Ecoblogie

Syndication de blogs sur l'écologie, l'environnement, le développement durable...

lundi 9 mars 2009

Watteo ou l'énergie nomade, de quoi recharger les batteries pendant les loisirs

Vous êtes raiders, marins, randonneurs, campeurs, voyageurs et autres adeptes d'activités 'outdoor', vous utilisez des équipements électroniques et électriques lors de vos déplacements et recherchez des solutions d'énergie propre ? Solaire, éolien, .. mais aussi confort, traitement de l'eau ...le nouveau site Watteo se positionne comme le spécialiste de l'énergie nomade écologique et intelligente avec une offre de plus de 500 produits résolument modernes et écologiques vendus par internet.



Pour tous les jours : le lecteur MP4 solaire, le rasoir dynamo...
Pour les vacances : le sac de plage solaire, le pèse bagages numérique...
Pour le camping, les randonnées : des panneaux solaires, la lampe solaire anti-moustique, la lampe torche solaire, la cuisine naturelle solaire, le kit d'éclairage solaire...
Pour le vélo : le chargeur éolienne portable...



Watteo appartient à un groupe spécialisé en 'communication & mobilité' et déjà positionné sur le marché des technologies nomades avec la société Nauticom, l'un des leader européen de la vente en ligne de produits informatique marine.

Lire d'autres articles sur Abonéobio sur l'énergie nomade, le rechargement de batteries par les accessoires solaires pour les activités de loisirs outdoors, ...

++ Eolienne de poche, simple et écologique !
++ Une tente couplée d'une éolienne pour recharger les batteries au festival
++ Un hors bord écologique à énergie solaire : le MK1 de Czeers
++ Recharger ses batteries avec un sac solaire
++ Clean Energy Planet
++ Les premières piles bio

dimanche 8 mars 2009

Eoliennes Offshore : plus 2 milliards d’euros de boulot pour Siemens

Qui a parlé de crise ? Le groupe allemand Siemens vient d’annoncer     un nouveau contrat signé avec le groupe danois Dong Energy pour la livraison de centrales éoliennes offshore , pour un montant supérieur à deux milliards d’euros, présenté par les deux entreprises dans un communiqué officiel comme le “plus gros contrat de ce type au monde”.

Siemens va livrer jusqu’à 500 centrales éoliennes off shore à partir de 2011 au groupe danois, a précisé une porte-parole. Les deux groupes se sont entendus pour ne pas révéler le montant exact du contrat, a-t-elle encore ajouté.

La capacité totale des engins, dont chaque exemplaire produira 3.6 MW,  atteindra jusqu’à 1.800 MW. “Le contrat avec Dong Energy est un des plus importants de l’histoire de Siemens”, selon le responsable de la division énergie renouvelable de Siemens René Umlauft, cité dans un communiqué.

Dong Energy et Siemens se présentent comme les entreprises leaders du marché des centrales aériennes off-shore. “En 1991, les deux entreprises ont construit le premier parc d’éoliennes off-shore à Vindeby au large du Danemark”, souligne le communiqué.

“Dong Energy a construit environ la moitié des parcs d’éoliennes off-shore dans le monde”, a indiqué de son côté Anders Eldrup, PDG de Dong Energy. “La signature de ce contrat, le plus gros jamais réalisé dans le domaine de l’énergie éolienne off-shore, souligne le rôle leader de Dong Energy dans ce domaine”, poursuit M. Eldrup dans le communiqué commun de Siemens.

mardi 17 février 2009

TeamDéfis, un autre tour du monde éco-responsable

Stéphane Narvaez et l’équipe Teamdéfis se lancent dans un tour du monde à la voile. Mais par n’importe quel tour du monde.

Stéphane Narvaez, skipper du Tocata.

Stéphane Narvaez, skipper du Tocata.


Celui-ci sera d’Est en Ouest, à l’encontre des vents et des courants, sur un navire de série qui n’utilisera que les énergies du vent et du soleil. Bref, qui s’affranchira des carburants qui n’ont rien à faire, selon son skipper, sur un navire à voile.

