Ecoblogie

Syndication de blogs sur l'écologie, l'environnement, le développement durable...

jeudi 22 septembre 2011

24 septembre : la Planète va bouger !

Moving Planet (« La planète bouge ») est une journée internationale d’actions et de mobilisation pour le climat : plus de 2000 rassemblements, 175 pays, 24h  pour une seule cause : notre avenir énergétique ! Ce 24 septembre sera une journée de mobilisation générale et internationale pour l’énergie !

Une mobilisation pour reprendre la parole !

Catastrophe nucléaire à Fukushima, marée noire dans le Golfe du Mexique, records historiques du niveau d’émissions de CO2 en 2010… La crise climatique bat son plein, mais les dirigeants du monde continuent pourtant de verrouiller le sujet. L’énergie est prise en otage : pas de débat, pas de budgets… Nous, citoyens, savons que la seule façon d’éviter la catastrophe climatique est une mobilisation d’urgence pour réduire à néant et le plus vite possible les émissions de gaz à effet de serre.

Ce 24 septembre, il est temps de bouger contre la crise climatique. 350.org, principal organisateur, s’associe ce jour là à de nombreuses organisations telles que Greenpeace, le Réseau Action Climat, France-Libertés, et bien d’autres …

Des rassemblements dans toute la France

Des évènements sont organisés partout dans le monde .. et partout en France ! De Bordeaux à Manosque en passant par Paris, Pau, Lyon et Rennes, les citoyens s’organisent ! Manifs à vélo, nettoyage, concerts, pique-niques, randonnées …


View Actions

A Paris, nous vous attendons le 24 septembre à 14h30 : rendez-vous a proximité du Mur pour la Paix, au bout du Champ-de-Mars, devant l’entrée de l’École Militaire.

Ce rassemblement parisien mettra toutes les énergies en commun pour construire une immense éolienne, humaine et animée pour exiger la transition énergétique et en finir avec les énergies du passé! Vêtus de couleurs sombres, rejoignez-nous en vélo, à pied ou en roller, pour mettre en commun nos forces, notre créativité et notre envie de bouger pour faire entendre une seule voix ! Enfants, parents, amis, collègues, voisins … tous sont bienvenus pour créer la plus grande fresque humaine jamais vue à Paris !

Vous n’êtes pas parisien ce 24 septembre ? Tant mieux ! D’autres villes se mobilisent ce jour là !
Zoomez sur la carte www.moving-planet.org/fr et retrouvez les rdv dans votre région. Rien près de chez vous ? il est encore temps de lancer votre action ! www.moving-planet.org/fr/inscrivez

Nous ne pouvons pas attendre. Il faut impérativement agir maintenant et changer nos modes de vies, nos façons de produire et consommer. Repousser les décisions à plus tard, c’est se condamner à subir des changements dramatiques. Libérons notre voix citoyenne ! Mobilisons nous pour la transition énergétique en France !

vendredi 16 septembre 2011

Les Nations Unies peuvent aider à sauver les grands fonds marins

2011 est une année cruciale pour la protection des grands fonds. Entre septembre et novembre, l’Assemblée générale des Nations Unies va faire le bilan des actions entreprises en matière de protection des fonds marins en haute mer. L’Europe, dans le même temps, va réviser l’ensemble des règles qui régissent les pêches profondes à l’occasion de la réforme de la Politique Commune des Pêches.


Les dégats de la pêche de grand fond par gpfrance

La pêche de grand fond vise à pêcher les poissons qui vivent à proximité des fonds marins, à de très importantes profondeurs, au-delà de 400m. Ce sont par exemple l’empereur, le flétan, le sabre noir ou certains requins. Ils vivent dans des écosystèmes remarquables (monts sous-marins, canyons, récifs coralliens). Le plus souvent ils sont pêchés au chalut, une technique qui suit au plus près le plancher océanique, ses filets avançant grâce à des rouleaux qui surmontent tous les obstacles, avec des conséquences désastreuses pour les océans.  L’enjeu est de taille, aujourd’hui, si on veut voir du grenadier ou du flétan dans nos océans demain.

Des résolutions restées lettre morte

En 2006 l’ONU a adopté la résolution 61/105 : les pays pêcheurs s’étaient alors engagés à ne plus autoriser aucune opération de pêche profonde en haute mer au 31 décembre 2008, si certaines mesures de cette résolution, telle que l’évaluation de l’impact de la pêche, n’étaient pas pleinement appliquées. Cet engagement n’a pas été respecté.
En novembre 2009, constatant la faiblesse de la mise en œuvre de la première résolution, l’Assemblée générale a réaffirmé son appel en faveur de la protection des grands fonds contre les pratiques de pêche destructrices par l’adoption d’une deuxième résolution.

Les pêches profondes détruisent les grands fonds

La Deep sea conservation coalition, dont Greenpeace est un des membres fondateurs, vient de publier une étude approfondie de la mise en place de ces deux résolutions. Cette étude se base sur les résultats obtenus par des scientifiques indépendants en mai dernier, ainsi que sur les informations fournies par les pays pêcheurs et les organisations régionales de gestion de la pêche.
Les résultats de cette étude sont clairs et le bilan sans appel : les pêches profondes visent des espèces qui sont toutes surexploitées, et aucun engagement n’a été respecté : les évaluations des impacts environnementaux de ces pêcheries profondes n’ont pas été pratiquées dans la plupart des cas, les écosystèmes marins vulnérables ne sont toujours pas protégés, et le plus souvent n’ont même pas été inventoriés !

Les résolutions de l’ONU sur cette question sont très loin d’avoir été mises en œuvre. Les États engagés dans les pêcheries profondes, et notamment la France & l’Espagne au premier chef en Europe, ont failli à leurs obligations et pire, ont parfois bloqué l’adoption de ces mesures, au sein des organisations régionales de gestion des pêches.

Une responsabilité européenne

Greenpeace demande à l’Union européenne de s’orienter vers une pêche durable, ce qui passe par le respect des avis scientifiques en matière de quotas, la diminution du nombre de bateaux, et la protection de zones en mer, notamment sur les zones de reproduction de certains poissons.

Les océans sont en train de mourir, et tout particulièrement en Europe. Parmi les espèces que l’on trouve sur nos étals, 70 % sont surexploitées, selon la commission européenne elle même . Si on continue à ce rythme, d’ici 35 ans les mers seront vides.

En tant que citoyens, nous pouvons interpeller les décideurs ! AVAAZ a lancé une mobilisation en ligne : 24 heures pour stopper la dévastation des océans adressée aux membres de l’Assemblée Générale de l’ONU. A voir ici !

En savoir plus sur l’Europe et la PCP

En savoir plus sur la surpêche

En savoir plus sur les espèces de grands fonds en danger

Toute la campagne SOS Océans

jeudi 15 septembre 2011

Volkswagen manifeste contre Greenpeace !

Incroyable, amusant, et vrai :
Il y a quelques instants, des militants de Greenpeace ont déployé une immense bannière sur la façade du salon de l’automobile de Francfort (Allemagne) – l’un des salons les plus importants du monde – pour interpeller (une fois de plus !) Volkswagen sur son hypocrisie quant à sa politique environnementale (plus d’infos ici)

C’est alors que l’inattendu s’est produit : le directeur de la communication du groupe Volkswagen a demandé à un certain nombre de salariés de sortir du bâtiment équipés de petites affiches portant des slogans pro climat ! C’est donc ainsi que Volkswagen tente de répondre à Greenpeace – et à la Rébellion … Mais quelle ironie de voir cette contre manif défiler aux côtés des logos géants de Skoda, Bentley, Bugatti, Lamborghini, Porsche, des marques de l’empire Volkswagen!

Parce que dans la réalité, Volkswagen ne répond toujours pas aux questions posées ! Nous attendons donc toujours encore que Volkswagen réponde à notre invitation à s’assoir autour d’une table, mais le géant automobile semble chercher une date dans son agenda depuis deux mois maintenant…

40 ans, des victoires, des combats, un espoir !

