La semaine dernière, je suis tombé sur le site Free Website Report, qui à partir d’une adresse web fait remonter de nombreuses infos (nombre de pages vues, revenu pub potentiel à partir de ces données, page rank, nombre de liens, date de création, etc…). Et comme sur le web, la fréquentation d’un site est directement proportionnelle a sa valeur théorique, ça donne aussi une estimation de ce que vaudraient ces sites par les revenus publicitaires.
Ayant par ailleurs rencontré Jill, fondatrice d’Inhabitat lorsque j’étais à NYC en février, je me posais pas mal de questions et notamment celle de savoir si un site/blog d’infos green - entendre uniquement rémunéré par la pub - pouvait être un projet économiquement viable en France.
Car pour Inhabitat, j’apprenais voilà quelques mois qu’étant donné la réussite du site (avec le nombre de pages vues tel que dans le tableau) Inhabitat permettait de faire vivre une belle petite équipe de 5 à 10 personnes, en passant pas les graphistes, webmasters, etc… mais aussi en payant les rédacteurs comme il se doit.
La différence entre le web US et le web français se résume en 2 points (qui reviennent au même) :
1 - le côté “pool d’internautes” nationaux(350 millions potentiels aux USA contre 60 millions potentiels en France). Un site de qualité équivalente aux USA et ici, pourrait sur le papier, avoir une audience potentielle multipliée par 6 (et donc des revenus pub en conséquences).
2 - le côté universel de l’anglais qui fait qu’un treehugger (ou autre) est lu autant par des indiens que par des petits frenchies comme nous. Alors que les sites français peuvent juste espérer voir quelques francophones de par le monde (Québec, Belgique, Suisse et Magrheb).
Il faut aussi rajouter à ça le fait que les internautes écolos hexagonaux sont très réticent à la pub - qui finance les sites - alors qu’ils consultent souvent des sites étrangers ou celle-ci est omni-présente, mais il est vrai souvent plus ciblée car les marques “green” y sont plus nombreuses…
Voilà donc un petit tableau comparatif, fait pour m’amuser (mais aussi pour info) sur les sites que je consulte fréquemment, des très anciens comme des nouveaux. Il est intéressant de voir que ce ne sont pas forcément les plus “connus” qui ont le plus de fréquentation, et donc de valeur marchande. Les chiffres oublient pas mal de données comme l’image de marque ou encore le fait que des sites combinent boutique + information, et ne se basent donc que sur des données binaires. Mais ils ont le mérite de donner tout de même quelques infos.

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