Blogalwarming a interviewé celui qui se lancera dans ce tour du monde éco-responsable, poussé par le vent des énergies renouvelables en pleine croissance.
————————————–
image_21_normal Blogalwarming : Stéphane Narvaez, vous vous préparez à vous lancer dans une aventure comme il n’en reste guère. Pourriez-vous nous présenter ce projet qui vous tient à cÅ“ur ?

skipper-narvaez-20 Stéphane Narvaez : - Je vais essayer de faire court. Il y a plusieurs volets à ce projet. Un volet humain, un volet navigation, un volet énergétique développement durable, un volet technique, un volet scientifique.

On va dire que ce qui me tient à cœur c’est le côté longue navigation autour du globe associé à des énergies électriques renouvelables. Il y a eu un gros investissement dans ces générateurs éoliens et solaires. J’aimerais faire un bilan technique de leur usage. Les énergies renouvelables sont des énergies fluctuantes. Leurs stockage et la gestion des consommables sont nécessaires à leur valorisation. Il en est de même pour les grosses éoliennes de 1 à 5MW ou les parcs solaires, pour lesquels on peut stocker (STEP : stockage sous forme de pompage puis turbinage ) ou distribuer via le réseau RTE.

C’est la notion de partage des ressources qui est intéressante avec les énergies renouvelables. Je veux dire par là que les régions ventées possédant un parc éolien pourront produire pour les régions ne sans vent. C’est la force du Réseau RTE qui transporte l’énergie, garantissant une bonne distribution de la ressource.

L’aspect scientifique associé à l’Ifremer me donne aussi la satisfaction d’aider, de contribuer modestement à un projet de recherche. Il est important je crois aujourd’hui de communiquer à chacun qu’il n’y a pas de petits gestes ou de petites actions. Plus nous sommes nombreux sur terre, plus la contribution de chacun est importante. Un vrai travail de fourmis sous forme d’actions éco-responsables.

image_21_normal - Quels ont été les ressorts, les déclencheurs qui vous ont poussé à monter un tel projet ?

skipper-narvaez-20 - Ça a été des rencontres et le hasard.

Tout d’abord l’achat du navire en novembre 2005. Il est certainement le plus « marin » des navires de série jamais construits. Il méritait un projet de la sorte.

Le Tocata navigant sous spi

Le Tocata navigant sous spi


Par cette occasion rendre hommage à son architecte André Mauric qui, en dessinant le Mélody, a mis le fruit de toute son expérience, dont celle des Pen Duick d’Eric Tabarly. Une génération de navire pour lesquels les architectes cherchaient à allier performances de vitesse, qualités marines et robustesse. Pour les matériaux et les techniques de l’époque ; on est arrivé avec le Mélody à un sommet de qualité.
Les autres rencontres ont été des lectures. Ce sont les livres de Jean-Luc Van Den Heede et Alain Maignan. Le premier est le détenteur du record du tour du monde à « l’envers » le second est le premier marin à avoir réalisé le tour du monde en solitaire avec un voilier de série, un Sun Rise. Ainsi, l’envie d’une grande navigation, sera un tour du monde en faisant le mixe de toutes ces expériences, un tour du monde sur les traces de Jean-Luc Van Den Heede avec un bateau de série inspiré par Alain Maignan, les deux réunis font de ce tour du monde à l’envers avec un bateau de série une première dans l’histoire de la navigation à voile.

Une voie ouverte, celle des projets à budgets modérés qui puisent leurs attraits dans les valeurs, ici celles du développement durable. Pour ma part je rejette la présence d’un quelconque groupe électrogène à bord. Pour moi c’est un non sens. La navigation à voile ne nécessite pas d’électricité. La sécurité et le devoir d’assistance mutuelle en mer imposent de posséder à bord des appareils de communication électriques. Ils devront être alimentés par des énergies renouvelables.

C’est cet ensemble qui a constitué le « ressort déclencheur ».

image_21_normal - Parlez-nous donc des deux compagnons de cette aventure: vous-même et votre navire ;)

skipper-narvaez-20 - En solitaire, il est vrai que le premier compagnon c’est soi-même. Il faut bien le connaître pour lui apporter l’énergie, la force, le moral et le courage d’aller au bout d’une aventure de longue halène, un marathon des mers. Il faudra que je soigne mon estomac (l’alimentation est essentielle à mon moral à terre comme en mer) et que j’évite toute imprudence. Pour ça, il faut avoir ses marques et c’est là effectivement qu’intervient le deuxième compagnon de route, le navire. « Toccata », son nom de baptême. La confiance en ce navire est entière. Je devrai cependant ménager les efforts pour le préserver de la fatigue sur cette longue route. La voile est un sport mécanique pour lequel les ruptures, les casses trouvent des origines très diverses. On peut aller vite et préserver le matériel. La complicité s’installera dès les premiers jours, je serai à l’écoute des bruits, du vent, de la mer mais aussi du navire, des voiles, de la coque…ces bruits sont des indicateurs de bon ou mauvais fonctionnement. On sait s’il souffre mécaniquement ou si les efforts sont modérés. Avec le temps ça devient naturel.