C’était il y a 40 ans… Greenpeace
Le 15 Septembre 1971, un groupe de militants nord-américains pacifistes et écologistes embarquaient sur le Phyllis Cormack pour protester contre les essais nucléaires US sur l’île d’Amchitka.

Dénonciation et témoignage, confrontation non-violente, appel à l’indignation citoyenne… Ce qui ressemblait au combat de David contre Goliath débouchera en 1972 sur l’arrêt total des essais. A partir de cet instant, plus rien n’allait être comme avant !


40 ans par gpfrance

40 ans de combats ont fait de Greenpeace un acteur incontournable de la protection de l’environnement… 40 ans de victoires ont prouvé jour après jour qu’il n’y avait pas de fatalité… Et plus que tout, pendant 40 ans, un espoir partagé a grandi et s’est imposé : celui d’un monde meilleur !

Depuis 1971, comme aux premiers jours, Greenpeace agit avec la même conviction, la même force et la même indépendance!
Avec une liberté d’action et de parole qui fait de Greenpeace ce contre-pouvoir efficace et redouté ! Nos combats d’aujourd’hui sont nos victoires de demain !

mercredi 14 septembre 2011

Le terrible record de la fonte des glaces en Arctique

Les craintes de Greenpeace et de nombreux scientifiques se sont révélées justifiées. L’année 2011 va battre le triste record du niveau minimum de la banquise en Arctique. Avec 4,24 millions de kilomètres carrés, l’étendue des glaces est inférieure d’environ 0,5 % à celle du précédent record enregistré en septembre 2007 et atteint son plus bas niveau depuis le début des observations satellite en 1972. C’est le résultat des études menées par les scientifiques de l’Institut de physique environnementale de l’université de Brême (Allemagne),
Par ailleurs, en ce moment même, Greenpeace mène une expédition scientifique dans la région, composée de scientifiques indépendants du département d’océanologie de l’Université de Cambridge (Nick Toberg et Till Wagner), qui mènent des recherches sur l’épaisseur et le volume de la glace de mer arctique. Ces deux données sont, au-delà de la mesure de l’étendue de la glace, indispensables pour mesurer le recul de la banquise.

Credit: Greenpeace / Nick Cobbing

La banquise pourrait disparaître en été avant 2050

Les températures dans la région arctique auraient augmenté deux fois plus vite que les températures moyennes au cours des cinquante dernières années. L’étendue et l’épaisseur des glaces arctiques se sont également significativement réduites au cours des récentes décennies. D’après les scientifiques, la fonte des glaces durant l’été est un excellent indicateur du réchauffement climatique mais c’est aussi une véritable clé du phénomène. Le recul de la banquise ne peut plus être expliqué par la variabilité naturelle d’une année sur l’autre. Les modèles climatiques montrent plutôt que ce recul est lié au réchauffement climatique, particulièrement prononcé en Arctique du fait du phénomène « albédo », la fraction de l’énergie solaire réfléchie vers l’espace.

Par ailleurs, les scientifiques du NSIDC (centre américain spécialisé dans l’observation de la neige et de la glace) ont noté la disparition quasi complète des glaces dans les chenaux du Passage du Nord-Ouest. La route du sud serait donc également libre de glace.

Une autre preuve flagrante des effets dramatiques des changements climatiques dans l’Arctique est sortie la semaine dernière. Alan Hubbard, glaciologue gallois de l’université d’Aberystwyth et spécialiste du glacier Petermann (dans le nord du Groenland) a ainsi constaté que  le morceau du glacier qui s’était détaché en août dernier, plus de 260 km2 de glace, avait aujourd’hui totalement fondu et disparu.

L’atmosphère au dessus du Grand Nord se réchauffe donc plus vite qu’ailleurs et si la tendance se poursuit la banquise pourrait complètement disparaître en période estivale d’ici 30 ans, soit quarante ans plus tôt que ce qu’a estimé le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).
La dernière fois que l’Arctique était totalement libérée de la glace en plein été date de 125 000 ans, au cœur de la dernière grande période interglaciaire.

La fonte de la banquise arctique est l’un des impacts les plus visibles des changements climatiques, avec des conséquences importantes non seulement pour les populations autochtones, la faune et la flore de cette région, mais également pour l’ensemble de la planète.
Quelle amère ironie de constater que la combustion de pétrole joue un rôle majeur dans la fonte de la banquise, et que cette même fonte est perçue par beaucoup comme une opportunité supplémentaire de créer des marchés pour les entreprises pétrolières… La boucle est bouclée.

samedi 10 septembre 2011

En direct : l’Europe en actions contre le lobbying de VW!

Greenpeace ne cède pas de terrain. Nous ne laisserons pas le géant de l’automobile et ses partenaires lobbyistes être une menace pour le climat. Après nos actions du jeudi 8 septembre, nous ne relâchons rien !
Ce matin, soixante concessionnaires Volkswagen en France, Allemagne et Royaume-Uni sont le théâtre d’une activité de Greenpeace. En France, ce sont dix-sept revendeurs qui sont concernés : de Paris à Marseille en passant par Bordeaux, leurs véhicules neufs sont recouverts par un drap noir portant le message « Volkswagen : stop au lobby anti-climat ».

Participez à la mobilisation vous aussi : sur notre carte interactive, vous pouvez suivre en direct l’activité, à travers l’Europe grâce à des mises à jour, des photos … Que vous soyez utilisateur de twitter, ou non, envoyez votre message pour qu’il apparaisse sur la carte.

Pour voir la carte en grand format cliquez ici

vendredi 9 septembre 2011

Fukushima, 6 mois après : un quotidien irradié

Vivre, chaque jour : avoir un toit, à manger, aller au bureau, à l’école, se promener … ces choses tellement banales vues d’ici, et qui sont pourtant tellement compliquées à Fukushima, 6 mois après …

La vie la bas

80 000 personnes vivaient dans la zone de 20 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi, zone évacuée et aujourd’hui morte. Cette semaine, environ 200 riverains ont été autorisés à faire une brève visite à leur ancien domicile pour récupérer le maximum d’effets personnels possible. Ce retour à la maison, fut, pour beaucoup, le dernier. Vêtus de combinaisons de protection, de masques et lunettes, il leur a été donné deux heures seulement pour évaluer les dégâts dans leurs habitations et collecter leurs affaires, leurs souvenirs.
Ils sont ressortis de leurs maisons en portant des sacs en plastique gonflés de vêtements, objets de valeur, jouets pour enfants et albums photo.

6 mois de fuites radioactives ont rendu les villes voisines d’Okuma et de Futaba inhabitables pendant des années, voire des décennies.

Toutes les traces de la vie ordinaire semblent suspendues : les routes sont envahies par les mauvaises herbes; commerces et restaurants sont fermés… pas âme qui vive en dehors du chant des cigales.
Selon un récent rapport du gouvernement, la dose d’irradiation annuelle cumulée dans un district d’Okuma est estimé à 508,1 millisieverts, c’est à dire plus de 500 fois le niveau acceptable par an.

Voir le reportage du Guardian

Les ouvriers de la centrale : des inconnus dont on ne parle plus

A l’heure actuelle, 2500 à 3000 ouvriers sont sur site. Un grand nombre d’entre eux sont en train de nettoyer les débris radioactifs qui ont été projetés par les explosions. D’autres sont en train d’installer et de faire fonctionner des systèmes pour décontaminer l’eau radioactive.

Le journaliste japonais Kazuma Obara a souhaité visiter l’intérieur de la centrale de Fukushima Daiichi afin d’y rencontrer ceux qui y vivent tous les jours, qu’il considère comme des héros. Bravant sa propre peur de la radioactivité, il a réussi à s’introduire dans le site nucléaire. Cela n’a été possible que grâce à l’aide d’un contact qui y travaille et qui veut que le monde sache dans quelles conditions lui et les autres ouvriers travaillent. Il relate le quotidien, les heures longues, l’isolement … Kazuma Obara a recherché vainement au Japon un journal qui accepte de publier ses photos. Il s’est donc tourné vers l’Europe et a trouvé The Guardian.

