Ecoblogie

Syndication de blogs sur l'écologie, l'environnement, le développement durable...

lundi 8 février 2016

Pas de diesel dans les rues d'Oslo en cas de pollution

Pour promouvoir ce que l’on appelle la mobilité douce, il faut parfois des politiques dures. Surtout vis-à-vis d’un diesel voué aux gémonies après nous avoir encouragé à en profiter. Mais ça, c’était avant et  surtout en France. Depuis, on parle de pic de pollution, de qualité de l’air et de transport alternatif. Paris s’y met mais la Norvège connaît ça depuis un moment. Une culture qui s’est un peu plus étoffée avec cette dernière décision du conseil municipal de la capitale Oslo.

Les ventes de voitures électriques décollent...doucement

La progression du marché automobile français enregistrée en 2015 s’est confirmée au mois de janvier. Tandis que l’érosion du diesel se poursuit, on observe une forte hausse des ventes de voitures électriques, lesquelles ont presque doublé par rapport à janvier 2015. Même si les chiffres restent faibles dans l’absolu, on peut y déceler les prémices d’un changement des habitudes.

Vingt-cinq annnées de luttes d'usagers contre un syndicat des eaux en Ardèche

L'Association des Consommateurs de la Fontaulière (ACF) se bat avec obstination depuis presque 25 ans contre les dérives innombrables qui n'ont cessé d'entâcher la gestion du syndicat des eaux de la Basse Ardèche, devenu Syndicat des eaux du Bassin de l'Ardèche. Une démarche exemplaire portée par plusieurs générations de militant(e)s bénévoles dont l'engagement force l'admiration. A l'occasion d'une récente rencontre de la Coordination des associations de consommateurs d'eau (CACE), un hommage a été rendu à (...)

Pièce non conforme à Flamanville : EDF remet le couver(cle)

La fuite en avant d’EDF et de l’Etat continue sur le dossier nucléaire. Aujourd’hui, un convoi part de l’usine AREVA de Chalon-sur-Saône pour livrer le couvercle de la cuve de la centrale nucléaire “nouvelle génération” (périmée avant d’avoir vu le jour) de Flamanville : le fameux EPR. Nous sommes sur le terrain afin d’alerter les pouvoirs publics sur cette nouvelle mascarade.

La politique du fait accompli

Car ce couvercle n’est pas conforme : en avril dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) annonçait la détection d’une anomalie dans la composition de l’acier de la cuve de l’EPR de Flamanville lors d’un de ses contrôle chez AREVA Saint-Marcel (Chalon-sur-Saône). En outre, une batterie de tests a démontré que l’acier de la cuve (déjà en place sur le chantier de l’EPR) et de ce couvercle (forgé en même temps mais jusqu’ici entreposé à Chalon) est plus fragile que ce que prévoient les normes de sûreté : ces éléments ne sont donc pas fiables en l’état. Or, la cuve et son couvercle forment deux pièces d’un seul tenant et il est impossible de la « rafistoler » tel quel, le cas échéant (il faudra tout redémonter). Par conséquent, fixer un couvercle lui-même défectueux dessus relève du non-sens absolu.

A quel jeu joue donc EDF ? A la politique du fait accompli. EDF entend simplement forcer la main à l’ASN au détriment de la sécurité des citoyens français – et de leur porte-monnaie, une fois de plus. Une manière de faire simplement scandaleuse, destinée à masquer le fait que le nucléaire, plus que jamais, est une voie sans issue.

C’est pourquoi nous sommes présents au départ du convoi : nous voulons dire aux Français que ce qui se trame avec l’EPR de Flamanville n’est pas acceptable. Et nous demandons à l’Etat, au président de la République François Hollande et à la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, de mettre un terme rapidement mettre un terme à ce chantier qui symbolise le fiasco industriel et économique de toute une filière. Une sérieuse reprise en main de la politique énergétique du pays s’impose.

