Ecoblogie

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lundi 9 mars 2009

Agriculteurs, consommateurs : la terre en commun

Conférence avec Lydia et Claude Bourguignon, spécialistes de la vie des sols

Pour préserver vraiment la qualité de l’eau, de l’air et des sols, des solutions pratiques et économes existent en agriculture. Elles garantissent une alimentation saine produite dans un milieu vivant, héritage pour nos enfants.

Mercredi 25 mars 2009 à 20 h
Salle du Couarail à Loisy
Participation aux frais 2 €

Conférence organisée par l’association PAVE de Landremont

lundi 2 mars 2009

Daniel Nahon : L’épuisement de la terre

Tel est le titre d’un ouvrage rédigé par Daniel Nahon, professeur de géosciences à l’université Paul-Cézanne d’Aix-en-Provence, dans lequel il ne fait que confirmer ce que vous avez pu entendre en introduction de notre vidéo de la semaine sur les AMAP, vantant les mérites de l’agriculture paysanne biologique : on y entend notamment Claude Bourguignon, fondateur du LAMS (Laboratoire de recherche en microbiologie des sols)   évoquer la richesse et la biodiversité que renferment les sols non traités. Ayant démarré sa carrière à l’INRA, Claude Bourguignon s’est vite rednu compte du désastre à venir quand les agriculteurs français se sont massivement convertis à l’agriculture chimique. La force du nouveau livre de Daniel Nahon, publié aux éditions Odile Jacob, est de montrer scientifiquement le fonctionnement des processus qui régissent la vie en sous sol.

Sans le sol, la vie végétale serait réduite à sa plus simple expression: des mousses et des lichens, ” affirme-t-il en développant :  La fine couche de terre qui recouvre la croûte terrestre reste encore aujourd’hui une terra incognita dont on sait encore peu de choses. « Notamment le rôle joué par les micro-organismes dans la dégradation de la matière organique est considérable. Ils se comptent par millions, voire par dizaines de millions d’individus dans un gramme de sol. »

Les sols jouent un rôle vital dans le développement et la résistance des plantes. Ils filtrent l’eau de pluie. Les négliger, c’est rayer d’un coup de crayon une lente métamorphose qui s’est opérée pendant plusieurs milliers d’années. « Il faut 500 ans pour reconstituer 5 cm de sol », observe Guy Richard, directeur de recherches à l’Inra d’Orléans. 

Or cette vie “intérieure” est en grand danger, à cause de l’usage immodéré de pesticides et engrais : un article de Sciences et Avenir explique d’ailleurs comment les tests d’innocuité réalisés par des industriels, comme Monsanto l’a fait sur le RoundUp, par exemple, sont en réalités tronqués par un spectre d’analyses trop réduit. En effet, les tests de dangerosité sur le Round Up n’ont tenus compte que la molécule active (le glyphosate), alors que le produit distribué est rendu extrêmement dangereux par sa composition globale qui incorpore des adjuvants dont les effets… n’ont pas été étudiés !! Les études de l”équipe de Gilles Séralini, professeur  en biologie moléculaire et chercheur à  l’Université de Caen ont d’ailleurs récemment démontré que la toxicité réelle du Roundup est bien plus élevée que ce qu’affirme l’industriel, dont la capacité de production -de nuisance- est en constante augmentation.

Autres Infos :

mardi 24 février 2009

Et si on aidait les agriculteurs bio ?

Le bio a la cantine, beaucoup de parents en rêve. Le bio au quotidien dans l'assiette c'est encore trop rare et pourtant. Les consommateurs en réclament mais la production ne suit pas. Au moment où les français visitent le salon de l'agriculture, va t on prendre conscience de l'enjeu ? Nos légumes sont produits à 80% sous serre et hors sol, avec des perfusions de chimie (pesticides, engrais, ...). Les sols sont appauvris et les rivières polluées. Et notre santé ? C'est elle qui trinque !



Les consommateurs demandent du bio et notre terre ne peut en fournir. 2% seulement de la surface agricole est en bio. Les cantines devront fournir 20 % en alimentation bio d'ici à 2010. Comment trouver le compromis entre l'offre et la demande ? Comment faire en sorte que le bio profite à nos paysans au lieu de laisser la place aux importations ? Pourquoi subventionner les céréaliers (les 2/3 des aides de l'Europe, 100 milliards, leur sont attribués) et délaisser les agriculteurs bio ? Nous avons besoin de plus de producteurs bio en France. Il faut encourager les installations. En 2008, 2000 agriculteurs sont devenus bios et demain ?

Source : bio, bio, bio...c'est beau, c'est bobo

Lire d'autres articles sur Abonéobio sur les producteurs de bio, les initiatives pour promouvoir les produits bio en France, et les aides aux agriculteurs bio

++ Herbe, le raid movie paysan
++ Nos enfants nous accuseront
++ La Terre vue de la Terre, documentaire de Coline Serreau
++ Victime de son succès, le bio a des états d'âme
++ La terre, l'agrobiologie, des solutions locales pour un désordre global
++ Les Amap vous connaissez ?
++ Le bio séduit, 10 % de plus chaque année...
++ Les marges s'envolent dans la grande distribution, plus rien pour les producteurs
++ Guide bio des producteurs bio en Lot et Garonne
++ Bio'innov encourage l'innovation de la filière bio
++ Monsanto donne un coup de pouce au bio ? Incroyable mais vrai !
++ L'eau est précieuse, les agriculteurs s'engagent à l'économiser
++ Des Amap au pain bio à Milan
++ Du lait cru en distributeur automatique
++ Kokopelli : les graines de vie
++ Alerte dans nos assiettes, reportage sur la malbouffe


jeudi 19 février 2009

Terre de liens : épargnez pour installer des agriculteurs

Voilà un projet que je trouve vraiment pas mal ! L’idée : que votre épargne serve pour installer des agriculteurs. Leur constat est simple :

  • 200 fermes disparaissent chaque semaine en France
  • 160 hectares disparaissent chaque jour dans notre pays recouverts par le béton et le bitume
  • plus de 50% des produits bio consommés en France sont importés

D’où cette idée de créer un outils d’investissement solidaire qui via l’épargne acquiert du foncier pour le soustraire à la spéculation et loue ce patrimoine à des agriculteurs raisonnés ou bio.

Une bonne manière de maintenir des terres agricoles, d’encourager le développement d’une agriculture raisonnée ou bio dans notre pays, et aussi aider des agriculteurs à s’installer, ou à d’autre de transmettre leurs exploitations.

Les montages des projets ont vraiment prévu tous les cas de figure ! C’est bien pensé, et nécessaire pour l’avenir je pense !

++ terre-de-liens