Dans les cartables, des dosimètres

Quelques 14 000 enfants qui fréquentaient les écoles publiques élémentaires et secondaires dans la préfecture de Fukushima, avant le séisme et le tsunami du 11 mars et la crise nucléaire qui a suivi, ont changé depuis d’école.

Les élèves, qui ont repris l’école à Fukushima, ont reçu des dosimètres pour mesurer leur exposition aux radiations. Le dosimètre ne prévient de rien : c’est un instrument de mesure uniquement, qui permet de connaître le niveau d’exposition aux radiations. Les enfants s’en sont donc vu distribuer, pour leur premier jour d’école… De plus, les récréations à l’extérieur des bâtiments sont supprimées, en raison du risque de contamination. C’est donc à l’intérieur que les enfants doivent jouer. (voir sur ce sujet le reportage de TSR )
Greenpeace a demandé le report de la rentrée des classes : nous avons réalisé une série de mesures préoccupantes : dans des écoles à soixante kilomètres de la centrale, le niveau de radiations est jusqu’à 70 fois supérieur aux normes internationales. Les cours d’écoles avaient pourtant été nettoyées en grattant 20 centimètres de terre contaminée en surface. Aucun parent ne devrait se trouver devant le choix cornélien d’éviter à ses enfants d’être exposés à la radioactivité ou de leur assurer un accès aux études.

Au Japon, les associations de parents et les collectifs demandant l’évacuation des enfants sont de plus en plus nombreux. Les parents sont extrêmement inquiets de la situation. Cette vidéo est un témoignage de parents à Fukushima, qui racontent la vie des enfants en manches longues, masques et pantalon dans des salles de classes aux fenêtres fermées en plein été.

Cliquez sur la langue pour avoir la liste des sous titres disponibles

Une pétition en ligne a été organisée par le collectif japonais « MCRF », pour demander l’évacuation des enfants et des femmes enceintes de tous les « points chauds »

Les agriculteurs désemparés

Cette catastrophe est aussi une catastrophe agricole

Le témoignage d’un éleveur près de la centrale de Fukushima. Après le séisme et le tsunami du 11 mars, Yoshizawa a continuer à soigner ses 300 vaches laitières sans eau ni électricité. Il pouvait entendre les explosions de l’usine de Fukushima Daiichi énergie nucléaire, à 14 km.

Aujourd’hui, 6 mois après l’accident du réacteur nucléaire, les agriculteurs de la région ont vu leur activité réduite à néant. Et pour cause, certains troupeaux de vaches de la région ont été contaminés et même si aujourd’hui, l’interdiction de vente du bétail a été levée, la suspicion des consommateurs demeure et la contamination aussi, sur nombre de produits agricoles …

Ainsi, la préfecture de Saitama a demandé aux producteurs de thé d’éviter les expéditions de thé fabriqué à partir de feuilles fraichement cueillies. Cette demande est intervenue mardi après que du césium radioactif au-delà des niveaux de sécurité du gouvernement a été détecté par le ministère de la Santé dans les produits de thé local.

Enfin, même si l’information reste à prendre au conditionnel, selon la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera, une quantité non négligeable des eaux usées évacuées de la centrale, des boues radioactives donc, serait transformées avant d’être revendues sous forme d’engrais à des agriculteurs japonais !!

Voilà le défi auquel Yoshihiko Noda, le nouveau chef du gouvernement doit faire face. Il doit protéger la santé des citoyens, leurs maisons et leurs emplois. Il doit leur rendre un quotidien acceptable.
Il lui incombera l’immense responsabilité de l’avenir énergétique de son pays. La Diète japonaise a fait le premier pas vers cette transition vendredi dernier en approuvant un projet de loi crucial et historique concernant les énergies renouvelables. La nouvelle loi donne au gouvernement japonais l’occasion de montrer à au monde ce qu’est une authentique révolution énergétique.

A voir, à lire, à écouter :

La chronique de Corinne Lepage De retour de Fukushima, où le silence et les mensonges tuent

Le podcast de l’émission « témoin de passage » sur France Inter avec un témoignage de Frédéric Charles, envoyé spécial au Japon

jeudi 8 septembre 2011

OGM – CJUE : la clause de sauvegarde française illégale pour vice de forme !

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé que la clause de sauvegarde prise par la France en février 2008 pour suspendre la culture du maïs transgénique MON810 était illégale en raison d’un vice de procédure.
Cette décision est lourde de conséquences : elle rouvre la porte à la culture de maïs OGM en France. A l’origine de cet épisode juridique? Monsanto. En 2008, cette dernière avait saisi le Conseil d’Etat, qui avait à son tour saisi la CJUE.

Monsanto et ses complices habituels : l’Assemblée générale des producteurs de maïs (AGPM), le Syndicat des établissements de semences agréés pour les semences de maïs (SEPROMA) et plusieurs autres producteurs de semences tirent aujourd’hui profit d’un vice de forme ! Les industriels ne reculent devant aucune manœuvre pour sauver leur business.

Le gouvernement doit s’engager à prendre une nouvelle clause de sauvegarde

Maintenant que la CJUE a rendu son arrêt, l’affaire retourne devant le Conseil d’Etat français, qui devra annuler la décision prise en février 2008. Celui-ci peut mettre plusieurs mois à le faire mais quoi qu’il en soit, il devra tôt ou tard se conformer à la décision de la CJUE, comme le veut le droit européen.

Désormais, c’est au gouvernement de prendre ses responsabilités : s’il ne met pas en place une nouvelle clause de sauvegarde, le moratoire français sur la culture du maïs MON 810 sera bel et bien condamné et on risque de voir réapparaître les OGM dans nos champs dès le printemps prochain.

Le nécessaire respect du principe de précaution

La CJUE a déclaré la clause de sauvegarde française illégale en remettant notamment en cause le choix de la procédure mise en œuvre. Sur ce point, elle a estimé que la France s’était trompée de fondement juridique et qu’elle n’avait pas le droit d’adopter unilatéralement des mesures pour interdire la culture du MON 810.

Sur le fond, en février 2008, la clause de sauvegarde française avait été motivée par des « risques sérieux pour l’environnement » (dissémination, apparition de résistances sur les ravageurs cibles, effets sur la faune non cible) en application du principe de précaution. C’est donc un retour à la case départ…

Le principe de précaution est inscrit dans la Constitution française. En l’absence d’études suffisantes, il est évident qu’on ne doit pas planter des OGM. La France et les autres pays de l’Union européenne doivent donc enclencher des clauses de sauvegarde en se servant des fondements juridiques adaptés.

Actions : Greenpeace de nouveau face à VW

Aujourd’hui, des grimpeurs ont déposé un message sur le siège de VW à Wolsburg en Allemagne, avec une bannière de 16m par 7m clamant : « changement climatique made in Germany« . Et à Londres, la nuit dernière, un immense visuel été projeté sur la centrale électrique de Battersea, où Volkswagen participe en ce moment à un salon de la voiture verte.
Ces actions donnent le ton de la campagne : Greenpeace ne cède pas de terrain. Nous ne laisserons pas le géant de l’automobile et ses partenaires lobbyistes être une menace pour le climat.

Volkswagen doit cesser d’ignorer nos demandes !

Ensemble, nous avons envoyé plus de 365 000 mails à Volkswagen, leur demandant de tourner le dos au côté obscur et d’arrêter de consacrer chaque année des millions d’euros, pour saborder les projets européens de réduction des émissions de CO2.
Mais jusqu’à présent, Volkswagen a décidé d’ignorer nos messages !

La réaction de VW ? Hausser les épaules et mettre en exergue l’”efficacité de ses véhicules”…
Alors que seulement un véhicule sur 15 produit par Volkswagen peut être considéré comme efficace donc peu émetteur de CO2 !

Volkswagen a tout simplement choisi d’éviter les questions de Greenpeace : le constructeur a délibérément ignoré nos interpellations sur le lobbying actif qu’il entreprend contre des lois européennes ESSENTIELLES pour la protection du climat !. Tout en prétendant être ouvert à la discussion, Volkswagen ne fait que repousser débats, rencontres et rendez-vous !