Le fiasco des EPR

Ce coup de force est symptomatique de l’échec que représente Flamanville, et plus largement les réacteurs de type EPR. Lancé en 2007, le chantier ne devrait pas être terminé avant 2018, soit sept ans, au mieux, après la date initialement prévue. Surtout, il devrait coûter au moins 10,5 milliards d’euros, loin des 3,4 milliards d’euros prévus. Et encore, c’est sans compter sur les dépenses que pourraient nécessiter les recommandations de l’ASN, qui continue d’expertiser les failles détectées dans la cuve l’année dernière. Au final, Flamanville ne sera ni sûr, ni rentable.

Sur le chantier de l'EPR de Flamanville, en 2004  © Greenpeace / Pierre Gleizes
Sur le chantier de l’EPR de Flamanville, en 2004 © Greenpeace / Pierre Gleizes

Par ailleurs, les EPR peinent à remporter des marchés à l’international. D’abord parce que le marché du nucléaire se réduit face à la poussée des renouvelables. Ensuite parce que le produit n’est manifestement pas bon. Les Finlandais sont toujours en contentieux avec AREVA suite à des problèmes de livraison (retards, surcoûts) de l’EPR d’Olkiluoto (plus de 9 ans de retard et triplement du prix).

Quant aux Chinois, ils commencent à nourrir de sérieux doutes quant à la sûreté des EPR français qu’ils ont achetés. Ils ont ainsi décidé de différer la finition et la mise en service de leurs EPR de Taishan. Ils attendent les conclusions de l’ASN concernant les défauts de Flamanville.

Le marché conclu avec les Anglais pour construire des EPR à Hinkley Point accuse lui aussi de sérieux contrecoups. D’abord, le gouvernement britannique vient d’annoncer qu’il retirait son soutien financier au projet si Flamanville ne voyait pas le jour avant 2020 . Or les multiples contretemps en cours risquent bien de prolonger le chantier au-delà de cette date. De plus, si EDF devait au départ ne financer qu’un tiers d’Hinkley Point, il doit aujourd’hui en assumer deux – pour un projet qui pèse près de 24 000 milliards d’euros. Problème : EDF n’a pas l’argent pour, et fait donc pression sur l’Etat-actionnaire. Le patron du projet EPR anglais vient de démissionner.

Si bien que pour la première fois, un syndicat, FO, a officiellement enjoint à EDF d’abandonner le projet, beaucoup trop risqué financièrement. On mesure ainsi combien la stratégie de développement nucléaire poursuivie par EDF est erratique.

Une faillite industrielle

C’est une véritable ambiance de décrépitude industrielle qui entoure le nucléaire français. Car à côté du fiasco symptomatique des EPR, EDF accumule d’autres revers financiers.

Le site d’enfouissement des déchets nucléaire de Cigeo, d’abord. Qui devrait coûter officiellement 35 milliards d’euros d’après l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA), au lieu des 13 milliards annoncés. La recapitalisation d’Areva, ensuite. Qui devrait coûter finalement plus cher que les 2,7 milliards annoncés, tant ses comptes sont dégradés. Le dédommagement de TVA, l’opérateur finlandais en contentieux avec EDF pour le retard de livraison de l’EPR d’Olkiluoto, qui devrait atteindre 2,5 milliards. Enfin et surtout, le grand carénage, à savoir la rénovation du parc nucléaire français (arrivant à obsolescence), qui devrait s’élever à environ 110 milliards d’euros. Lesquels ne sont pas provisionnés dans les comptes d’EDF.

Action à la centrale nucléaire du Bugey @ Greenpeace / Pierre Baelen
Action à la centrale nucléaire du Bugey @ Greenpeace / Pierre Baelen

Or EDF perd actuellement de l’argent. Ses comptes sont dans le rouge – la dette de l’électricien a doublé en 10 ans, s’établissant actuellement autour de 34 milliards d’euros. L’entreprise a même été exclue du CAC 40 au mois de décembre 2015. Elle a atteint son plus bas niveau historique en bourse. Et la situation ne risque pas de s’améliorer puisque l’électricité issue des énergies renouvelables non seulement voit un marché grandissant s’ouvrir à elle mais, en plus, du fait des améliorations techniques récentes, apparaît aujourd’hui comme globalement plus compétitive que l’énergie nucléaire.