image_21_normal - Des voyages autour du monde à la voile, il y en a eu et en aura d’autres. En quoi le vôtre est-il si particulier ?

skipper-narvaez-20 - C’est un tour du monde pour souligner les actions développement durable. Il y a trois particularités à ce tour du monde.

La première c’est qu’il s’agit d’un tour du monde dans le sens Est-Ouest avec un bateau de série, c’est une première. C’est le volet économique du programme pour lequel les investissements sont très faibles.

La seconde, c’est de ne compter que sur des énergies renouvelables pour l’électricité du bord. C’est le volet environnemental du programme avec zéro émission de CO2 pour la production de l’électricité. A l’heure où la crise énergétique fait poser les questions fondamentales du partage des ressources, il est essentiel de communiquer l’impérieuse nécessité de faire des économies d’énergies et de donner plus de place aux énergies renouvelables.

La troisième particularité, c’est la participation active au programme de mesures de l’Ifremer. Ce programme donne à la navigation son volet social. Platon n’a qu’à bien se tenir quand il dit « Il y a trois sortes d’humains, les vivants, les morts et ceux qui parcourent les mers », indiquant la difficulté de cerner le caractère social de l’activité des marins. L’organisation en mer répond à d’autres règles que celles qui gèrent les sociétés. Les activités maritimes n’en sont pas moins une contribution sociale, que ce soit le commerce, la pêche, ou les programmes scientifiques, toutes contribuent au confort de la cité.

image_21_normal - Lors d’un tour du monde à la voile classique, la consommation de carburant est-elle si importante que ça ?

skipper-narvaez-20 - Oui elle est importante à deux titres.

Le premier est général et concerne aussi l’automobile. Il faut savoir que les moteurs à combustion sont d’abord des chaudières avant d’être des moteurs à propulsion ou des génératrices électriques. Le rendement est très mauvais, c’est un véritable gaspillage énergétique.

Le second est pratique. A bord d’un navire de plaisance équipé en batteries 12V, la consommation quotidienne est de 200 à 250A. Il faut faire tourner un groupe une heure par jour pour apporter cette énergie électrique. Les groupes actuels consomment 1litre à l’heure. Pour ce périple ça représente 240 litres de gasoil. Outre le côté écologique qui fait préférer les énergies renouvelables, il y a la considération du poids embarqué : 240kg de gasoil et 50kg de groupe soit près de 300kg (dont 50kg permanents), alors que les EnR embarquées représentent au total 35kg total et permanent. Ça vaut le coup de faire un effort de gestion de l’énergie.

image_21_normal - Vous avez de nombreux partenaires, comme des entreprises d’énergie renouvelable, l’IFREMER ou encore l’UE. Comment-ils accueilli votre projet ?

skipper-narvaez-20 - C’est à eux qu’il faut poser cette question… Toutes ne sont pas partenaires. Certains restent sceptiques ou ne sont pas intéressés tout simplement. C’est une question de sensibilité je crois. Le projet a été accueilli favorablement par une grande majorité des acteurs professionnels.

image_21_normal - En dehors de l’exploit, quelle est l’utilité de votre périple, quel message voulez-vous faire passer ?

skipper-narvaez-20 - Sincèrement, si on considère qu’il y a un exploit, ça sera le fruit du travail de toute une équipe. Le fruit d’une expérience de la navigation à la voile. Au-delà de l’exploit, il y a l’envie de naviguer dans toutes ces régions du globe. L’envie de réaliser une première qui permettrait de saluer toute une époque et une génération d’architectes et de navires.

L’utilité du périple ? Il y a dans cette navigation des valeurs et une sensibilité. Concrètement les actions sont jugées utiles lorsqu’elles servent une cause. J’aimerais servir celle des énergies renouvelables et du développement durable. Je suis préoccupé, comme beaucoup, par le devenir de la planète, par la santé de nos enfants. S’il doit y avoir un message c’est bien celui de la prise de conscience des effets néfastes du développement sans considération écologique.