Quand nous avons démarré cette campagne, nous savions qu’elle ne serait pas facile : Volkswagen dépense des millions d’euros en publicité, chaque année, dans toute l’Europe, soit deux fois plus en moyenne que ses collègues du secteur industriel. VW a donc des armes puissantes pour nous contrer…

Mais nous ne reculerons pas. Nous ne le pouvons pas !

Notre addiction au pétrole – contre laquelle les entreprises comme VW ne se battent pas – pousse Shell, Cairn, et d’autres à aller jusqu’en Arctique, forer jusqu’à la dernière goutte de pétrole.
L’Arctique est une zone fragile, un écosystème exceptionnel, menacé par cette exploitation… Et brûler ce pétrole accélère de façon drastique les changements climatiques …
Les conséquences des changements climatiques sont importantes, et ne touchent pas seulement notre environnement : ainsi, selon Oxfam, les prix des denrées alimentaires vont doubler dans les 20 prochaines années, notamment à cause des changements climatiques …
Nous ne parlons donc pas d’effets hypothétiques. Nous parlons de menaces sur la vie !

Agissons, partout où nous le pouvons, pour protéger l’avenir !

Greenpeace est mobilisée, et agit dans toute l’Europe, pour transmettre un message à Volkswagen. Tous les lieux, tous les médias doivent être un champ d’action !

Vous n’êtes pas grimpeur, ou activiste. Mais vous pouvez agir : les réseaux sociaux sont un média , ils permettent de s’adresser à la marque, et Volkswagen DOIT réagir.

Rendez vous sur Facebook et montrons à VW ce que nous pensons vraiment de leur politique ! Communiquer sur des voitures efficaces mais œuvrer en coulisses pour couler les efforts climatiques de l’UE, c’est mentir, pour VOUS convaincre !

Petit précis d’activisme en ligne :

1 – Publier des commentaires sur les informations postées sur la page facebook de VW : http://www.facebook.com/volkswagen
Sur la page Internationale de Volkswagen, cliquez sur “j’aime” (like). Ajoutez ensuite votre commentaire sous l’une de leur publication. Ainsi, l’ensemble de leurs fans verront vos messages. Besoin d’inspiration quant au message ? Nous vous proposons : “Volkswagen : stop au lobby anti-climat !” . Pas d’inquiétude; vous n’aurez pas besoin de rester fan de la page de VW si vous ne le souhaitez pas, il vous suffira de cliquer sur “je n’aime plus”.

2 – Sur Facebook, soyez créatif, et visuel !
Nous avons créé un outil pour vous aider à faire passer le mot… en images ! Cet outil vous permettra de créer une mosaïque de messages, que vous pourrez charger sur la page de Volkswagen … Chaque visiteur verra donc ce nouveau décor !

3 – Vous n’êtes pas sur Facebook, mais vous pouvez nous aider !
Vous pouvez envoyer un message directement à Volkswagen via leur site internet : http://www.volkswagen.fr/fr/marque/contact.html

Merci de votre participation ! Nous vous donnons rdv très bientôt, pour d’autres nouvelles !

REJOIGNEZ LA REBELLION - cliquez ici

lundi 5 septembre 2011

Maïs OGM: des super insectes nuisibles résistants aux pesticides

Ce que Greenpeace craignait est malheureusement en train de se produire… Des biologistes de l’université de l’Iowa l’ont confirmé : certains insectes-nuisibles sont devenus résistants aux plantes OGM pesticides et en particulier au maïs OGM (dit maïs Bt). Ces études confirment donc les craintes de nombreux experts soulevées lors de la commercialisation des OGM.

Chrysomèle 1 – Monsanto 0

La chrysomèle des racines du maïs est un insecte nuisible particulièrement vorace, qui est depuis longtemps la hantise de tous les producteurs de maïs. Monsanto avait mis au point en 2003 le premier maïs OGM conçu pour résister aux attaques de cet insecte.
Le succès de cette variété a été tel que 6 ans plus tard, en 2009, 45% des cultures de maïs aux États-Unis utilisaient les semences de Monsanto. Oui mais voilà, depuis 2009 justement, les chrysomèles ont décidé de répliquer. Elles ont ainsi muté et sont devenues résistantes à la toxine intégrée dans les céréales (Bacillus thuringiensis ou Bt).

Les chercheurs sont partis de témoignages d’agriculteurs ayant subi des attaques de chrysomèles sur leurs champs de maïs génétiquement modifié. Les analyses conduites en laboratoire ont montré que le ver des racines du maïs (Diabrotica virgifera virgifera), présent dans le mid-west américain est résistant à la protéine Cry3Bb1 provenant du maïs OGM MON863, du MON88017 et de leurs croisements. Le maïs OGM MON863 avait été autorisé aux États-Unis et au Canada en 2003 et le MON88017 en 2006.

La mise en place d’une agriculture durable nécessaire !

Face au « risque commercial » que représentent les apparitions de résistance, la stratégie des multinationales est d’ « empiler » plusieurs transgènes codant pour plusieurs protéines insecticides dans une plante. Monsanto commercialise ainsi aux Etats-Unis le maïs SmartStax depuis 2010, un maïs qui contient notamment six protéines insecticides. Ce maïs est actuellement en attente d’autorisation commerciale en Europe, dans le cadre d’un dossier déposé en 2008 par Monsanto, Dow AgroScience et Mycogen.

Pour Aaron Gassmann, chercheur à l’université d’Iowa State, une des causes de la prolifération de ce nuisible est aussi l’insuffisance de refuges, zones de cultures non modifiées génétiquement qui doivent normalement concentrer ces insectes et les empêcher de muter. En effet, seulement la moitié des surfaces plantées respecte cette disposition, pourtant réglementaire!

Cette dernière étude n’est malheureusement pas la seule. D’autres prouvent la résistance des insectes aux OGM : comme le Spodoptera frugiperda résistant au Cry1F produit pas le maïs Bt à Porto Rico, le Busseola fusca résistant à la protéine Cry1Ab dans un maïs Bt en Afrique du sud, et le Helicoverpa zea à la protéine Cry1Ac et Cry2Ab dans le coton OGM dans le sud-est des États-Unis.

Ces instances de résistance est le sommet de l’iceberg. La résistance des insectes aux plantes OGM va forcer les agriculteurs à utiliser des pesticides encore plus toxiques et en plus grande quantité. Bref, les OGM consiste en un autre cul-de-sac de l’agriculture industrielle. Les solutions existent pourtant !

La solution reste et restera toujours la mise en place d’agriculture plus respectueuse de l’environnement et qui travaille avec la nature plutôt que contre elle !

Lire l’étude scientifique de Gassmann, A.J., Petzold-Maxwell, J.L., Keweshan, R.S.& Dunbar, M.W. 2011. Field-Evolved Resistance to Bt Maize by Western Corn Rootworm.

Lire la synthèse en français du rapport de Greenpeace : Agriculture durable : la réponse aux crises alimentaire et climatique

mercredi 31 août 2011

Detox : Adidas et Lacoste enfin dans la compétition !

Après Nike et Puma, c’est au tour d’Adidas et de Lacoste de relever le défi lancé par Greenpeace et de s’engager dans la voie d’un monde sans produits toxiques. Sur leurs sites Internet respectifs, les deux marques ont annoncé leur intention d’adopter une politique « zéro rejet », reconnaissant de fait qu’en matière de produits toxiques et dangereux, aucun niveau ne saurait être inoffensif pour l’être humain ou pour l’environnement. C’est un grand bond en avant et une excellente nouvelle pour la planète, ses habitants et ses rivières.