L’urgence d’aller vers les renouvelables

Au lieu de laisser EDF s’enferrer dans une politique industrielle sans issue et coûteuse pour le contribuable, l’Etat devrait réorienter la politique énergétique du pays dans les renouvelables, où nous sommes toujours très en retard sur nos voisins européens. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), chargée de mettre en œuvre concrètement les dispositions inscrites dans la loi sur la transition énergétique (TE) votée à l’été 2015, est en discussion ces jours-ci. Un nouveau texte vient même d’être finalisé par le gouvernement, qui doit être présenté au comité de suivi avant la fin du mois.

Une éolienne dans l'Indre © Greenpeace / Pierre Lascar
Une éolienne dans l’Indre © Greenpeace / Pierre Lascar

C’était l’occasion pour l’exécutif d’engager vraiment la transition vers les énergies renouvelables. Or selon l’AFP, le texte actuel de la PPE prévoit que les renouvelables assureront 40% de la production énergétique en 2030. Le problème, c’est que la loi TE prévoit de réduire le nucléaire à 50 % du mix électrique d’ici 2025 (contre environ 80% aujourd’hui). Nous sommes donc loin du compte – à moins que le gouvernement ne décide d’investir dans les centrales à charbon ?

Bref, la loi TE implique de fermer des centrales, surtout pas d’en construire de nouvelles – et Flamanville est dangereuse, inutile, et coûteuse. Ensuite, l’Accord de Paris adopté en décembre dernier lors de la COP21 reconnaît l’urgence de lutter contre le réchauffement climatique et fixe l’ambition de contenir la hausse des températures à 1,5°C d’ici la fin du siècle. Or, cela ne pourra se faire sans un investissement massif et bien plus rapide dans les énergies renouvelables.

Barres fondantes à l’avoine et à la banane

Avec les vacances de février, c'est le moment des sorties : à la neige, à la mer, les journées s'allongent, c'est le  moment de sortir profiter de la nature ! Quoi de mieux qu'un petit encas pour la pause goûter ? Virginie nous propose aujourd'hui une recette de barres de céréales à la banane
Finies les barres de céréales "maison" qui s'effritent ! Sans sucre ajouté et pourtant bien compactes, ces barres de céréales s'emportent facilement au bureau comme en promenade. Elles sont fondantes, nutritives et développent de délicieux arômes de banane, cannelle et de noix de coco. On pourra facultativement parsemer ces barres d'éclats de chocolat. Cette alternative est extra-fondante !
recette : Barres fondantes à l'avoine et à la banane
Ingrédients pour 12 à 18 barres 
  • 130 g de flocons d'avoine
  • 60 g de noix de cajou grossièrement hachées
  • 50 g de graines de tournesol
  • 50 g de noix de coco râpée
  • 140g de fruits secs mélangés (dattes et pruneaux dénoyautés et grossièrement hachés, raisins secs)
  • 1/2 c. à café de vanille en poudre
  • 1/2 c. à café de cannelle en poudre
  • 2 grosses pincées de gingembre
  • 3 bananes
  • 5 cl d'huile d'olive
  • Facultatif : 75 g de chocolat à 70%, grossièrement haché
Recette : barre fondante à l'avoine et à la banane
1. Préchauffer le four à 175°C.
2. Dans un saladier, mélanger les flocons d'avoine, les noix de cajou, les graines de tournesol, la noix de coco, la vanille, la cannelle, le gingembre et éventuellement le chocolat.
3. Ajouter les fruits secs petit à petit, tout en mélangeant, de manière à ce que les morceaux de dattes et de pruneaux ne se collent pas les uns aux autres.
4. Mixer les bananes et l'huile au robot. Verser dans le saladier.
5. Bien mélanger l'ensemble.
6. Répartir la pâte obtenue dans un moule préalablement huilé.
7. Cuire au four pendant 20 minutes. Laisser complètement refroidir.
8. Couper les barres au couteau. Conserver dans une boîte hermétique au réfrigérateur.