L'équipe de Teamdéfis

L'équipe de Teamdéfis

image_21_normal - Que diriez-vous à ceux qui rêvent aussi de partir dans une aventure éco-responsable ?

skipper-narvaez-20 - J’aimerais leur dire de foncer, de prendre des risques et d’aller au bout de leurs envies.

image_21_normal - Alors, à quand le départ ?

skipper-narvaez-20 - Le départ est prévu le 07 septembre 2009 de Saint Laurent du Var dans les Alpes Maritimes (06). Il se peut que cette date change sensiblement pour des raisons d’organisation, d’invitations (présence souhaitée de personnalités). Dans tous les cas ça sera annoncé par la presse et sur le site internet www.teamdefis.com

image_21_normal - Il ne me reste qu’à vous souhaiter “bon vent (et bon soleil) !”

skipper-narvaez-20 - Merci de votre accueil.

vendredi 13 février 2009

Photographie du parc éolien français en aout 2008

Après vous avoir présenté quelques données sur le photovoltaïque français, voilà aujourd’hui le tour de l’éolien. Les données sont produites par le Syndicat des Energies Renouvelables et sa branche spécialisée France Energie Eolienne.Ci dessus, la carte des parcs éoliens en activité. Une question me vient direct à l’esprit : que fait l’Aquitaine ? alors que quand y’a une tempête, c’est la plus touchée…

Vous trouverez sinon 3 graphes ci dessous :  la puissance installée par région, idem par départements, et ensuite la part d’énergie produite par les éoliennes au regard de la consommation du département. Très instructif !

Sur le site de France Energie Eolienne , vous retrouverez les données présentées ici, un doc excel vraiment bien fait avec chacun des parcs, en puissance installée et permis de construire accordés, en part de production au regard de la consommation, la puissance des machines,les classements par cartes, départements, régions, et même les marques des éoliennes installées.

A recommander !

++ France Energie Eolienne

++ Statistiques du parc éolien français

mercredi 4 février 2009

Emplois, chiffre d’affaire, production : l’énergie éolienne se porte bien

L’association Européenne de l’énergie éolienne (EWEA) vient de publier son rapport sur l’année 2008. Signe des temps, on voit ici l’exemple d’une industrie dont les progrès et la réussite étaient largement prévisibles. Comment ne pas faire le parallèle avec un autre secteur, celui de l’industrie automobile dont de nombreux acteurs  se sont effondrés, illustrant le malheureux syndrome d’une surproduction largement prévisible depuis des années compte tenu du niveau d’équipement des ménages. En 2006, en effet, près de 90 % des ménages actifs étaient équippés d’au moins un véhicule, selon l’INSEE. Quelle responsabilité alors attribuer aux industriels qui ont pris le parti de continuer le “business as usual” ? 

Business as usual, tel n’est pas le crédo des professionnels de l’énergie éolienne, qui marque en 2008 une première : l’EWEA affirme en effet, chiffres à l’appui, que cette année, au niveau des nouvelles mises en production,  l’énergie éolienne a dépassé en puissance toutes les autres formes de production d’électricité, que ce soit le charbon, le gaz, le fuel ou le nucléaire. 43% des nouvelles capacités de production installée en 2008 sont éoliennes, énergie qui représente aujourd’hui 69000MW en europe (croissance de 15% par rapport à 2007).

En 2008, se sont montées en moyenne 20 éoliennes par jour en Europe ! Au total, 160 000 travailleurs ont été embauchés sur ces chantiers et l’énergie éolienne représente désormais 4% environ de la production d’électricité en Europe. 

L’energie éolienne est l’exemple d’un investissement intelligent qui fait travailler l’argent des citoyens européens pour leurs propres économies, au lieu de les transférer dans les pays exportateurs de pétrole“, affirme Christian Kjaer, directeur de l’EWEA. LEs compétences générées, les emplois créées, sont de formidables soutiens au rôle que joue l’énergie éolienne dans la réduction des émissions de CO2, souligne encore M.Kjaer.

mardi 3 février 2009

Même sous Bush, l'Amérique éolienne a pris les deux vents.

Les USA sont désormais le premier pays éolien de la planète. Le solaire suivra cette année.