Les marques révèleront leurs plans d’action dans quelques semaines

Adidas a ainsi annoncé la mise en place d’initiatives ciblées, parmi lesquelles un programme visant l’abandon total des éthoxylates de nonylphénol (NPE), et le développement d’une collaboration avec tous ses fournisseurs à chaque étape de la production. La marque aux trois bandes a également accepté de garantir une transparence totale sur les substances chimiques rejetées par ses sous-traitants « pour toutes les usines » et « pour chaque année ». Mis à part son propre programme de mesures, le n°2 mondial des articles de sport s’est aussi engagé à mettre sur pied une approche entre les différents secteurs industriels concernés. Un programme reprenant l’ensemble de ces mesures devrait être dévoilé sous sept semaines. Ce qui devrait coïncider avec la présentation du programme de Nike… Une nouvelle compétition en perspective ?
De son côté, Lacoste entend elle aussi éradiquer totalement de ses chaînes de production l’utilisation des NPE et mettre en place un plan d’élimination progressive des rejets de substances toxiques. La marque française compte également participer à toutes les démarches de la filière textile au profit de la santé et de l’environnement.

Greenpeace « passe un savon » aux marques de vêtements

L’engagement d’Adidas intervient sept semaines après le lancement par Greenpeace du défi Detox et de la publication du rapport Dirty Laundry (« Linge sale »), synthétisant une année d’enquête sur la pollution des eaux chinoises.
La semaine dernière, dans un nouveau rapport (Dirty Laudry 2 – en anglais), Greenpeace publiait les résultats d’analyses effectuées en laboratoire sur 78 articles de 15 marques différentes. Ces articles ont été achetés dans des points de vente officiels, implantés dans 18 pays. Au total, 52 articles fabriqués dans 12 pays présentaient des résidus d’éthoxylates de nonylphénol (NPE) en quantités supérieures à la limite autorisée. Une fois les vêtements lavés, les NPE se dissolvent dans l’eau et se transforment en nonylphénol, un produit toxique qui peut, à terme, s’accumuler dans les sédiments des rivières et se retrouver dans la chaîne alimentaire.

Depuis que Greenpeace a exposé sur la place publique le « linge sale » des marques de vêtements, la « grande lessive  » a commencée dans l’industrie du textile : d’autres marques, quoiqu’un peu à la traîne, semblent s’engager elles aussi. G-Star Raw, Uniqlo et la marque chinoise Li Ning montrent ainsi des signes de bonne volonté. Dans les prochaines semaines, Greenpeace continuera de faire pression sur ces groupes pour qu’ils renforcent leurs engagements et aillent encore plus loin dans leur démarche.

Avec vous, rien n’est impossible

Sans le soutien des militants et activistes de Greenpeace, qui se sont mobilisés pour demander aux grandes marques du textile de « faire le ménage » dans leurs chaînes de production, les victoires remportées aujourd’hui n’auraient pas été possibles.

Mais nous sommes conscients qu’il ne s’agit là que de victoires d’étape. Nous sommes engagés sur une course de fond, et la piste qui mène jusqu’à l’objectif « zéro déchet » est un marathon. Puma, Nike, Adidas et consorts doivent désormais traduire leurs engagements en mesures concrètes et ambitieuses, de façon à ce que des changements effectifs se fassent sentir le plus tôt possible sur le terrain. Comptez sur nous, Greenpeace restera vigilante  !

lundi 29 août 2011

2012 : la transition énergétique doit être au coeur de la campagne !

Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, Greenpeace se mobilise, pour que la transition énergétique soit enfin sujet de débat, entre prétendants à l’élection mais aussi entre citoyens ! Greenpeace se rend donc aux grands rendez vous politiques et militants de cet été, de la rentrée et tout au long de l’année !

Les universités d’été d’EELV

A l’occasion des Journées d’été d’Europe Écologie-Les Verts organisées à Clermont-Ferrand du 18 au 20 août, Greenpeace a consulté les sympathisants et adhérents présents sur place à propos du caractère non négociable d’une sortie du nucléaire dans le cadre d’un accord de gouvernement avec le PS.
Parmi les quelques 1700 participants à ces journées, 1100 personnes ont participé à notre consultation : 98,2 % des votants (1091 personnes) ont affirmé qu’une sortie du nucléaire était non négociable. 1,8% des votants (20 personnes) ont déclaré qu’ EELV pouvait participer à un gouvernement qui ne sera pas engagé en faveur d’une sortie du nucléaire.

Les universités d’été du PS

Lors du week end du 27/28 août, le Parti Socialiste organisait sa traditionnelle université d’été à La Rochelle. Greenpeace était présente également, accueillant les candidats à la primaire avec une banderole de 60m2 déployée sur la tour Saint Nicolas, face au port. Greenpeace a interpellé les 6 prétendants sur le décalage net entre leurs positions sur la question du nucléaire et celle de leur électorat. Les militants socialistes sont en grande majorité d’après les sondages récents pour une sortie du nucléaire. Mais ce n’est pas le cas des candidats à la primaire, dont les positionnements manquent de clarté et d’ambition. Greenpeace voulait s’assurer que la question du nucléaire serait à l’agenda de l’Université et que les positions des uns et des autres soient clarifié.
L’équipe de Greenpeace s’est ensuite rendue sur le site de l’Université d’été du PS pour dialoguer en direct avec les militants socialistes, les équipes des candidats, et les candidats … Une chose est sûre, aucun des candidats n’a pas échapper au message de Greenpeace. Et la question du nucléaire, si elle n’était pas à l’agenda des plénières des candidats, a été abordée par la plupart d’entre eux.

Un week end militant à Lézan

Ce même week end avait lieu la Convergence citoyenne pour la transition énergétique, à Lézan dans les Cévennes, véritables états généraux de la transition énergétique. Associations, collectifs, artistes, militants étaient rassemblés pour un week end de rencontres, de débats.
Greenpeace été présente tout au long de ce rendez-vous, avec une exposition sur la transition énergétique, un bar solaire offrant des jus de fruits, et participant activement aux tables rondes et aux ateliers de formation.

Message au Parti de Gauche

Greenpeace était également présente ce week-end à l’Université d’été du Parti de Gauche, Remues Méninges. Le PG, dès son origine, s’est opposé au recours à l’énergie nucléaire. Mais désormais, son président est le candidat du Front de gauche, aux côtés du Parti communiste, qui doute de l’option de sortie du nucléaire. La revendication d PG a été troquée contre une incertaine consultation citoyenne…
Pour Greenpeace, pour être démocratique, c’est au moment des élections que le choix sur la sortie ou non du nucléaire doit être présenté aux électeurs.
Greenpeace a donc tenu à rappeler aux militants du PG que la planification écologique, c’est bien… mais qu’elle passe par la sortie du nucléaire ! Et les a encouragés à convaincre les militant du PC que pour l’emploi, la sécurité, l’innovation, le coût de l’énergie français, le nucléaire est une erreur.

Greenpeace va donc continuer à s’engager auprès des militants des partis politiques et associations, mais aussi auprès des citoyens !

La transition énergétique, qu’en pensent les candidats ? Voir le Stress Test

2012 : le stress test des candidats

Greenpeace va fortement s’impliquer dans le débat sur les politiques énergétique et climatique qui s’est enclenché depuis l’accident nucléaire de Fukushima et qui ne va cesser de s’amplifier dans les prochains mois. Nous lançons donc notre « Stress Test des candidats à la présidentielle ».

C’est pourquoi nous avons développé cet outil de présentation des positions des principaux acteurs de la campagne électorale. Avec cet outil, Greenpeace entend mettre la lumière sur les programmes des candidats à l’élection présidentielle, potentiels ou officiels, afin de ne laisser ni les militants des partis politiques ni les électeurs dans le doute.

Pour élaborer cet outil, Greenpeace a suivi de près lors les interventions récentes ou moins récentes des candidats, leurs propositions et les points de vue qu’ils ont pu défendre sur les problématiques liées à l’énergie et au climat, réalisant ainsi une première évaluation de leur vision de l’avenir énergétique de la France.

Afin de compléter les sujets sur lesquels les candidats ne s’étaient pas exprimés publiquement, Greenpeace leur a fait parvenir un courrier, comportant un questionnaire précis, qui concerne trois volets des politiques énergétique et climatique : l’avenir du nucléaire, la dépendance aux énergies fossiles et le développement des alternatives.