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vendredi 5 février 2016

Non aux idées reçues sur la voiture électrique

Même si la tendance est actuellement aux voitures écologiques électriques, un bon nombre d’utilisateurs hésitent encore à franchir le pas, par peur des idées reçues. Difficulté de trouver des bornes électriques, lenteur du temps de chargement, consommation d’énergie, autant de stéréotypes qui empêchent les usagers de se laisser totalement séduire par le concept. Recharger sa […]

Bois illégal : des premiers contrôles, mais peu d’impact

Enfin ! Avec deux ans de retard sur l’entrée en vigueur du règlement européen visant à lutter contre le trafic de bois illégal, les autorités françaises ont procédé aux premiers contrôles des importateurs de bois. Le bilan de ces inspections reste cependant insuffisant au regard du problème.

Tas de troncs coupés, entreposés avant export, Port de Douala, Cameroun Ⓒ  Greenpeace / John Novis
Tas de troncs coupés, entreposés avant export, Port de Douala, Cameroun Ⓒ Greenpeace / John Novis

Des contrôles plutôt sérieux…

Le 4 mars 2015, nous déposions une grume de bois devant le Ministère de l’écologie pour dénoncer l’inaction des pouvoirs publics concernant l’importation de bois illégal sur le sol français. Nous étions reçus dans la foulée par le ministère, qui nous avait alors affirmé vouloir procéder à des contrôles incessamment.

Il s’agissait de mettre en œuvre un dispositif de contrôle qui permette de se conformer au Règlement sur le Bois de l’Union Européenne (RBUE) applicable en France depuis 2013. Concrètement, les autorités françaises voulaient former une quinzaine d’inspecteurs à cet exercice : des contrôles planifiés, mais aussi inopinés si la situation l’exige. Ils devaient notamment vérifier si le système de diligence raisonnée, qui exige des importateurs de bois de prouver qu’ils ont tout mis en œuvre pour minimiser les risques d’illégalité, est respecté.

Nous venons de recevoir les premiers rapports qui prouvent qu’au moins une trentaine de contrôles ont bel et bien eu lieu et qu’une méthodologie se dessine. Trop lentement sans doute, mais les choses progressent néanmoins.

Action du 4 mars 2015 devant le ministère de l’Écologie © Greenpeace / Pierre Baelen
Action du 4 mars 2015 devant le ministère de l’Écologie
© Greenpeace / Pierre Baelen

… mais très rarement suivis d’effets

Là où le bât blesse, c’est que la plupart du temps, si certains rapports comportent un bon niveau de détails, leurs conclusions et les recommandations formulées apparaissent incohérentes. Dans beaucoup de cas, l’inspection signale un défaut de traçabilité sans conclure pour autant au non-respect de la réglementation.

L’un d’eux concerne par exemple un importateur de bois en provenance du Gabon, du Congo Brazzaville et du Cameroun – pays où la persistance d’un trafic de bois illégal est bien documenté. Le rapport signale en l’occurrence que la documentation officielle pour l’un des fournisseurs gabonais manque. Il signale par ailleurs que l’un des autres fournisseurs de l’entreprise, congolais cette fois, a été à plusieurs reprises convaincu “d’infractions par les autorités congolaises”. Et un troisième n’a pas renvoyé les documents demandés.

Las, l’inspecteur se contente de proposer “une prise en compte plus exhaustive des informations de légalité disponibles qui doit être réalisée”, car “l’entreprise ne connaissait pas certains sources d’information que nous lui avons opposées, et qui mettent en cause certains de ses fournisseurs”. Avant de conclure tranquillement : “ La société met en oeuvre l’ensemble des obligations liées à la RBUE”. Cherchez l’erreur.

Parmi les autres carences relevées fréquemment sans que l’entreprise contrôlée ne soit pour autant inquiétée :

    – L’entreprise n’est pas capable de fournir certaines informations relatives à des lots importés
    – L’entreprise continue à travailler avec des fournisseurs à risque, alors même que ce risque est identifié
    – L’entreprise ne dispose pas de la documentation officielle requise
    – L’entreprise n’a pas connaissance du RBUE
Plantations de palmiers, Cameroun Ⓒ Greenpeace / John Novis
Plantations de palmiers, Cameroun Ⓒ Greenpeace / John Novis

Au total, 15 des rapports d’inspection consultés par Greenpeace – soit plus de la moitié – présentent des failles sérieuses et dans chacun de ces cas, le RBUE ne semble pas correctement appliqué. Pourtant, une seule mise en demeure a été formulée par le préfet. Ce laxisme est très inquiétant face à l’ampleur du trafic international. Les inspecteurs de l’Etat devraient tirer les conclusions qui s’imposent, notamment en saisissant le Procureur de la République, et les autorités judiciaires devraient appréhender les agissements des opérateurs avec toute la rigueur nécessaire.

