du programme commun, atterrit quant à lui dans le groupe des rétrogrades.
Plusieurs raisons à cela :
Sur le nucléaire, depuis l’alliance avec le PC au sein du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon botte en touche et défend non plus une sortie du nucléaire mais une consultation citoyenne, expliquant que « ce sera au peuple souverain de se prononcer par référendum ». En tant que candidat du FG, il n’a rien dit, ou presque, sur la question de la dépendance aux hydrocarbures.
Enfin, le FG n’a pas encore de positions suffisamment précises pour répondre à la question exacte posée dans la partie « alternatives ».
Voir le mail adressé par le Front de Gauche à Greenpeace 
Greenpeace attend donc des réponses plus précises de la part du Front de gauche pour pouvoir finaliser l’actualisation de la position du candidat Jean-Luc Mélenchon.

Libérons l’énergie !

Greenpeace a lancé le site www.liberons-energie.fr . Un site pour s’informer sur la transition énergétique, pour décrypter les programmes des politiques et pour se mobiliser ! Des rendez-vous citoyens et militants, une FAQ interactive … des outils, en ligne et hors ligne pour donnez de la voix avant la présidentielle.
Rejoignez-nous !, continuez à interpeller les candidats !

lundi 26 septembre 2011

La révolution vers la transition énergétique commence !

L’heure de la mobilisation pour l’avenir énergétique a sonnée ! Samedi 24 septembre, des milliers de personnes se sont mobilisées dans le monde pour la journée Moving Planet (« La planète bouge »), journée internationale d’actions et de mobilisation pour le climat.

© Nicolas Chauveau / Greenpeace.

2012 : année énergétique !

En France, l’élection présidentielle de 2012 est un rendez-vous à ne pas manquer. Le ou la futur(e) président(e) de la République aura la responsabilité d’engager sans délai le pays dans la voie de la Transition Énergétique… Car nous devons sortir de l’impasse du nucléaire et des hydrocarbures : aujourd’hui, la politique énergétique française est prisonnière d’un modèle fermé, et passéiste.

L’énergie est prisonnière des quelques politiques et industriels qui la gouvernent, elle ne bénéficie pas d’un débat public, elle est prisonnière de budgets absurdes, de recherche et de développement sans futur…

Mais l’énergie, c’est le quotidien des français ! C’est une question d’égalité, de santé, d’emplois, de pouvoir d’achat…
Nous devons libérer notre voix citoyenne et nous mobiliser pour la transition énergétique en France !

Libérons l’Énergie !

Greenpeace a donc lancé le site www.liberons-energie.fr . Un site pour s’informer sur la transition énergétique, pour décrypter les programmes des politiques et pour se mobiliser ! Des rendez-vous citoyens et militants, une FAQ interactive … des outils, en ligne et hors ligne pour donnez de la voix !

« Lorsque les gens se mobilisent en grand nombre, pacifiquement et dignement, il est très difficile pour les gouvernements de s’opposer éternellement au changement »
Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International.

La Révolution Énergétique a démarré partout :
En Espagne
Au Japon
En Belgique
Au Canada
et dans bien d’autres pays …

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