Greenpeace a donc apprécié le positionnement de chaque personnalité politique concernée, à l’aune de ses réponses mais également au regard des réponses apportées par l’ensemble des personnalités politiques approchées, qu’elles soient officiellement ou non candidates à l’élection présidentielle ou aux primaires de leur formation politique. Greenpeace a également tenu compte des prises de position publiques, des programmes publiés ou tout autre témoignage des candidats sur les enjeux énergétique et climatique.
Les personnalités qui n’auraient pas apportées de réponses, sont classées, dans l’attente de leur réaction, dans la catégorie « rétrograde ».

L’attentisme domine au PS. Des divergences apparaissent à droite.

Du côté du Parti Socialiste, la plupart des candidats appartient au groupe des attentistes. Seule Martine Aubry fait une entrée timide dans le groupe des avant-gardistes. François Hollande, Ségolène Royal, et les autres candidats socialistes se refusent encore à faire un choix clair en faveur d’un autre modèle énergétique.
Au centre, silence radio. François Bayrou et Jean-Louis Borloo n’ont pas répondu. Rare sont leurs prises de positions publiques sur le sujet. C’est encore plus grave pour l’ex Ministre de l’Environnement qui se glorifie encore à tout bout de champ du médiocre Grenelle de l’Environnement. Ils sont tous les deux dans le camp des rétrogrades.
A droite, les positions ne sont pas toutes alignées sur la ligne présidentielle. Des voix s’élèvent pour défendre une sortie du nucléaire, certes à plus au moins long terme. C’est le cas de Dominique de Villepin et de Christine Boutin, plus proche des candidats socialistes que de Nicolas Sarkozy. Le candidat présumé à sa propre succession se place sans surprise parmi les rétrogrades, à l’image de la France dans le reste de l’Europe avec son obsession nucléaire…

Selon nos premiers résultats, rares sont les candidats qui ont pris conscience de la possibilité, la nécessité et l’urgence d’orienter la France vers la transition énergétique.

Cette application est et sera en « chantier » : elle a vocation à évoluer, à être complétées de nouvelles sources, afin de suivre l’évolution possible des candidats à l’élection présidentielle de 2012.

vendredi 26 août 2011

Japon, un parc nucléaire à l’arrêt ?

On l’a dit, redit, mais on le redira, tant qu’il le faudra : la catastrophe nucléaire de Fukushima est toujours en cours (lire, en détails et an anglais la mise à jour sur la situation au 19 août sur le site de Greenpeace International ). Le 17 août, Junichi Matsumoto, directeur général de TEPCO, reconnaissait qu’il serait « difficile » de décontaminer l’eau radioactive d’ici la fin de l’année, comme prévu par le plan publié par l’opérateur lui même . Ce même plan que Greenpeace, après analyse, avait dès le mois de juillet considéré comme irréalisable.

Que faire du nucléaire au Japon ?

Le Japon est l’un des pays les plus nucléarisé au monde, avec 54 réacteurs. Entre les réacteurs touchés par le séisme et le tsunami et les réacteurs à l’arrêt pour maintenance, au 7 août, seulement 15 unités sur ces 54 étaient encore opérationnelles (dont deux en phase de test) : 73% du parc nucléaire japonais est donc à l’arrêt. Tepco a annoncé lundi l’arrêt pour maintenance d’ici à mardi matin d’un réacteur nucléaire à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, Et la compagnie d’électricité Hokkaido Electric Power (Hepco) s’apprête à arrêter pour maintenance d’ici à vendredi matin un des trois réacteurs nucléaires de la centrale de Tomari (nord), ce sera le 41e mis hors service.

Les réacteurs restant devront eux aussi être arrêtés pour maintenance prochainement, ce qui signifie donc que si les autres n’étaient pas redémarrés, tous les réacteurs japonais pourraient bientôt être à l’arrêt !

Un redémarrage pas si sûr

Le redémarrage de tous les autres réacteurs stoppés est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l’approbation des autorités locales, ce qui retarde l’échéancier habituel. Le gouverneur de Niigata, Hirohiko Izumida, a déjà exprimé une certaine réticence à l’égard du redémarrage des unités de Kashiwazaki-Kariwa

Dans la population, l’inquiétude face au nucléaire a grandit après le 11 mars : pour la première fois dans l’archipel, on a assisté à des manifestations rassemblant plusieurs milliers de personnes, alors qu’un sondage récent a révélé que 82% des Japonais veulent sortir du nucléaire.
La pression de l’opinion a déjà entraîné l’arrêt de la centrale d’Hamaoka en mai et retardé le redémarrage d’autres sites dont la production a été suspendue à l’occasion d’opérations de maintenance.

Les autorités locales s’interrogent elles aussi : selon un sondage de la NHK mené début juillet auprès des gouvernements locaux où sont installées des centrales nucléaires, 4 des 28 répondants se disent prêts à renoncer à l’énergie nucléaire. Sur les 28 préfectures et municipalités concernées, 15 ont répondu ne pas être en mesure de prendre une décision immédiate sur la fermeture de leurs centrales. La préfecture de Shizuoka affirme même vouloir lancer immédiatement une campagne pour faire démanteler ses centrales atomiques. Trois autres gouvernements locaux disent souhaiter le lancement des campagnes de sortie du nucléaire dans un proche avenir.

Avant de démissionner, le premier ministre japonais Naoto Kan, comptait faire adopter trois projets de loi pour favoriser le développement des énergies renouvelables … Souhaitons que celles-ci voient le jour, et que le Japon montre la voie d’une véritable sortie du nucléaire !

lundi 22 août 2011

Braquez les projecteurs sur Volkswagen !

Volkswagen aspire à être le constructeur automobile le plus « vert » du monde. Mais pour l’instant, le groupe VW dépense des millions par an pour empêcher l’Union Européenne de voter des lois rendant les véhicules plus efficaces, réduisant les émission de gaz à effet de serre, et luttant contre les changements climatiques.

Le 17 Septembre, Greenpeace lance un concours international du film. Nous avons besoin de votre aide pour exposer le vrai visage de Volkswagen, masqué par la publicité.

Avec nous, braquez les projecteurs sur VW !

Vous aurez deux semaines à partir de la date de lancement pour concevoir et proposer un film d’une minute. Les modalités de ce concours, et notamment le brief complet sur le film restent confidentiels pour le moment, mais croyez-nous : ce sera une belle occasion de faire coïncider votre créativité, vos talents de réalisateurs, et vos convictions !

Les meilleurs films seront projetés lors d’un événement spécial au cinéma le Curzon Soho à Londres. Ils seront visionnés par des milliers de personnes à travers le monde et seront une aide précieuse pour la campagne de Greenpeace contre le changement climatique.

Le jury qui statuera est composé de membres prestigieux, et si votre film est le gagnant, c’est un prix de 15 000 livres sterling (17 000 euros) qui vous sera attribué, soit le budget pour réaliser le prochain film de campagne de Greenpeace.

Un événement de lancement aura lieu à Londres, le 17 septembre, que vous pourrez suivre en ligne.
Si vous souhaitez recevoir un rappel à l’approche de la date et recevoir un dossier d’information le jour du lancement, remplissez le formulaire ci-dessous :

Email:

(lorsque vous aurez soumis votre adresse e-mail, cette page se rechargera.)

Pour l’inspiration et les idées, regardez les films cultes réalisés par Greenpeace , et suivez les mises à jour sur Twitter : @gpfilmcomp pendant toute la compétition.

jeudi 18 août 2011

Marée noire en Mer du Nord : Shell ne dit rien

Au moment où nous écrivons, Shell s’efforce de contenir une fuite provenant d’une conduite d’écoulement de la plateforme Gannet Alpha, à 180 kilomètres à l’est de la ville écossaise d’Aberdeen. Cette fuite serait déjà, selon les premières analyses, le pire cas de marée noire dans les eaux britanniques depuis plus d’une décennie. Face à cette catastrophe, Shell a choisi de se complaire dans un greenwashing des plus osés, requalifiant la marée noire de « pétrole brillant », et ne donnant absolument pas d’information sur l’accident.