Des poursuites judiciaires attendues

En effet, le combat contre le bois illégal doit également passer par la justice. Le manquement au devoir de diligence raisonnée des opérateurs est passible de peines d’amendes et d’emprisonnement relativement élevées, et la sanction de tels agissements serait un moyen efficace d’envoyer un signal fort aux opérateurs.

Dans cette optique, l’année passée, nous avons porté plainte contre X pour manquement au devoir de diligence raisonnée et mise sur le marché de bois illégal, après avoir enquêté sur des lots suspects importés par des sociétés françaises en provenance de République Démocratique du Congo. Le Parquet ayant décidé de classer le dossier sans suite, en dépit des éléments solides portés à sa connaissance, Greenpeace France se constitue donc aujourd’hui partie civile, demandant l’ouverture d’une information judiciaire avec désignation d’un juge d’instruction pour enquêter sur les graves agissements dénoncés.

Comme rappelé par Interpol, ces atteintes à l’environnement vont souvent de pair avec d’autres infractions comme la corruption ou le blanchiment. L’exploitation forestière illégale représente entre 15 et 30 % des volumes de bois commercialisés dans le monde. La valeur du commerce du bois récolté illégalement est estimée à environ 11 milliards de dollars, comparable à celle du marché de la drogue – estimée à environ 13 milliards de dollars ! Un business qui s’effectue au détriment des moyens de subsistance de nombreuses communautés autochtones, de la sauvegarde de la biodiversité et du climat.

Des nouvelles de Sabella, l’hydrolienne indépendante

sabella_d10Encore plus à l’Ouest : hydrolienne, test grandeur nature

La belle aventure a démarré en 1999, avec la réalisation de nombreuses études, jusqu’à la mise à l’eau en 2008, de la première hydrolienne sous-marine expérimentale, baptisée Sabella D03, dans l’embouchure de l’Odet (Sud Ouest Bretagne). Les résultats obtenus ont validé la démarche et permis à l’entreprise de rassembler de nombreux partenaires pour passer la vitesse supérieure et développer une hydrolienne pré-industrielle.

Des perspectives et de l’espoir

Immergée  entre Molène et Ouessant et raccordée au réseau depuis septembre 2015,  l’Hydrolienne Sabella D10 produit de l’énergie même si elle est volontairement limitée pour le moment. Il n’y a pas d’objectifs de production, la montée en puissance sera progressive, afin d’effectuer tous les tests, mesures d’impacts, stabilité de l’engin, évolution dans le temps etc. Ces mesures seront réalisées pendant un an, comme avec la première hydrolienne, afin de valider le fonctionnement et la technologie. pour garantir le développement futur de cette industrie. Le but, à terme, étant bien entendu de créer une filière complète à la point bretonne.

Cette filière innovante permettrait la création de nombreux emplois, de l’ouvrier à l’ingénieur jusqu'à la R&D. Soutenue depuis le début par les collectivités bretonnes, il a fallu attendre une bonne dizaine d’année pour avoir une reconnaissance hexagonale, avec de nouveaux financements à la clé. La persévérance et le sérieux de la démarche ont attiré de nouveaux investisseurs. La concurrence est également présente, avec des projets lancés par le mastodonte EDF, preuve s’il en est du potentiel industriel. La Bretagne et son Penn ar Bed, le bout du monde ou le début du monde en breton, selon les points de vue et où l’on porte le regard, pourrait bien redevenir ainsi, la presqu’île stratégique qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être.

Source

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jeudi 4 février 2016

Ségolène Royal affirme que tous les constructeurs dépassent les normes d'émissions

Hier, les députés européens ont cédé au lobby automobile en accordant une réglementation plus souple pour les tests d'homologation en conditions réelles. Une décision qui provoque la colère de certains politiques, notamment français. Ségolène Royal, de son côté, estime que "pas un constructeur automobile testé n'est dans les clous" en matière d'émissions polluantes.

L'université de Saint Gallen réduit de 20 % sa facture électrique

Power management. L’université s’est appuyée sur la suite logiciel Cisco Energy Management Suite pour éteindre automatiquement 6 400 équipements lorsqu’ils sont inutilisés. A la clé, une réduction de 10 à 20 % de la consommation électrique initiale.
Université de Saint Gallen - 520px

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mercredi 3 février 2016

Nouvelles limites d'émissions polluantes: les eurodéputés ont tranché

Depuis que l’affaire Volkswagen a éclaté, et, à la suite, d'autres révélations qui relevaient du secret de Polichinelle, l’Europe se devait de réagir. Mise face aux approximations et contradictions de sa réglementation sur les émissions polluantes des véhicules diesel qu'elle autorisait à évoluer dans son espace, elle a décidé de revoir sa copie. De nouvelles dispositions ont été pensées. D’aucuns disaient qu’elles restaient trop sévères et d’autres pas assez. Elles ont été adoubées par les eurodéputés. Elles ne font guère l’unanimité. Et si c’était le signe d’un bon compromis ?

Une agricultrice bretonne souhaite devenir « Régisseur de captage », l'administration refuse…

Anne Marie L. et ses parents travaillent en Bretagne sur une exploitation dont ils ne sont pas propriétaires. Leur ferme, comme celles de leurs proches voisins, est impactée par un arrêté de protection d'un captage, qui leur impose des contraintes pour reconquérir la qualité de l'eau. Comme ces contraintes menacent l'équilibre économique de leurs exploitations, ils ont imaginé, en procédant à un échange et une location de terres, de créer un emploi de « Régisseur de captage » qu'occuperait l'agricultrice. (...)

Une agricultrice bretonne veut devenir « Régisseur de captage », l'administration refuse…

L'affaire est exemplaire des impasses auxquelles conduisent aujourd'hui des politiques publiques qui ont trop longtemps cédé à tous les lobbies, de l'aveuglement collectif relayé par tous les gouvernements successifs, comme de l'autisme d'administrations d'abord occupées à rejeter sur autrui les conséquences des injonctions contradictoires qui leur sont adressées par des politiques qui se soustraient à leurs responsabilités. Anne Marie L. et ses parents travaillent en Bretagne sur une exploitation (...)

Participatif, bio, collectif : Trémargad un village vertueux, alternatif complètement à l’ouest !… de l’europe

L'agriculture biologique fait revivre un bourg de Centre Bretagne

Ce petit village de 193 habitants situé dans en Centre Bretagne préfigure le fonctionnement citoyen, écologique et responsable de demain. A l’initiative de quelques nouveaux habitants (4 couples) arrivés il y a une trente ans, s’est greffée une population jeune, soucieuse de qualité de vie, de relations humaines et de projets collectifs. Une véritable dynamique s’est enclenchée.

Termargad Kafe (photo Bruded - http://www.bruded.org/tremargat.html)

Termargad Kafe (photo Bruded - http://www.bruded.org/tremargat.html)

L’agriculture biologique constitue le socle de cette entreprise collective. Pas moins de 14 fermes sont en activité sur la commune, dont 12 en bio. A titre de comparaison, un village type de 2000 habitants compte une trentaine d’exploitations. Les produits des agriculteurs sont vendus dans l’épicerie collective du bourg, rachetée par la commune avec le soutien de fonds européens et mise à leur disposition. Que des produits bios et/ou locaux. Et ca marche, les résultats étant supérieurs aux prévisions ! Cela se poursuit par du financement participatif y compris avec des gens d’ailleurs (St Brieux et même Paris !), intéressés par ce qui se passe au village, afin d’acheter des terres pour installer des jeunes. Un bar a été créé, le Tremargad Kafe, e brezhoneg evel just, en breton évidemment, tenu par deux salariés et parfois par les habitants eux-mêmes, à tour de rôle. De quoi maintenir et multiplier le lien social, la chaleur humaine et l’entraide.