Credit: Greenpeace / Klaus Radetzki

L’oléoduc a commencé à fuir mercredi 10 août; Shell ne le confirmant publiquement que le … vendredi ! Cela fait donc une semaine, mais nous manquons encore d’informations pour évaluer l’ampleur des dégâts. Shell n’a pas confirmé combien de pétrole s’était échappé (même si cette quantité est évaluée à plus de 800 litres par la compagnie elle-même ) et le géant pétrolier assure au public que la fuite est « sous contrôle »… alors que selon de nombreux rapports, le pétrole continue de se répandre de la plate-forme Alpha Gannet.

Shell reste dans le flou total

Alors qu’un deuxième point de fuite a été évoqué par le directeur technique des activités d’exploration et de production de Shell en Europe lui même, la compagnie maintient que tout est sous contrôle. Or, de son propre aveu, la compagnie demeure incapable d’identifier la cause de la pire marée noire à toucher la mer du Nord en dix ans, la porte-parole de Shell, Sally Hepton, a indiqué mercredi 17 août que la compagnie pétrolière tente toujours de repérer et de colmater la fuite.

Voir les communiqués de la compagnie sur la crise

Cette nouvelle catastrophe pose une fois encore la question de la fiabilité des installations offshore en Mer du Nord. Le forage en mer du Nord est régulièrement présenté comme une absolue référence en matière de règlements de sécurité, et les responsables politiques britanniques n’ont cessé de soutenir que le risque d’un « Deepwater Horizon » au Royaume-Uni était extrêmement faible. En fait, ce risque a été considéré comme tellement minime que les compagnies pétrolières, (BP notamment ), ont décidé de ne pas le prendre en compte dans leurs projets.
Le fait que les accidents peuvent évidemment survenir et surviennent !

Les inquiétantes ambitions des pétroliers en Arctique

Les événements actuellement en cours en mer du Nord sont également inquiétants sur un autre point : Shell est parmi les entreprises qui cherchent à se lancer dans la course au forage à risque dans l’Arctique. Et si Shell ne peut empêcher une marée noire dans l’ »ultra sûre » Mer du Nord, nous devons nous demander comment la compagnie compte gérer un accident similaire en Arctique, où les conditions extrêmes signifient que tout déversement de pétrole serait quasiment impossible à nettoyer?

L’ Arctique, un des derniers endroits protégés de la planète, est l’habitat d’oiseaux et de mammifères marins uniques au monde. Mais la région Arctique renfermerait 90 milliards de barils de pétrole qu’il est techniquement possible de récupérer, dont 84 % se trouvent en mer. Une marée noire y aurait des conséquences fatales.
Les dangers de l’exploitation pétrolière en Arctique sont immenses. Il faudrait bien plus de temps à une marée noire pour se dissiper dans des eaux proches d’un état de glace que dans des eaux plus tempérées. Températures glaciales, conditions climatiques extrêmes et éloignement géographique constituent de sérieux obstacles aux interventions de dépollution. De plus, la présence de nappes d’hydrocarbure dans les eaux arctiques serait synonyme d’empoisonnement pour un écosystème marin unique au monde. Les industriels sont incapables de garantir qu’une marée noire ne surviendra pas, et leurs plans d’intervention en cas de catastrophe restent largement inadaptés.

Hasard du calendrier, Shell tient en ce moment même un « chat » sur internet sur ce sujet intitulé : « Développer les ressources en Arctique de manière sûre et responsable »…

Espérons que les questions seront nombreuses car nous ne pouvons pas laisser l’Arctique, l’un des derniers territoires sauvages de la planète, aux mains des pétroliers avides d’or noir !

Toutes les actualités de la campagne sur : http://vivement-la-desintox.com/

Detox : Nike sur le podium !

Après Puma, qui a réagi dès le 25 juillet, la nouvelle est tombée hier : Nike, la marque de sport n°1 mondiale, qui était directement visée par la campagne DETOX, s’engage à ne plus rejeter aucun produit toxique dangereux sur l’ensemble de sa chaîne de fabrication et la totalité du cycle de vie de ses produits. Nike se donne jusqu’à 2020 pour y parvenir totalement.

5 semaines, deux victoires !

Cet engagement clé de la part de Nike intervient cinq semaines après le lancement par Greenpeace de la campagne DETOX et du rapport Dirty Laundry (Linge Sale) Cette campagne fait suite aux résultats d’investigations ayant duré plusieurs mois auprès de plusieurs grandes marques internationales de vêtements, dont les deux géants Nike et Adidas. Leurs fournisseurs en Chine, la Youngor Textile Complex et la Well Dyeing Limited utilisent et relâchent des substances chimiques douteuses et toxiques dans l’eau.

Greenpeace a rendu publique la décision de Nike hier soir, lors du match FC Barcelone – Real Madrid, finale de la super coupe d’Espagne.

Les engagements pris par Nike

Dans sa prise de position publique le groupe Nike déclare vouloir garantir une transparence totale vis-à-vis de tous les produits chimiques rejetés par les usines de ses fournisseurs, et s’engage à mettre à profit son influence, ses connaissances et son expérience pour mettre un terme à l’utilisation de substances chimiques dangereuses par l’industrie du textile. Il a également fait savoir qu’il publierait sous huit semaines un plan de mise en œuvre des mesures qu’il propose.

En s’engageant à « faire le ménage » dans sa chaîne de production, Nike a relevé le défi, et pris ses responsabilités de leader. Mais avant d’affirmer qu’il a l’étoffe d’un vrai champion, Greenpeace suivra de près ce plan de mise en œuvre et vérifiera que le groupe joint bien les actes à la parole !

Les autres marques doivent suivre !

Adidas ne doit pas être mauvais perdant et doit préparer la prochaine manche en prenant, elle aussi, des engagements de transparence et afficher sa détermination à lutter contre les rejets toxiques dans les eaux chinoises.

Abercrombie & Fitch, Bauer Hockey, Calvin Klein, Converse, Cortefiel, H&M, Lacoste, Li Ning, Meters/bonwe, Phillips-Van Heusen Corporation (PVH Corp), et Youngor : toutes ces marques figurent sur la liste des entreprises qui cautionnent ce type de pratiques. Il est temps qu’elles aussi prennent leurs responsabilités ! Le monde a besoin de plus de champions pour un avenir sans produits toxiques !

Entrez en action !
Dès aujourd’hui, partagez cette histoire autour de vous, pour rappeler, prouver, que mettre les marques sous pression fonctionne, et qu’ensemble nous pouvons gagner, qu’il y a une possibilité de façonner un avenir propre, sans produits toxiques !

jeudi 11 août 2011

Fukushima : contamination marine et silence du gouvernement

Nous sommes le 11 août. Depuis 5 mois, le Japon vit une catastrophe nucléaire sans précédent. La contamination se poursuit, sans que de véritables moyens de prévenir la population n’aient été mis en place. L’équipe d’experts en radioprotection de Greenpeace a relevé des niveaux élevés de radioactivité dans les fruits de mer pêchés par les japonais au large des côtes du Japon. Ces relevés ainsi que les informations récentes sur les dissimulations du gouvernement japonais sur l’étendue réelle des radiations à Fukushima, montrent l’urgence d’informer, avec transparence la population et de la mettre à l’abri.

Photo xtcbz (Flickr)

Contamination en mer : la course contre la montre

Le 9 août, lors d’une conférence de presse , Greenpeace a détaillé comment ses experts se sont rendus dans les ports de la préfecture d’Iwaki entre le 22 et le 24 juillet, prélevant des échantillons de fruits de mer avec l’aide des pêcheurs locaux. Les laboratoires français de l‘ACRO et de la CRIIRAD ont détecté des niveaux élevés de radioactivité dans un certain nombre de ces échantillons. Ce qui signifie que la contamination de la côte de Fukushima est toujours très grave.

Greenpeace a donc demandé au gouvernement japonais de rendre l’étiquetage des produits de la mer obligatoires et d’indiquer les niveaux de radiation et la zone de pêche. Les procédures de surveillance des radiations devraient également être renforcés et les règlements de commercialisation des denrées alimentaires rendus plus strictes.