Ici la démocratie participative est une réalité et une autre façon de gérer la commune, impliquant tous les habitants, est normale. Ainsi, avant chaque élection municipale, les habitants se réunissent, définissent les priorités du mandat à venir et les volontaires constituent une liste. Pas plus d’un mandat, c’est la règle ! Pour réaliser la rénovation centre bourg, les habitants ont donné de leur temps et de leur énergie. Résultat, un coût 3 fois moins élevé et de multiples occasion de se rencontrer, travailler et apprendre ensemble.

La commune, donc les habitants, a fait le choix symbolique de l’indépendance énergétique, en quittant le poids lourd EDF pour une coopérative, Enercoop, dont le siège est basé à… Trémargat. La commune et la région Bretagne en sont les premiers membres. Objectif : 100 % d’énergies renouvelables.

« Les utopies d’aujourd’hui sont les réalités de demain » disait le gars Victor Hugo qui, s’il écrivait pas trop mal, n’était pas très classe et n’aimait pas du tout la Bretagne : http://www.istorhabreiz.fr/spip.php?article15

Il semblerait que les avant-gardistes de Tremargad aient pris le soin de lui répondre 150 ans plus tard.… Et il y a d’autres projets innovants à venir…

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mardi 2 février 2016

Victoire ! Au Canada, un accord historique pour la forêt

C’est une victoire très importante qui vient d’être remportée pour la protection des forêts au Canada. Le gouvernement de Colombie-Britannique et les autorités d’une vingtaine de communautés autochtones viennent d’adopter un accord pour protéger l’une des plus grandes forêts tempérées du monde : la forêt du Grand Ours. Un précédent qui pourrait s’étendre dans le reste du pays, et qui vient couronner des années de campagne pour Greenpeace.

Brouillard sur la Great Bear Rainforest © Andrew Wright / Greenpeace
Brouillard sur la Great Bear Rainforest
© Andrew Wright / Greenpeace

Un sanctuaire forestier

La forêt humide du Grand Ours s’étend sur plus de trois millions d’hectares, soit environ la taille de la Belgique, de la côté sud de la province de Colombie-Britannique jusqu’à l’Alaska, vers le nord. Elle abrite des arbres millénaires ainsi qu’une biodiversité exceptionnelle.

L’accord prévoit de sanctuariser 85% de ce vaste territoire forestier, ce qui signifie tenir toute exploitation forestière à distance. Quant aux 15 % restant, soit 550 000 hectares, ils seront soumis aux normes les plus strictes en Amérique du Nord en matière d’exploitation forestière commerciale. Cette réglementation permettrait d’éviter le rejet d’environ 640 000 tonnes de carbone dans l’atmosphère par an.

Le texte permet en outre d’assurer la protection de l’ours Kermode, une espèce rare d’ursidé noir dont plusieurs individus sont à fourrure blanche, endémique à cette forêt.

Victoire pour les Premières Nations

Cet accord est surtout une grande avancée en faveur des droits des peuples autochtones, dont les moyens de subsistance dépendent de la forêt. Pour la première fois, l’Etat comme le secteur industriel se placent dans une perspective de collaboration avec ces communautés – une manière d’intégrer ces entités politiques ancestrales dans l’économie canadienne, tout en préservant durablement leur mode de vie.

Le ministre des Forêts, des Terres et des Ressources naturelles Steve Thomson, a rappelé que cet accord devait se traduire par des mesures concrètes « dès que possible ». Il pourrait servir de modèle pour résoudre d’autres conflits forestiers au Canada, comme la forêt boréale au Québec et en Ontario.

Des années de campagne

Il y a 20 ans environ, un vaste mouvement pour la préservation des forêts canadiennes démarrait. Baptisé “guerre des bois”, il annonçait des années d’actions militantes (boycotts, blocages, opposition aux coupes à blanc, etc.). Ce sont alors des contrats de plusieurs millions de dollars qui sont tombés à l’eau, sanctionnant les compagnies forestières qui comptaient piller les terres des populations autochtones.

Action de blocage - Great Bear Rainforest © Greenpeace / Greg King 1997
Action de blocage – Great Bear Rainforest
© Greenpeace / Greg King 1997

Des négociations réunissant ONG, secteur industriel et peuples autochtones voient le jour au début des années 2000 pour tenter de débloquer une situation très tendue. Ce processus se conclut aujourd’hui avec la mise en œuvre d’une politique d’exploitation nommée “Gestion basée sur l’écosystème”, à la base de l’accord trouvé pour la forêt du Grand Ours.