Tout cela devrait être fait aussi vite que possible. Car la saison de pêche au chalut est sur le point de commencer sur les côtes de Fukushima et Ibaraki. C’est une course contre la montre qui commence : la mer est l’une des principales sources d’alimentation pour les japonais. Contrairement à la viande bovine, aucune loi n’est en vigueur pour tracer l’origine des poissons et crustacés. Ce vide légal laisse la porte des marchés nationaux ouverte aux fruits de mer contaminés !

L’assourdissant silence du gouvernement Japonais

Mais les autorités japonaises s’enferrent dans la dissimulation. Le New York Times le révélait en début de semaine : les services publics japonais pouvaient prévoir que le vent ramènerait les particules radioactives vers le Nord, juste après la catastrophe nucléaire, mais ils n’ont rien dit aux populations concernées. Le maire de Namie, à 7 km de Fukushima, dénonce un acte « criminel ». Reportage sur la colère au Japon face aux mensonges des autorités (en anglais)
Le gouvernement japonais semble faire de la désinformation. Une note a même été adressée aux principaux médias (télé, radio, presse écrite) par le Ministère des affaires internes et de la Communication Japonais, leur demandant de modérer articles et commentaires traitant du tremblement de terre, du tsunami et de la catastrophe nucléaire allant à l’encontre des communiqués officiels afin de « ne pas propager de rumeurs« .

Cette gestion de la crise ne peut plus continuer : le gouvernement doit assumer son rôle et assurer la sécurité de ses citoyens. Les japonais n’ont plus confiance, la transparence est indispensable !

Voir l’intégralité des données relevées par Greenpeace (en anglais)

Toutes les informations publiées sur la crise de Fukushima

Tout ce que vous avez voulu savoir sur Volkswagen sans oser le demander

La semaine dernière des preuves du lobbying actif que Volkswagen mène aux États-Unis contre une loi de limitation des émissions de gaz à effets de serre ont été mises en lumière par Greenpeace.
Voici quelques « détails » supplémentaires au sujet de VW, détails que la marque évite soigneusement de mettre dans ses publicités…

(c) Grégory Devivier / Greenpeace

1. Les modèles de véhicules efficaces n’ont représenté que 6% des ventes de Volkswagen en 2010

Surprenant, mais vrai. Alors la prochaine fois que vous voyez une de leurs publicités, dans laquelle la marque vante ses qualités environnementales (vous ne pouvez pas les manquer, l’entreprise est l’une qui dépense le plus de budget publicité en Europe), n’oubliez pas que, malgré leur objectif « d’être le constructeur automobile le plus écologique au monde« , ils n’utilisent pas leur technologie la plus efficace dans une large majorité de leurs véhicules.

Lire la suite dans notre rapport: Volkswagen, le côté obscur

2. Volkswagen dépense des millions d’euros chaque année pour financer les groupes de lobbying contre les lois de protection de l’environnement visant à réduire les émissions de CO2 des véhicules

Le plus influent de ces groupes de lobbying – l’ACEA (association des constructeurs automobiles), dans lequel VW est un puissant acteur – mène la charge contre les normes d’efficacité énergétique en Europe. Ces lois visent une réduction de la consommation de pétrole. Car en utilisant moins de carburant, les consommateurs économiseront à la pompe et la quête de pétrole s’en trouvera ralentie, épargnant potentiellement de nouveaux lieux de forages sensibles, comme l’Arctique.

Lire la suite dans notre rapport: Volkswagen, le côté obscur

3. Volkswagen mène aussi campagne contre l’objectif européen de réduction des émissions de CO2 de 30% en 2020

Bien que plus de 100 entreprises de premier plan, (autres autres Google et Unilever) aient choisi de soutenir un objectif de réduction de 30% des émissions de CO2, qui pourrait stimuler l’économie européenne, l’investissement dans les nouvelles technologies et aider à combattre le changement climatique, Volkswagen se positionne ouvertement contre ce but. Les études de la Commission européenne montrent pourtant qu’une réduction de 30% d’ici à 2020 est non seulement possible mais importante, car il devient nécessaire de créer de nouveaux emplois verts et de garantir la sécurité énergétique de l’Europe.

Lire la suite dans notre rapport: Volkswagen, le côté obscur

4. En tant que plus grande compagnie automobile européenne, Volkswagen a l’empreinte climat la plus importante.

Une voiture sur cinq vendues en Europe est une VW. En 2009, les nouvelles voitures vendues par la compagnie sur le marché européen ont émis plus de cinq millions de tonnes de CO2 par an, représentant environ un quart de l’utilisation totale de pétrole et des émissions des nouvelles voitures européennes. La place de Volkswagen dans le marché implique donc que toute modification, toute amélioration de la part du constructeur aurait un énorme impact au niveau européen ! Mais, l’année dernière, VW a seulement mis en œuvre le minimum nécessaire pour se conformer aux lois européennes sur l’efficacité énergétique- avec une réduction de leurs émissions de 5% – prenant aujourd’hui un retard conséquent en matière d’innovation et d’efficacité, par rapport à des entreprises comme Toyota ou BMW par exemple.

Lire la suite dans notre rapport: Volkswagen, le côté obscur

5. Volkswagen pénalise les consommateurs responsables, en gonflant artificiellement les prix des véhicules les plus propres et en les rendant marginaux dans la flotte.

Bien que VW ait développé sa technologie Blue Motion, rendant les véhicules plus propre et plus efficace, celle-ci n’est disponible que sous la forme d’une couteuse option. Volkswagen fait ainsi payer aux consommateurs un montant additionnel de plusieurs milliers d’euros pour inclure le Blue Motion à une nouvelle voiture, et ce, même si la technologie elle même ne coûte qu’environ 300 euros au constructeur. Alors que faire du Blue Motion une norme dans l’ensemble des véhicules de la flotte de Volkswagen permettrait d’économiser de l’argent à la pompe, de réduire la demande de pétrole et les émissions de C02.

Lire la suite dans notre rapport: Volkswagen, le côté obscur

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vendredi 5 août 2011

Partagez vos souvenirs du Rainbow Warrior II !

Pendant 22 belles années, le Rainbow Warrior II a été notre roc, notre cheval de bataille des mers, notre inspiration, notre symbole d’espoir et de paix, et une maison, aussi, pour des centaines de membres d’équipage. Mais après 22 ans de beaux, de bons et de loyaux services, il est temps, pour le Rainbow Warrior, d’aller de l’avant, et de poursuivre son histoire ailleurs.

(c) Pierre Gleizes / Greenpeace

C’est en 1989 que le ‘Grampian Fame’, un chalutier (!) construit en 1957, devint le Rainbow Warrior II, digne successeur du bateau perdu dans un attentat en 1985 à Auckland. 22 ans après, le navire va démarrer une nouvelle aventure. Nous ne dévoilons pas encore sa destinée prochaine, mais c’est sous un nouveau nom que le bateau aura un nouveau rôle, toujours humain, toujours pour le bien.

Pour accompagner le Rainbow Warrior vers de nouveaux horizons, nous souhaitons solliciter tous ceux qui l’ont suivi, qui l’ont aimé, qui l’ont soutenu. Peut être vous rappelez vous son rôle dans la campagne pour arrêter les essais nucléaires ? de son travail sur les impacts de la marée noire de l’Exxon Valdez ? Peut-être avez vous appris, grâce au rôle du Rainbow Warrior II, le scandale de l’exportation de bois illégal et suivi son action contre l’industrie du charbon… Racontez-nous ces souvenirs, ces coups de cœur ou de colère, en commentaire sur le site Internet de Greenpeace International.

En Octobre, un nouveau Rainbow Warrior commencera sa route avec Greenpeace. Nous ne dirons pas adieu au Rainbow Warrior II : nous le saluerons avec tout le respect, et la tendresse que nous lui portons.

Que vous ayez navigué à son bord, que vous l’ayez visité, que vous ayez suivi son histoire, nous aimerions vous entendre, vous écouter, partager. Livrez-nous quelques uns de vos souvenirs, et laissez les voyager avec le Rainbow Warrior II pour le début de sa nouvelle histoire.

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