Une victoire encourageante qui démontre que les efforts de Greenpeace pour sauvegarder l’environnement se combinent parfaitement avec la défense des communautés autochtones. Une piste pour l’avenir.

Vous pouvez (re)découvrir les grandes étapes de cette campagne et célébrer cette victoire avec Greenpeace Canada ici.

Supplique d'un village des Cévennes

A l'orée du XXIème siècle, la France, son école française de l'eau, ses entreprises de l'eau, rayonnent sur le terre entière nous dit-on. Comment imaginer qu'en France même l'on puisse être privé d'eau ? Témoignage. « J'habite un charmant petit village des Cévennes Lozériennes d'une centaine d'habitants. La Lozère est un magnifique département surnommé "Pays des Sources". L'eau ici, ce n'est pas ce qui manque. Ma maison date du XIXème siècle et se situe dans l'agglomération principale du village. Elle est (...)

Ween joue à cache cache avec votre chauffage

Energie. Le système géolocalise les habitants du logement grâce à leur smartphone. Il éteint et rallume le chauffage automatiquement pour assurer un meilleur confort tout en réalisant plus d’économies.
Energie - Ween - Thermostat intelligent

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lundi 1 février 2016

Nenuphar, éolienne à axe vertical

DoubleTurbine_Horizont_render1_1920x1080Avec une  puissance potentielle pouvant atteindre 10MW par unité, les éoliennes en mer offrent de nombreux avantages face à leurs consoeurs terrestres : l'implantation de parcs éoliens au large de nos cotes permet de réduire les nuisances visuelles propres aux problèmes d'implantation dans les zones habitées. Mais de nombreux défis techniques attendent les promoteurs de type d'implantation, car au delà d'une profondeur de 40m, les coûts  explosent, comme l'indique la branche énergies nouvelles de l'IFP (Institut Français du Pétrole) :  le coût de l'éolienne et de sa fondation augmente d'environ 35 % entre 10 et 40 mètres de profondeur ! Au-delà de 50 mètres, ce coût n'est plus viable (Source : Industrie-techno.com / Energie:  la conquête des mers).

En réponse à ces problématiques les industriels se penchent vers la solution des éoliennes flottantes. Nenuphar, modèle d'éolienne flottante à axe vertical, propose un modèle innovant associant sur le même flotteur 2 éoliennes contrarotatives sur un même flotteur : La TWINFLOAT aura une puissance supérieure à 5MW. Testée à terre avec un premier prototype installé en  dans le Pas de Calais depuis 2011, cette machine a été primée lauréate dans la catégorie ENERGIE PROPRE à l'occasion du concours " 21 startups des cleantech ambassadrices de la French Tech" à la Cop21. Elle sera prête à partie en mer à l'horizon  2021.

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A Paris, la 2cv s’est faite électrifiée

Aujourd’hui, une entreprise célèbre grâce à ses prestations d’escapade dans tous Paris sur une 2cv attire particulièrement l’attention grâce à sa « deux-deuche» à watts. Déjà en service dans les rues de la capitale, cette voiture allie style ancien et performance énergétique sous son capot. D’autant plus que dès juillet prochain en France, les voitures […]

Innovation : le WC qui produit de l’énergie

Soutenu par la Fondation Bill Gates, le Nano Membrane Toilet a été imaginé par des chercheurs de l'université  brittanique de Cranfield. Conçu pour fonctionner sans eau ni électricité, ils pourraient même produire de l'énergie avec nos excréments grâce une combinaison d'actions mécaniques de séparation des liquides et solides, et d'une membrane à nano-particules. La machine pourra en plus fournir  de l'eau utilisable pour l'irrigation, ainsi que de l'électricité en quantité suffisante pour faire fonctionner l'appareil et éventuellement alimenter une borne de recharge de petits appareils comme les téléphones. Coté finances, le procédé promet de fonctionner à  moins de 5 centimes de dollars par jour (à peu près autant en euro).nanomembranetoilet-1

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